Entrevaux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Entrevaux
Entrevaux
Entrevaux
Blason de Entrevaux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Castellane
Canton Entrevaux
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Entrevaux
Maire
Mandat
Gilbert Laurent
2008-2014
Code postal 04320
Code commune 04076
Démographie
Gentilé Entrevalais
Population
municipale
960 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 56′ 58″ N 6° 48′ 39″ E / 43.9494444444, 6.81083333333 ()43° 56′ 58″ Nord 6° 48′ 39″ Est / 43.9494444444, 6.81083333333 ()  
Altitude Min. 414 m – Max. 1 541 m
Superficie 60,37 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Alpes-de-Haute-Provence

Voir sur la carte administrative des Alpes-de-Haute-Provence
City locator 14.svg
Entrevaux

Géolocalisation sur la carte : Alpes-de-Haute-Provence

Voir sur la carte topographique des Alpes-de-Haute-Provence
City locator 14.svg
Entrevaux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Entrevaux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Entrevaux

Entrevaux (en occitan Entrevaus) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Entrevalais[1].

Entrevaux a reçu le label « village et cité de caractère ».

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Entrevaux et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes d’Entrevaux sont Castellet-lès-Sausses, Sausses, La Croix-sur-Roudoule, Puget-Théniers, La Penne (ces trois dernières communes sont dans les Alpes-Maritimes), La Rochette, Val-de-Chalvagne, Ubraye et Saint-Benoît.

Relief[modifier | modifier le code]

  • Sommet du Gourdon
  • Crête de l’Alette

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est située au confluent du Var (une station de surveillance de son cours est implantée à Entrevaux[2]) et de la Chalvagne, à 472 m d’altitude[3].

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 4 024 ha de bois et forêts, soit 67 % de sa superficie[1].

Le moustique tigre, probablement apporté involontairement par des touristes niçois en voiture, est présent à Entrevaux. Il est susceptible de transmettre la dengue et le chikungunya[4].

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la route nationale 202 et le sentier de grande randonnée GR4.

La gare d'Entrevaux est desservie par la ligne de Nice à Digne[5].

Hameaux[modifier | modifier le code]

  • le Brec
  • le Plan d’Entrevaux
  • le Haut-Agnerc
  • Bas-Agnerc

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton d'Entrevaux est en zone 2 (sismicité moyenne) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[6], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[7]. La commune d’Entrevaux est également exposée à trois autres risques naturels[7] :

  • feu de forêt ;
  • inondation (dans la vallée du Var) ;
  • mouvement de terrain : plusieurs versants de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort[8].
Le Var en amont d'Entrevaux.

La commune d’Entrevaux est également exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route[9]. La départementale RD4202 (ancienne route nationale 202) peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[10].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[9] mais le Dicrim existe depuis 2011[11].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle : en 1984 pour un tremblement de terre, pour des inondations, glissements de terrain et coulées de boue en 1989, 1994 et 2011[7]. Un seul tremblement de terre a été ressenti fortement à Entrevaux, le séisme du 23 février 1887, d’une intensité ressentie à Entrevaux de VII sur l’échelle MSK et dont l’épicentre était situé en Italie, à Bussana Vecchia[12]. D’autres séismes se font régulièrement sentir, mais de façon plus faible[13].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1040 (Interrivos[14]), qui devient Entrevaus vers 1200 ; ce nom est formé sur l’occitan entre et le mot vau (vallée) au pluriel, dont la lecture est transparente[15],[16]. La commune est nommée Entrevaus en occitan vivaro-alpin et provençal.

L’ancien centre de la commune, Glandèves, est nommé d'après la racine gauloise *Glann-, la vallée[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Sous l'Empire romain, une cité gallo-romaine s’appelait Glanate et était installée sur la rive droite du Var. Glanate était située au carrefour des routes de la voie prétorienne reliant Cemenelum (Cimiez) à Apt. De la période de présence romaine datent quelques vestiges, dont une nécropole autour de la cathédrale antique Notre-Dame-de-la-Seds (actuel hôpital)[17].

