Apremont-sur-Allier

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Apremont-sur-Allier
Le château d'Apremont-sur-Allier
Le château d'Apremont-sur-Allier
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Cher
Arrondissement Saint-Amand-Montrond
Canton La Guerche-sur-l'Aubois
Maire
Mandat
Nathalie de Bartillat
2014-2020
Code postal 18150
Code commune 18007
Démographie
Population
municipale
73 hab. (2011)
Densité 2,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 54′ 25″ N 3° 02′ 52″ E / 46.906939, 3.0476646° 54′ 25″ Nord 3° 02′ 52″ Est / 46.906939, 3.04766  
Altitude Min. 168 m – Max. 226 m
Superficie 30,69 km2
Localisation

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Apremont-sur-Allier

Apremont-sur-Allier est une commune française située dans le département du Cher, en région Centre.

La commune s'est vue décerner le label de l'association Les Plus Beaux Villages de France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Apremont-sur-Allier se situe à proximité du confluent de l'Allier et de la Loire. Le village se niche dans un paysage de bocage.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Guerche-sur-l'Aubois Cuffy Gimouille Rose des vents
N Saincaize-Meauce
O    Apremont-sur-Allier    E
S
La Chapelle-Hugon Neuvy-le-Barrois Mars-sur-Allier

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Apremont était un village de carriers. Les carrières, nombreuses, fournissaient en abondance des pierres de taille. Celles-ci étaient acheminées par des bateaux à fond plat qui suivaient l’Allier puis la Loire. Les pierres ont servi, ainsi, à la construction de plusieurs édifices religieux : cathédrale d’Orléans, l’église de Saint-Benoît-sur-Loire… Une des maisons du XVe siècle , devant l’ancien port d’embarquement, porte encore le nom de « Maison des Mariniers ».

S’inspirant de ce passé médiéval, Eugène Schneider, en 1930, aidé de l’architecte de Galea, va entreprendre un patient travail de mise en valeur du village. Ce qui n’est pas en harmonie avec le site est rasé. À la place, des maisons sont reconstruites dans le style néo-médiéval berrichon.

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Renée Bey[1]    
mars 2001 mars 2008 Michel Milaveau    
mars 2008 en cours
(au 27 septembre 2014)
Nathalie de Bartillat[2]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 73 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
381 483 568 400 467 516 476 546 563
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
565 587 557 511 460 498 406 347 324
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
341 366 373 362 313 311 232 229 213
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
201 180 144 106 83 87 78 77 73
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château[modifier | modifier le code]

Le château d'Apremont-sur-Allier inscrit au titre des monuments historiques en 1989[5].

Le château d’Apremont se situe aux confins du Berry aux limites de la Bourgogne. Nevers n’est qu’à 16 km. Il domine l’Allier qui coule à ses pieds.

Il ne reste pas grand-chose de la formidable forteresse anglo-bourguignonne de 12 à 14 tours du XVe siècle. Aux premiers seigneurs connus, la famille des Barres qui habitèrent le château aux XIIe siècle, XIIIe siècle et XIVe siècle, succéda Guyot de Revillon puis Philippe de Boutillat, bailly de Nevers et trésorier du royaume, qui le reçut en apanage du comte de Nevers en 1477. À cette date, Philibert de Boutillat demande les fonds nécessaires à son suzerain pour reconstruire partiellement le château. C’est la forteresse qui est de nos jours visibles avec ses cinq tours, ses remparts, ses courtines et ses mâchicoulis.

Diverses familles se succèdent pendant les XVIe siècle et XVIIe siècle. Le fils de Philippe de Boutillat, Nicaise, le cède aux descendants de la famille des Barres. En 1602, François de Roffignac achète le château. Sa descendance le vend en 1722 à Louis Marie Victoire comte de Béthune. Dès ce moment, il restera dans la même famille par la lignée féminine: Béthune, Masseran, Saint-Sauveur, Schneider et Brissac.

Caroline de Masseran, l’ainée des petites filles de la comtesse Béthune-Pologne, épouse en 1801, Aldonce, marquis de Saint-Sauveur qui fait d’Apremont sa résidence d’été.

À la fin du XIXe siècle, la famille est ruinée. Le marquis de Saint-Sauveur, a dilapidé sa fortune dans les fêtes et au jeu. Il s'est suicidé. Ses terres, ses voitures, ses meubles ont été vendus à l'encan. Il ne subsiste guère que le château d'Apremont, un bien toujours transmis par les femmes, qui ont réussi à le sauver pendant la Révolution. Désormais inhabité, il se délabre. En 1894, leur fille,arrière-petite-fille d'Aldonce, Antoinette de Rafelis-Saint-Sauveur, épouse Eugène Schneider, maître des forges au Creusot, et troisième de la dynastie industrielle. Elle l’emmène en voyage de noces à Apremont. Il s’enthousiasme pour le site, et rachète à sa belle-mère et à ses beaux-frères, leurs parts respectives, et devient alors le seul propriétaire du château. Il ne cessera alors de le transformer et d’en améliorer le confort pendant 50 ans.

