Arraute-Charritte
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| Arraute-Charritte | ||||||
L'église Saint-Pierre |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Aquitaine | |||||
| Département | Pyrénées-Atlantiques | |||||
| Arrondissement | Bayonne | |||||
| Canton | Saint-Palais | |||||
| Intercommunalité | communauté de communes d'Amikuze | |||||
| Maire Mandat |
Christian Guillemin 2008-2014 |
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| Code postal | 64120 | |||||
| Code commune | 64051 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Arrutar | |||||
| Population municipale |
324 hab. (2007) | |||||
| Densité | 14 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 8 m — Max. 192 m | |||||
| Superficie | 22,81 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Arraute-Charritte est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
La commune fait partie du Pays de Mixe, dans la province basque de Basse-Navarre.
Accès [modifier]
Arraute-Charritte est desservie par les routes départementales D11 et D310.
La ligne 870 du réseau interurbain des Pyrénées-Atlantiques, qui relie Tardets-Sorholus à Bayonne possède un arrêt sur la commune.
Hydrographie [modifier]
Située dans le bassin versant de l'Adour, la commune est traversée[2] par la Bidouze et ses affluents, le ruisseau le Lauhirasse, de Sanseroy, de Mendehéguy et de Lagrabe.
Des affluents du Lihoury, les ruisseau la Pataréna et l'Oyhanchoury, coulent également sur la commune.
Enfin, un tributaire du Minhurièta erreka, qui se jette plus loin dans la Bidouze, le ruisseau la Moulary, arrose le territoire d'Arraute-Charritte.
Lieux-dits et hameaux [modifier]
- Ameztoya[3]
- Ansobieta[3]
- Aphatepe[3]
- Aphatiague[3]
- Arraute[3]
- Ascoundreguy[3]
- Atchuquia[3]
- Ayenia[3]
- Baratchartia[3]
- Barneto[3]
- Beigtanborda[3]
- Bellevue[3]
- Bellereta[3]
- Bentaberry[3]
- Bertranteguia[3]
- Biscaborda[3]
- Biscagoitia[3]
- Biscaya[3]
- Bissargorry[3]
- Bordaberry[3]
- Bordakoborda[3]
- Bousquets[3]
- Camoussarria[3]
- Charritte[3]
- Charrittounia[3]
- Chilocoa[3]
- Costenenia[3]
- Elhordoy[3]
- Elizondokoborda[3]
- Ermit[3],[4]
- Ermitaborda[3]
- Etchari[3]
- Etchebestia[3]
- Etchemendikoborda[3]
- Etchemendy[3]
- Ithurrongarat[3]
- Fitounia[3]
- Galharreta[3]
- Garatia[3]
- Garaya[3]
- Goihenech[3]
- Grachigno[3]
- Harria[3]
- Héguia[3]
- Iratchet[3]
- Iriatia[3]
- Iribarnia[3]
- Jauregia[3]
- Labenta[3]
- Larralde-Borda[3]
- Borde Larralde[3]
- Larraldia (deux lieux-dits)[3]
- Laxague (ruines)[3]
- Mandio[3]
- Mendiburia[3]
- Manéchans (ruines)[3]
- Millafranque[3]
- Miquelet[3]
- Olheguy[3]
- Oquelargainia[3]
- Othaburia[3]
- Oxobia[3]
- Oyhanburia[3]
- Oyhenart[3]
- Oyhenartia[3]
- Patatouch[3]
- Phagoa[3]
- Borde dou Rey[3]
- Saharcet[3]
- Santacoits[3]
- Sarrailh[3]
- Sorhigarat[3]
- Sorhigaratborda[3]
- Souquirats[3]
- Trouilh[3]
- Urrutia[3]
Communes limitrophes [modifier]
- Masparraute (à 2,3 km)[5] et Amorots-Succos (3,7 km) au sud.
- Bidache (9,6 km) et Came (9,4 km) au nord.
- Bergouey-Viellenave (4,4 km) et Arancou (5,5 km) à l'est.
- Orègue (2,7 km) à l'ouest.
