Ségur-le-Château

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Ségur-le-Château
L'Auvézère au pied du village de Ségur-le-Château.
L'Auvézère au pied du village de Ségur-le-Château.
Blason de Ségur-le-Château
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Corrèze
Arrondissement Brive-la-Gaillarde
Canton Lubersac
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Saint-Yrieix
Maire
Mandat
Pierre-Louis Puygrenier
2014-2020
Code postal 19230
Code commune 19254
Démographie
Population
municipale
240 hab. (2011)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 25′ 49″ N 1° 18′ 21″ E / 45.430278, 1.305833 ()45° 25′ 49″ Nord 1° 18′ 21″ Est / 45.430278, 1.305833 ()  
Altitude Min. 270 m – Max. 397 m
Superficie 9,48 km2
Localisation

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Ségur-le-Château

Ségur-le-Château (Segur lo Chasteu en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Limousin.

Elle est classée parmi les plus beaux villages de France.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'Auvézère en amont du pont Saint-Laurent

.

La commune est traversée d'est en ouest par la rivière Auvézère. Au nord-ouest, son affluent le ruisseau de la Penchennerie marque la limite entre Ségur et Saint-Éloy-les-Tuileries.

Le bourg, surplombé par le château, est implanté dans un méandre de l'Auvézère.

La commune est desservie par les routes départementales 6, 6E et, tout au sud, par la RD 7.

Environnement[modifier | modifier le code]

Sur la commune, la vallée de l'Auvézère représente un site de 179 hectares qui est une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 1 où se rencontre le cincle plongeur (Cinclus cinclus)[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

C'est une commune limitrophe avec le département de la Dordogne.

Communes limitrophes de Ségur-le-Château
Saint-Éloy-les-Tuileries Saint-Julien-le-Vendômois
Payzac
(Dordogne)
Ségur-le-Château
Beyssenac

Histoire[modifier | modifier le code]

Les ruines du château.

Au VIe siècle la région de Ségur fait partie des domaines d'Aredius (mort en 591 et connu sous le nom de saint Yrieix), propriétaire terrien habitant la villa d'Attanum, aujourd'hui Saint-Yrieix-la-Perche.

La vicomté de Ségur[2] naquit au IXe siècle, lors de l’éparpillement féodal du Limousin. Le cartulaire d'Uzerche cite un vicomte Foucher qui est présenté comme le fils de Foucher, frère cadet d'Hildegaire (mort en 945), vicomte de Limoges. On le suppose frère du premier vicomte de Comborn, Archambaud. À la fin du siècle suivant, sa petite-fille Emma, fille d'Adémar, unique héritière de la vicomté de Ségur épousa Guy Ier de Limoges (988-1025). Ainsi pendant six cents ans, la cité de Ségur et son fief allaient être détenu par les vicomtes de Limoges. Cependant, le territoire du château appartenant aux chanoines de Saint-Yrieix, les vicomtes devaient leur rendre l’hommage. Ségur ne fut jamais la capitale de la vicomté, mais les seigneurs y résidèrent régulièrement comme en témoignent les nombreux remaniements du château. Mais surtout, les vicomtes y installent quelques familles de chevaliers-vassaux ainsi qu’un certain nombre d’officiers chargés de rendre la justice. La cité était le siège d’une châtellenie qui s’étendait, dans un rayon de 15 km, sur une dizaine de paroisses. Cependant, Ségur ne devint une paroisse proprement dite qu’en 1749.

Durant la guerre de Cent Ans, la forteresse de Ségur après une occupation par les Anglais entre 1361 et 1374, est confisquée par le roi de France et devient une place forte royale administrée par des capitaines sur lesquels les vicomtes n’avaient aucune autorité. Entre-temps, la vicomté de Limoges était passée à la suite du mariage d'Arthur II de Bretagne avec Marie de Limoges en 1275, aux maisons de Bretagne et de Blois qui ne se préoccupèrent guère de la cité de Ségur. Le vicomte de Ségur semble retrouver la jouissance de la seigneurie vers 1422-1424. Cependant, dans la première moitié du XVe siècle, le vicomte Jean de Blois dit « de l’Aigle », capitaine au service du roi de France, parvint à adjoindre à sa vicomté limousine le comté de Périgord en 1437. Les comtes de Périgord avaient obtenu du roi Philippe VI, en 1343, le droit de tenir un tribunal de premier appel. Il songea dès lors de faire de Ségur le siège général de sa justice d’appel. Cette « cour des appeaux » jugeait en premier appel entre les justices ordinaires seigneuriales et le Parlement de Paris. Il est incontestable que c’est l’installation de cette cour extraordinaire qui y a dynamisé, et la démographie, et la vie économique de ce bourg castral. En effet, tout recours contre une décision de justice prise dans l’une des 150 juridictions de la vicomté de Limoges et du comté de Périgueux devait être débattu devant la cour des appeaux de Ségur, avant d’être éventuellement porté devant le Parlement royal. Ainsi s’explique cette grande vague de constructions et de reconstructions de demeures de qualités au cours des XVe et XVIe siècles. Entre-temps, en 1468 précisément, la vicomté de Limoges passe par mariage aux Albret, en la personne d’Alain d’Albret, trisaïeul d’Henri IV.