Glanate est chef-lieu d’une civitas s’étendant dans la vallée du Haut-Var. Elle s’agrandit au IVe siècle de la civitas voisine de Briançonnet pour contrôler le Haut-Var et la vallée de l’Estéron. Ce ressort devient celui de l’évêché de Glandèves, puis d’Entrevaux[18].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La cité épiscopale, évêché dès le Ve siècle, porte le nom de la Sedz (civitas sedis, « la ville du siège [de l'évêque] », en latin) tandis qu’à 1 km en amont se préfigure la ville d’Entrevaux. Le site, plus facilement défendable que celui de Glandèves et moins exposé aux crues du Var, est occupé au XIe siècle (la plus ancienne mention, Interrivos, date de 1040[3]). Certains auteurs placent la destruction de Glandèves par les Sarrasins au VIIIe siècle[19] ; le transfert de la ville a lieu à partir du Xe siècle, la ville se transfère sur la rive gauche du fleuve et s’installe sur la terrasse rocheuse dominant le Var. Fief des barons de Glandevès, elle voit son sort définitivement lié au royaume de France avec le rattachement de la Provence à la France à la fin du XVe siècle.

La seigneurie des lieux passe en 1250 des barons de Beuil aux Féraud, originaires de Thorame, qui prennent le titre de barons de Glandevès. Ils partagent la seigneurie avec le chapitre et l’évêque[14] et la conservent jusqu’en 1536[20]. Jusqu’en 1245, la communauté d’Entrevaux relevait de la baillie d’Outre-Siagne, circonscription administrative du comté de Provence. Celle-ci est ensuite démembrée en plusieurs circonscriptions plus petites, et après une période de stabilisation, on sait qu’en 1264 Entrevaux faisait partie de la viguerie de Puget-Théniers[21]. Le prieuré Saint-Michel (peut-être situé à l’actuel lieu-dit Glandèves) relevait de l’abbaye Saint-Victor de Marseille, qui percevait les revenus attachés à cet établissement[22].

Isnard de Glandevès (1340-1409), viguier de Marseille (1380), lieutenant du sénéchal (1405), fut seigneur de Cuers, de Pourrières et de Glandevès. Il fut le premier enfant de Guillaume Féraud de Glandevès, seigneur de Cuers et de Thorame et de Louise de Villeneuve. Il fut selon le baron du Roure "un des seigneurs les plus puissants et les plus considérés de Provence[23]". Il fut l'objet de la reine Marie de Blois qui le couvrit de dons.

Après la guerre de Cent Ans et une fois la sécurité revenue, de 1442 à 1471, 20 familles quittent le village pour repeupler Riez[24].

En 1494, la place est prise par le duc de Savoie, grâce à une trahison. Le sire de Mirabeau reprend ensuite la ville pour le roi de France.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

À la Renaissance, les guerres d’Italie opposent François Ier et Charles Quint. Celui-ci convoite la Provence et s’empare d’Entrevaux en 1536, à cause de la trahison du seigneur de la ville, Jacques de Glandevez. La moitié de la population est massacrée et la ville incendiée. Elle se révolte en 1542. Le gouverneur espagnol est égorgé. La population reprend le contrôle de la ville et se donne au roi de France. Reconnaissants, François Ier et le Dauphin déclarèrent par la "charte d’Avignon", Entrevaux ville royale du royaume de France, dépendant directement du roi et exemptée de toutes tailles, emprunts, services et devoirs (31 juillet 1542)[25]. C’est aussi à cette époque que la cathédrale de Glandèves est abandonnée et le siège épiscopal définitivement transféré à Entrevaux.

Paulon de Mauvans, capitaine protestant, pille la ville à l'été 1560[26]. Entrevaux est le chef-lieu du territoire dit des Terres adjacentes (vallée du Var).

L’isolement d’Entrevaux aux confins du royaume créait une situation périlleuse, aussi tous les souverains veillèrent au renforcement des fortifications. En 1624, Richelieu décide de les compléter et de les renforcer. En 1658, la Porte royale et le pont sur le Var, gardé par une tour à chaque extrémité, sont construits. Néanmoins, l’isolement persiste, et en 1674, l’évêque d’Entrevaux Ithier instaure un service postal bimensuel avec Aix, par mulets, qui dessert également Annot et Guillaumes. Par la suite, un bureau de la poste royale est installé à Entrevaux[27].