Climat [modifier]
Le climat, ici de type océanique aquitain, est influencé par trois facteurs principaux[6] :
- la latitude, la commune se situe dans le département le plus au sud de la côte Atlantique ;
- l'océan Atlantique, sa proximité joue le rôle de régulateur thermique : étés secs et faibles amplitudes thermiques ;
- les Pyrénées qui sont une barrière naturelle retenant les courants atmosphériques de nord-ouest et favorisant ainsi d'abondantes précipitations à la fin du printemps. En automne et en hiver, l'effet de Foehn (courants atmosphériques du sud) permet à la région d'obtenir des températures exceptionnelles par rapport au reste du pays, et un ciel parfaitement dégagé.
- Données générales
Comparaison des données météorologiques de Arraute-Charritte[7]avec les données nationales
| Ville | Ensoleillement |
Pluie |
Neige |
Orage |
Brouillard |
|---|---|---|---|---|---|
| Moyenne nationale | 1 973 | 770 | 14 | 22 | 40 |
| Arraute-Charritte[7] | 1 935 | 1 483 | 3 | 34 | 30 |
| Paris | 1 630 | 642 | 15 | 19 | 13 |
| Nice | 2 668 | 767 | 1 | 31 | 1 |
| Strasbourg | 1 633 | 610 | 30 | 29 | 65 |
| Brest | 1 492 | 1 109 | 9 | 11 | 74 |
Toponymie [modifier]
Son nom basque est Arrueta-Sarrikota. Jean-Baptiste Orpustan[8] indique que Charrite provient de Sarri-ko-(e)ta, « lieu de petits fourrés ». En revanche, aucune certitude n’est donnée pour l’origine du toponyme Arraute.
Le toponyme Arraute, mentionné dès le XIIe siècle[4] (cartulaire de Sorde[9]), apparaît sous les formes arraute (1125[8]), sanctus petrus de arraute (1160[8]), Araute (1350[8]), arraute (1413[8]), Arrauta (1513[4], titres de Pampelune[10]) et Arrueta (1621[4], Martin Biscay[11]).
Le toponyme Charrite apparaît sous les formes Sanctus Joannes de Sarricte (1160[8]), Sarrite (1316[8]), Ssarriette (1381[8]), Sarricoete (1413[8]), Sarricoata (1513[4], titres de Pampelune[10]) et Charrite (1793[12] et 1801[12], Bulletin des Lois pour cette dernière date).
Éliçaïcine et Élicetche sont deux fiefs du royaume de Navarre, présents sur Arraute, cités par le dictionnaire de 1863[4].
Le chemin de l'Ermite s'étend, d'après Paul Raymond[4] sur les communes d'Arraute-Charritte et de Viodos-Abense-de-Bas.
Ithorrondo, ferme de la commune, est citée en 1621[4] (Martin Biscay[11]).
Paul Raymond indique, en 1863[4], un bois de la commune, du nom de Le Coud.
L'hydronyme Lafaure apparaît sous les formes la Phaura en 1538[4] (réformation de Béarn[13]) et la Phaure et 1863[4].
Histoire [modifier]
La commune d'Arraute et son village, Charritte-Mixe, ont fusionné le 27 juin 1842.
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
De sinople au lion d'argent.[14]
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Administration [modifier]
Intercommunalité [modifier]
Arraute-Charritte fait partie, comme 26 autres communes, de la communauté de communes d'Amikuze.
La commune appartient également à cinq autres syndicats intercommunaux[15] :
- le syndicat AEP du pays de Mixe (SIVU pour l'eau potable) ;
- le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
- le syndicat intercommunal pour le fonctionnement des écoles d'Amikuze ;
- le syndicat pour le soutien à la culture basque ;
- le syndicat de regroupement pédagogique d'Amorots-Succos, Arraute-Charritte, Beguios, Masparraute et Orègue[16].
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 1350, 3 feux sont signalés à Charritte[17].
