Monflanquin

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Monflanquin
Vue générale
Vue générale
Blason de Monflanquin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Villeneuve-sur-Lot
Canton Monflanquin
Intercommunalité Communauté de communes des Bastides en Haut-Agenais Périgord
Maire
Mandat
Nathalie Founaud-Veysset
2014-2020
Code postal 47150
Code commune 47175
Démographie
Gentilé Monflanquinois
Monflanquinoises
Population
municipale
2 359 hab. (2011)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 31′ 59″ N 0° 46′ 07″ E / 44.5330555556, 0.76861111111144° 31′ 59″ Nord 0° 46′ 07″ Est / 44.5330555556, 0.768611111111  
Altitude Min. 64 m – Max. 207 m
Superficie 62,21 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la mairie

Monflanquin est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Aquitaine). Ses habitants sont appelés les Monflanquinois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Située sur une colline surplombant la vallée de la Lède, à la frontière du Périgord, du Quercy et de la Guyenne, Monflanquin est classée parmi les plus beaux villages de France.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1252, Guillaume Amanieu, seigneur de Calviac, cède la montagne de Monflanquin à Alphonse de Poitiers. Ce dernier y fonde une Bastide du XIIIe siècle. L'accord donne lieu à un contrat qui prévoit un partage de revenus de la nouvelle ville entre les deux partenaires. En 1256, Alphonse de Poitiers commence la fondation de la bastide. En 1269, la charte de fondation est confirmée. À la mort d'Alphonse de Poitiers après son épouse, Jeanne de Toulouse, fille de Raymond VII, sans héritier, ses terres entrent dans le domaine royal de Philippe III. En 1279, Monflanquin devient un des douze bailliages de l'Agenais. L'archevêque de Bordeaux, Bertrand de Got, rend visite à la ville en 1304. Il est élu pape l'année suivante sous le nom de Clément V. La bastide étant passée dans la mouvance anglaise, le roi Édouard III confirme les privilèges de la ville en 1318. En 1374, les habitants de Monflanquin aident l'armée du roi de France qui se dirige vers Tonneins pour chasser les Anglais de l'Agenais.

Le 31 août 1574, Guy de Montferrand[1], seigneur de Langoiran, Gouverneur du Périgord "pour ceux de la religion réformée" et Geoffroy de Vivans prirent avec leurs 2000 hommes la ville et firent prisonniers 125 gentilshommes.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

La commune fut le centre d'exploitation des Tramways du Lot-et-Garonne, une compagnie de chemin de fer secondaire à voie métrique qui constituait le réseau départemental du Lot-et-Garonne, de 1911 à 1933[2].

