Larressore

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Larressore
La mairie et la poste
La mairie et la poste
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Ustaritz
Intercommunalité Communauté de communes Errobi
Maire
Mandat
Jean-Michel Lamerens
2008-2014
Code postal 64480
Code commune 64317
Démographie
Gentilé Larresoroar
Population
municipale
1 683 hab. (2011)
Densité 156 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 22′ 17″ N 1° 26′ 16″ O / 43.3714, -1.43777777778 ()43° 22′ 17″ Nord 1° 26′ 16″ Ouest / 43.3714, -1.43777777778 ()  
Altitude Min. 5 m – Max. 125 m
Superficie 10,76 km2
Localisation

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Larressore est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Larresoroar[1].

Maisons labourdines
Maison basque, façade en briques
Le fronton place libre

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Bayonne située dans son unité urbaine elle fait partie de la province basque du Labourd.

La gare de Halsou - Larressore est située sur la ligne Bayonne - Saint-Jean-Pied-de-Port.

Accès[modifier | modifier le code]

Larressore est desservie par les routes départementales D20, D88, D932 et D3918.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Située dans le bassin versant de l'Adour, la commune est traversée[2] par la Nive, affluent de l'Adour, et par ses tributaires, le ruisseau Latsa et le ruisseau d' Urotx.

Larressore est également traversée par l'Urloko erreka.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

En 2012, le Géoportail recense les lieux-dits suivants :

  • Agara
  • Aguerréa
  • Aguerrékoborda
  • Basseboure
  • Bélaitza
  • Bordaxuria
  • Bordya
  • Errégéénéa
  • Eskanda
  • Estébérénéa
  • Etchazpia
  • Habantza
  • Ibarrea
  • Inthalatzia
  • Jamienea
  • Jaureguia
  • Kaballenborda
  • Larrondoa
  • Latsa
  • Latsagaina
  • Latxaldéa
  • Leganoa
  • Lokétaetchéverria
  • Mirikuborda
  • Mordoya
  • Nañarenborda
  • Ordokia
  • Ospitalea
  • Pekatenborda
  • Pelerenborda
  • la Place
  • Pont romain
  • Pordoina
  • Portuita
  • Préosta
  • Salaberriko Borda

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentions anciennes

Le toponyme Larressore apparaît sous les formes Sancti martini d'arribera longa (1249[3]), Larressore (1747[3]), Sanctus Martinus de Larressorre (1757[4], collations du diocèse de Bayonne[5]).

Son nom vient de larre 'lande' et soro 'pré', soit 'terre ou prés des landes'[3].

  • Andariette, hameau de la commune et ancien prieuré du diocèse de Bayonne, est mentionné sous la forme le prieuré de Notre-Dame d'Andriette au XVIIIe siècle (Carmes[6] de Bayonne).
  • Inthalatzia est mentionné au XIXe siècle (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).
Graphie basque

Son nom basque actuel est Larresoro[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[4] note que Larressore est une ancienne annexe de la commune de Cambo-les-Bains.

Ce village rural, connu depuis le Moyen Âge, a formé dans son séminaire ouvert par l'abbé Daguerre en 1733, l'élite intellectuelle du Pays basque pendant un siècle et demi.

