Pujols (Lot-et-Garonne)

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Pujols
La rue principale
La rue principale
Blason de Pujols
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Villeneuve-sur-Lot
Canton Villeneuve-sur-Lot-Sud
Intercommunalité Communauté d' Agglomération du Grand Villeneuvois
Maire
Mandat
Yvon Ventadoux
2014-2020
Code postal 47300
Code commune 47215
Démographie
Gentilé Pujolais
Population
municipale
3 607 hab. (2011)
Densité 144 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 23′ 11″ N 0° 41′ 21″ E / 44.3863888889, 0.68916666666744° 23′ 11″ Nord 0° 41′ 21″ Est / 44.3863888889, 0.689166666667  
Altitude 188 m (min. : 65 m) (max. : 211 m)
Superficie 24,98 km2
Localisation

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Pujols
Liens
Site web Site officiel

Pujols est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Pujolaises et les Pujolais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ce village anciennement fortifié de l'aire urbaine de Villeneuve-sur-Lot surplomble la vallée du Lot et la ville de Villeneuve-sur-Lot.

Pujols se trouve à environ 30 km d'Agen et est à mi-distance de Bordeaux et de Toulouse (environ 150 km).

Village de plan allongé sur un éperon, le château occupait l'extrémité ouest, du côté du plateau.

Un passage, ménagé sous une tour servant de clocher à l'église Saint Nicolas, donne accès au vieux village encore enserré dans les restes de ses remparts du XIIIe siècle.

Bourg castral constitué du château, des fortifications d'agglomération, de la collégiale, de la halle, le village de Pujols le Haut est adhérent de l'association Les Plus Beaux Villages de France.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bourg de Pujols est établi sur un site d'éperon dominant les vallées du Lot et de la Masse, au sommet d'une pente abrupte. Selon l'abbé Gerbeau se fiant au toponyme Au Palai du cadastre de 1811, un palais du Haut Moyen Âge occupait l' extrémité occidentale de l'éperon. Un castrum est mentionné en 1259, dépendant du comté de Toulouse : il semble relativement important au début du XIIIe siècle, mais ses murailles sont rasées lors de la répression contre les Albigeois en 1228. Le bourg semble s'être reconstitué difficilement et partiellement, alors que la bastide de Villeneuve se développe dans les années 1250-1260, peuplée par des habitants chassés de Pujols, selon le témoignage de Villefavreuse, sénéchal d'Agenais. Pujols perpétue des coutumes de 1309. À la fin du XIIIe ou au XIVe siècle, le bourg est fortifié en pierre de taille, dont subsiste la porte de ville dite Porte anglaise et la porte du clocher. Un chapitre est fondé par Jean de Pujols et sa femme en 1525 : une collégiale est bâtie au nord du bourg (église Saint-Nicolas). L'église Sainte-Foy, paroisse rurale, est reconstruite dans le bourg à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle. Maisons du XVIe siècle en pan-de-bois et en pierre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Pujols Blason D'azur au chevron d'or, à la bordure componée d'argent et de sable.
Devise 
"Como feras troberas"[1]
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
2001 avril 2014 André Garrigues PS  
avril 2014 en cours Yvon Ventadoux    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 607 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 028 1 351 1 347 1 522 1 524 1 374 1 373 1 348 1 267
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 205 1 193 1 188 1 131 1 060 1 033 1 002 1 008 1 010
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
991 920 845 819 857 910 854 857 941
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 061 1 467 2 534 3 365 3 608 3 546 3 657 3 607 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Classé parmi Les Plus Beaux Villages de France, Pujols est un village de campagne calme et reposant mais également dynamique, où il fait bon vivre, et qui compte de nombreuses associations culturelles et sportives. Pujols peut aussi compter sur sa piscine municipale, la piscine de Malbentre[4] située sur la commune, rue de Malbentre, qui compléte l'offre sports et loisirs de la commune et de la Communauté d'agglomération du Grand Villeneuvois.

Enfance et Jeunesse[modifier | modifier le code]

La commune de Pujols gère la crêche municipale "3 P'tits Tours" qui accueille les enfants à partir de 2 mois et demi et jusqu'à 4 ans. Elle est ouverte du lundi au vendredi de 7h45 à 18h15 sans interruption[5].

