Aubeterre-sur-Dronne
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| Aubeterre-sur-Dronne | ||
Le village d'Aubeterre et son château. |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Poitou-Charentes | |
| Département | Charente | |
| Arrondissement | Angoulême | |
| Canton | Aubeterre-sur-Dronne (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays d'Aubeterre | |
| Maire Mandat |
Jacques Mercier 2008-2014 |
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| Code postal | 16390 | |
| Code commune | 16020 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Aubeterriens | |
| Population municipale |
418 hab. (2010[1]) | |
| Densité | 175 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 38 m — Max. 111 m | |
| Superficie | 2,39 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | aubeterresurdronne.com | |
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Aubeterre-sur-Dronne (Aubaterra en limousin, dialecte occitan) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).
Ses habitants sont appelés les Aubeterriens et les Aubeterriennes.
Elle figure parmi les plus beaux villages de France.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Localisation et accès [modifier]
La commune est située sur la Dronne, à l'extrême sud-est du département de la Charente. Elle est limitrophe du département de la Dordogne.
Chef-lieu de son canton, Aubeterre est à 42 km au sud d'Angoulême, la préfecture. Elle est aussi à 8 km au nord de Saint-Aulaye, 10 km à l'est de Chalais, 13 km à l'ouest de Ribérac, 15 km au sud de Montmoreau, 43 km à l'ouest de Périgueux, 75 km au nord-est de Bordeaux[2].
La commune est principalement desservie par la D.2 (D.20 en Dordogne), route d'est en ouest, de Chalais à Ribérac, par la D.10 qui va au nord vers Montmoreau, et la D.17 qui va au sud vers Bonnes et Saint-Aulaye. La D.17 va aussi au nord-est vers Laprade et Saint-Séverin[3].
La commune est relativement petite en surface et le bourg d'Aubeterre s'en trouve dans l'extrémité nord.
La gare la plus proche est celle de Chalais, où des TER circulent entre Angoulême et Bordeaux.
Hameaux et lieux-dits [modifier]
Le bourg occupe l'extrémité nord de la commune. La partie sud, entièrement agricole, ne comporte aucun hameau à part quelques fermes : Pont Vieux et la Grange au pied de la ville et près de la Dronne, puis Jean Martin, Baisevigne, et le Poulard[3].
Communes limitrophes [modifier]
Géologie et relief [modifier]
La grande partie ouest de la commune est occupée par les coteaux du Campanien (Crétacé supérieur), calcaire crayeux qui occupe une grande partie du Sud Charente. Les sommets au nord du bourg sont couverts de dépôts du Tertiaire, sables argileux et galets. La partie basse de la commune, vallée de la Dronne, est occupée par des alluvions du Quaternaire, dont les plus anciennes se sont accumulées en terrasses, et les plus récentes constituent la partie inondable[4],[5],[6].
Le site d'Aubeterre est celui d'une colline occupant la rive concave d'un méandre de la Dronne et formant un éperon vers le sud.
Le point culminant de la commune est à une altitude de 111 m, situé sur ce plateau près de la limite nord. Le point le plus bas est à 38 m, situé au bord de la Dronne en limite sud. Le bourg s'étage entre la vallée de la Dronne et le sommet de la colline[3].
Hydrographie [modifier]
La Dronne, affluent de l'Isle et sous-affluent de la Dordogne, arrose la bordure orientale de la commune.
Au sud de la commune, un petit bras de la Dronne s'appelle l'Astier du Poulard[3].
Climat [modifier]
Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain, et semblable à celui de la ville de Cognac où est située la station météorologique départementale.