En 1794, au plus fort de la Terreur, et à la suite de la désertion de quarante sept jeunes gens d'Itxassou, le Comité de salut public (arrêté du 13 ventôse an II - 3 mars 1794) fit arrêter et déporter une partie des habitants (hommes, femmes et enfants) d'Ainhoa, Ascain, Espelette, Itxassou, Sare et Souraïde, décrétées, comme les autres communes proches de la frontière espagnole, communes infâmes[8]. Cette mesure fut étendue à Biriatou, Cambo, Larressore, Louhossoa, Mendionde et Macaye.
Les habitants furent « réunis dans diverses maisons nationales, soit dans le district d'Ustaritz, soit dans celles de la Grande Redoute, comme de Jean-Jacques Rousseau »[9]. En réalité, ils furent regroupés dans les églises, puis déportés dans des conditions très précaires[10] à Bayonne, Capbreton, Saint-Vincent-de-Tyrosse et à Ondres. Les départements où furent internés les habitants des communes citées furent le Lot, le Lot-et-Garonne, le Gers, les Landes, les Basses-Pyrénées (partie béarnaise) et les Hautes-Pyrénées.
Le retour des exilés et le recouvrement de leurs biens furent décidés par une série d'arrêtés pris le 29 septembre et le 1er octobre 1794, poussés dans ce sens par le directoire d'Ustaritz : « Les ci-devant communes de Sare, Itxassou, Ascain, Biriatou et Serres, dont les habitants internés il y a huit mois par mesure de sûreté générale, n'ont pas été cultivées. Les habitants qui viennent d'obtenir la liberté de se retirer dans leurs foyers, demandent à grands cris des subsistances sans qu'on puisse leur procurer les moyens de satisfaire à ce premier besoin de l'homme, la faim. »[11]. La récupération des biens ne se fit pas sans difficulté, ceux-ci avaient été mis sous séquestre mais n'avaient pas été enregistrés et avaient été livrés au pillage : « Les biens, meubles et immeubles des habitants de Sare, n'ont été ni constatés ni légalement décrits ; tous nos meubles et effets mobiliers ont été enlevés et portés confusément dans les communes voisines. Au lieu de les déposer dans des lieux sûrs, on en a vendu une partie aux enchères, et une autre partie sans enchères. »[12]

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 en cours Jean-Michel Lamerens DIV  

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Larressore fait partie de dix structures intercommunales

  • communauté de communes Errobi ;
  • syndicat intercommunal pour la construction et la gestion d'établissements d'accueil pour personnes âgées Eliza-Hegi ;
  • syndicat Errekondo ;
  • syndicat intercommunal Nive-Nivelle ;
  • syndicat mixte du bassin versant de la Nive
  • syndicat pour le soutien à la culture basque ;
  • syndicat mixte d'alimentation en eau potable Ura ;
  • syndicat mixte d'assainissement Ura ;
  • syndicat intercommunal d'assainissement autonome Ur Garbitze ;
  • syndicat départemental d'électrification ;

La commune adhère à l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastian.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 683 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
711 688 708 626 744 717 911 775 736
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
869 833 787 825 841 808 835 810 841
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
824 762 605 647 680 674 705 547 745
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
670 782 940 1 057 1 148 1 320 1 428 1 683 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14])
Histogramme de l'évolution démographique


La commune fait partie de l'aire urbaine de Bayonne.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone AOC de production du piment d'Espelette et de celle de l'ossau-iraty.
Une fabrique de makhilas, bâtons traditionnels basques, par l'atelier Ainciart Bergara, est installée sur la commune.
La conserverie artisanale basque BiPia élabore le piment d'Espelette en sauces condimentaires, en purées, crèmes, ou entiers au vinaigre en bocaux.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langues

D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Larressore est le bas-navarrais occidental.

Festivités

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Un gaztelu zahar se dresse au lieu-dit Pekatenborda, à une altitude de 92 mètres.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'ancien séminaire[15] date de 1733. Sa chapelle[16] fut construite entre 1840 et 1850. Elle recèle trois tableaux[17] des XVIIe et XVIIIe siècles.

L'église Saint-Martin[18] date, quant à elle, de 1893, l'ancienne église située dans le cimetière actuel s'étant effondrée. Le retable originel vendu par la paroisse se trouve dans une petite église des Aldudes. L'église Saint Martin recèle des stèles tabulaires[19] et discoïdales[20] anciennes (XVIIe siècle pour les plus anciennes) ainsi qu'un groupe sculpté en bois, représentant une Vierge de Pitié[21], datant du XVIe siècle.

