Saint-Jean-le-Vieux (Pyrénées-Atlantiques)

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Saint-Jean-le-Vieux
La place du village
La place du village
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Saint-Jean-Pied-de-Port
Intercommunalité Communauté de communes de Garazi-Baïgorri
Maire
Mandat
Pierre Eyherabide
2008-2014
Code postal 64220
Code commune 64484
Démographie
Gentilé Donazahartar
Population
municipale
862 hab. (2011)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 09′ 57″ N 1° 11′ 32″ O / 43.1658, -1.19222222222 ()43° 09′ 57″ Nord 1° 11′ 32″ Ouest / 43.1658, -1.19222222222 ()  
Altitude Min. 171 m – Max. 500 m
Superficie 11,64 km2
Localisation

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Saint-Jean-le-Vieux
L'église Saint-Pierre d'Usakoa et la mairie
Chapelle Sainte-Madeleine
Ruine de la chapelle d'Urrutia

Saint-Jean-le-Vieux est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Donazahartar[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du pays de Cize dans la province basque de Basse-Navarre.

Accès[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-le-Vieux est desservie par les routes départementales D933 (ancienne route nationale 133), D18 et D22.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Ses terres sont arrosées[2] par le Laurhibar, affluent de la Nive, et par son tributaire, le ruisseau Arzubiko erreka ainsi que par un affluent de ce dernier, l'Apatéko erreka.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom basque est Donazaharre (contraction de Donibane Zaharra[3]), le 'vieux saint Jean'.

Saint-Jean-le-Vieux est connue sous l'Antiquité sous le nom d'Imus Pyrenaeus[3]. Le toponyme Saint-Jean-le-Vieux apparaît sous les formes Sant-Juan-el-Viejo (1479[4], chapitre de Bayonne[5]), San-Juan-lo-Bielh (1513[4], titres de Pampelune[6]), S-Iean le Vieux (1650) et Sanctus-Petrus de Saint-Jean-le-Vieux (1685[4], collations du diocèse de Bayonne[7]).

Pendant la Révolution Française, le village fut appelé Franche[3].

Aphat-Ospital, hameau de la commune et siège d'une commanderie de l'ordre de Malte, est attesté sous les formes Hospitale et oratorium de Apate (1186[4], cartulaire de Bayonne[8]), Apha-Ospital ou Saint-Blaise (1703[4], visites du diocèse de Bayonne[9]) et Saint-Blaise d'Apatospital (1708[4], règlement de la commanderie d'Irissarry[10]).

Le toponyme Harrieta apparaît sous les formes Ferriette[Note 1] (XIIe siècle[4], cartulaire de Bayonne[8]), Arrieta (1525[4], titres de la Camara de Comptos[11]), Harrieta (1621[4], Martin Biscay[12]) et Harriette (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).

Le toponyme Irunberri apparaît sous les formes La salle d'Irumberri (1328[4], collection Duchesne volume CXIV[13]), Yrumberri (1621[4], Martin Biscay[12]) et Irumberry (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).

Le toponyme La Magdeleine apparaît sous les formes La Magdelena (1513[4], titres de Pampelune[6]) et La Magdelaine (1763[4], visites du diocèse de Bayonne[9])

Histoire[modifier | modifier le code]

À l’époque romaine, Saint-Jean-le-Vieux était l’Imus Pyrenaeus, station romaine au pied des Pyrénées citée par l’itinéraire d'Antonin, compilation du IVe siècle, mais d'après des cartes de l'an 211[14].

Les fouilles de J.-L. Tobie ont mis au jour des thermes, des pièces de monnaies et des objets antiques. Il y eut depuis sur le « turon » un château que Richard Cœur de Lion démolit en 1177.

Dans la maison Priorena (ancienne maison prieurale) se réunissaient les députés de Saint-Jean-Pied-de-Port et du pays de Cize.

Philippe Veyrin[15] signale que les actes de l'état-civil de Saint-Jean-le-Vieux demeurèrent exclusivement en castillan jusqu'aux années 1660, tout comme à Saint-Michel.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or à neuf besants tourteaux parti d'argent et de gueules, 3, 3 et 3[16].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2008 Pierre Gastellou UMP  
2008 en cours Pierre Eyherabide    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à six structures intercommunales :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 862 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 031 659 879 1 040 1 183 1 221 1 047 1 121 1 210
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 137 1 063 955 929 927 944 1 052 915 890
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
920 917 922 876 830 800 844 785 717
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
714 704 744 904 910 880 858 855 862
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone de production du vignoble d'Irouléguy et de celle de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Fouille du camp romain de Burgoxaharre.
L'ancienne motte féodale Kasko Handia.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le camp romain et vicus routier[19], situé au lieu-dit Burgoxaharre, date des Ie et IIIe siècles ;
  • La motte féodale Kasko Handia est le seul vestige de l’ancien du château Sant Per[20],[21] ;
  • Le château de Harrieta[22] date de la fin du Moyen Âge, tout comme l'ancienne commanderie d'hospitaliers, l'actuelle ferme Arsoritzea[23] ;
  • Les fermes Haritzaldea[24], Mariotenea[25] et Sokarroa[26] datent du XVIIe siècle ;
  • Le manoir appelé château d'Irunberri[27] date des XVIIe et XVIIIe siècles ;
  • La demeure appelée château Sala[28] ou château de Saint-Pée date des XVIIIe et XIXe siècles ;
  • La redoute de Bella Esponda[29] fut élevée en 1793 et 1813 ;