Conflits internes[modifier | modifier le code]

Le roi Louis XIV décide de renforcer et moderniser les forteresses de la frontière alpine (Briançon, Embrun, Seyne, Colmars, Entrevaux). Bien que Vauban ne visite pas la ville, il signe les plans de Niquet à Saint-Paul-de-Vence en 1692[28],[29]. Les travaux, commencés en février de la même année[30], ne sont pas réalisés en entier, mais la ville comme la citadelle sont renforcées : le chemin fortifié date de cette époque. Les portes d’Italie et de France sont également renforcées. La citadelle, perchée sur son piton rocheux, témoigne encore des efforts pour prévenir les tentatives d’invasion.[réf. nécessaire] Le ministère de la Guerre laisse le soin de l’indemnisation des expropriations à la communauté, qui n’en peut mais : en 1705, cette indemnisation n’a pas commencé[31].

Au début des années 1700, l’évêque César de Sabran et le commandant du château et gouverneur d’Entrevaux, M. de la Contardière, entretiennent une rivalité sur de nombreux sujets, multipliant les chicanes, affiches, pamphlets et mazarinades[32]. Le secrétaire d'État à la Guerre, Chamillart, nomme le baron de Glandèves comme arbitre, qui est récusé par l’évêque[33]. Finalement, l’affaire n’est apaisée que par intervention du ministre d’État, Colbert de Torcy, en 1705[34], même si l’évêque entame une guerre de procédures ensuite avec les consuls de la communauté et si la querelle avec le gouverneur reprend de temps à autre[35].

Pour éteindre la dette de la communauté due à l’indemnisation des expropriations nécessaires aux travaux de Vauban, les consuls décident d’instaurer un piquet (genre d’octroi, taxe sur les produits entrant en ville). Mais le 17 mai 1705, les femmes de la ville se révoltent et lors de l’émeute[31], elles s’en prennent aux membres du conseil municipal, qui fixent la taxe, les bousculent, les insultent[36],[31]. Le piquet n’est pas mis en place et de plus les émeutiers ne sont pas poursuivis[31]. Pendant plus d’une dizaine d’années, deux partis s’opposent à Entrevaux : les plus riches, qui occupent tous les postes de décision, sont très favorables à l’instauration du piquet, qui leur coûterait personnellement moins cher ; face à eux, le parti populaire, dont les deux figures étaient le tisserand Joseph Coulet et le médecin Jean-Baptiste Bernardy, soutenait une taille proportionnelle aux moyens de chacun, plus légère pour les pauvres et plus lourde pour les riches[37]. Ce parti était soutenu par l’évêque, qui pouvait ainsi éviter une hausse des prix du pain en ville et donc une hausse du salaire de ses domestiques et ouvriers[38]. Une partie de la garnison, logée chez l’habitant, était aussi favorable au parti populaire[39]. Dans un premier temps, c’est la solution d’une légère augmentation de la taille qui est retenue, puis un piquet est tout de même instauré en août 1717[40] ce qui déclenche une manifestation pacifique[41] qui semble un instant victorieuse[42]. Le gouverneur militaire, La Contardière, resté jusque là à l’écart des affaires internes à la communauté, ordonne la dispersion de la manifestation et interdit tout nouveau rassemblement quand la carence des autorités civiles est trop évidente[43].

Sièges des Piémontais au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

La place forte résiste au siège des Piémontais commandés par le chevalier de Blaisigny en juin 1704. Arrivés sous les murs de la ville le 7 juin, les Piémontais installent leur camp au plateau de la Pigière, situé sur la rive opposé du Var et dominant la ville. Renforçant ses cent hommes de garnison de quatre compagnies d’habitants, le gouverneur de la Contardière fait une sortie de nuit et détruit ce camp, ce qui aboutit à la levée du siège dès le 14 juin[44]. En 1707, une nouvelle colonne commandée par le chevalier de Blaignac pille les propriétés de la rive droite du Var[45].

En 1721[précision nécessaire], les habitants font une sortie et battent les Piémontais qui allaient mettre le siège.