Le recensement[18] à caractère fiscal de 1412-1413, réalisé[19] sur ordre de Charles III de Navarre, comparé à celui de 1551 des hommes et des armes qui sont dans le présent royaume de Navarre d'en deçà les ports[20], révèle une démographie en forte croissance. Le premier indique à Arraute la présence de 7 feux, le second de 22 feux (16 + 6 feux secondaires).
Le recensement de la population de Basse-Navarre de 1695[21] dénombre 80 feux à Arraute.
En 2010, la commune comptait 385 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
De 1793 à 1836, la population indiquée ne reflète que celle d'Arraute, encore séparé de Charritte, dont la population durant cette même période est décrite ci-dessous[12].
Pyramide des âges [modifier]
Économie [modifier]
La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
- Budget et fiscalité
- taxe d'habitation : 9,04 % (en 2003)[25]
- taxe foncière : 6,39 % (propriétés bâties)
- taxe professionnelle : 7,97 %
L'économie locale est surtout axée sur l'agriculture.
- agriculture : céréales (blé, orge, maïs) ;
- viticulture ;
- élevage : bovins, ovins, porcins, oies et canards. (foie gras) ;
- sylviculture (chênes) ;
- héliciculture (élevage d'escargots).
Culture et patrimoine [modifier]
Patrimoine civil [modifier]
Le village, typiquement basque, possède quelques maisons à colombage.
Patrimoine religieux [modifier]
L'église Saint-Pierre[26] d'Arraute et celle de Charritte sont du XIXe siècle. Cette dernière recèle un retable du XVIIIe siècle. L'église d'Arraute est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 2006.
La chapelle funéraire de Samacoitz fait également partie de ce patrimoine religieux.
Patrimoine environnemental [modifier]
- Rives de la Bidouze
Le site de la Bidouze est classé en zone Natura 2000[27].
Équipements [modifier]
- éducation
Amorots-Succos, Masparraute, Orègue, Béguios et Arraute-Charritte se sont associées pour créer un regroupement pédagogique intercommunal (R.P.I. AMOBA[28]).
Personnalités liées à la commune [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture, 2009 (ISBN 978-2-35077-151-9)
- Notice du Sandre sur Arraute-Charritte
- Géoportail - IGN, « Géoportail ». Consulté le 7 mars 2012
- Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
- Communes proches d'Arraute-Charritte.
- Données Météo France
- Données de la station de Biarritz, sources l'Internaute, INSEE et Lameteo.org
- Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 (ISBN 2 86781 396 4)
- Cartulaire de l'abbaye Saint-Jean de Sorde, publié par extraits dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
- Titres publiés par don José Yanguas y Miranda
- Derecho de naturaleza que la merindad de San-Juan-del-pie-del-puerto, una de las seys de Navarra, tiene en Castilla - 1622 petit in-4°
- Fiche de Charritte sur le site du projet Cassini de l'EHESS
- Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Guy Ascarat
- Cellule informatique préfecture 64, « Intercommunalité des Pyrénées-Atlantiques ». Consulté le 7 mars 2012
- Intercommunalité d'Arraute-Charritte
- Jean-Baptiste Orpustan, Ouvrage collectif, Amikuze - Le Pays de Mixe, Éditions Izpegi - 1992 (ISBN 2 909262 05 7), page 77
- Recensements cités par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 3, Elkarlanean 2001 (ISBN 2 9131 5634 7), page 26. Le même ouvrage de Manex Goyhenetche indique (page 284) qu'il faut compter une moyenne démographique de 5.5 par feu.
- Transcrit et publié par Ricardo Cierbide, Censos de población de la Baja Navarra, Max Niemeyer Verlag, Tübingen, 1993
- Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, E 575, transcrit par Louis Baratchart dans Les amis de la vieille Navarre, janvier 1995, pages 44-54
- Bibliothèque nationale, 6956, registre Moreau 979, cité par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 3, Elkarlanean 2001 (ISBN 2 9131 5634 7), page 299.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Pyramide des âges, Recensement 1999 sur le site de l'INSEE
- Site officiel de la Direction Générale des Impôts
- L'église Saint-Pierre, base Mérimée, ministère français de la Culture
- La bidouze sur Natura 2000
- Site du R.P.I. AMOBA
