Hasparren
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| Hasparren | ||||||
Maison du XVIIIe siècle. Les renforts des volets, exceptionnellement placés sur leur face externe, mettent en valeur la plasticité de l'architecture |
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| Administration | ||||||
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| Pays | ||||||
| Région | Aquitaine | |||||
| Département | Pyrénées-Atlantiques | |||||
| Arrondissement | Bayonne | |||||
| Canton | Hasparren (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes du pays d'Hasparren | |||||
| Maire Mandat |
Beñat Inchauspé 2008-2014 |
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| Code postal | 64240 | |||||
| Code commune | 64256 | |||||
| Démographie | ||||||
| Population municipale |
6 140 hab. (2010) | |||||
| Densité | 80 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 7 m – Max. 610 m | |||||
| Superficie | 77,01 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Hasparren (en basque, catalan ou aragonais Hazparne, en occitan Hasparne) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.
Le gentilé est Hazpandar parfois francisé en Haspandard[1].
Sommaire |
Géographie[modifier]
Situation[modifier]
Hasparren fait partie de la province basque du Labourd.
La côte basque, à l'ouest, est distante de 25 kilomètres.
Accès[modifier]
Hasparren est située sur la route D 10, entre La Bastide-Clairence et Cambo-les-Bains, à l'intersection avec les D 21, D 22 et D 23. Elle a accès à l'autoroute A 64, sortie 4, à hauteur de Briscous.
Hydrographie[modifier]
Les terres de la commune sont arrosées[2] par des affluents de l'Adour, l'Ardanabia[3] (et par des tributaires de celui-ci, le ruisseau d' Angelu et l' ur Handia) et la Joyeuse et par des tributaires de celle-ci, le Marmareko erreka (et des affluents de celui-ci, le ruisseau Hasquette, les ruisseaux d' Eiheraxar, Entriko Lapurdia et de Lartasso.
Lieux-dits et hameaux[modifier]
Sur le cadastre napoléonien de 1835, la commune est divisée en neuf sections :
- Labiri
- Labiri Basse
- Elizaberri
- la còsta
- Peña
- Minhotz
- la Ville
- Urcuray
- Zelhai
Aujourd'hui, le village se divise en 12 quartiers :
- Centre-Ville
- la Côte
- Elizaberri
- Hazketa
- Labiri
- Minhotz
- Paxkoenea
- Peña
- Pilota plaza
- Sohano
- Urcuray
- Zelhai
Communes limitrophes[modifier]
- Briscous et Urt au nord
- Cambo-les-Bains, Halsou, Jatxou et Mouguerre à l'ouest
- Macaye, Mendionde et Bonloc au sud
- Ayherre et La Bastide-Clairence à l'est.
Toponymie[modifier]
Le toponyme Hasparren apparaît[4] sous les formes Hesperenne (1247, cartulaire de Bayonne[5]), Sanctus Johannes de Ahesparren, Hesparren et Haesparren (respectivement 1255, et 1288 pour les deux dernières formes, chapitre de Bayonne[6]), Ahezparenne (1288, rôles gascons), Esparren (1310, cartulaire de Bayonne[5]), Aezparren, Hesperren, Hasparrem et Hesparrem (respectivement 1348 pour les deux premières formes et 1501 pour les deux dernières, chapitre de Bayonne[6]), Hasparn et Haspar (respectivement 1686 et 1754, collations du diocèse de Bayonne[7]) et Hasparre (Carte des Pays Basques de France et d'Espagne).
Le toponyme Hasparren, d'origine basque se compose de la racine "ahetz" ou "aitz" qui signifie "rocher, hauteur" et du superlatif "barren" qui signifie "le plus à l'intérieur" ou " de l'intérieur"[8], et non pas d'un ancien *Ahaitz-barren(a) > *Ahaizparren(a) (la cité des chênes) selon l'étymologie populaire.
Son nom basque est Hazparne.
- Elizaberri = "église neuve"; le toponyme Elizaberri apparaît sous la forme Éliçaberria (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).
- la còsta = "la côte"
- Minhotz = "lieu de vignes"
- Urcuray, en basque ancien Urkudoi = "plantation de bouleaux" ; le toponyme Urcuray apparaît[4] sous la forme Saint-Joseph d'Urcuraye (1662, collations du diocèse de Bayonne[7]).
- Zelhai = "plaine" ; le toponyme Celhay apparaît[4] sous la forme
Célay (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).