Révolution et Empire[modifier | modifier le code]

À la Révolution, l’évêché est supprimé. Dans la nuit du 17 au 18 janvier 1792, le maire Carros, contre-révolutionnaire (la municipalité inquiète ainsi la société populaire[46]), tente un coup de force contre la Révolution, qui échoue devant l’opposition populaire[47]. La société patriotique de la commune fait partie des 21 premières créées dans les Basses-Alpes, avant juin 1792 : elle est fondée au moment de la tournée des administrateurs départementaux[48]. Le 5 frimaire an III, le représentant en mission Gauthier épure la société[49].

Au début des guerres de la Révolution, la place est défendue par le 3e bataillon des volontaires des Basses-Alpes, ensuite intégré à la 69e demi-brigade d’infanterie de ligne[50].

La commune du Plan-de-Puget, 75 habitants au recensement de 1800, est réunie à Entrevaux entre 1801 et 1806[51].

Depuis la Révolution française[modifier | modifier le code]

La Révolution et l’Empire apportent nombre d’améliorations, dont une imposition foncière égale pour tous, et proportionnelle à la valeur des biens de chacun. Afin de la mettre en place sur des bases précises, la levée d’un cadastre est décidée. La loi de finances du 15 septembre 1807 précise ses modalités. Dès 1816, le cadastre dit napoléonien d’Entrevaux est achevé, et celui de Plan-Puget l’est l’année suivante[52]. Au XIXe siècle, plusieurs écoles sont construites : au Plan de Puget, au Plan d’Entrevaux, à Bay, au chef-lieu[53].

Jusqu'au XIXe siècle, Entrevaux n'est relié au reste du monde que par un chemin muletier, allant de Nice à Barcelonnette par Puget-Théniers. Une route est construite depuis Digne par Annot et le col de Toutes Aures, changeant l'itinéraire traditionnel. Et la route impériale relie Entrevaux à Nice en 1873, mettant fin à des siècles d'isolement relatif[54].

Le rattachement de Nice (1860) éloigne la frontière. Cependant, la forteresse est utilisée jusqu’au début du XXe siècle, et sert de prison pour les officiers allemands durant la Première Guerre mondiale. Ils étaient sous la garde du dernier commandant de la citadelle, le capitaine Jean-Baptiste Perini.

Le chemin de fer est inauguré en 1907 : Entrevaux est alors relié à Nice, et est presque un terminus, puisqu’il n’y a ensuite que l’arrêt de Pont de Gueydan[55]. La ligne de Nice à Digne est ensuite prolongée jusqu’à Annot en 1908[55] puis achevée et inaugurée du 5 au 7 août 1911 en présence de Victor Augagneur, ministre des Travaux publics[56].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Entrevaux.svg

Blasonnement :
D’azur à un pont d’or entre deux rochers d’argent, mouvants des deux flancs de l’écu, et une rivière du même, coulant sous le pont.[57]

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 401 personnes, dont 43 chômeurs[58] (40 fin 2011[59]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (73 %)[60] et travaillent pour moitié dans la commune[60].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 27 établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et un emploi salarié[61].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de 13 en 2010, en effondrement continu depuis un quart de siècle. Il était de 41 en 2000[62] et de 84 en 1988[63]. Les pertes se sont faites chez les arboriculteurs et exploitants de cultures permanentes (pertes de trente exploitations durant la dernière décennie). Actuellement, les exploitations sont encore tournés vers l’arboriculture, l’élevage ovin et la polyculture[62]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a suivi une courbe inverse à celle du nombre d’exploitations, de 418 ha à 670 ha, la taille moyenne de l’exploitation triplant[63]. La SAU a diminué lors de la dernière décennie, pour revenir à son niveau de 1988, à 425 ha (avec une taille moyenne d’exploitation qui double encore, à 32 ha en 2010)[62].

La vigne est cultivée anciennement à Entrevaux. Au XIXe siècle, elle occupe plus de 100 ha, et produit un vin d’assez bonne qualité vendu assez largement. Actuellement, ne restent que des parcelles relictuelles[64] d’une superficie de 2 hectares (2006)[65].

