Saint-Pée-sur-Nivelle
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade Bon début quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l'atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d'aide à la rédaction d'un article de commune. |
| Saint-Pée-sur-Nivelle | ||||||
Quartier Ibarron, ferme du XVIIe siècle |
||||||
| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Aquitaine | |||||
| Département | Pyrénées-Atlantiques | |||||
| Arrondissement | Bayonne | |||||
| Canton | Ustaritz | |||||
| Intercommunalité | Agglomération Sud Pays Basque | |||||
| Maire Mandat |
Christine Bessonart 2008-2014 |
|||||
| Code postal | 64310 | |||||
| Code commune | 64495 | |||||
| Démographie | ||||||
| Population municipale |
5 707 hab. (2010) | |||||
| Densité | 88 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 10 m – Max. 227 m | |||||
| Superficie | 65,08 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
|
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
||||||
| modifier |
||||||
Saint-Pée-sur-Nivelle est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.
Issu du basque[1], le gentilé est Senpertar[2].
Sommaire |
Géographie[modifier]
Situation et présentation sommaire[modifier]
Saint-Pée-sur-Nivelle étendue sur 6 500 ha fait partie de la province basque du Labourd. Elle est proche de la côte Basque (Saint-Jean-de-Luz à 14 kilomètres) et connue aussi pour le lac de Saint-Pée-sur-Nivelle, étendue de 12 km2 qui comporte une base de loisir à deux kilomètres du vieux-centre. Elle se divise en 10 quartiers :
- Ibarron (le plus ancien centre religieux, au moins du XIIIe siècle )
- Amotz (où se situent les campings Antton et Armora)
- Helbarron
- Aintzira (le quartier du lac )
- Urguri
- Olha
- Cherchebruit
- Amezpetu
- Hergaray
La commune du canton d'Ustaritz s'étend sur un large territoire, frontalier avec l'Espagne au sud-est (Urdazubi et Zugarramurdi).
Accès[modifier]
La commune à vingt kilomètres de Bayonne est desservie par les routes départementales D3, D4, D255, D305, D307, D855, D856 et D918.
Hydrographie[modifier]
Les terres de la commune sont arrosées[3] par trois fleuves, la Nivelle, le ruisseau Basarun et l'Uhabia.
La Nivelle, cours d'eau de 39 kilomètres, est rejointe sur les terres de Saint-Pée-sur-Nivelle par les ruisseaux de Lizunia, d' Opalazio, Uzkain, Arraio, de Xuhail, d' Etxeberri, de Tontolo et d' Amezpetu.
L'Uhabia est alimenté, sur le territoire de la commune, par le Zirikolatzeko erreka et par les tributaires de celui-ci, les ruisseaux de Besain et d' Urone, accompagné lui-même par le ruisseau de Zalpaia.
L'Urloko erreka, affluent indirect de la Nive coule également sur le territoire de Saint-Pée-sur-Nivelle.
Le ruisseau d’Ostolape, contributaire du petit fleuve côtier le ruisseau Basarun, serpente lui aussi sur la commune.
Paul Raymond indique également, dans son dictionnaire topographique Béarn-Pays basque datant de 1863[4], un affluent de l’Alborga, le Haïstéchéhé, qui arrose Ahetze après avoir pris sa source sur Saint-Pée-sur-Nivelle.
Lieux-dits et hameaux[modifier]
- Ahantzen borda
- Altziburua
- Amezpetu
- Amotz
- Artzirin
- Bidegurutzea
- Cherchebruit
- Errotaberria
- Herbarrun
- Herburua
- Hergarai
- Ibarrun
- Ihintz
- Laputzagaraia
- Larreondoa
- Lizardia
- Ola
- Olhaso
- Otha
- Uhaldeko borda
- Urguri
- Uzkain
- Xerrenda
- Zirikolatz
Communes limitrophes[modifier]
- Ahetze et Arcangues au nord
- Saint-Jean-de-Luz et Ascain à l'ouest
- Sare, Urdazubi et Zugarramurdi (frontière espagnole) au sud
- Ustaritz, Souraïde et Ainhoa à l'est.
