Gargilesse-Dampierre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gargilesse et Dampierre.
Gargilesse-Dampierre
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre
Arrondissement La Châtre
Canton Éguzon-Chantôme
Intercommunalité Communauté de communes du pays d'Éguzon - Val de Creuse
Maire
Mandat
Vanik Berberian
2014-2020
Code postal 36190
Code commune 36081
Démographie
Gentilé Gargilessois
Population
municipale
311 hab. (2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 30′ 52″ N 1° 35′ 52″ E / 46.5144444444, 1.5977777777846° 30′ 52″ Nord 1° 35′ 52″ Est / 46.5144444444, 1.59777777778  
Altitude Min. 124 m – Max. 275 m
Superficie 15,72 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Centre

Voir sur la carte administrative du Centre
City locator 14.svg
Gargilesse-Dampierre

Géolocalisation sur la carte : Indre

Voir sur la carte topographique de Indre
City locator 14.svg
Gargilesse-Dampierre

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Gargilesse-Dampierre

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Gargilesse-Dampierre
Liens
Site web gargilesse.fr

Gargilesse-Dampierre est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le sud[1] du département, dans la région naturelle du Boischaut Sud.

Les communes limitrophes[1] et chefs-lieux[1] sont : Ceaulmont (2 km), Badecon-le-Pin (3 km), Baraize (4 km), Cuzion (4 km), Pommiers (5 km), Orsennes (8 km), Saint-Plantaire (8 km), Éguzon-Chantôme (8 km), La Châtre (31 km), Châteauroux (34 km), Le Blanc (43 km) et Issoudun (57 km).

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les hameaux[2] et lieux-dits[2] de la commune sont : Malicorne, Bourny et la Roue.

Géologie et hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est arrosé par les rivières Creuse[2] et Gargilesse[2]. Le confluent de ces deux cours d'eau est sur le territoire de la commune.

La rivière Creuse.
La rivière Gargilesse.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est desservi par les routes départementales[3] : 38, 39, 40, 45 et 91.

Les gares ferroviaires les plus proches sont les gares d'Éguzon[3] (11 km) et Argenton-sur-Creuse[3] (12 km).

La commune est desservie par la ligne J du réseau L'Aile Bleue[4].

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre[3], à 49 km.

Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée 654[2] et par le sentier de grande randonnée de pays : Le Val de Creuse[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Parrochia de Dampeire en 1212[5]. Réunie à Gargilesse en 1823, elle ne prendra le nom de Gargilesse-Dampierre qu'en 1947. Le nom Gargilesse-Dampierre, résulte de la fusion en 1823, des communes voisines de Gargilesse et de Dampierre.

La mention de 1212 signifie « paroisse de Dampierre », Dampeire étant une forme occitanisée. En réalité, le type toponymique Dampierre est généralement caractéristique des pays de langue d'oïl, il a pour homonyme Dompierre[6]. Le premier élément est l'ancien français dam, dom, issu du latin populaire domnus au sens de « saint[7] » (cf. dame issu de domna). Le second élément -pierre se réfère donc à saint Pierre, bien qu'il soit souvent tombé dans l'attraction du nom commun pierre[7].

Le nom de Gargilesse se réfère à la rivière du même nom qui par un processus fréquemment observé, est devenu également un toponyme.

Ses habitants sont appelés les Gargilessois[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au VIIIe siècle, les comtes de Gargilesse y édifient un château fort et ont guerroyé sans relâche pour défendre leur fief. À la fin du Xe siècle, sous le règne de Robert le Pieux, Hugues de Gargilesse est un personnage considérable.

Au XIIe siècle, Hugues de Naillac, devient seigneur de Gargilesse par son mariage. Il s'illustre en conduisant une croisade des gens du Berry jusqu'en Terre sainte et rapporte au château une statue de Vierge Byzantine, cadeau d'un moine de Constantinople et dont la bienfaisante protection se serait avérée durant les combats. Hugues de Naillac construit pour elle la chapelle romane attenante au château, aujourd'hui église paroissiale du village. La porte communicante avec le château a été murée mais la chapelle a conservé de très beaux chapiteaux et sa crypte recèle de curieuses fresques.

Durant la guerre de Cent Ans, la famille de Naillac est divisée : certains de ses membres, favorables aux Anglais virent leurs biens confisqués par le roi de France. D'autres, fidèles au roi furent tués au combat et faute de successeurs directs, Gargilesse échut par testament à Jean de Prie en 1389, puis à la famille de Châteauneuf.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Au moment de la Renaissance, Antoinette une dame de Châteauneuf apporte Gargilesse en dot à son mari, Jean de Rochefort en 1518. Participant aux guerres d'Italie il est fait prisonnier lors du désastre de Pavie aux côtés de François Ier dont il devient par la suite le chambellan et le conseiller.