La culture de l’olivier est pratiquée dans la commune depuis des siècles. Le terroir de la commune se situe pourtant à la limite altitudinale de l’arbre, qui ne peut que difficilement être exploité au-delà des 650 mètres, mais compte de nombreux versants aux expositions favorables. Au XIXe siècle, plusieurs dizaines d’hectares étaient exploités, parfois en complantation. Actuellement, l’oliveraie d’Entrevaux compte plusieurs milliers d’arbres répartis entre de nombreux petits propriétaires[66], et la production d’huile se fait dans un des trois moulins coopératifs du département[67].

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 36 établissements, employant 29 salariés[61].

EFEM, atelier de CMS sous-traitant, emploie 13 salariés[68].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 65 établissements (avec 28 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les 14 établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant 92 personnes[61].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est assez importante pour la commune, avec entre un et cinq touristes accueillis par habitant[69], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant non-marchande[70]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

Les résidences secondaires apportent un complément à la capacité d’accueil[78] : au nombre de 245, elles représentent un tiers des logements. Parmi les résidences secondaires, 76 possèdent plus d’un logement[75],[73].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Charles Bernardini[79] Résistant ancien Résistant, se présente sous cette étiquette.
         
mars 2001 réélu en 2008[80] Gilbert Laurent Indépendant[81] Conseiller général

La commune possède une bibliothèque municipale informatisée[82].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Entrevaux fait partie :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, Entrevaux comptait 960 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2004, 2009, 2014, etc. pour Entrevaux). Les autres « recensements » sont des estimations.

Évolution démographique
1471 1700 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
46 feux 1 650 1 536 1 732 1 326 1 239 1 400 1 485 1 659 1 732
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
1 694 1 679 1 830 1 564 1 461 1 521 1 502 1 441 1 468 1 416
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 391 1 657 1 461 1 239 1 052 1 035 1 010 1 125 979 1 040
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2011 -
860 677 686 698 785 742 868 948 960 -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale en 2006
(Sources : Gugole[83], Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[14], EHESS[84], Insee à partir de 1968[85],[86],[87],[88])


L’histoire démographique d’Entrevaux, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure peu de 1836 à 1856. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1962, après un siècle de baisse, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1841[89]. Le mouvement de baisse s’est inversé dès le recensement suivant et la population continue de croître depuis.

Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Petite pièce à poutres au plafond : des moteurs et des motos sur trois rangs sont accrochés au mur.
Musée de la moto.

L’ancien site de la ville, Glandèves, est siège d’un évêché à la fin de l’Empire romain, mais aucune découverte archéologique de la période gallo-romaine n’est intervenue[90].

Le village, bien que d’allure médiévale, date essentiellement du XVIIe siècle[91].

Le moulin à huile, daté du XVIIIe siècle, est le seul du département à fonctionner encore[92]. La maison Fulconis porte un cadran solaire qui daterait de 1572, le plus ancien du département[93].

Dans le centre ancien se trouve également un musée de la moto, qui possède une collection de modèles anciens européens.

Sur la route nationale 202, en amont d’Entrevaux, se trouvent les ouvrages des Éléphants (pont-bâches au-dessus de la voie ferrée et de la route).

Architecture militaire[modifier | modifier le code]

La citadelle Vauban est située en haut d'une barre rocheuse, avec un chemin d'accès très escarpé et fortifié (classée monument historique).

Les fortifications de la ville sont également classées par les Monuments historiques[94]. Elles comprennent trois portes :

  • la principale, dite du Midi ou Nationale :
  • la porte occidentale, dite de France ou de Guillaumes, empruntée actuellement par un chemin ;
  • et la porte orientale, dite de Savoie, d’Italie ou de Puget.

Les remparts, bâtis sur l’à-pic au-dessus du Var, sont soutenus par des arcs[91]. La cathédrale est intégrée à l’enceinte : son mur sud surélève la courtine, son clocher est crénelé et sert de tour d’observation. Les remparts dateraient, pour l’essentiel, de 1628[95]. Du côté du Var (qui est le côté menacé), le rempart est renforcé sur ordre de Vauban par deux tours bastionnées[96]. La porte de Savoie, défendue par le clocher de la cathédrale et un ouvrage à cornes ou cornichon, qui est équipé de deux pont-levis successifs et de trois portes, et aménagé en chicane[96]. Le pont de la Porte royale (qui est l’entrée actuellement utilisée pour accéder au vieux bourg) est un pont à tour-porte (rive droite du Var) et à tablier levant (rive gauche, côté ville), construit en 1668. Son arche en plein cintre et à double rouleau a 17,6 m de portée. Sa principale particularité est le pont-levis, qui est abaissé au-dessus d’un évidement pratiqué dans la voûte (alors qu’habituellement, ils sont construits entre une extrémité du pont et la porte). Il était encore relevé tous les soirs en 1870[97].