Toponymie[modifier]
Le toponyme Saint-Pée-sur-Nivelle apparaît sous les formes Sanctus Petrus d'Ivarren (1233[4], cartulaire de Bayonne[5]), Sanctis Petris divarren (1249), S-Pé (1650, carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins), Sainct-Pee de Labour (1690[4], cartulaire de Cantelli), Saint-Pee-d'Ibarren (1736[4], registre des baux du chapitre de Bayonne[6]) et Beaugard (1793[4]).
Saint-Pée-sur-Nivelle s'appelait autrefois Saint-Pée-d'Ibarren, 'à l'intérieur de la vallée'[7], qualificatif conservé uniquement par le quartien Ibarron de nos jours.
Son nom basque est Senpere[1].
Le toponyme Amotz est mentionné en 1506[4] (aveux de Languedoc[8]).
Le toponyme Ibarron apparaît sous les formes Ibarre en Labort et Ybarre (1450[4] pour les deux formes, titres de Navarre[9]).
Le toponyme Ihintz apparaît sous la forme Ihins (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).
Le toponyme Ola apparaît sous la forme Olha (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).
Le toponyme Urguri apparaît sous la forme Urgoury (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).
Histoire[modifier]
Saint-Pée n'a longtemps été qu'un centre religieux et marchand, lieu de réunion réduit à sa plus simple expression et placé sous le patronage de saint Pierre, au milieu d'une multitude de petits hameaux montagnards le dominant en altitude.
En 1790, Saint-Pée-sur-Nivelle fut le chef-lieu d'un canton[4] comprenant les communes d'Ahetze et de Saint-Pée-sur-Nivelle et dépendant du district d'Ustaritz.
Héraldique[modifier]
| Blasonnement :
Écartelé aux 1 et 4 d'or à trois pals de gueules ; aux 2 et 3 d'azur à trois chaudrons d'or posées 2 et 1[10].
Commentaires : Devise: "bortitz eta on"[11]
|
Administration[modifier]
Intercommunalité[modifier]
Saint-Pée-sur-Nivelle fait partie de neuf structures intercommunales
- agence publique de gestion locale ;
- agglomération Sud Pays Basque ;
- syndicat intercommunal des collèges d'enseignement secondaire de Saint-Jean-de-Luz ;
- syndicat intercommunal Nive-Nivelle ;
- syndicat mixte Bizi Garbia ;
- syndicat mixte Kosta Garbia ;
- syndicat pour le soutien à la culture basque ;
- syndicat AEP Nive Nivelle ;
- syndicat départemental d'électrification.
La commune adhère à l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastian.
Jumelages[modifier]
Altsasu (Espagne) depuis 1993[12]
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 5 707 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
La commune fait partie de l'aire urbaine de Bayonne.
Économie[modifier]
Le marché de Saint-Pée-sur-Nivelle prit de l'importance au XIXe siècle, au point de détrôner celui de Sare[7].
La commune fait partie de la zone AOC de production du piment d'Espelette et de celle de l'ossau-iraty.
C'est sur le territoire de Saint-Pée-sur-Nivelle qu'a été prise, en 1983, la photo de moutons traçant le logo Woolmark[15].
Culture et patrimoine[modifier]
- Festivités
- Langues
D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Saint-Pée est le labourdin. Phillippe Veyrin[7] rapporte le sobriquet suivant s'appliquant anciennement aux Senpertars : Sempertarrak, belhaun buru handiak ('Gens de Saint-Pée, gros genoux').
Patrimoine religieux[modifier]
L'église recèle une importante dalle funéraire et surtout un retable de maître-autel du XVIIIe siècle inventorié par le ministère de la Culture[16].
Patrimoine civil[modifier]
Un gaztelu zahar se dresse au lieu-dit Larreondoa à une altitude de 85 mètres.
Il existe des traces d'un ancien château où réside au XVe siècle le seigneur bailli de la province. Son architecture s'est ouverte ensuite au style renaissance. Le Conseiller Pierre de Lancre y habite en 1609 pendant la chasse aux sorcières qu'il orchestre avec minutie. Le château est aujourd'hui en ruine.