Le L.A.P.E (Lieu d'Accueil Parents/Enfants)[6] est un espace convivial gratuit et anonyme pour les parents, les grands-parents et les enfants de moins de 6 ans ou pour les futurs parents. Ce lieu permet d'échanger des idées, de rencontrer des professionnels de la petite-enfance, de participer à des ateliers, de préparer l'entrée à la crêche ou à la maternelle et de favoriser la rencontre entre les enfants. Il est ouvert un mercredi par mois de 9h à 12h.

Le groupe scolaire "Petit Tour-Georges Gruelles" comprend une école maternelle (4 classes de la petite section à la grande section) et une école primaire (9 classes du CP au CM2). La cantine scolaire accueille les petits pujolais les jours de classe. L'équipe de restauration scolaire veille à la bonne alimentation des enfants. La commune de Pujols met également à la disposition des écoliers et de leurs parents un service de garderie fonctionnant de 7h30 à 8h50 le matin et de 17h à 19h le soir. C'est un lieu de transition entre les familles et l'école ainsi qu'un espace de jeux et de convivialité pour les enfants[7].

Grâce à la Communauté d'agglomération du Grand Villeneuvois, les enfants de Pujols (entre 3 et 11 ans) peuvent aussi profiter des centres de loisirs de Monbalen et Fongrave. Les mercredis et pendant les vacances scolaires, les centres de loisirs intercommunaux de Monbalen[8] et Fongrave accueillent les petits pujolais ainsi que les enfants des autres communes conventionnées.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Nicolas, ancienne collégiale Saint-Nicolas[9],[10], du XIVe siècle.
  • Église Sainte-Foy, classée au titre des monuments historiques en 1903[11] ;
  • Église Saint-Étienne du Mail, classée au titre des monuments historiques en 1996[12] ;
  • Le monument aux morts, suivant un projet présenté en 1922 par l'architecte de Villefranche-sur-Lot Gaston Rapin, réalisé par le sculpteur Antoine Bourlange[13] ;.
  • Maison, rue de la Citadelles, près de la porte des Anglais, datant du XVIe siècle[14] ;
  • Maison, rue de la Citadelle, près de la place Saint-Nicolas, du XVIe siècle[15].
  • Château-fort de Pujols. Le castrum est cité en 1259. Le château est reconstruit à la fin du Moyen Âge sur la partie la plus vulnérable du site, face à la mairie. C'est un édifice rectangulaire cantonné de tours. Le château est démoli à partir de 1829. Certaines de ses pierres ont servi à construire la prison d'Eysses. Il en reste des éléments de murs et la base de la tour nord-est[16].
  • Prieuré Saint-Christophe de Cambes, le long du CD223. Il dépendait de l'abbaye de la Chaise-Dieu à la suite de la donation Raoul Passeron de Saint-Sauves, en 1060 d'après l'abbé Gerbeau. L'abside de l'église doit dater de la fin du XIIe siècle ou du début du XIIIe siècle. La nef a été reconstruite au XVIe siècle, ainsi que le portail. Les autres bâtiments se trouvaient au nord, autour d'une cour. Le logis était déclaré en ruines en 1551. Il a dû être restauré au XVIIIe siècle et au XIXe siècle[17] ;
  • Église Saint-Pierre-ès-Liens de Doumillac. L'église citée en 1271 a été reconstruite à la fin du XVe siècle ou au début du XVIe siècle. Elle était d'abord dédiée à Notre-Dame, puis à saint Pierre, à partir de 1520. Le clocher a été rebâtie en 1831. La voûte de la nef, les chapelles latérales et la toiture sont refaites en 1882 par l'architecte Adolphe Gilles[18] ;
  • Église Saint-Martin de Noaillac. Mentionnée dès 1271, elle a été reconstruite dans la première moitié du XVIe siècle. Deux chapelles construites de part et d'autre de la nef au XVIe siècle forment un transept. L'église a été fortifiée pendant les guerres de religion. Trois chapelles latérales ont été ajoutées au début du XVIIe siècle. La sacristie a été construite en 1716. L'église a été réparée dans les années 1880[19].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bernard Lebrun : restaurateur étoilé au Guide Michelin, premier étoilé de l'arrondissement de Villeneuve sur Lot

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé J B Gerbeau, Essai historique sur la baronnie de Pujols en Agenais, J. Roche libraire-éditeur, Agen, 1891 ( lire en ligne )

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]