Le chemin fortifié d’accès à la citadelle est bordé d’un mur côté vallée, parfois percé de meurtrières, et coupé de loin en loin par dix-sept portes, ouvertes par des arches en plein cintre[95]. Construit de 1724 à 1746[83], il donne également accès à deux fortins ou redoutes[95], le fort Langrune (au-dessus de la porte de Guillaumes) et le fort Pandol (au-dessus de la porte d’Italie) qui sont les deux extrémités d’une fortification prévue pour appuyer la défense de la ville, mission que la citadelle ne pouvait remplir[98]. La citadelle, qui est l’agrandissement (1682) d’un noyau médiéval[95], a été déclassée le 30 novembre 1928[95].

Art religieux[modifier | modifier le code]

La cathédrale d’Entrevaux, aujourd’hui église paroissiale, édifice  Inscrit MH[99], abrite un grand tableau de l’Assomption de la Vierge, peint par François Mimaut vers 1647, et un orgue fabriqué par le marseillais Jean Eustache en 1717. Elle possède encore cinquante stalles du XVIIe siècle.

La commune compte de nombreuses chapelles :

  • Saint-Jean-du-Désert (dans la montagne), chapelle considérée comme miraculeuse[22],
  • Saint-Pierre au Brec[22], avec dans son mobilier deux grands porte-cierges en bois doré, ornés d’un décor végétal (pampres)[100],
  • Saint-Jean-Baptiste ou Sainte-Marguerite (au Plan)[22],
  • Saint-Joseph (au Haut-Agnerq)[22],
  • Saint-Claude au hameau du Bay[22],
  • Saint-Louis au Bas-Agnerq[22] ;
  • chapelle des Lacs[22].

Notre-Dame-de-la-Seds ou de l’hôpital, est un monument historique inscrit[101]. Il n’en subsiste qu’une vaste abside du XIIe siècle. À proximité, se trouve le palais épiscopal construit par Dominique Ithier (évêque de 1654 à 1672) (installé dans l’ancien palais épiscopal du XVIIe siècle)[22].

L’été, un train touristique du XIXe siècle relie la ville à Annot et Puget-Théniers.

Manifestations[modifier | modifier le code]

Un pèlerinage en l’honneur de saint Jean-Baptiste a lieu tous les ans, le week-end le plus proche du 24 juin, à la chapelle de Saint-Jean-du-Désert.

Des fêtes médiévales avaient lieu au mois d’août depuis 1989, une année sur deux, puis une tous les trois ans. La dernière fête médiévale a eue lieu en 2009, depuis aucune n'est prévue.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Utilisée dans cet article[modifier | modifier le code]

  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean,‎ 1986, 559 p.
  • Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969
  • Amis des forts Vauban de Colmars et Association Vauban, Vauban et ses successeurs dans les Alpes de Haute-Provence, Association Vauban, Paris, 1992
  • Vauban en Haute-Provence (Colmars-les-Alpes, Entrevaux, Saint-Vincent-les-Forts, Seyne-les-Alpes, Sistéron), Dignes, Société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence,‎ 1984, 56 p.
    Annales de Haute-Provence, Bulletin n°296. Vaubaniana entrevalais : pp. 25 à 33

Autres[modifier | modifier le code]

  • Franck Mallet, Entrevaux en Provence, Nice, Éditions Serre, collection Les Régionales volume XXIII, 1990, 197 p, (ISBN 2-86410-141-6)
  • Albin Bernard, Essai historique sur Entrevaux, Castellane, 1899, 92 p.
  • Ch. Jacquet, Une trilogie provençale : Glandèves, Entrevaux, la Sedz, Nice, 1937.
  • Vincent Chavane, Description d'une voie romaine reliant Castellane à Briançonnet et Entrevaux (Glandèves), Archéam, no 7, 2000 Lire en ligne

