Arancou

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Arancou
Image illustrative de l'article Arancou
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Bidache
Intercommunalité communauté de communes du pays de Bidache
Maire
Mandat
Alexandre Bordes
2014-2020
Code postal 64270
Code commune 64031
Démographie
Gentilé Arancoï
Population
municipale
128 hab. (2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 26′ 41″ N 1° 02′ 59″ O / 43.4447, -1.0497222222243° 26′ 41″ Nord 1° 02′ 59″ Ouest / 43.4447, -1.04972222222  
Altitude Min. 12 m – Max. 142 m
Superficie 5,30 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.arancou.fr/

Arancou est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Arancoï[1] (ou Erangoar[2] en basque).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune est située à la frontière entre Pays basque et Béarn, à cinq kilomètres à l'ouest de Labastide-Villefranche.

Accès[modifier | modifier le code]

Arancou est desservie par les routes départementales 256 et 656.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Située dans le bassin versant de l'Adour, la commune est traversée[3] par un affluent de la Bidouze, le ruisseau le Lauhirasse[4] qui conflue sur la commune, et un tributaire du gave de Pau, le ruisseau le Baniou.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme est documenté sous les formes Arranque (1119-1136[7]), Arancoe (1119[8]), Aranchoen (XIIe siècle[8]), Arancoen (XIIIe siècle[7]), sanctus martinus de aranco (1160[8]), Arancoyen (1309[8]), Arancohen (1360[8]), Arancoey[9] et Arancoenh[9] (vers 1360[7]), Arrancoeynh[9] et Arancoinh[9] (1372[8],[7]) et Aranquoen (1403[7], titres de Came[9]), et Aranco (1584[7], aliénations du diocèse de Dax[10]).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Arancou provient du basque Arran-goien que Jean-Baptiste Orpustan analyse par le basque haran 'vallée' ce qui donne ’vallée du haut’ ou ’haut de vallée’[8].

Graphie en langues locales[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Erango[2] et son nom occitan gascon est Arancon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire

L'industrie magdalénienne, dernière phase du Paléolithique supérieur européen, comprise entre environ 17 000 et 10 000 ans avant nos jours, est présente à la grotte Bourrouilla[1], sur le territoire d'Arancou, découverte en 1986. Plusieurs milliers de vestiges osseux d'animaux chassés y ont été répertoriés, ainsi qu'un millier d'outils en silex (lamelles à dos servant à armer des pointes de sagaies, ou à réaliser des burins et des grattoirs), et des objets en os (hameçons, lissoirs, aiguilles à chas)[11].

Histoire moderne

En 1790 Arancou faisait partie du canton de Came qui comprenait également les communes de Came, Bergouey, Sames et Viellenave.
Le 1er janvier 1973, les trois communes d'Arancou, Bergouey et Viellenave-sur-Bidouze fusionnent pour former Bergouey-Arancou-Viellenave. Le 15 novembre 1977, Arancou redevient indépendante alors que Bergouey et Viellenave restent associées[12].

Arancou et le Pays basque

Jean-Baptiste Orpustan note une mention d'Arancou en 1309 parmi une liste de paroisses payant franchise au pouvoir royal navarrais[13]. Pour la fin du Moyen Âge, Eugène Goyheneche note que « du fait du pouvoir des Gramont », la situation d'un certain nombre de paroisses voisines de Bidache - dont Arancou - est « ambigüe »[14].

En revanche, à partir de l'époque moderne, on ne trouve plus trace de relation de subordination d'Arancou à la Navarre ni même aux terres de Gramont, duché de Gramont ou principauté souveraine de Bidache. Le seigneur direct et foncier d'Arancou est le chapitre de la collégiale Saint-Jacques de Bidache ; la paroisse est située en France, dans la sénéchaussée des Lannes où elle dépend du bailliage de Hastingues[15].

Sans doute sous l'influence du découpage cantonal contemporain, Arancou est néanmoins aujourd'hui généralement incluse dans les listes de communes de Basse-Navarre[16]. Présentant le village en 2009 sur le site web de sa commune, le maire, Alexandre Bordes, ne prend pas parti et met en relief le « mélange de cultures aux racines très profondes » et la « situation du village à la frontière de la Gascogne, du Béarn, du Pays basque et de la Navarre » ; le site qualifie le village de « basquo-béarnais »[17].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé au 1 de sinople à un pèlerin d'argent marchant de profil tenant de la main senestre un bâton de sable, cantonné en chef de deux coquilles d'argent ;

au 2 d'azur à l'église de profil d'or, surmontée à dextre d'un clocheton croisé du même, couverte au naturel et ajourée de sable ;
au 3 d'azur à trois fasces ondées d'argent et une tête de léopard d'or brochant ;

au 4 de sinople à trois gravures d'ossements d'animaux préhistoriques d'or, sans forme et rangés en pal [18].
Commentaires : sur le blason figurent :
  • le pèlerin de Saint-Jacques de Compostelle avec son bâton et les deux coquilles ;
  • l’église paroissiale de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie ;
  • la tête de lion, référence à la Fontaine du Lion ou Fontaine de Garay ;
  • les peintures rupestres et outils retrouvés dans la grotte Bourrouilla[19],[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 en cours Alexandre Bordes    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à quatre structures intercommunales[20] :

  • la communauté de communes du pays de Bidache ;
  • le syndicat AEP d'Arancou - Bergouey-Viellenave - Bidache - Labastide-Villefranche ;
  • le syndicat d'assainissement Adour - Ursuia ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques.

