Saint-Pée-sur-Nivelle

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Saint-Pée-sur-Nivelle
Quartier Ibarron, ferme du XVIIe siècle
Quartier Ibarron, ferme du XVIIe siècle
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Ustaritz
Intercommunalité Agglomération Sud Pays Basque
Maire
Mandat
Pierre-Marie Nousbaum
2014-2020
Code postal 64310
Code commune 64495
Démographie
Gentilé Senpertar
Population
municipale
5 865 hab. (2011)
Densité 90 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 21′ 27″ N 1° 32′ 58″ O / 43.3575, -1.54944444444 ()43° 21′ 27″ Nord 1° 32′ 58″ Ouest / 43.3575, -1.54944444444 ()  
Altitude Min. 10 m – Max. 227 m
Superficie 65,08 km2
Localisation

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Saint-Pée-sur-Nivelle est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Senpertar[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et présentation sommaire[modifier | modifier le code]

Saint-Pée-sur-Nivelle étendue sur 6 500 ha fait partie de la province basque du Labourd. Elle est proche de la côte Basque (Saint-Jean-de-Luz à 14 kilomètres) et connue aussi pour le lac de Saint-Pée-sur-Nivelle, étendue de 12 km2 qui comporte une base de loisir à deux kilomètres du vieux-centre.

La commune du canton d'Ustaritz s'étend sur un large territoire, frontalier avec l'Espagne au sud-est (Urdazubi et Zugarramurdi).

Accès[modifier | modifier le code]

La commune à vingt kilomètres de Bayonne est desservie par les routes départementales D3, D4, D255, D305, D307, D855, D856 et D918.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[3] par trois fleuves, la Nivelle, le ruisseau Basarun et l'Uhabia.

La Nivelle, cours d'eau de 39 kilomètres, est rejointe sur les terres de Saint-Pée-sur-Nivelle par les ruisseaux de Lizunia, d' Opalazio, Uzkain, Arraio, de Xuhail, d' Etxeberri, de Tontolo et d' Amezpetu.

L'Uhabia est alimenté, sur le territoire de la commune, par le Zirikolatzeko erreka et par les tributaires de celui-ci, les ruisseaux de Besain et d' Urone, accompagné lui-même par le ruisseau de Zalpaia.

L'Urloko erreka, affluent indirect de la Nive coule également sur le territoire de Saint-Pée-sur-Nivelle.

Le ruisseau d’Ostolape, contributaire du petit fleuve côtier le ruisseau Basarun, serpente lui aussi sur la commune.

Paul Raymond indique également, dans son dictionnaire topographique Béarn-Pays basque datant de 1863[4], un affluent de l’Alborga, le Haïstéchéhé, qui arrose Ahetze après avoir pris sa source sur Saint-Pée-sur-Nivelle.

Quartier Ibarron, vieille ferme labourdine
Linteau sculpté
L'église
La mairie

Quartiers[modifier | modifier le code]

La mairie de Saint-Pée-sur-Nivelle découpe[Quand ?] la commune en neuf quartiers :

  • Amotz ;
  • Cherchebruit ;
  • Helbarron ;
  • Serres ;
  • Hergaray ;
  • Ibarron ;
  • Le Lac ;
  • Olha ;
  • Urguri.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Saint-Pée-sur-Nivelle apparaît sous les formes Sanctus Petrus d'Ivarren (1233[4], cartulaire de Bayonne[5]), Sanctis Petris divarren (1249), S-Pé (1650, carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins), Sainct-Pee de Labour (1690[4], cartulaire de Cantelli), Saint-Pee-d'Ibarren (1736[4], registre des baux du chapitre de Bayonne[6]) et Beaugard (1793[4]).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Saint-Pée-sur-Nivelle s'appelait autrefois Saint-Pée-d'Ibarren, « à l'intérieur de la vallée »[7], qualificatif conservé uniquement par le quartien Ibarron de nos jours.

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Amotz est mentionné en 1506[4] (aveux de Languedoc[8]).

Le toponyme Ibarron apparaît sous les formes Ibarre en Labort et Ybarre (1450[4] pour les deux formes, titres de Navarre[9]).

Le toponyme Ihintz apparaît sous la forme Ihins (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).

Le toponyme Ola apparaît sous la forme Olha (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).

Le toponyme Urguri apparaît sous la forme Urgoury (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque est Senpere[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Pée n'a longtemps été qu'un centre religieux et marchand, lieu de réunion réduit à sa plus simple expression et placé sous le patronage de saint Pierre, au milieu d'une multitude de petits hameaux montagnards le dominant en altitude.

En 1790, Saint-Pée-sur-Nivelle fut le chef-lieu d'un canton[4] comprenant les communes d'Ahetze et de Saint-Pée-sur-Nivelle et dépendant du district d'Ustaritz.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé aux 1 et 4 d'or à trois pals de gueules ; aux 2 et 3 d'azur à trois chaudrons d'or posées 2 et 1[10].
Commentaires : Devise: "bortitz eta on"[11]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Pierre Hirigoyen    
2001 2014 Christine Bessonart MoDem  
2014 en cours Pierre-Marie Nousbaum DVD  

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Pée-sur-Nivelle fait partie de six structures intercommunales[12] :

  • l’agence publique de gestion locale ;
  • l’agglomération Sud Pays Basque ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal des collèges d'enseignement secondaire de Saint-Jean-de-Luz ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque ;
  • le syndicat mixte Bizi Garbia.

Saint-Pée-sur-Nivelle accueille le siège du syndicat mixte Bizi Garbia.

