Aubeterre-sur-Dronne

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Aubeterre-sur-Dronne
Le village d'Aubeterre et son château.
Le village d'Aubeterre et son château.
Blason de Aubeterre-sur-Dronne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Aubeterre-sur-Dronne
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Tude et Dronne
Maire
Mandat
Jacques Mercier
2014-2020
Code postal 16390
Code commune 16020
Démographie
Gentilé Aubeterriens
Population
municipale
419 hab. (2011)
Densité 175 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 16′ 21″ N 0° 10′ 16″ E / 45.2725, 0.171145° 16′ 21″ Nord 0° 10′ 16″ Est / 45.2725, 0.1711  
Altitude Min. 38 m – Max. 111 m
Superficie 2,39 km2
Localisation

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Aubeterre-sur-Dronne
Liens
Site web aubeterresurdronne.com

Aubeterre-sur-Dronne est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Ses habitants sont appelés les Aubeterriens et les Aubeterriennes[1].

Elle fait partie de l'association Les Plus Beaux Villages de France[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Le pont sur la Dronne

La commune est située sur la Dronne, à l'extrême sud-est du département de la Charente. Elle est limitrophe du département de la Dordogne.

Chef-lieu de son canton, Aubeterre est à 42 km au sud d'Angoulême, la préfecture. Elle est aussi à 8 km au nord de Saint-Aulaye, 10 km à l'est de Chalais, 13 km à l'ouest de Ribérac, 15 km au sud de Montmoreau, 43 km à l'ouest de Périgueux, 75 km au nord-est de Bordeaux[3].

La commune est principalement desservie par la D 2 (D 20 en Dordogne), route d'est en ouest, de Chalais à Ribérac, par la D 10 qui va au nord vers Montmoreau, et la D 17 qui va au sud vers Bonnes et Saint-Aulaye. La D 17 va aussi au nord-est vers Laprade et Saint-Séverin[4].

La commune est relativement petite en surface et le bourg d'Aubeterre s'en trouve dans l'extrémité nord.

La gare la plus proche est celle de Chalais, où des TER circulent entre Angoulême et Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le bourg occupe l'extrémité nord de la commune. La partie sud, entièrement agricole, ne comporte aucun hameau à part quelques fermes : Pont Vieux et la Grange au pied de la ville et près de la Dronne, puis Jean Martin, Baisevigne, et le Poulard[4].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Aubeterre
Laprade
Saint-Romain Aubeterre
Bonnes Saint-Antoine-Cumond
(Dordogne)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La grande partie ouest de la commune est occupée par les coteaux du Campanien (Crétacé supérieur), calcaire crayeux qui occupe une grande partie du Sud Charente. Les sommets au nord du bourg sont couverts de dépôts du Tertiaire, sables argileux et galets. La partie basse de la commune, vallée de la Dronne, est occupée par des alluvions du Quaternaire, dont les plus anciennes se sont accumulées en terrasses, et les plus récentes constituent la partie inondable[5],[6],[7].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le site d'Aubeterre est celui d'une colline occupant la rive concave d'un méandre de la Dronne et formant un éperon vers le sud.

Le point culminant de la commune est à une altitude de 111 m, situé sur ce plateau près de la limite nord. Le point le plus bas est à 38 m, situé au bord de la Dronne en limite sud. Le bourg s'étage entre la vallée de la Dronne et le sommet de la colline[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Dronne, affluent de l'Isle et sous-affluent de la Dordogne, arrose la bordure orientale de la commune.

Au sud de la commune, un petit bras de la Dronne s'appelle l'Astier du Poulard[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain, et semblable à celui de la ville de Cognac où est située la station météorologique départementale.