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton d’Entrevaux », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013
  2. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 28
  3. a et b Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  4. Philippe Larue, « L'été du moustique tigre », La Provence, 16 juin 2013, p. 2
  5. Chemins de fer de Provence, Horaires Nice - Annot- Digne-les-Bains, consulté le 22 juin 2012
  6. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  7. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 22 novembre 2011, consultée le 21 juillet 2012
  8. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
  9. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 96
  10. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
  11. Dossier en ligne, base Dicrim, consultée le 21 juillet 2011
  12. BRGM, « fiche 1130045 », Sisfrance, consulté le 21 juillet 2012
  13. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Entrevaux », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 21 juillet 2012
  14. a, b et c Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 174
  15. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 2 : Formations non-romanes ; formations dialectales, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 194),‎ 1996, 676 p. (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne) § 20302, p 1076
  16. a et b Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), ISBN 978-2-87901-442-5, p. 88
  17. Marc Gauthier, « Provence-Alpes-Côte-d'Azur », Gallia, Tome 43, no 2, 1985. p. 517.
  18. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 22
  19. Paul Canestrier, « Comment Vauban défendit le Gouverneur d’Entrevaux contre l’Evêque », Provence historique, tome 4, no 15, 1954, p. 33, note 1.
  20. Canestrier, op. cit., p. 38, note 1.
  21. Philippe Jansen, « Les droits comtaux dans les vigueries de Provence orientale d’après l’enquête de 1333 », Rives méditerranéennes, 37 | 2010, mis en ligne le 15 octobre 2011, p. 3-4.
  22. a, b, c, d, e, f, g, h et i Daniel Thiery, « Entrevaux », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 19 décembre 2010, mis à jour le 21 décembre 2010, consulté le 21 juillet 2012
  23. Baron du Roure, Glandevès, p. 14.
  24. Édouard Baratier, La démographie provençale du XIIIe au XVIe siècles, avec chiffres de comparaison pour le XVIIIe siècle, Paris : SEVPEN/EHESS, 1961. Collection « Démographie et société », 5. p. 85
  25. Canestrier, op. cit., p. 37, note 1.
  26. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p 211
  27. Émile Lauga, La poste dans les Basses-Alpes, ou l’histoire du courrier de l’Antiquité à l’aube du XXe siècle, Digne-les-Bains, Éditions de Haute-Provence, 1994, (ISBN 2-909800-64-4), p. 58
  28. Henri Ribière, « Colmars-les-Alpes », in Amis des forts Vauban de Colmars et Association Vauban, Vauban et ses successeurs dans les Alpes de Haute-Provence, Association Vauban, Paris, 1992, p 94
  29. Claude Gugole, « Entrevaux », in Amis des forts Vauban de Colmars et Association Vauban, Vauban et ses successeurs dans les Alpes de Haute-Provence, Association Vauban, Paris, 1992, p 99
  30. Canestrier, op. cit., p. 33.
  31. a, b, c et d Suzanne Pillorget, « Une manifestation populaire à Entrevaux (2 août 1717) », Provence historique, tome 17, no 69, 1967, p. 243.
  32. Canestrier, op. cit..
  33. Canestrier, op. cit., p. 39.
  34. Canestrier, op. cit., p. 40.
  35. Pillorget, op. cit., p. 240 et 242.
  36. Jean Nicolas, La Rébellion française : mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris : Gallimard, 2008. Collection Folio, ISBN 978-2-07-035971-4, p. 113
  37. Pillorget, op. cit., p. 243-244.
  38. Pillorget, op. cit., p. 244.
  39. Pillorget, op. cit., p. 252.
  40. Pillorget, op. cit., p. 245.
  41. Pillorget, op. cit., p. 247.
  42. Pillorget, op. cit., p. 249-250.
  43. Pillorget, op. cit., p. 250-251.
  44. Canestrier, op. cit., p. 35.
  45. Canestrier, op. cit., p. 35.
  46. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 300
  47. André Lombard, « Violences et troubles de 1789 à l’An VI », La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 156-157
  48. Alphand, op. cit., p 296-300
  49. Alphand, op. cit., p 333
  50. Christian Cauvin, Études sur la Révolution dans les Basses-Alpes. Le 3e Bataillon des volontaires des Basses-Alpes à Entrevaux, en 1792, 1901
