Ascarat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ascarat
Maison basque de Basse-Navarre (tuiles rousses et pierres d'angle apparentes)
Maison basque de Basse-Navarre (tuiles rousses et pierres d'angle apparentes)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Saint-Étienne-de-Baïgorry
Intercommunalité communauté de communes de Garazi-Baïgorri
Maire
Mandat
Jean-Michel Galant
2008-2014
Code postal 64220
Code commune 64066
Démographie
Gentilé Azkaratar
Population
municipale
315 hab. (2011)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 10′ 17″ N 1° 15′ 14″ O / 43.1714, -1.25388888889 ()43° 10′ 17″ Nord 1° 15′ 14″ Ouest / 43.1714, -1.25388888889 ()  
Altitude Min. 120 m – Max. 446 m
Superficie 5,82 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte administrative des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Ascarat

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Ascarat

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ascarat

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ascarat

Ascarat est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Azkaratear[1],[2].

L'église
Le fronton place libre

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Ascarat, située dans la vallée des Aldudes, fait partie de la province basque de Basse-Navarre.

Accès[modifier | modifier le code]

Ascarat est desservie par les routes départementales D15 et D918.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Située dans le bassin versant de l'Adour, Ascarat est traversée[3] par la Nive et ses affluents, la Nive d'Arnéguy, la Nive de Béhérobie, le Berroko erreka et le Pagolako erreka.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Apelchénéa[4]
  • Arbelarréa[4]
  • Arrécharborda[4]
  • Béhérekoetchéa[4]
  • Bentaberria[4]
  • Beskinaénéa[4]
  • Bidartéa[4]
  • Bordia[4]
  • Burugorriénéa[4]
  • Caracotchéa[4]
  • Choko Ona[4]
  • Errékaldéa[4]
  • Fargas (château de)[4]
  • Ferrandoénéa[4]
  • Garatégaïna[4]
  • Haranbiako Borda[4]
  • Harguinaénéa[4]
  • Harguinchuria[4]
  • Hirureta[4]
  • Indartéa[4]
  • Iputchaénéa[4]
  • Ithurraldéa[4]
  • Ithurricheta[4]
  • Jauberria[4]
  • Pontoussénéa[4]
  • Puchulua[4]
  • La Solitude[4]
  • Tofinaenea[4]
  • Uhaldéa[4]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentions anciennes

Le toponyme Ascarat apparaît sous les formes Ascarat (1106[5]), Escarat (XIIIe siècle[5]), Azcarat (1350[5]), Atzcarat (1366[5]), Azquarat (1413[5]), Axcarat (1513[6], titres de Pampelune[7]), Axcarate (1621[6], Martin Biscay[8]) et Sanctus Julianus d'Ascarat (1763[6], collations du diocèse de Bayonne[9]).

Jean-Baptiste Orpustan indique que le toponyme est composé de aitz (« rocher ») et de garate (« lieu haut »), soit « hauteur de rocher »[5].

Chubitoa est un hameau d’Ascarat et d’Anhaux, mentionné en 1863[6] par le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque.

Jauréguy était un fief vassal du royaume de Navarre, cité dans le dictionnaire de 1863[6] de même que Larragoyen.

Graphie basque

Son nom basque actuel est Azkarate[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse est mentionnée[10] dès 1256 et est « ravagée par des gens de guerre » en 1396.

En 1391, Saint-Étienne-de-Baïgorry englobait les communes actuelles de Anhaux, Ascarat, Irouléguy et Lasse[11].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé au 1 d'azur au cep de vigne pampré d'argent et fruité d'or ; au 2 d'argent à une aigle essorante de sable sur un mont de sinople ; au 3 d'argent à deux fasces de gueules ; au 4 d'azur à un cheval gai passant d'or surmonté de deux étoiles d'argent posées en fasce au franc quartier des barons militaires d'Empire[12]

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Jean-Michel Galant    
2001 2008 Jean-Michel Galant Abertzaleen Batasuna Conseiller général
2008 en cours Jean-Michel Galant Abertzaleen Batasuna  
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune d'Ascarat participe à neuf structures intercommunales[13] :

  • la communauté de communes de Garazi-Baigorri ;
  • le SIVOS de Garazi ;
  • le SIVU Hiruen Artean ;
  • le syndicat AEP d'Ainhice ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d'assainissement Ur Garbi ;
  • le syndicat intercommunal pour l'aménagement et la gestion de l'abattoir de Saint-Jean-Pied-de-Port ;
  • le syndicat mixte du bassin versant de la Nive ;
  • le syndicat pour le soutien à la culture basque.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'enquête de 1786[14] recense à Ascarat 56 maisons et 328 personnes[15].

En 2011, la commune comptait 315 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
334 260 279 369 402 441 440 445 403
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
340 375 354 360 353 350 354 346 412
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
338 350 354 321 323 355 353 348 325
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
274 283 282 294 294 275 280 315 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone de production du vignoble d'Irouléguy et de celle d'appellation de l'ossau-iraty. L'activité est principalement agricole.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La commune possède un ensemble de fermes[18] des XVIe et XVIIe siècles, inscrites à l'Inventaire général du patrimoine culturel. La ferme Harizpea[19] date de 1587 et la maison Uhaldea[20] de la fin du XVIIIe siècle ou du début du XIXe siècle. Le manoir[21] dit château de Vergues ou château de Fargas date, quant à lui, du XVIIIe siècle.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Julien-d'Antioche[22], d'origine médiévale, a été fortement remaniée aux XVIIIe et XIXe siècles.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pierre Narbaitz, né en 1910 à Ascarat et mort en 1984 à Cambo-les-Bains, est un historien, écrivain et académicien basque français de langue basque et française.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture,‎ 2009 (ISBN 978-2-35077-151-9)
  2. a et b - Académie de la langue basque
  3. Notice du Sandre sur Ascarat
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab et ac Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 13 avril 2012)
  5. a, b, c, d, e et f Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux,‎ 2006 (ISBN 2 86781 396 4)
  6. a, b, c, d et e Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  7. Titres publiés par don José Yanguas y Miranda
  8. Derecho de naturaleza que la merindad de San-Juan-del-pie-del-puerto, una de las seys de Navarra, tiene en Castilla - 1622 petit in-4°
  9. Manuscrits des XVIIe et XVIIIe siècles siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. « Présentation de la commune d'Ascarat », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Présentation de la commune de Saint-Étienne-de-Baïgorry », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Guy Ascarat.
  13. Cellule informatique préfecture 64, « Intercommunalité des Pyrénées-Atlantiques » (consulté le 12 avril 2012)
  14. Archives nationales K 1235, no 21, citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 3, Elkarlanean 2001 (ISBN 2 9131 5634 7), page 77.
  15. avec un cheptel composé de 31 chevaux, mulets ou juments, 1339 brebis, 214 vaches et 153 cochons
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  18. « Le recensement des bâtiments anciens d'Ascarat », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « La ferme Harizpea », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « La maison Uhaldea », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Le château de Vergues », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « L'église Saint-Julien-d'Antioche », base Mérimée, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :