Carennac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Carennac
vue générale
vue générale
Blason de Carennac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Lot
Arrondissement Gourdon
Canton Vayrac
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Haut-Quercy Dordogne
Maire
Mandat
Jeanine Dumas
2008-2014
Code postal 46110
Code commune 46058
Démographie
Gentilé Carennacois(es)
Population
municipale
397 hab. (2011)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 55′ 10″ N 1° 43′ 59″ E / 44.9194444444, 1.73305555556 ()44° 55′ 10″ Nord 1° 43′ 59″ Est / 44.9194444444, 1.73305555556 ()  
Altitude 177 m (min. : 110 m) (max. : 340 m)
Superficie 19,00 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Carennac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Carennac
Liens
Site web Site officiel

Carennac est une commune française, située dans le département du Lot en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carennac est l'un des plus beaux villages de France situé à 50 km au Nord-Est de Gourdon.

Petite commune desservie par la gare de Bétaille, sur la ligne d'Aurillac à Brive, Carennac se trouve au centre d'une région riche en curiosités naturelles et sites historiques d'un grand intérêt: à quelques kilomètres, le gouffre de Padirac et un haut-lieu de pèlerinage : Rocamadour. Baigné par les eaux de la Dordogne, resserré autour d'un prieuré clunisien fondé au XIe siècle, le village a conservé son aspect médiéval et chaque pierre y raconte une histoire.

La station hydrométrique de Carennac pour surveiller la Dordogne est située au pied d'une des piles du pont.

Histoire[modifier | modifier le code]

Du temps où il se nommait Carendenacus, Carennac était un village médiéval rassemblé autour d'une église dédiée à saint Sernin et dépendant de l'abbaye de Cluny. Sous l'impulsion de cette grande abbaye, la paroisse devint prieuré et entreprit la construction de l'actuelle église Saint-Pierre, édifice roman du XIe siècle. Le château des Doyens, construit au XVIe siècle, abrita de 1681 à 1685 le célèbre François de Salignac de Lamothe, dit Fénelon, futur archevêque de Cambrai, qui choisit cet heureux coin de terre pour écrire Les Aventures de Télémaque.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Carennac Blason Échiqueté d'or et d'azur de six tires, au franc-quartier de sable.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Jeanine Dumas    
1995 2001 Jacques Garralon    
1989 1995 Evariste Marty    
1983 1989 Louis Barrière    
1977 1983 Jean Cazalas    
1965 1977 Louis Barrière    
1953 ? 1965 Ferdinand Maury    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 397 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 195 199 1 268 1 068 1 084 997 1 121 111 974
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 033 1 020 1 014 1 002 953 903 898 848 835
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
821 810 741 596 606 611 541 531 501
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
462 414 388 376 370 373 385 386 397
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Ses habitants sont appelés les Carennacois(es). Au début du XXe siècle, Carennac comptait 835 habitants[3].

Économie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Plusieurs films et séries ont été tournés dans la commune en particulier :

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château des doyens

Le village de Carennac s'est développé à partir du XIe siècle, après la fondation d'un prieuré-doyenné [4],[5] de l'ordre de Cluny. Blotti le long des fortifications du monastère, Carennac conserve bien des aspects du Moyen Âge. Son église Saint-Pierre est un très bel édifice roman doté d'un magnifique tympan du XIIe siècle. Son cloître, rebâti au XVe siècle après la guerre de Cent Ans, abrite dans sa salle capitulaire la fameuse Mise au tombeau, sculpture de la fin du XVe siècle d'une rare perfection.

Au XVIe siècle, la construction du château du Doyen est réalisée avec sa façade en pierre blanche du pays, les fenêtres à meneaux, les lucarnes sculptées. Le château est un des éléments du prieuré-doyen de Carennac, construit au XVIe siècle pour être un logement prestigieux du doyen. Salles et galeries sont organisées sur quatre niveaux autour d'un escalier, large et imposant.

  • L'un des Plus beaux villages de France

Le château des Doyens[modifier | modifier le code]

Plafond de la salle d'apparat

Le château des Doyens est un quadrilatère de 20 m sur 10, datant du XVIe siècle, il s'agit d'une belle demeure privée, construite en pierre de taille, comprenant, avec les combles, trois étages d'appartements. Un escalier à vis dessert toute la hauteur du bâtiment. Au premier étage se trouve la salle d'apparat, la mieux conservée à l'heure actuelle. Le plafond à poutrelles saillantes du XVIIe siècle est peint de rinceaux, de fleurettes, de paniers et de divers sujets mythologiques. Le château abrite à présent l'Espace patrimoine du pays d'art et d'histoire de la vallée de la Dordogne. Il présente une exposition permanente en accès libre, qui permet de découvrir la richesse naturelle, patrimoniale et architecturale de ce pays labellisé « Pays d'art et d'histoire » par le ministère de la Culture. Le château des Doyens a été classé monument historique au [6]