  51. EHESS, notice communale du Plan-de-Puget sur la base de données Cassini, consultée le 14 février 2014.
  52. Alexeï Laurent, « Paysages ruraux de la première moitié du XIXe siècle dans le sud-est des Basses-Alpes », in Jean-Christophe Labadie (directeur éditorial), La matière et le bâti en Haute-Provence, XVIIIe-XXIe siècle, actes de la première Journée d'études d'histoire de la Haute-Provence, Digne, 13 octobre 2012. Digne-les-Bains : Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013. (ISBN 978-2-86004-016-7), p. 10.
  53. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 57.
  54. « Histoire du pays de la Roudoule », Roudoule, écomusée en terre gavotte, consulté le 19 juillet 2012
  55. a et b Mathieu Golinelli, Les Chemins de Fer Secondaires de France, 06 : Département des Alpes-Maritime et Monaco, Fédération des amis des chemins de fer secondaires, 1997-2008, consulté le 23 juin 2012
  56. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Deux siècles d’activités préfectorales », Préfecture des Alpes de Haute-Provence, consulté le 22 juin 2012
  57. Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994
  58. Insee, Dossier local - Commune : Entrevaux, p. 5 (mis à jour le 28 juin 2012)
  59. Insee, Dossier local, p. 8
  60. a et b Insee, Dossier local, p. 7
  61. a, b et c Insee, Dossier local, p. 16
  62. a, b et c Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio)
  63. a et b Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio)
  64. André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe ‑ XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 56 et 59
  65. Paul Minvielle, « La viticulture dans les Alpes du Sud entre nature et culture », Méditerranée, 107 | 2006, p. 78.
  66. Réparaz, op. cit., p. 58
  67. Réparaz, op. cit., p. 61
  68. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, E.F.E.M., consulté le 23 septembre 2012
  69. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6
  70. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 7
  71. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 11
  72. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 16
  73. a et b Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio)
  74. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 21, 23 et 25
  75. a et b Insee, Dossier local, op. cit., p. 17
  76. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 32
  77. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 36
  78. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 44
  79. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 2 avril 2014.
  80. Site de la préfecture des AHP
  81. Carte des cantons et Liste des élus, sur le site du Conseil général des AHP, consultée le 14 mai 2008
  82. Catalogue en ligne
  83. a et b Claude Gugole, « Entrevaux », in Amis des forts Vauban de Colmars et Association Vauban, Vauban et ses successeurs dans les Alpes de Haute-Provence, Association Vauban, Paris, 1992, p 103
  84. EHESS, notice Cassini, consultée le 4 janvier 2009
  85. « Résultats du recensement de la population - Entrevaux », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  86. « Recensement de la population au 1er janvier 2004 », sur Archives Wikiwix du site de l'Insee (consulté le 5 mars 2014)
  87. « Recensement de la population au 1er janvier 2009 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  88. « Populations légales 2011 en vigueur le 1er janvier 2014 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2014)
  89. Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 288.
  90. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean,‎ 1986, 559 p., p 37-38
  91. a et b Raymond Collier, op. cit., p 327
  92. Raymond Collier, op. cit., p 432
  93. Raymond Collier, op. cit., p 448
  94. Arrêté du 19 mars 1921, « Notice no PA00080387 », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 6 juin 2008
  95. a, b, c, d et e Raymond Collier, op. cit., p 328
  96. a et b Raymond Collier, op. cit., p 329
  97. Serge Montens, Les plus beaux ponts de France, Paris, Bonneton, 2001, (ISBN 2-86253-275-4), p. 41
  98. Claude Gugole, op. cit., p 102
  99. Arrêté du 27 juin 1996, « Notice no PA00080386 », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 30 septembre 2010
  100. Raymond Collier, op. cit., p 474
  101. Arrêté du 27 juin 1996, « Notice no PA04000005 », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 8 novembre 2008