Histoire[modifier]
Hasparren entre dans l'histoire avec la fameuse plaque[9] datant de la formation de l'Aquitania Novempopulana (autrement dit de la Novempopulanie ou Aquitaine des neuf peuples). La plaque fut découverte en 1660 et est datée de la fin du IIe siècle. On peut lire sur cette pierre scellée dans le mur de l'église :
- Flamen item du(u)muir quaestor pagiq. magister
- Verus ad Augustum legato munere functus
- pro novem optinuit populis seiungere Gallos
- Urbe redux genio pagi hanc dedicat aram.
que l'on peut traduire ainsi :
- « Flamine (prêtre du culte impérial), et aussi duumvir (membre d'un collège de deux magistrats dirigeant la cité), questeur (percepteur), et administrateur du district (littéralement du pagus, ou pays, subdivision d'une cité romaine. Le pagus des Sparianni, connu par un texte épigraphique, pourrait avoir été un village englobé dans la cité de Lapurdum et les Sparianni avoir donné leur nom à l'Hasparren moderne.)
- Verus, chargé d'une ambassade auprès d'Auguste (l'empereur),
- a obtenu pour les neuf peuples d'être séparés des Gaulois ;
- de retour de la Ville (Rome), il dédie cet autel au Génie du pays (ce même district ou pagus, subdivision de la cité antique, en l'occurrence sans doute le village à l'origine de l'actuel Hasparren). »[10].
C'est en effet à cette époque que la réforme de Dioclétien a réorganisé la carte administrative de l'Empire, divisant l'Aquitaine (comme la totalité des provinces de l'empire, devenues sans doute trop difficiles à gérer) en de moins vastes districts dont il était plus facile de contrôler les impôts. Ces nouvelles provinces plus petites sont, dans le cas de la subdivision de l'Aquitaine au nombre de trois, parmi lesquelles la Novempopulanie. Ce document est le plus souvent interprété comme une preuve de l'altérité opposant les neuf peuples de l'Aquitaine méridionales (Euskariens ou proto-basques ?) aux peuples de l'Aquitaine Première et de l'Aquitaine Seconde (gallo-romains) mais la procédure évoquée par la dédicace n'est qu'une réforme de l'administration romaine sans portée politique. La Novempopulanie demeure rattachée au Diocèse des Gaules. Il apparaît par ailleurs que les Neuf peuples ont constitué en fait, et ce dès le début du IVe siècle, un ensemble comptant pour le moins une douzaine de cités.
Au Moyen Âge, Ahaizparrena, protégée par ses deux châteaux de Zalduzahar (1125) et Zalduberri (1310) était une étape des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.
En 1784, l'instauration d'une franchise commerciale accordée à Bayonne et à la partie du Labourd située au sud de la Nive, qui entraîna des contrôles "vexatoires"[11] de la Ferme générale pour les communes du nord du Labourd, fut à l'origine d'une révolte des femmes d'Hasparren qui se propagea aux communautés voisines. Plusieurs régiments d'occupation furent envoyés sur place plus de 5 000 fusils furent saisis. En rétorsion, l'intendant, M. de Néville, fit abattre le clocher de l'église d'Hasparren, qui ne fut reconstruit qu'en 1816.
En 1790, le canton d'Hasparren comprenait les communes de Briscous, Hasparren et Urt, et dépendait du district d'Ustaritz[4].
Héraldique[modifier]
| Blasonnement :
D'azur à la croix ancrée d'or chargée d'un cœur de gueules.
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Administration[modifier]
Intercommunalité[modifier]
Hasparren fait partie de cinq structures intercommunales :
- Communauté de communes du pays d'Hasparren Hazparneko Lurraldea
- Syndicat départemental d'électrification
- Syndicat intercommunal pour la gestion du centre Txakurrak
- syndicat mixte du bassin versant de la Nive
- Syndicat pour le soutien à la culture basque
Jumelages[modifier]
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 6 140 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie[modifier]
En 1780, une lettre[15] du syndic du biltzar d'Ustaritz mentionne[16] : la communauté de Hasparren est fort grande et fort peuplée, elle est le siège d'un gros Bourg (...). Grand nombre de ses habitants sont (...) gens de commerce et métiers comme boutiquiers, chamoisiers, corroyeurs, tanneficiers, cordonniers, massons et charpentiers ; ils ne vivent que de leur travail et de leur industrie.
La ville s'est spécialisée dans la tannerie et est demeurée une capitale de la chaussure jusqu'aux années 1970.
L'activité est à présent principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
Culture et patrimoine[modifier]
- Langues
D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Hasparren est le Labourdin.
- Festivités
Les fêtes patronales se déroulent à la Saint Jean autour du 24 juin.
Groupes musicaux et chorégraphiques[modifier]
- Le groupe Elgar Oinka sera créé au début des années 1970 par Jesus Luisa Esnaola, ancien directeur chorégraphique du groupe mythique Eresoinka ; lui succédera José-Mari Arregui, ancien danseur d'Eresoinka.