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 2,0 | 2,8 | 3,8 | 6,2 | 9,4 | 12,4 | 14,4 | 14,0 | 12,1 | 8,9 | 4,7 | 2,6 | 7,8 |
| Température moyenne (°C) | 5,4 | 6,7 | 8,5 | 11,1 | 14,4 | 17,8 | 20,2 | 19,7 | 17,6 | 13,7 | 8,6 | 5,9 | 12,5 |
| Température maximale moyenne (°C) | 8,7 | 10,5 | 13,1 | 15,9 | 19,5 | 23,1 | 26,1 | 25,4 | 23,1 | 18,5 | 12,4 | 9,2 | 17,7 |
| Ensoleillement (h) | 80 | 103,9 | 153,3 | 184,5 | 204,9 | 239,6 | 276,4 | 248,3 | 199,4 | 159 | 96,8 | 78,8 | 2 024,9 |
| Précipitations (mm) | 80,4 | 67,3 | 65,9 | 68,3 | 71,6 | 46,6 | 45,1 | 50,2 | 59,2 | 68,6 | 79,8 | 80,0 | 783,6 |
Toponymie [modifier]
Le nom Albaterra se retrouve en 1004 : Alba terra, « Blanche terre », car un roc à pic de craie blanche domine le bourg[8],[9].
Histoire [modifier]
Sur la colline, roc à pic de craie blanche, les seigneurs d'Aubeterre édifièrent au XIIe siècle le château au-dessus de l'église monolithe Saint-Jean.
En septembre 1346, durant la guerre de Cent Ans, le comte de Derby s’empare de la ville[10].
Cette petite ville de l'Angoumois aux portes du Périgord a titre de comté et de marquisat, et sa juridiction s'étendait sur dix-neuf paroisses et quarante fiefs. Elle a donné son nom à une ancienne maison d'où sont sortis les seigneurs de Raymond, de Bouchard et d'Esparbez et à laquelle appartenaient François d'Esparbez de Lussan, vicomte d'Aubeterre, maréchal de France (1620), mort en janvier 1628, et Joseph-Henri Bouchard d'Esparbez, marquis d'Aubeterre, maréchal de France né le 24 janvier 1714, maréchal de camp (1748), ambassadeur à Vienne (1752), à Madrid (1757), lieutenant général (1758), ambassadeur au congrès d'Augsbourg (1761), à Rome (1763), maréchal de France (1783) et mort le 28 août 1768.
Au XVIIe siècle, le château est reconstruit par François d'Esparbés de Lussan, marquis d'Aubeterre (pavillon renfermant la chapelle, bretèches, tour ronde).
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
« Losangé d'or et d'azur, au chef de gueules ». Selon d'Hozier, la ville porte : « De vair, à un chef componné d'argent et de gueules.
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Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Aubeterre-sur-Dronne depuis cette date :

Pyramide des âges [modifier]
Remarques [modifier]
Aubeterre a la particularité d'être le chef-lieu de canton le moins peuplé de tout le département de la Charente.
Économie [modifier]
Équipements, services et vie locale [modifier]
Enseignement [modifier]
L'école est un regroupement pédagogique intercommunal entre Aubeterre, Bonnes et Laprade. Aubeterre accueille l'école primaire, et Bonnes et Laprade les écoles élémentaires[16].
Télévision [modifier]
Depuis 2010, la série télévisée La Nouvelle Maud est tournée à Aubeterre.
Lieux et monuments [modifier]
Patrimoine religieux [modifier]
Église monolithe [modifier]
L'église monolithe Saint-Jean est une église souterraine, creusée dans une falaise dominant la Dronne à partir du VIIe siècle et considérablement agrandie au XIIe siècle par une communauté de moines bénédictins. La nef, aux voûtes taillées en plein cintre, s'élève à près de 20 mètres. À environ 15 mètres, elle est bordée sur trois de ses côtés par une galerie, sorte de triforium, à laquelle on accède par un escalier taillé dans le roc. Une série de grandes arcades et de colonnes massives (passant d'un plan octogonal à la base à un plan carré au sommet) marquent la séparation avec un bas-côté.