Données climatiques
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 2,8 3,8 6,2 9,4 12,4 14,4 14 12,1 8,9 4,7 2,6 7,8
Température moyenne (°C) 5,4 6,7 8,5 11,1 14,4 17,8 20,2 19,7 17,6 13,7 8,6 5,9 12,5
Température maximale moyenne (°C) 8,7 10,5 13,1 15,9 19,5 23,1 26,1 25,4 23,1 18,5 12,4 9,2 17,7
Ensoleillement (h) 80 103,9 153,3 184,5 204,9 239,6 276,4 248,3 199,4 159 96,8 78,8 2 024,9
Précipitations (mm) 80,4 67,3 65,9 68,3 71,6 46,6 45,1 50,2 59,2 68,6 79,8 80 783,6
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Cognac de 1961 à 1990[8].
Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les falaises calcaires surplombent les toits du village

Le nom Albaterra se retrouve en 1004[9].

Alba terra signifie « Blanche terre », car un roc à pic de craie blanche domine le bourg[10],[11].

Aubeterre est située dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et se nomme Aubaterra en dialecte limousin[12].

Article connexe : Langues de la Charente.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La châtellenie d'Aubeterre est connue dès le XIe siècle. Le premier seigneur connu est Géraud, au début de ce siècle. Aimeri d'Aubeterre fut moine à l'abbaye de Saint-Cybard.

Sur la colline, roc à pic de craie blanche, les seigneurs d'Aubeterre édifièrent au XIIe siècle le château au-dessus de l'église monolithe Saint-Jean. Aubeterre était alors une vicomté, qui passa par alliance à la maison de Castillon en la personne de Pierre II[13].

Au XIIe siècle, Pierre de Castillon, seigneur d'Aubeterre, fait creuser l'église monolithe lors de son retour de croisade[14].

En 1246, le seigneur d'Aubeterre a reconnu le comte d'Angoulême comme son suzerain[15].

En 1278, Pierre V fut dépouillé de la vicomté d'Aubeterre et la reconnut en foi et hommage au comte d'Angoulême. Sa plus jeune fille épousa Pierre Raymond, seigneur d'Ozillac, qui devint ainsi vicomte d'Aubeterre. La famille Raymond conserva Aubeterre pendant tout le XIVe siècle et fut du côté du roi de France contre les Anglais pendant la guerre de Cent Ans[13].

En septembre 1346, durant la guerre de Cent Ans, le comte de Derby s'empara de la ville[16].

Le roi d'Angleterre Édouard III confia au seigneur de Mussidan la garde de la ville, qui la conserva en 1360 lors du traité de Brétigny qui rétrocédait l'Angoumois à l'Angleterre, alors que celle-ci avait conservé la Saintonge[Note 1]. Le vicomte Gardrad Raymond, fils de Pierre Raymond, ne fit allégeance au prince de Galles que le 29 septembre 1363[13].

En 1366, Aubeterre était une des neuf châtellenies de la sénéchaussée d'Angoumois, dirigée par le sénéchal anglais Henri de La Haye[17],[Note 2]. Entre 1356 et 1412, la seigneurie d'Aubeterre a changé sept fois de mains entre les Anglais et les Français. Gardrad Raymond, seigneur d'Aubeterre, fut un grand recruteur et chef de bandes des compagnies anglo-gasconnes, avant d'être engagé par Du Guesclin pour aller guerroyer en Espagne en 1366[18].

La petite-fille de Gardrad Raymond épousa Guy Bouchard, chevalier, et Aubeterre resta aux mains des Bouchard pendant les deux siècles suivants.

Temps modernes (XVIe ‑ XVIIIe siècle)[modifier | modifier le code]

François d'Esparbès de Lussan

Lorsqu'arrivèrent les guerres de religion, le vicomte d'Aubeterre, François Bouchard, embrassa avec ardeur le parti protestant. L'assassin du duc de Guise, Poltrot de Méré, aurait été un de ses pages. François Bouchard s'enfuit à Genève avec sa femme et Aubeterre fut prise par le duc d'Anjou. Leur fils David Bouchard, rentrant d'exil de Suisse, fut pris en charge par le vicomte de Bourdeilles, sénéchal du Périgord, qui lui donna sa fille Renée en mariage et le fit venir à la religion catholique. Le jeune vicomte d'Aubeterre mourut en 1593 des suites d'une blessure reçue au siège de Lisle en Périgord par les ligueurs[13].