Arancou est le siège du syndicat AEP d'Arancou - Bergouey-Viellenave - Bidache - Labastide-Villefranche[21].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Lons (France)[1]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 128 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
336 353 358 357 378 379 334 378 366
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
331 316 310 285 306 289 263 260 265
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
270 275 256 239 238 224 228 205 211
1962 1968 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
192 145 122 122 108 93 92 120 128
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2004[23].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
Une carrière de calcaire subsiste sur la commune. Elle alimentait jusqu'en 1993 la cimenterie des Ciments de l'Adour (Italcementi Group) située alors à Boucau, par des barges descendant la Bidouze puis l'Adour. Elle est actuellement exploitée par la société GSM[24], branche granulats du même groupe cimentier en France.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Fêtes

Les fêtes d'Arancou on lieu le week-end suivant le 15 août[25]

Langues

Tout en coexistant avec le basque, la langue qui prédominait à la fin du XIXe siècle était l'occitan dans sa variété gasconne. En effet, la carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte nous montre qu'Arancou ne se situe pas dans l'aire linguistique basque[Contradiction]. Après la Seconde Guerre mondiale, le français remplace rapidement le gascon avec l'arrêt quasi-général de sa transmission dans les familles.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La commune présente des fermes et des maisons des XVIIe et XVIIIe siècles[26],[6] inscrites à l'Inventaire général du patrimoine culturel.
Un ensemble composé d'un puits artésien, d'un lavoir, et d'une fontaine, dépendant de la maison Garay, date de la deuxième moitié du XIXe siècle[27].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie du XIIIe siècle, inscrite à l'inventaire général du patrimoine culturel[28], située sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle (voie de Tours) offre un portail gothique. Une source la traverse souterrainement. En contrebas, on peut y découvrir un lavoir, le lavoir de Galharret.

Elle recèle une Vierge à l'Enfant dite Notre-Dame-d'Arancou[29], une stèle discoïdale[30] (provenant de Labets-Biscay) et divers mobiliers (tabernacle, bénitier et croix)[31]. Elle possède également une verrière[32] référencée par le ministère de la Culture.

Équipements[modifier | modifier le code]

  • salle polyvalente Barthélémy Bordes
  • fronton
  • gite jacquaire et accueil de groupes
  • exposition d’objets magdalénien et grotte magdalénienne

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Présentation d'Arancou sur le site municipal
  2. a et b - Académie de la langue basque
  3. Notice du Sandre sur Arancou
  4. L'Ouhiras sur la carte de Cassini
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w et x Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 2 décembre 2011)
  6. a et b « La ferme du lieu-dit Chabay », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. a, b, c, d, e et f Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  8. a, b, c, d, e, f et g Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque : noms des pays, vallées, communes et hameaux, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, coll. « Centre d'études linguistiques et littéraires basques »,‎ 2006, 246 p. (ISBN 2867813964 et 9782867813962)
  9. a, b, c, d et e Titres de la commune de Came - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. Registres d'aliénations - ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  11. Christian Normand, président de l'association Euskarkeologia, groupe de recherches archéologiques du Pays basque, in Ouvrage collectif, Amikuze - Le Pays de Mixe, Éditions Izpegi - 1992 (ISBN 2 909262 05 7), page 50
  12. « Présentation de la commune », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Jean-Baptiste Orpustan, « La Basse-Navarre en 1350 - IV - Le Pays de Mixe », Bulletin du Musée Basque, no 84,‎ 1979, p. 86-88
  14. Eugène Goyheneche, Le Pays Basque, Société nouvelle d'éditions régionales et de diffusion, Pau, 1979, p. 139.
  15. Jean Robert, Des travaux et des jours en piémont pyrénéen : Bidache, Barenbach, Éditions Jean-Pierre Gyss,‎ 1984 (ISBN 2-902912-42-5 (édité erroné), notice BnF no FRBNF34872937), p. 38 et 241
  16. On la trouvera par exemple dans les listes toponymiques de communes basques résultant des travaux de l'Académie Euskaltzaindia : Exonymie - Euskaltzaindia.
  17. Alexandre Bordes, « Arancou.fr, site officiel de la commune - Le mot du maire »,‎ 2009 (consulté le 21 août 2009)
  18. Guy Ascarat
  19. Armorial de France
  20. Cellule informatique préfecture 64, « Intercommunalité des Pyrénées-Atlantiques » (consulté le 21 mai 2014)
  21. Fiche détaillée des compétences du syndicat AEP d'Arancou - Bergouey-Viellenave - Bidache - Labastide-Villefranche
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  24. La page entreprises du site de la commune
  25. Page événements du site communal
  26. « Les fermes et maisons des XVIIe et XVIIIe siècles », base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Les puits, lavoir et fontaine de la maison Garay », base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « L'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie », base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « La Vierge à l'Enfant », base Palissy, ministère français de la Culture, « Notice no IM64002914 »
  30. « La stèle discoïdale », base Palissy, ministère français de la Culture
  31. « Le mobilier de l'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie », base Palissy, ministère français de la Culture
  32. « La verrière de l'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie », base Palissy, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Barthélémy Bordes, Arancou, son histoire

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]