Cette église rupestre abrite un ensemble unique comprenant un imposant reliquaire en pierre (6 mètres de hauteur), joyau de l'art roman, une fosse à reliques, une cuve baptismale paléochrétienne ornée d'une croix grecque et une crypte passant pour avoir été un ancien lieu de culte mithraïque. La chapelle primitive, creusée au VIIe siècle, renferme près de 80 sarcophages médiévaux. Ces tombeaux ont été découverts entre 1958 et 1961. Des inhumations furent pratiquées dans la nef jusqu'en 1865, avant que cette pratique ne soit proscrite pour des raisons de salubrité publique[17].
L'église Saint-Jean est une des principales églises monolithes de France. Elle a deux « sœurs » dans la région : l'église monolithe de Saint-Émilion et la chapelle de l'ermitage Saint-Martial de Mortagne-sur-Gironde. Elle est classée monument historique depuis le 3 septembre 1912[18].
Église Saint-Jacques [modifier]
L'église Saint-Jacques, sérieusement endommagée durant les guerres de religion (13 et 14 mai 1562) est presque entièrement reconstruite à partir de 1710. Elle conserve néanmoins une imposante façade de style roman saintongeais, datée du XIIe siècle et classée monument historique depuis 1862. Longue de 18,40 mètres pour une hauteur de 12 mètres, elle est divisée en trois registres horizontaux et verticaux, rythmés par de grandes arcades et des entre-colonnements.
Le portail, dont un arc polylobé trahit des influences hispano-mauresques, comprend cinq voussures ornées de motifs géométriques. Les parties supérieures comprennent un zodiaque, une arcature romane (ayant sans doute reçu des statues des douze apôtres, aujourd'hui disparues) et quelques représentations symboliques (coquilles Saint-Jacques) d'une étape sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle.
L'intérieur de l'église, d'une grande sobriété, est divisé en trois vaisseaux, l'ensemble étant couvert d'une charpente apparente. Le chevet plat est percé d'une grande baie où a été posé un vitrail moderne en 1970. Le bas-côté sud abrite une Vierge à l'enfant du XVIe siècle.
Patrimoine civil [modifier]
Le château [modifier]
Édifié sur un promontoire rocheux, contrôlant la vallée de la Dronne et au point de rencontre de trois provinces (Angoumois, Saintonge et Périgord), le château d'Aubeterre est mentionné dans des écrits dès 1004. Convoité durant la guerre de Cent Ans en raison de sa position stratégique, il change de mains à plusieurs reprises. Lorsque le conflit se termine en 1453, il passe à François Bouchard, baron d'Aubeterre, qui reconstitue patiemment sa seigneurie et défend ses prérogatives face aux autorités religieuses et aux comtes d'Angoulême. Au XVIIe siècle, il est propriété de François d'Esparbes de Lussan, maréchal de France.
Le principal vestige du château d'Aubeterre est le châtelet d'entrée, tour rectangulaire d'aspect massif reconstruite au XVIe siècle. Il conserve une disposition propre aux constructions médiévales, notamment des mâchicoulis et deux rainures verticales de part et d'autre du portail, ultimes témoignages d'un ancien pont-levis. L'ensemble est complété par des restes de quatre tours circulaires, une partie de l'enceinte défensive, un petit corps de logis, une chapelle Renaissance et quelques communes établis sur une ancienne courtine[19]. Ces vestiges ont été inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le 1er mars 1973[20].
Autres monuments [modifier]
La petite cité conserve encore plusieurs couvents, un ancien hospice, quelques fortifications éparses et un certain nombre de maisons anciennes, accrochées au relief.
Le couvent des Minimes, fondé en 1617, est aujourd'hui une maison de retraite. Sa chapelle (ouverte au public) mêle éléments d'architecture classiques et gothiques tardifs. L'attention est retenue par un retable en pierre monumental, où sont représentés notamment des anges tenant entre leurs mains des soleils. Le cloître jouxtant la chapelle, aux lignes pures et sobres, s'inspire de celui du couvent des Minimes de Blaye. L'ensemble est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 29 août 1991[21].
