Ainharp

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Ainharp
Image illustrative de l'article Ainharp
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Mauléon-Licharre
Intercommunalité communauté de communes de Soule-Xiberoa
Maire
Mandat
Jean-Pierre Arhanchiague
2014-2020
Code postal 64130
Code commune 64012
Démographie
Gentilé Ainharbear
Population
municipale
145 hab. (2011)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 15′ 41″ N 0° 55′ 45″ O / 43.2614, -0.929166666667 ()43° 15′ 41″ Nord 0° 55′ 45″ Ouest / 43.2614, -0.929166666667 ()  
Altitude Min. 129 m – Max. 426 m
Superficie 14,07 km2
Localisation

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Ainharp est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Ainharbear[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Ainharp fait partie de la Soule, à quinze kilomètres au sud-est de Saint-Palais et à dix kilomètres au nord-ouest de Mauléon-Licharre.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 75, 242 et 344.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Située dans le bassin versant de l’Adour, la commune est traversée par les ruisseaux Lafaure (16,7 km), et le Borlaas, tous deux affluents du Saison.
Le ruisseau Quihilliri, un affluent du Pagolako uraitza (16,2 km, se jette dans la Bidouze) arrose également les terres de la commune.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Ainharp apparaît sous les formes Ayharp (1472[4], notaires de Labastide-Villefranche[5]), Ainharp (1479[6]), l'Espitau d'Anharp et Aynharp (1479[4] pour ces deux formes, contrats d'Ohix[7]), Aignharp (1608[4], insinuations du diocèse d'Oloron[8]) et Ayharp (1690[6]).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Orpustan propose deux lectures étymologiques, soit « bas des bruyères » à partir d'ilharr (« bruyère ») et -be (pour behere : « bas ») ou « hauteur au bas des rochers » (de gain, « haut » et har, « rocher ») que justifierait la position haute de ce village, sur la rive gauche du Saison.

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Carricaburu, ferme d’Ainharp, est indiqué sous la graphie Carricaburue en 1479[4] (contrats d'Ohix[7]).

Habiague est une autre ferme de la commune, dont la référence est également présente dans les contrats d’Ohix (1476[4]).

L'hydronyme Lafaure apparaît sous les formes la Phaura en 1538[4] (réformation de Béarn[9]) et la Phaure et 1863[4].

Lambare est mentionné sous la forme lo bedat de Lambarre (1476[4], contrats d'Ohix[7]).

Le chemin Mercadieu, mentionné dans le dictionnaire de 1863[4], est indiqué en 1479[4] dans les contrats d’Ohix[7] sous les graphies lo cami Mercadieu et le cami deu Mercat. Il s’étendait sur Ainharp et Espès-Undurein.

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Ainharbe[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[4] note que la commune était un ancien prieuré du diocèse d'Oloron et qu'on y trouvait un hôpital pour les pèlerins : Benta.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1774 1807 Bernard Aguerreberry    
1807 1820 Armand Oyhenburu    
1820 1848 Jean Etchart    
1848 1852 Martin Salamendy    
1852 1854 Jean Etchart    
1854 1855 Alexandre Bente    
1855 1858 Pierre Mercabide    
1858 1871 Bernard Etchart    
1871 1874 - Echeberry    
1874 1880 Marc Iratchet    
1880 1884 Marc Barneche    
1884 1885 Joseph Armagnague    
1885 1888 Roch Guiresse    
1888 1892 Marc Barneche    
1892 1908 St Jean Etchart    
1908 1929 Francois Barneche    
1929 1950 Jean Guiresse    
1950 1959 François Elissiry    
1959 1971 Jean-Pierre Aguer    
1971 1983 Jean Lascaray    
1983 en cours Jean-Pierre Arhanchiague    

Source : mairie d'Ainharp 2011.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Ainharp appartient à six structures intercommunales[10] :

  • la communauté de communes de Soule-Xiberoa ;
  • le syndicat AEP du Pays de Soule ;
  • le syndicat d’assainissement du Pays de Soule ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal de la Vallée ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 145 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
402 341 456 340 411 433 408 416 390
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
381 400 385 345 333 304 292 294 267
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
272 270 294 278 267 254 266 255 221
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
208 194 186 181 161 142 148 145 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est essentiellement agricole (maïs et élevage). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La commune possède une église dont l'origine remonte au XIe siècle et un clocher-calvaire du XVIIe siècle. Son cimetière arbore des stèles discoïdales datant de l'époque du clocher.
Le village se situe sur un chemin secondaire du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle[13] qui passait sur la grand-route des Ports de Cize, du prieuré de Saint-Palais à celui de Saint-Michel-le-Vieux, et disposait d'un hospice de pèlerins, Benta, tout comme L'Hôpital-Saint-Blaise, Osserain, Pagolle, Roquiague, Haux, Larrau et Ordiarp.

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire[14].

Sur les autres projets Wikimedia :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture,‎ 2009 (ISBN 978-2-35077-151-9)
  2. a et b Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am et an Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 15 octobre 2011)
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
  5. Notaires de Labastide-Villefranche - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. a et b Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Pessac, Presses universitaires de Bordeaux 2006,‎ 2006 (ISBN 978-2-86781-396-2)
  7. a, b, c et d Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Manuscrits du XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  13. Philippe Veyrin, Les Basques, page 110 - Arthaud, 20 décembre 1975 (ISBN 978-2-7003-0038-3)
  14. Site de l'école primaireIntsauspia

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]