Saint-Pée-sur-Nivelle compte plusieurs moulins à eau. Le moulin ouvert au public Plazako Errota, quartier d'Ibarron est construit près de l'église en 1652, par les communautés locales, contestant aux maisons nobles leur droit de banalité[17]. On lit d'ailleurs, au-dessus de la porte, l'inscription suivante :Hau da errota senpereco herriac eraguinaracia. 1652 (ceci est le moulin que le Pays de Saint-Pée a fait faire)[7].
Patrimoine sportif[modifier]
Saint-Pée possède trois frontons de pelote basque à Amotz, Ibarron et au centre. C'est le pays de naissance de la chistera moderne. Gaintchiki Harotchea, adolescent de Saint-Pée-sur-Nivelle, invente en 1857, une fixation au poignet de petits paniers ovales en lattes de châtaignier, qui donne naissance au panier chistera[7]. Un Ecomusée de la pelote et du xistera Pilotari, situé à l'Office de tourisme, vous dévoilera tous les secrets sur l'invention du Xistera.
Patrimoine culinaire[modifier]
La gastronomie associée à un artisanat d'alimentation traditionnelle est riche :
- saucisses sèches au piment d'Espelette, par exemple du type lukaunka
- jambon labellisé de Bayonne
- plats de résistance : axoa de bœuf, tripoch d'agneau...
- différents gâteaux basques...
Patrimoine environnemental[modifier]
La commune abrite le lac de Saint-Pée-sur-Nivelle, qui est un lieu touristique. Ce lac dispose d'une petite base nautique avec des pédalos, un toboggan à eau et des jeux pour enfants.
La Nivelle permet la pratique du canoë. La pêche sportive tout au long de son cours donne l'occasion d'attraper du saumon, de la truite de mer, de la truite fario...
Les montagnes accueillent encore des poneys pottocks en estive.
Équipements[modifier]
- Sports et équipements sportifs
Le Saint-Pée Union Club est un club de rugby à XV amateur qui évolue en Honneur.
- Enseignement
La commune dispose de trois écoles primaires, deux publiques (école du Bourg et école d'Amotz) et l'autre privée (école Saint-Joseph), d'un collège (collège Arretxea) et d'un lycée agricole privé (lycée Saint-Christophe). De plus, l'ikastola Zaldubi offre aux enfants un enseignement en langue basque.
Personnalités liées à la commune[modifier]
- nées au XVIe siècle
- Pierre de Lancre, né en 1553 à Bordeaux et décédé en 1631, est un conseiller au parlement de Bordeaux, puis conseiller du roi, membre du Conseil d'État. Du château de Saint-Pée-sur-Nivelle, il instruit les procès en sorcellerie du Labourd et fait "arder et brancher" près de six cents prétendus sorciers. De Lancre envoie au bûcher, après les avoir torturés, des femmes, des enfants, mais aussi des prêtres.
- nées au XIXe siècle
- Jean Barbier, né en 1875 à Saint-Jean-Pied-de-Port et décédé en 1931 à Saint-Pée-sur-Nivelle, est un prêtre et écrivain basque d'expression navarro-labourdine ;
- nées au XXe siècle
- Annabella, de son vrai nom Suzanne Georgette Charpentier, née en 1909 à La Varenne-Saint-Hilaire et décédée en 1996 à Neuilly-sur-Seine est une actrice française. Elle passa les dernières années de sa vie dans sa propriété de Saint-Pée-sur-Nivelle.
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- (eu) 108 Lapurdiko Udal Izendegia. Liste des communes et des gentilés du Labourd selon l'Euskaltzaindia.
- Gentilé sur habitants.fr
- Notice du Sandre sur Saint-Pée-sur-Nivelle
- Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
- Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Manuscrit de 1736 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6)
- Aveux de Languedoc, Archives de l'Empire, PP, 45
- Guy Ascarat
- officiel
- Annuaire des villes jumelées
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Stratégie.fr : Woolmark
- Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le retable du maître-autel
- Les seigneurs de Saint-Pée possédaient trois moulins. La construction du nouveau moulin amena des protestations du château. Un accord fut trouvé, partageant la propriété et les frais d'entretien des quatre moulins, à part égale entre seigneurs et roturiers. Cette anecdote historique est rapportée par Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 174.
Pour approfondir[modifier]
Bibliographie[modifier]
- Henry Dop, Les Seigneurs de Saint-Pée, Société des Amis du Musée basque