L'église Saint-Martin
Détail du fronton de l'église
Une partie du vieux cimetière

Des dalles funéraires[22] du XVIIe siècle, ainsi qu'une croix[23] du XIXe siècle et des stèles tabulaires[24] et discoïdales[25], référencées par le ministère de la Culture, sont visibles au vieux cimetière.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Sport et équipements sportifs

Inthalatz Larressore est un club de rugby à XV amateur, concourant en championnat de France de 3e division fédérale.

Enseignement

La commune dispose de deux écoles primaires, l'une publique et l'autre privée (école Saint-Martin).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

nées au XIXe siècle
nées au XXe siècle

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [hhttp://www.euskaltzaindia.net/index.php?option=com_eoda&view=toponimia&Itemid=471&nonkodea=4.4&lang=fr Euskaltzaindia - Académie de la langue basque]
  2. Notice du Sandre sur Larressore
  3. a, b et c Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 (ISBN 2 86781 396 4)
  4. a, b et c Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  5. Manuscrits du XVIIe et du XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Titres des Carmes de Bayonne - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. [hhttp://www.euskaltzaindia.net/index.php?option=com_eoda&view=toponimia&Itemid=471&nonkodea=4.4&lang=fr Euskaltzaindia - Académie de la langue basque]
  8. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 187.
  9. Archives nationales, AF II 133/1014, citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 4, Elkarlanean 2002 (ISBN 2 9131 5646 0), page 300
  10. Le maire et l'officier municipal de Capbreton demandèrent des consignes aux Représentants du peuple par un courrier (texte transcrit par P. Haristoy, Les Paroisses du Pays Basque pendant la période révolutionnaire, Pau, Vignancour, 1895-1901, pages 256-257) du 24 ventôse an II (14 mars 1794) pour les 229 détenus sous leur responsabilité :

    « 1°) Combien de pain à donner à chaque homme (nous n'avons pas de pain, si ce n'est de la méture) ?
    2°) Pouvons-nous consentir à ce qu'ils s'achètent du vin ou autres provisions ?
    3°) Nous t'observons que nous n'avons point de viande ;
    4°) Pouvons-nous leur permettre d'avoir de la lumière, la nuit, dans un fanal ?
    5°) Pouvons-nous permettre qu'ils aient leurs matelas ou paillasses ? Nous leur avons fait porter de la paille pour coucher ;
    6°) Pouvons-nous permettre qu'ils sortent deux à deux pour laver leur linge ?
    7°) S'il y a des malades, sommes-nous autorisés à les faire sortir de la maison de réclusion pour les traduire dans d'autres pour les faire traiter ? »

  11. Archives nationales, F11/394, 18 vendémiaire an III (9 octobre 1794), citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 4, Elkarlanean 2002 (ISBN 2 9131 5646 0), page 309
  12. Bulletin de la Société des sciences, lettres et arts de Bayonne, année 1935, pages 67 à 70, et Les paroisses du Pays basque, page 263, Gure Herria, années 1930-1932 - Sources citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 4, Elkarlanean 2002 (ISBN 2 9131 5646 0), page 310.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  15. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'ancien séminaire
  16. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la chapelle de l'ancien séminaire
  17. [1][2][3] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les tableaux de la chapelle de l'ancien séminaire
  18. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Martin
  19. [4][5][6][7][8][9][10][11][12] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les stèles tabulaires de l'église Saint-Martin
  20. [13][14][15][16][17][18][19][20] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les stèles discoïdales de l'église Saint-Martin
  21. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la Vierge de Pitié
  22. [21][22][23][24][25] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les dalles funéraires du cimetière
  23. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la croix du cimetière
  24. [26][27][28][29][30][31] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les stèles tabulaires du cimetière
  25. [32][33] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les stèles discoïdales du cimetière

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Makhila, bâtons traditionnels basques, par l'atelier Ainciart Bergara

Les articles sur le makila de Larressore

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