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Vestige de chapelle Saint-Blaise.
Croix de chemin de la Madeleine.
  • La chapelle Saint-Blaise[30] date du XIIe siècle, tout comme l'église de la Magdeleine[31] et la chapelle Saint-Blaise d'Apat-Ospitalea[32].
Comme son nom l'indique, cette dernière était une abbaye-hôpital, appartenant en 1286 aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem qui avec La Madeleine voisine assurait l’accueil des jacquets. Il n'en reste, près d'un vieux moulin, que la chapelle romane Saint-Blaise.
L’abside de l'édifice a été détruite mais l'oculus et les voussures du portail, qui semblent gothique du XIIIe siècle, sont conservés. On peut voir un enfeu à l'intérieur. En surplomb, la croix dite de Ganelon surmonte une colonne monolithe, qui est un ancien gibet ;
  • L'église Saint-Pierre d'Usakoa[33] date des XIIe et XVIIe siècles. Du XIIe siècle, elle dépendait de Roncevaux, démolie elle aussi, il ne reste qu’un portail roman restauré en 1630. Elle possède un chrisme sur le tympan, sur les chapiteaux sont représentés des lions et des serpents, et des voussures ornées. L’intérieur est typiquement basque ;
  • La chapelle Saint-Jean-Baptiste-d'Urrutia[34] date du XIIIe siècle tout comme la chapelle Sainte-Madeleine-de-la-Recluse[35] ;
  • Une croix de carrefour[36], sur la place centrale, est inscrite aux monuments historiques, ainsi que la croix dite de la Madeleine[37] ;
  • Saint-Jean-le-Vieux se trouve sur la Via Podiensis, l'un des chemins du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui part du Puy-en-Velay et se prolonge jusqu'au col de Roncevaux et, de là, à Saint-Jacques-de-Compostelle. La commune se trouve également sur la voie de la Nive, une variante suivie par les pèlerins qui, de Bayonne, recherchaient à regagner le Camino Navarrais avant sa traversée des Pyrénées, à Saint-Jean-Pied-de-Port ;
  • Le cimetière de la chapelle de La Madeleine recèle deux stèles discoïdales[38] du XVIIe siècle.

Pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

La commune se trouve sur la via Podiensis, l'un des chemins du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui part du Puy-en-Velay, se prolonge jusqu'au col de Roncevaux et, de là, jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle. Saint-Jean-le-Vieux est également située sur la voie de la Nive, une variante du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle suivie par les pèlerins qui, de Bayonne, recherchaient à regagner le Camino navarro avant sa traversée des Pyrénées, à Saint-Jean-Pied-de-Port.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le col d'Aphanize est un col de montagne situé au-dessus de Béhorléguy. Il se situe à la limite des bassins de la Bidouze et de la Nive. Il domine au nord Eltzarreko ordokia et la source de la Bidouze, au sud la vallée du Laurhibar un affluent de la Nive. On y accède depuis Saint-Jean-le-Vieux et Béhorléguy par une route pastorale permettant de rejoindre Alçay ou Aussurucq en Soule par le col de Burdin Olatzé.

Équipements[modifier | modifier le code]

enseignement

La commune dispose de deux écoles primaires, l'une publique et l'autre privée (école Saint-Michel).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. avec hypercorrection du h en f : en gascon, les f du latin évoluent en h ; croyant avoir affaire à un nom gascon, le scribe a voulu lui restituer un allure latine en remplaçant le h par un f. Mais harri 'pierre' est un mot basque et le h basque vient d'un ancien k aspiré. Classiquement, les formes médiévales nous apprennent plus sur leur auteurs que sur le toponyme lui-même.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. - Académie de la langue basque
  2. Notice du Sandre sur Saint-Jean-le-Vieux
  3. a, b et c « Notice no IA64000883 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  5. Chapitre de Bayonne - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. a et b Titres publiés par don José Yanguas y Miranda
  7. Manuscrits du XVIIe et du XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. a et b Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. a et b Manuscrit du XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. Titres de la commanderie d'Irissarry - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. Titres publiés par don José Yanguas y Miranda - Diccionario de Antiguedades del reino de Navarra ; 1840 ; Pampelune
  12. a et b Derecho de naturaleza que la merindad de San-Juan-del-pie-del-puerto, una de las seys de Navarra, tiene en Castilla - 1622 petit in-4°
  13. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  14. Gérard Folio. La citadelle et la place de Saint-Jean-Pied-de-Port, de la Renaissance à l’Époque Contemporaine, in Cahier du Centre d’études d’histoire de la défense no 25 Histoire de la fortification, 2005 ISBN 2-11-094732-2, En ligne [1], consulté le 3 mars 2007p 13
  15. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 131
  16. Guy Ascarat
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  19. « Notice no PA00084499 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Motte féodale de Saint-Jean-le-Vieux
  21. Une ville fortifiée au Moyen Age
  22. « Notice no IA64000938 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Notice no IA64000939 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Notice no IA64000934 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Notice no IA64000933 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Notice no IA64000940 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Notice no IA64000937 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « Notice no IA64000935 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « Notice no PA00125264 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « Notice no PA00084500 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Notice no PA00084504 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Notice no IA64000925 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « Notice no IA64000923 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. « Notice no IA64000924 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. « Notice no IA64000926 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. « Notice no PA00084502 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. « Notice no PA00084503 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. « Notice no PM64000411 », base Palissy, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


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