L'église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Tympan de l'église Saint-Pierre

L'église Saint-Pierre est une construction romane de la fin du XIe siècle augmentée au milieu du XIIe d'un porche orné d'un superbe tympan sculpté. Ce tympan repose latéralement sur un faisceau de quatre colonnes faisant office de trumeau. Il offre aux regards une vision symbolique de la fin des temps. Occupant toute la hauteur du tympan, le Christ en majesté tenant le Livre et bénissant, est assis sur un trône richement orné. Les symboles des quatre évangélistes l'entourent tandis que les apôtres, répartis sur deux registres, contemplent la vision céleste. L'église comprend trois nefs séparées par d'épais piliers, plus une rangée de chapelles sur le côté nord. Elle possède une trentaine de chapiteaux sculptés d'entrelacs et de palmettes. Un clocher roman, carré, s'élève au-dessus de la croisée du transept. Un Dit des trois morts et des trois vifs, représentation murale montrant trois jeunes gentilshommes interpellés dans un cimetière par trois morts, qui leur rappellent la brièveté de la vie et l'importance du salut de leur âme. L'église Saint-Pierre a été classée par arrêté du 2 mai 1893 aux Monuments historiques[7].

Le cloître[modifier | modifier le code]

Lieu de méditation pour les moines. Il se compose de deux parties d'époques différentes : la partie attenant à l'église romane avec ses baies géminées date du XIIe siècle. Les trois autres galeries furent reconstruites en style gothique flamboyant au XVe siècle. Chaque galerie est ouverte par des baies à remplages. On y trouve la salle capitulaire, où se réunissaient les moines, qui a été remaniée à plusieurs époques, avant de servir de citerne pendant près de deux siècles. Elle a récemment été restaurée et abrite une Mise au tombeau de la fin du XVe siècle, des bas-reliefs du XVe siècle représentant la Passion du Christ, et une série de statues de saint(e)s de facture plus populaire. Le cloître a été classé monument historique au [8]

La Mise au tombeau[modifier | modifier le code]

Cette Mise au tombeau date de la fin du XVe siècle. Elle est impressionnante par la douloureuse expression des personnages, grandeur naturelle, au centre desquels se trouve la Vierge Marie qui pleure, soutenue par saint Jean, Marie, épouse de Cléophas, Marie-Salomé et Marie-Madeleine. Le Christ, dont le visage est empreint de douceur, est étendu sur une table de pierre. Le linceul est soutenu par Joseph d'Arimathie, à droite, et Nicodème, à gauche, les deux disciples qui détachèrent de la Croix le corps du Christ et l'ensevelirent.

Maisons classées[modifier | modifier le code]

  • La maison contiguë à la Porte fortifiée du château (de l'ancien prieuré) classé par arrêté du 2 février 1938 aux Monuments historiques[9].
  • Une maison dont la cheminée du XVIe siècle est inscrite par arrêté du 21 octobre 1925 aux Monuments historiques[10].

Autres[modifier | modifier le code]

Tour d'escalier

Le village de Carennac conserve de nombreuses maisons du XVe et XVIe siècles. On peut également remarquer une tour d'escalier du XVIe siècle, située non loin d'un pont sur le Méderic, face à l'île de la Calypso.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  3. Le Lot partie Centres d'excursions p.245 - Armand Viré - Réédition de l'ouvrage de 1907 - ISBN 2-7455-0049-X
  4. Anne-Marie Pêcheur - Le prieuré-doyenné de Carennac- pp.171-190, dans Congrès archéologique de France. 147e session. Quercy. 1989 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1993
  5. Marguerite Vidal, Jean Maury, Jean Porcher - Quercy roman - pp.235-247 - Éditions Zodiaque (collection "la nuit des temps n°10) - La Pierre-qui-Vire - 3e édition - 1979 ISBN 978-2-7369-0143-1
  6. « Notice no PA00095045 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Notice no PA00095042 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Notice no PA00095042 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Notice no PA00095044 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Notice no PA00095043 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Malmartel. Dédé de Carennac : autobiographie. Editions JPB. 1996. (125 pages)
  • André Malmartel. Dédé l'anticonformiste : un pourfendeur des idées reçues. Feel. 2001. (236 pages)
  • Eugène Lefèvre-Pontalis, « Carennac », Congrès archéologique de France, LXXXIVe session tenue à Limoges en 1921, Paris, A. Picard / Société générale d'Imprimerie, vol. 84,‎ 1923, p. 420-430 (ISSN 00698881, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]