En 1582, François de Pérusse, comte des Cars, achète la seigneurie de Ségur pour 34 998 livres. La famille Pérusse avait déjà acheté un grand nombre de maisons et d’hôtels au siècle précédent avant d’acheter le château et la seigneurie. Les Pérusse restèrent seigneurs de Ségur jusqu’en 1643, époque à laquelle l’ensemble de leurs territoires passèrent à la famille de Hautefort. Mais, la vicomté de Limoges avait été rattachée en 1607 à la Couronne après l’avènement d’Henri IV au trône de France. Depuis lors, le rayonnement et le dynamisme de la cité se réduisirent sensiblement. En 1750, la cour des appeaux fut supprimée par un édit du roi ; ainsi les familles bourgeoises quittèrent peu à peu Ségur entraînant ainsi le déclin de l’activité économique. En 1795, le château fut acheté aux Hautefort par l’ancien fermier, Gabriel Dumas-Lavareille, de la famille qui devint maire de Ségur.

La commune de Ségur prit brièvement en 1919, le nom de Ségur-les-Goujons, avant de devenir en 1924 Ségur-le-Château.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Ségur-le-Château Blason Écartelé au 1 et 4 de gueules au lion d'or, au 2 et 3 d'argent plain.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours (réélu en mars 2008)[3] Jean-Louis Dupuy    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 240 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
630 559 582 690 751 1 069 1 017 1 041 1 105
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 035 1 022 1 014 932 977 962 957 971 1 004
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
976 933 802 700 670 629 630 568 462
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
400 401 323 304 269 245 233 230 239
2011 - - - - - - - -
240 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Au recensement de 1999, la population active totale (actifs + chômeurs) de Ségur-le-Château s'élève à 96 personnes[6]. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans y est de 81 %, ce qui place la commune à un niveau proche de la moyenne nationale (82,2 %). On y dénombre 5 chômeurs (5,2 % des actifs, taux largement inférieur à la moyenne nationale 12,9 %). En tout et pour tout, la population comprend 38,9 % d'actifs, 29,1 % de retraités, 13,4 % de jeunes scolarisés et 18,6 % d'autres personnes sans activité[6].

Par rapport aux moyennes nationales, le pourcentage de retraités y est sensiblement plus important (29,1 % contre 18,2 %) et le pourcentage de jeunes scolarisés y est à l'inverse, nettement inférieur (13,4 % contre 25 %).

En 2005[7], la population active totale représente 85 personnes, soit 36,5 % de la population. Le nombre de chômeurs s'est abaissé (4) et le taux de chômage s'établit à 5,1 % de la population active.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Léger du Baillargeau.
  • Les ruines du château de Ségur[8], dont la chapelle est classée monument historique depuis 1840, le reste du château étant inscrit depuis 2005. Le château de Ségur se compose de deux parties :
    • le château vicomtal,
    • l'enclos aristocratique.
  • De nombreuses maisons anciennes, du XVe au XVIIIe siècle, parfois avec pans de bois, et dont certaines sont classées ou inscrites :
  • une grange ovale (ou grange ovalaire) du XVIIIe siècle, qui à l'origine était recouverte de chaume de seigle aujourd'hui remplacé par des plaques de tôle, est également inscrite depuis 1993[13]
  • Particularité locale, certains toits sont ornés d'épis de faîtage, parfois anciens

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernadette Barrière et Christian Rémy, Ségur-le-Château, Limoges, PULIM, 2002.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Vallée de l'Auvézère à Ségur-le-Château sur le site de l'INPN
  2. Christian Remy - Ségur-le-Château, le castrum et le bourg - pp.317-345 dans Congrès archéologique de France - 163e session - Corrèze - 2005 - Société Française d'Archéologie - Paris - 2007
  3. Site de la préfecture, consulté le 20 août 2008
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. a et b Données INSEE compulsées par le journal du Net- Emploi à Ségur-le-Château
  7. INSEE Enquête annuelle de recensement 2005
  8. La Corrèze : Le château de Ségur-le-Château
  9. Pour la Base Mérimée du ministère de la culture, la maison Henri IV se compose de deux habitations accolées, l'une avec des pans de bois, l'autre toute en pierre. Au niveau de la commune, la maison Henri IV est la partie de gauche en pierre alors que la maison de droite avec pans de bois se nomme maison Boyer.
  10. Base Mérimée (maison de bois du XVe siècle)
  11. Base Mérimée (maison du XVe siècle)
  12. Pour la commune, ce bâtiment situé dans le quartier des Farges est connu sous l'appellation de Tour Saint-Laurent ; la Base Mérimée (maison des Appeaux) l'identifie sous le nom de maison des Appeaux
  13. Base Mérimée (grange ovale)