À la mort de son mari, en 1942, Antoinette Schneider se consacre au maintien de la demeure. À sa mort, en 1969, sa fille, la duchesse de Brissac en devient le propriétaire.

Lorsqu'elle avait perdu un fils de 22 ans, tué en combat aérien en 1918, Antoinette Schneider avait demandé à son époux, qui la voyait inconsolable de lui donner un jardin. Le goût des jardins s'est transmis à son petit-fils, Gilles de Brissac qui décide de créer, au début des années 70, un parc floral à Apremont. Celui-ci englobe une partie du village. Il attire environ 40 000 promeneurs au cours des six mois d'ouverture au public et contribue à maintenir le village en vie.

Le château est toujours au sein de la même famille.

Le parc floral[modifier | modifier le code]

Le Parc Floral d’Apremont-sur-Allier a été imaginé, créé et modelé par Gilles de Brissac. Les premiers travaux ont commencé en 1970. Le jardin a été aménagé à partir de rien. Sur un terrain plat, sans volume, composés de prés et d’une ancienne carrière désaffectée, une cascade a été construite avec 650 tonnes de rochers, une vallée a été barrée afin de constituer une série d’étangs sur lesquels s’épanouissent maintenant une collection de plantes aquatiques, de nymphéas et de lotus. Les prés ont été changés en pelouses et en massifs d’arbustes à fleurs dédiés à la promenade (il n’y pas d’allées dans le parc).

Le parc qui s’étend sur quatre hectares se confond avec les champs qui le borde ainsi qu’avec une grande retenue d’eau qui semble faire partie du domaine. Il s’agrémente de « fabriques » qui sont des constructions de fantaisie, réalisées dans l’esprit de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Celles-ci sont l’œuvre du peintre-architecte d’origine russe, Alexandre Sérébriakoff. Le Pont-Pagode et son toit en écailles rappelle la Chine, tandis que Le Pavillon Turc et son décor intérieur ( de J. Robinet qui illustre les âges de la vie) évoque les rives du Bosphore et les splendeurs passées de l’Empire Ottoman. Le Belvédère est, quant à lui, d’inspiration russe. Huit panneaux ont été réalisés spécialement pour le Parc Floral d’Apremont-sur-Allier par la faïencerie Montagnon, à Nevers, sur les dessins originaux d’Alexandre Sérébriakoff. Sur ces panneaux, se déroule le voyage imaginaire autour du monde des «Pulcinelli», les polichinelles de la Comédie Italienne. Dix années de travail ont été nécessaire pour leur réalisation.

Le parc abrite les essences les plus rares de conifères et de caduques, qui ont fait sa renommée. Les arbres en bac, pesant chacun entre trois et quatre tonnes ont été amenés en camion semi-remorque et mis en place. Il est possible ainsi ,de nos jours, de voir s’épanouir des séquoias, des cèdres pleureurs, des cyprès chauves, des thuyas dorés, des cryptomérias du Japon, des chamaecyparis ou des obtusas crippsii …pour les conifères ; des tulipiers, des liquidambars, des hêtres panachés, des hêtres pourpres, des bouleaux pleureurs, des ginkos bilobas, des érables brillantissimes, des magnolias soulangeana et lennei, des cerisiers et des pommiers d’ornement… pour les caduques.

Les arbustes à fleurs (rhododendron, azalées, forsythias, lilas, kolkwitzias, choisyas, weigelias, deutzias, seringats, buddleias, rosiers, clérodendrons, pyracanthas, cotonéasters, desmodium, penduliflorum…) constituent une riche collection.

Les vivaces ne sont pas oubliées et forment des bordures colorées durant le printemps, l’été et l’automne qui attirent abeilles et papillons.

La pergola est exclusivement composée de fleurs à grappes ; cytises jaunes, acacias roses et surtout d’extraordinaires glycines du Japon mauves valent à elles seules le déplacement au moment des floraisons à la mi-mai.

Surplombant la cascade, des plantes de rocaille et des conifères rampants introduisent des notes vives dans l’entassement des pierres.

D’inspiration anglaise, ce parc laisse également la part belle aux pelouses, lien entre ces divers univers très poétiques. Inspirée du « jardin blanc » anglais de Sissinghurst , situé dans le Kent, une bordure d’arbustes et de plantes vivaces à fleurs blanches ou à feuillages argentés s’étend devant un groupe de maisons médiévales créant, ainsi, une ambiance très pittoresque.

Les périodes de floraison :


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références
  1. indiquée en fonction en 1988, Brigitte Coulon, Gérard Coulon, « Les femmes à la conquête de leurs droits : autour d'une polémique dans la presse locale en 1913 », Berry no 7, automne 1988, ISSN 0985-1569, p. 8
  2. Liste des maires du Cher et appartenance des communes aux cantons sur le site de la préfecture (consulté le 27 septembre 2014).
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. « Notice no PA00096630 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Caroline Holmes, « Le château d'Apremont, Apremont-sur-Allier » in Folies et fantaisies architecturales d'Europe (photographies de Nic Barlow, introduction de Tim Knox, traduit de l'anglais par Odile Menegaux), Citadelles & Mazenod, Paris, 2008, p. 218-221 (ISBN 978-2-85088-261-6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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