Leur fille unique Hippolyte épousa en 1597 François d'Esparbès de Lussan, qui devint vicomte d'Aubeterre. Cet homme remarquable, aux idées protestantes contrairement à son père, fidèle compagnon d'Henri IV avant et après son accession au trône, aida ce dernier à reconquérir son royaume contre la Ligue. Il obtint le gouvernement de la ville de Blaye, en 1612 il fut gouverneur et sénéchal de l'Agenais et du Condomois et fut maréchal de France en 1620.

Il reconstruisit le château (pavillon renfermant la chapelle, bretèches, tour ronde), et érigea Aubeterre en marquisat. Après de nombreux services à la France, il mourut en janvier 1628 dans son château.

Il avait 12 enfants dont sept garçons. La succession donna lieu à un long procès, qui se termina en 1650 par un arrêté du parlement de Paris, qui stipula que tous les biens seraient partagés entre les deux fils aînés. La branche aînée, dont descendra Joseph-Henri Bouchard d'Esparbès, conserva le titre de marquis d'Aubeterre. Le fils cadet prit le titre de comte d'Aubeterre et vécut au château de Bonnes[13].

Au XVIIIe siècle, la juridiction d'Aubeterre s'étendait sur 19 paroisses et 40 fiefs. Le chapitre collégial dépendait du diocèse de Périgueux, et l'église protestante du colloque d'Angoumois[19].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, la commune d'Aubeterre était aussi desservie par la ligne ferroviaire de Parcoul à Ribérac par une gare[13].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« Losangé d'or et d'azur, au chef de gueules ». Selon d'Hozier, la ville porte : « De vair, à un chef componné d'argent et de gueules.

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
depuis 2004 en cours Jacques Mercier SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 419 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
699 775 753 725 763 672 768 714 723
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
699 704 731 751 765 848 772 705 714
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
624 635 547 530 509 508 529 489 446
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
449 419 398 388 365 412 418 418 419
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2004[21].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Aubeterre-sur-Dronne en 2007 en pourcentage[22].
Hommes Classe d’âge Femmes
5,5 
90  ans ou +
9,5 
10,7 
75 à 89 ans
21,7 
19,8 
60 à 74 ans
19,5 
20,4 
45 à 59 ans
16,8 
16,9 
30 à 44 ans
11,6 
17,4 
15 à 29 ans
11,6 
9,2 
0 à 14 ans
9,3 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[23].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarques[modifier | modifier le code]

Aubeterre a la particularité d'être le chef-lieu de canton le moins peuplé de tout le département de la Charente.

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un regroupement pédagogique intercommunal entre Aubeterre, Bonnes et Laprade. Aubeterre accueille l'école primaire, et Bonnes et Laprade les écoles élémentaires[24].

Télévision[modifier | modifier le code]

À partir de 2010, le tournage de la série télévisée La Nouvelle Maud se déroule à Aubeterre. L'actrice Emma Colberti y tient le premier rôle et Gérard Rinaldi y joue peu avant sa disparition. La série s'arrête au bout de deux saisons faute d'obtenir des audiences suffisantes même si la chaine de télévision France 3 qui diffusait ce programme déclare ne pas remettre en cause la qualité des épisodes produits[25].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église monolithe[modifier | modifier le code]

L'église monolithe Saint-Jean et son imposant reliquaire.

L'église monolithe Saint-Jean est une église souterraine, creusée dans une falaise dominant la Dronne à partir du VIIe siècle et considérablement agrandie au XIIe siècle par une communauté de moines bénédictins. La nef, aux voûtes taillées en plein cintre, s'élève à près de 20 mètres. À environ 15 mètres, elle est bordée sur trois de ses côtés par une galerie, sorte de triforium, à laquelle on accède par un escalier taillé dans le roc. Une série de grandes arcades et de colonnes massives (passant d'un plan octogonal à la base à un plan carré au sommet) marquent la séparation avec un bas-côté.

Cette église rupestre abrite un ensemble unique comprenant un imposant reliquaire en pierre (6 mètres de hauteur), joyau de l'art roman, une fosse à reliques, une cuve baptismale paléochrétienne ornée d'une croix grecque et une crypte. La chapelle primitive, creusée au VIIe siècle, renferme près de 80 sarcophages médiévaux. Ces tombeaux ont été découverts entre 1958 et 1961. Des inhumations furent pratiquées dans la nef jusqu'en 1865, avant que cette pratique ne soit proscrite pour des raisons de salubrité publique[26].

Crypte de l'église Saint-Jean au fond de laquelle l'on peut deviner une image.

L'église Saint-Jean est une des principales églises monolithes de France. Elle a deux « sœurs » dans la région : l'église monolithe de Saint-Émilion et la chapelle de l'ermitage Saint-Martial de Mortagne-sur-Gironde. Elle est classée monument historique depuis le 3 septembre 1912[27].

Église Saint-Jacques[modifier | modifier le code]

Vue extérieure de l'église Saint-Jacques

L'église Saint-Jacques, sérieusement endommagée durant les guerres de religion (13 et 14 mai 1562) est presque entièrement reconstruite à partir de 1710. Elle conserve néanmoins une imposante façade de style roman saintongeais, datée du XIIe siècle et classée monument historique depuis 1862. Longue de 18,40 mètres pour une hauteur de 12 mètres, elle est divisée en trois registres horizontaux et verticaux, rythmés par de grandes arcades et des entre-colonnements.

Le portail, dont un arc polylobé trahit des influences hispano-mauresques, comprend cinq voussures ornées de motifs géométriques. Les parties supérieures comprennent un zodiaque, une arcature romane (ayant sans doute reçu des statues des douze apôtres, aujourd'hui disparues) et quelques représentations symboliques (coquilles Saint-Jacques) d'une étape sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

L'intérieur de l'église, d'une grande sobriété, est divisé en trois vaisseaux, l'ensemble étant couvert d'une charpente apparente. Le chevet plat est percé d'une grande baie où a été posé un vitrail moderne en 1970. Le bas-côté sud abrite une Vierge à l'enfant du XVIe siècle.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château d'Aubeterre.
Le châtelet d'entrée du château

Édifié sur un promontoire rocheux, contrôlant la vallée de la Dronne et au point de rencontre de trois provinces (Angoumois, Saintonge et Périgord), le château d'Aubeterre est mentionné dans des écrits dès 1004. Convoité durant la guerre de Cent Ans en raison de sa position stratégique, il change de mains à plusieurs reprises. Lorsque le conflit se termine en 1453, il passe à François Bouchard, baron d'Aubeterre, qui reconstitue patiemment sa seigneurie et défend ses prérogatives face aux autorités religieuses et aux comtes d'Angoulême. Au XVIIe siècle, il est propriété de François d'Esparbes de Lussan, maréchal de France.

Le principal vestige du château d'Aubeterre est le châtelet d'entrée, tour rectangulaire d'aspect massif reconstruite au XVIe siècle. Il conserve une disposition propre aux constructions médiévales, notamment des mâchicoulis et deux rainures verticales de part et d'autre du portail, ultimes témoignages d'un ancien pont-levis. L'ensemble est complété par des restes de quatre tours circulaires, une partie de l'enceinte défensive, un petit corps de logis, une chapelle Renaissance et quelques communes établis sur une ancienne courtine[28]. Ces vestiges ont été inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le 1er mars 1973[29].

Autres monuments[modifier | modifier le code]

La petite cité conserve encore plusieurs couvents, un ancien hospice, quelques fortifications éparses et un certain nombre de maisons anciennes, accrochées au relief.

Le couvent des Minimes, fondé en 1617, est aujourd'hui une maison de retraite. Sa chapelle (ouverte au public) mêle éléments d'architecture classiques et gothiques tardifs. L'attention est retenue par un retable en pierre monumental, où sont représentés notamment des anges tenant entre leurs mains des soleils. Le cloître jouxtant la chapelle, aux lignes pures et sobres, s'inspire de celui du couvent des Minimes de Blaye. L'ensemble est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 29 août 1991[30].