- Le groupe de rock Aggressive Agricultor s'est formé à Hasparren.
Patrimoine civil[modifier]
- Enceintes protohistoriques
- Route impériale des cimes (site classé)
- Maison Eihartzea (ancienne demeure de Francis James, poète), rénovée en 2012 est aujourd'hui la maison des associations culturelles d'Hasparren.
- Le village a érigé en 1998 une stèle des évadés de France, à la mémoire des résistants qui quittèrent la France pour rejoindre l'Armée de la libération via l'Espagne durant la Seconde Guerre mondiale.
Patrimoine religieux[modifier]
- L'église Saint-Jean-Baptiste[17] date des XVI, XVII et XIXe siècles.
- La chapelle du Sacré-Cœur[18], contenue dans la maison des Missionnaires, date de la fin du XIXe siècle ;
- La chapelle du Sacré-Cœur[19], actuellement propriété de la commune d'Hasparren, date de 1928. La Chapelle est classée monument historique depuis janvier 2011.
- L'église Saint-Joseph d'Urcuray
- La chapelle d'Elizaberri avec retable en bois polychrome du XVIIe siècle représente la Sainte Trinité. Déployé sur tout le chevet de la chapelle, il offre une architecture parfaitement équilibrée, avec son panneau central sculpté en demi et haut-relief, représentant la Sainte Trinité et des angelots, immédiatement encadré par des chutes de fleurs (roses et lys) et de fruits (grenades et raisins), en alternance, réunies par des rubans élégamment noués ; sommées par des têtes d'anges aux ailes repliées. Le panneau central et les chutes sont mis en relief par des colonnes torses en saillie, prenant appui sur des socles naïvement sculptés de coeurs suspendus soit à une étoile à six branches, dite Sceau de Salomon, soit à une croix aux branches évidées, qui ressemble à la croix de l'Ordre du Saint-Esprit. Autour de ces colonnes s'enroulent des pampres de vigne et des grappes de raisin becquetées par des oiseaux. Elles sont couronnées par des chapiteaux de feuilles d'acanthe.
Patrimoine environnemental[modifier]
Relief stratégique pour Hasparren et Macaye, l'Ursuia a hébergé plusieurs forts protohistoriques (gaztelu zahar).
Équipements[modifier]
Sports et équipements sportifs[modifier]
- Basket-ball
- Hasparren Basket Club Zarean[20] (HBC) est le seul club de basket-ball du canton. L'équipe sénior masculine joue au plus haut niveau départemental (excellence départementale) et l'équipe sénior féminine en promotion excellence départementale.
- Gymnastique
- L'association Jauzika (gymnastique artistique féminine) est régulièrement récompensée dans les championnats départementaux et régionaux[21].
- Rugby
- L'équipe de rugby d'Hasparren, le Hasparren Athletic Club[22], joue en Fédérale 3.
- Pelote basque
- La Noizbait d'Hasparren est le club de pelote de la ville. Les disciplines pratiquées sont main nue, joko garbi et pala, dans des sections masculines et féminines, en place libre, trinquet et mur à gauche.
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Nées au XIXe siècle
-
- Pascal Harriague (1819-1894), est un viticulteur qui a introduit le cépage tannat en Uruguay ;
- Francis Jammes, né en 1868 à Tournay et décédé en 1938 à Hasparren, est un poète français qui passa la majeure partie de son existence dans le Béarn et Pays basque, sources d'inspiration de sa littérature.
- Nées au XXe siècle
-
- Romain Sicard, né le 1er janvier 1988, est un cycliste français spécialiste de la piste.
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Gentilé sur habitants.fr
- Site du Sandre sur Hasparren
- L'Ardanabia est notée 'Ardanavy' par le Sandre.
- Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
- Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Chapitre de Bayonne - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Manuscrits du XVIIe et du XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Jean Baptiste Orpustan "Nouvelles Toponymie Basque" pages 46-47 (ISBN 2867813964)
- Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la plaque commémorative antique relative à la construction de la province de Novempopulanie
- Traduction donnée sur le site de la ville de Hasparren
- Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 179
- Annuaire des villes jumelées
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, 1 J 897/1.
- Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 3, Elkarlanean 2001 (ISBN 2 9131 5634 7), page 247.
- Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Jean-Baptiste
- Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la chapelle du Sacré-Cœur, maison des Missionnaires
- Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la chapelle du Sacré-Cœur du lycée Saint-Joseph
- Site du Hasparren Basket club
- Site de l'association Jauzika
- Site du Hasparren Athletic club
Bibliographie[modifier]
- J. Sacaze, Inscriptions antiques des Pyrénées.