La gare de Monflanquin, vers 1912.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Monflanquin Blason D'azur au mont d'or mouvant de la pointe, surmonté de deux étoiles du même, au chef aussi d'azur chargé d'un mur crénelé surchargé d'une tour et de deux demies, le tout d'or[3].
Détails Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes (Monflanquin/mont).
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 2008 Daniel Soulage UDF Ancien sénateur,
ancien député
mars 2008 2014 Francis Bordes DVD Vétérinaire
2014 en cours Nathalie Founaud-Veysset DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 359 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7 690 5 038 5 365 5 010 5 201 5 057 5 075 4 980 4 912
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 164 3 842 3 789 3 468 3 299 3 235 3 089 3 172 3 086
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 017 3 039 3 090 2 596 2 646 2 534 2 512 2 525 2 416
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 308 2 354 2 368 2 356 2 431 2 258 2 352 2 338 2 346
2011 - - - - - - - -
2 359 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-André
La maison dite du Prince Noir
  • L'Église Saint-André[6] : L'église a été fondée entre 1250 et 1290. Elle a conservé de cette époque la base de ses murs et le portail. Elle faisait partie de l'enceinte de la ville aussi son chevet était-il fortifié. Les voûtes de la nef s'étant effondrées, l'église est restaurée en 1715, le chevet est repris. Les voûtes sont reconstruites en 1864. Le clocher prend son aspect fortifié en 1923. Le chevet est ajouré pour y placer des vitraux. L'église a été classée Monument historique le 16 juillet 1925.
  • La maison dite du Prince Noir[7] sur la place Foch, construite au XIVe siècle. Le prince Noir, qui a battu le roi Jean II le Bon à la bataille de Poitiers, y aurait séjourné.
  • Le Château de Martel, propriété du XVIIIe siècle de la famille de Védrines et qui a défrayé la chronique dans les années 2000 : onze membres des Védrines (famille d'aristocrates protestants du Sud-Ouest) surnommés les « reclus de Monflanquin » sont sous l'emprise du gourou Thierry Tilly (ancien responsable d'une société de nettoyage industriel devenu leur gestionnaire de patrimoine) et doivent se terrer pendant une dizaine d'années dans ce château puis en Angleterre[8]. Thierry Tilly, qui a détourné 4,5 millions d'euros à la famille, est interpellé en octobre 2009 et condamné à dix ans de prison en 2013[9].
Château de Roquefère, aile est.
  • Le Château de Roquefère[10]. Le château a été acheté en 1280 par Jean Ier de Grailly, sénéchal de Gascogne et d'Agenais, à Hugues de Castelmoron. Le 7 juillet 1305, Bertrand de Got, archevêque de Bordeaux, couche au château. Jean de Grailly cède la seigneurie de Roquefère avec le château à Jean Chandos, sa vie durant, à condition que la seigneurie lui revienne ou à ses héritiers après sa mort. À la mort de Jean de Grailly, en 1376, sans enfant, le château devient l'enjeu d'un long conflit entre la famille Hébrard et la famille de Blanche de Foix, mère de Jean de Grailly. À la mort de Jean Chandos, Jean et Jacmet Hébrard et Guillon de La Martinie avaient pris possession du château sans droit.
    En 1470, par décision de Charles, duc de Guyenne, le château redevient la propriété de Jean de Foix, comte de Caudale, captal de Buch, fils de Gaston de Foix, avait cédé à Jean Chandos, à la condition qu'il lui revienne à sa mort. Sa fille se marie avec Jacques de Chaussade et prend possession de la seigneurie en 1495 par arrêt du parlement de Bordeaux.
    Par mariage, dans la première moitié du XVIe siècle, le château entre dans la famille de La Mothe. Jean II de Rochefort, marquis de Théobon (le château de Théobon se trouve dans la commune de Loubès-Bernac), captal de Puychagut, seigneur de Monneins, Courouneau (le château se trouve dans la commune de Margueron), ... se marie le 8 décembre 1637 avec Anne de La Mothe, dame de Roquefère et de Lespinassat. Il est lieutenant-général de l'armée de Condé en Guyenne. Il fait du château de Roquefère une base des opérations de l'armée du prince de Condé pendant la Fronde. Louis Pons, marié à Guyonne de Rochefort, vend le château à Jean Fournie Gorre, médecin du duc d'Orléans, natif de Monflanquin. En 1781, le château appartient à Charles Raymond de Berail.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibligraphie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. A. Communay, Essai généalogique sur les montferrand, Librairie Veuve Moquet, Bordeaux, 1889
  2. http://www.trains-fr.org/facs/lig47.htm
  3. Cercle Héraldique, Généalogique et Historique du 47
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  6. « Notice no PA00084177 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Église Saint-André
  7. « Notice no PA00084178 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Maison dite du Prince Noir
  8. Ghislaine de Vedrines, Jean Marchand, Diabolique, Éditions XO Document,‎ 2014, 418 p.
  9. « Reclus de Monflanquin : dix ans de prison pour Thierry Tilly », sur Le Parisien,‎ 4 juin 2013
  10. « Notice no PA00084176 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Château de Roquefère