Wikimedia Commons possède d’autres illustrations sur le couvent des Minimes.

Le couvent des Clarisses, fondé en 1620, est aujourd'hui une propriété privée. Il conserve un portail d'aspect militaire, avec mâchicoulis et chemin de ronde. L'ancien hospice Saint-François, qui date pour l'essentiel du XIVe siècle, fut édifié afin de porter secours aux pèlerins, malades et indigents.

La place Merkès-Merval doit son nom à deux grandes vedettes de l'art lyrique des années 1940 à 1990, Marcel Merkès et Paulette Merval. Cette petite place d'aspect pittoresque est connue pour ses nombreuses maisons traditionnelles dotées de balcons en bois « à l'espagnole », qui s'accrochent aux parois de la falaise. Au centre se trouve un ancien lavoir. Un passage voûté conduit à la place Trarieux, du nom de Ludovic Trarieux, fondateur de la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen, natif d'Aubeterre. Cette petite esplanade est bordée de maisons anciennes ainsi que d'un immeuble d'aspect cossu, abritant dans une niche une statue du Sacré-Cœur de Jésus.

La tour des Apôtres (ou tour Henri IV) : c'est dans cette tour qu'Henri de Navarre aurait dormi la veille de la bataille de Coutras[31].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Aubeterre,aux portes du Périgord, était aussi aux portes de la Saintonge, puisqu'à cette époque cette province englobait Barbezieux, Montmoreau et Chalais. À partir du traité de Brétigny, on appelait Guyenne l'ensemble des possessions anglaises en Aquitaine.
  2. Les autres châtellenies étaient Angoulême, Bouteville, Villebois, Merpins, Jarnac, Cognac et La Tour-Blanche.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Noms des habitants des communes françaises, « Les gentilés de Charente »,‎ 2013 (consulté le 15 mars 2014)
  2. Fiche d'Aubeterre-sur-Dronne sur le site Les Plus Beaux Villages de France, consulté le 15 mars 2014.
  3. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  4. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  7. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Ribérac », sur Infoterre,‎ 1999 (ISBN 2-7159-1757-0, consulté le 30 décembre 2011)
  8. « Cognac, Charente(16), 30m - [1961-1990] », sur infoclimat.fr (consulté le 1er janvier 2013)
  9. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols,‎ 1900, 582 p., p. 113
  10. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  11. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1989, 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 34
  12. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane »,‎ 2005 (consulté le 15 mars 2014)
  13. a, b, c, d, e et f Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 61-63
  14. Jean-Luc Piat, Olivier Sarazin, « Aubeterre, son église, ses secrets », Sud Ouest,‎ 9 mai 2010 (lire en ligne)
  15. André Debord p. 124
  16. Robert Favreau, in Jean Combes (dir.), Histoire du Poitou et des Pays charentais : Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, éditions Gérard Tisserand,‎ 2001, 334 p. (ISBN 2-84494-084-6, lire en ligne), p. 196
  17. André Debord p. 133
  18. André Debord p. 142
  19. André Debord p. 159
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  22. « Evolution et structure de la population à Aubeterre-sur-Dronne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  23. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  24. Site de l'inspection académique de la Charente
  25. Télévision : France 3 met un terme à sa série « La Nouvelle Maud »
  26. in Archeologia, no 51, « Les églises monolithes d'Aubeterre, de Gurat et de Saint-Émilion », 1972
  27. « Église monolithe », base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias,‎ 1993, 499 p. (ISBN 2-910137-05-8), p. 323
  29. « Château d'Aubeterre », base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « Couvent des Minimes », base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. Jean-Paul Gaillard, Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, Paris, librairie Bruno Sépulchre,‎ 1993 (réimpr. 2005), 893 p., p. 85

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Combes (dir.) et Michel Luc (dir.), La Charente de la préhistoire à nos jours (ouvrage collectif), St-Jean-d'Y, Imprimerie Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents »,‎ 1986, 429 p. (ISBN 2-903504-21-0, notice BnF no FRBNF34901024, présentation en ligne)

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