Au début du XVIIe siècle, Charlotte de Rochefort vend le château à René du Bost du Breuil du Broutet, gentilhomme de petite noblesse mais fort riche, désireux de porter le titre de comte qui s'y rattachait. Partisan de la Fronde, il vient se réfugier au château avec 91 hommes d'armes, 29 serviteurs et 150 chevaux. Le château fut assiégé pendant quinze jours par un détachement des armées de Turenne puis pris d'assaut, incendié et démantelé. Gargilesse n'est plus que ruines et s'endort pour 100 ans.

En 1750, l'épouse de Louis Charles du Bost du Breuil Olympe de Chevigny, reconstruit sur les ruines un « château neuf » : c'est le manoir de style XVIIIe siècle qui se visite aujourd'hui. De l'ancienne demeure féodale il ne subsiste que la poterne et quelques contreforts. La tour carrée, également conservée lors de la reconstruction, date du XVIIe siècle et était à l'origine, le tombeau des seigneurs de Gargilesse.

Le château traverse sans dommage la période révolutionnaire : Louis Charles Pierre du Bost du Breuil est emprisonné sous la Terreur mais il échappa à la guillotine et retrouva ses biens mis sous scellés.

Époque romantique[modifier | modifier le code]

Le château.

George Sand est cet illustre écrivain qui a tant aimé le village et sa région. Elle nous présente un des derniers représentants de la lignée, Antoine Charles du Bost du Breuil : « (…) un solide vieillard de quatre-vingts ans qui s'en va encore tout seul, à pied, par une chaleur torride, à travers les sentiers escarpés de ses vastes domaines. Riche de cinquante mille livres de rente, dit-on, il n'a jamais rien restauré que je sache ; mais il n'a jamais rien détruit ; sachons-lui en gré[9]. ».

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

L'arrière-petit-fils d'Antoine Charles est le comte Louis-Marie de Danne. Il participe à la Première Guerre mondiale et reçoit la croix de chevalier de la Légion d'honneur à titre militaire, et la croix de guerre. Il va demeure à Gargilesse et fait quelques actions lors de la Deuxième Guerre mondiale en compagnie de son épouse Elizabeth, une américaine née à Chicago. Son fils Louis-Léon de Danne, homme de lettres, plus jeune élu de France en 1953, est le dernier propriétaire titré du château jusqu'au début des années 1980 où il le vend. Il a notamment écrit Gargilesse aux oiseaux, préfacé par Daniel Rops, de l’Académie française.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Résistance a été très active sur la commune. Le 27 juillet 1944, une attaque de l'armée allemande contre le maquis du Moulin-Garat a entraîné un massacre qui a fait douze victimes dont plusieurs civils.

Article détaillé : Massacre de Dampierre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'arrondissement de La Châtre, du canton d'Éguzon-Chantôme, de la deuxième circonscription de l'Indre et de la communauté de communes du pays d'Éguzon - Val de Creuse.

Elle dispose d'une agence postale communale[10] et d'un office de tourisme[11].

Concours des villes et villages fleuris
Nombres de fleurs Années d'obtentions
1 fleur palmarès 2005[12]
palmarès 2006[13]
palmarès 2007[14]
palmarès 2008[15]
palmarès 2011[16]
palmarès 2013[17]
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 en cours Vanik Berberian[18],[19],[20] MoDem Formateur

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 311 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
380 261 273 342 548 649 640 701 716
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
734 762 773 794 837 878 896 843 767
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
765 747 709 607 569 686 522 510 487
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
445 400 363 347 342 324 325 325 311
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2004[22].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La maison de George Sand.
La maison de George Sand.

La commune dispose de plusieurs commerces dont un bar-tabac, une auberge et quatre restaurants.

Population et société[modifier | modifier le code]

La commune ne possède pas de lieu d'enseignement[23], mais dépend du RPI[23] : Cuzion - Orsennes - Gargilesse-Dampierre - Pommiers - Saint-Plantaire. Le collège public (Saint Exupéry) de secteur[24] se trouve à Éguzon-Chantôme. Les lycées publics de secteur[24] se trouvent à Argenton-sur-Creuse (lycée général Rollinat) et à Châteauroux (lycée polyvalent Blaise Pascal). Elle dispose d'une salle des fêtes (Ferme du Château) et d'une autre salle pour les expositions, avec hébergement à l'étage (Gite d'Artiste).

Plusieurs manifestations culturelles ont lieu chaque année, comme le « festival de musique » (la seconde quinzaine d'août), le « stage de harpe et de musique de chambre », le marché aux fleurs et aux produits fermiers (2e dimanche de mai), la « foire aux livres et vieux papiers », l'exposition libre dans la rue (dimanche précédent le 15 août) et la journées du livre (dernier week-end de septembre).