Le couvent des Clarisses, fondé en 1620, est aujourd'hui une propriété privée. Il conserve un portail d'aspect militaire, avec mâchicoulis et chemin de ronde. L'ancien hospice Saint-François, qui date pour l'essentiel du XIVe siècle, fut édifié afin de porter secours aux pèlerins, malades et indigents.
La place Merkès-Merval doit son nom à deux grandes vedettes de l'art lyrique des années 1940 à 1990, Marcel Merkès et Paulette Merval. Cette petite place d'aspect pittoresque est connue pour ses nombreuses maisons traditionnelles dotées de balcons en bois « à l'espagnole », qui s'accrochent aux parois de la falaise. Au centre se trouve un ancien lavoir. Un passage voûté conduit à la place Trarieux, du nom de Ludovic Trarieux, fondateur de la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen, natif d'Aubeterre. Cette petite esplanade est bordée de maisons anciennes ainsi que d'un immeuble d'aspect cossu, abritant dans une niche une statue du Sacré-Cœur de Jésus.
La tour des Apôtres (ou tour Henri IV) : c'est dans cette tour qu'Henri IV aurait dormi la veille de la bataille de Coutras[réf. nécessaire].
Personnalités liées à la commune [modifier]
- François d'Esparbès-Lussan (vers 1571 † 1628), vicomte d'Aubeterre, maréchal de France
- Henri Joseph Bouchard d'Esparbès de Lussan (24 janvier 1714 – 28 août 1788), marquis d'Aubeterre, maréchal de France
- Ludovic Trarieux, fondateur de la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen
- Pierre Véry, né à Bellon le 17 novembre 1900 et mort à Paris le 12 octobre 1960, est un écrivain et scénariste français, auteur, entre autres, des Disparus de Saint-Agil. Un petit musée a été ouvert, le 21 juin 2008, dans sa résidence secondaire d'Aubeterre, à l'instigation de son fils Noël Véry, lui-même célèbre opérateur cinématographique et promoteur en France du procédé steadycam.
- Paulette Merval, née Paulette Riffaud (de vieille famille Aubeterrienne) le 3 novembre 1920 à La Roche-Chalais et décédée le 21 juin 2009 à Bordeaux, et Marcel Merkès né le 7 juillet 1920 à Bordeaux et mort le 30 mars 2007 à Pessac. Ils furent le couple mythique de l'opérette, se mariant 10 500 fois à la scène. Ils possédaient le domaine de Baisevigne où ils aimaient venir se reposer entre deux séries de spectacles au théâtre Mogador à Paris.
Notes et références [modifier]
- Populations légales 2010 de la commune : Aubeterre-sur-Dronne sur le site de l'Insee
- Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
- Carte IGN sous Géoportail
- Carte du BRGM sous Géoportail
- Visualisateur Infoterre, site du BRGM
- [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Ribérac », sur Infoterre, 1999 (ISBN 2-7159-1757-0). Consulté le 30 décembre 2011
- Cognac, Charente(16), 30m - [1961-1990], sur infoclimat.fr. Consulté le 1er janvier 2013
- Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
- Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, 1900, 582 p., p. 113
- Robert Favreau, in Jean Combes (dir.), Histoire du Poitou et des Pays charentais : Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, éditions Gérard Tisserand, 2001, 334 p. (ISBN 2-84494-084-6) [lire en ligne], p. 196
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 29 juillet 2010
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 29 juillet 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 29 juillet 2010
- Evolution et structure de la population à Aubeterre-sur-Dronne en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 29 juillet 2010
- Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 29 juillet 2010
- Site de l'inspection académique de la Charente
- in Archeologia, no 51, « Les églises monolithes d'Aubeterre, de Gurat et de Saint-Émilion », 1972
- Église monolithe, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias, 1993, 499 p. (ISBN 2-910137-05-8), p. 323
- Château d'Aubeterre, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Couvent des Minimes, base Mérimée, ministère français de la Culture
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Anciennes communes de la Charente
- Liste des communes de la Charente
- Liste des localités adhérant à l'association Les Plus Beaux Villages de France