La commune adhère à l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastian.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Altsasu (Espagne) depuis 1993[13]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 865 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 096 1 980 2 015 2 209 2 518 2 576 2 751 2 804 2 721
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 701 2 708 2 612 2 576 2 532 2 492 2 508 2 432 2 375
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 396 2 395 2 397 2 422 2 433 2 378 2 358 2 195 2 054
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 239 2 422 2 567 3 056 3 463 4 331 5 106 5 865 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


La commune fait partie de l'aire urbaine de Bayonne.

Économie[modifier | modifier le code]

Le marché de Saint-Pée-sur-Nivelle prit de l'importance au XIXe siècle, au point de détrôner celui de Sare[7].
La commune fait partie de la zone AOC de production du piment d'Espelette et de celle de l'ossau-iraty.
C'est sur le territoire de Saint-Pée-sur-Nivelle qu'a été prise, en 1983, la photo de moutons traçant le logo Woolmark[16].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Festivités
Langues

D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Saint-Pée est le labourdin. Phillippe Veyrin[7] rapporte le sobriquet suivant s'appliquant anciennement aux Senpertars : Sempertarrak, belhaun buru handiak ('Gens de Saint-Pée, gros genoux').

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église recèle une importante dalle funéraire et surtout un retable de maître-autel du XVIIIe siècle inventorié par le ministère de la Culture[17].

l'église
Retable de l'église

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Un gaztelu zahar se dresse au lieu-dit Larreondoa à une altitude de 85 mètres.

Il existe des traces d'un ancien château où réside au XVe siècle le seigneur bailli de la province. Son architecture s'est ouverte ensuite au style renaissance. Le Conseiller Pierre de Lancre y habite en 1609 pendant la chasse aux sorcières qu'il orchestre avec minutie. Le château est aujourd'hui en ruine.

Saint-Pée-sur-Nivelle compte plusieurs moulins à eau. Le moulin ouvert au public Plazako Errota, quartier d'Ibarron est construit près de l'église en 1652, par les communautés locales, contestant aux maisons nobles leur droit de banalité[18]. On lit d'ailleurs, au-dessus de la porte, l'inscription suivante :Hau da errota senpereco herriac eraguinaracia. 1652 (ceci est le moulin que le Pays de Saint-Pée a fait faire)[7].

Patrimoine sportif[modifier | modifier le code]

Saint-Pée possède trois frontons de pelote basque à Amotz, Ibarron et au centre. C'est le pays de naissance de la chistera moderne. Gaintchiki Harotchea, adolescent de Saint-Pée-sur-Nivelle, invente en 1857, une fixation au poignet de petits paniers ovales en lattes de châtaignier, qui donne naissance au panier chistera[7]. Un Ecomusée de la pelote et du xistera Pilotari, situé à l'Office de tourisme, vous dévoilera tous les secrets sur l'invention du Xistera.

Patrimoine culinaire[modifier | modifier le code]

La gastronomie associée à un artisanat d'alimentation traditionnelle est riche :

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La commune abrite le lac de Saint-Pée-sur-Nivelle, qui est un lieu touristique. Ce lac dispose d'une petite base nautique avec des pédalos, un toboggan à eau et des jeux pour enfants.

La Nivelle permet la pratique du canoë. La pêche sportive tout au long de son cours donne l'occasion d'attraper du saumon, de la truite de mer, de la truite fario...

Les montagnes accueillent encore des poneys pottocks en estive.

Équipements[modifier | modifier le code]

Sports et équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Le Saint-Pée Union Club est un club de rugby à XV amateur qui évolue en Honneur.

Le SPUC a été sacré plusieurs fois champion de France :

  • en 1984 en championnat 1ère série (contre l'US Boujan) ;
  • en 1992 en championnat 1ère série (contre Nissan à Mazères sur Salat) ;
  • en 2014 en championnat Promotion Honneur (contre Gabarret à Tartas).

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose de trois écoles primaires, deux publiques (école du Bourg et école d'Amotz) et l'autre privée (école Saint-Joseph), d'un collège (collège Arretxea) et d'un lycée agricole privé (lycée Saint-Christophe). De plus, l'ikastola Zaldubi offre aux enfants un enseignement en langue basque.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

nées au XVIe siècle
  • Pierre de Lancre, né en 1553 à Bordeaux et décédé en 1631, est un conseiller au parlement de Bordeaux, puis conseiller du roi, membre du Conseil d'État. Du château de Saint-Pée-sur-Nivelle, il instruit les procès en sorcellerie du Labourd et fait "arder et brancher" près de six cents prétendus sorciers. De Lancre envoie au bûcher, après les avoir torturés, des femmes, des enfants, mais aussi des prêtres.
nées au XIXe siècle
nées au XXe siècle

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. a et b [hhttp://www.euskaltzaindia.net/index.php?option=com_eoda&view=toponimia&Itemid=471&nonkodea=4.4&lang=fr Euskaltzaindia - Académie de la langue basque]
  3. Notice du Sandre sur Saint-Pée-sur-Nivelle
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  5. Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Manuscrit de 1736 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. a, b, c, d et e Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6)
  8. Aveux de Languedoc, Archives de l'Empire, PP, 45
  9. Titres du royaume de Navarre - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. Guy Ascarat
  11. officiel
  12. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  13. Annuaire des villes jumelées
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  16. Stratégie.fr : Woolmark
  17. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le retable du maître-autel
  18. Les seigneurs de Saint-Pée possédaient trois moulins. La construction du nouveau moulin amena des protestations du château. Un accord fut trouvé, partageant la propriété et les frais d'entretien des quatre moulins, à part égale entre seigneurs et roturiers. Cette anecdote historique est rapportée par Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 174.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henry Dop, Les Seigneurs de Saint-Pée, Société des Amis du Musée basque

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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