La commune est couverte par les médias suivants : La Nouvelle République du Centre-Ouest, Le Berry républicain, La Bouinotte, Le Petit Berrichon, L'Écho du Berry, Berry Issoudun Première, Vibration, Forum, France Bleu Berry et RCF en Berry.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Château : il fut construit par les Naillac, seigneurs de Gargilesse, à partir du Xe siècle. On y accède par l'ancienne porte du XIIe siècle encadrée par deux tours. Le château a été pris et pillé au cours de la Fronde, en 1650. Il a été reconstruit au XVIIIe siècle dans un style sobre.
  • Église Saint-Laurent et Notre-Dame.
  • Église Saint-Pierre : situé à cinq kilomètres du bourg de Gargilesse, le village de Dampierre possède une église romane du XIIe siècle. Très belle dans ses proportions, et caractéristique avec son clocher en bardeaux de châtaignier, cette petite église est inscrite à l'inventaire des monuments historiques ; dans la chapelle droite, pierre tombale de Pierre de Muzard (vers 1595-1631), seigneur de Chanlebon.
  • Monument aux morts.
  • Maison de George Sand.
  • Musée Serge-Delaveau.
  • Festival de harpe.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gargilesse-Dampierre Blason D'azur à deux lions léopardés d'or, l'un sur l'autre.
Détails Ces armes sont celles de Guillaume de Naillac (bien que dans l'église sa pierre tombale présente un léopard classique, et solitaire...)
Tombeau de Guillaume de Naillac, Eglise de Gargilesse - Détail le léopard héraldique scuplté au pied de la pierre tombale. Photo perso  Licensing  Modèle:SelfGFDLcc-by-sa-3.0,2.5,2.0,1.0

La commune n'a pas de blason officiel, mais utilise comme emblème municipal (pour son papier à lettre par exemple) deux lions léopardés de gueules, sans écu. Ils proviennent des armes de Guillaume de Naillac.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Geographylogo.svg

Les coordonnées de cet article :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maria-Garcia Schumacher, Congrès archéologique de France, 142e session, Bas-Berry : L'église Notre-Dame de Gargilesse, Paris, Société Française d'Archéologie,‎ 1987, p. 117-128.
  • Jean-Marie Pérouse de Montclos, Guide du patrimoine Centre Val de Loire, Paris, Hachette,‎ 1992 (ISBN 2010185382), p. 371-372.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Site de Lion 1906 : Indre, consulté le 10 septembre 2012.
  2. a, b, c, d, e et f Site du Géoportail : Gargilesse-Dampierre, consulté le 15 décembre 2013.
  3. a, b, c et d Site de ViaMichelin : Gargilesse-Dampierre, consulté le 14 décembre 2013.
  4. Site du conseil général de l'Indre : Les horaires de l’Aile Bleue, consulté le 14 décembre 2013.
  5. BN.Ms latin, 12.820, Cartulaire de Déols.
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 238b - 239a.
  7. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit..
  8. « Nom des habitants des communes françaises, Gargilesse-Dampierre », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 27 mars 2012).
  9. George Sand, Promenades autour d'un village, Christian Pirot,‎ 1992 (ISBN 2868080618).
  10. Site de La Poste : Un bureau de poste, consulté le 22 août 2012.
  11. Site de Berry Province, consulté le 5 février 2013.
  12. [PDF] 46e concours des villes et villages fleuris - Palmarès 2005, consulté le 23 septembre 2009.
  13. [PDF] 47e concours des villes et villages fleuris - Palmarès 2006, consulté le 23 septembre 2009.
  14. [PDF] 48e concours des villes et villages fleuris - Palmarès 2007, consulté le 23 septembre 2009.
  15. [PDF] 49e concours des villes et villages fleuris - Palmarès 2008, consulté le 23 septembre 2009.
  16. [PDF] 52e concours des villes et villages fleuris - Palmarès 2011, consulté le 23 septembre 2011.
  17. Site des Villes et Villages Fleuris : Les villes et villages fleuris, consulté le 26 janvier 2014.
  18. Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2001, consulté le 18 février 2013.
  19. Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2008, consulté le 28 novembre 2009.
  20. [PDF] Site de la préfecture de l'Indre : Résultats des élections municipales de 2014, consulté le 28 avril 2014.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  23. a et b Site de l'académie d'Orléans-Tours : Carte des communes sans écoles et regroupement pédagogique intercommunaux (RPI), consulté le 18 août 2012.
  24. a et b Site de l'académie d'Orléans-Tours : Tableau des secteurs de recrutement collèges et lycées, consulté le 20 août 2012.