Sarrant

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Sarrant
Sarrant, porte de la ville.
Sarrant, porte de la ville.
Blason de Sarrant
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Gers
Arrondissement Condom
Canton Mauvezin
Intercommunalité Communauté de communes Bastides du Val d'Arrats
Maire
Mandat
Alain Berthet
2014-2020
Code postal 32120
Code commune 32416
Démographie
Population
municipale
392 hab. (2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 46′ 31″ N 0° 55′ 48″ E / 43.7752777778, 0.93 ()43° 46′ 31″ Nord 0° 55′ 48″ Est / 43.7752777778, 0.93 ()  
Altitude 130 m (min. : 115 m) (max. : 192 m)
Superficie 19,81 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Sarrant, est une commune française située dans le département du Gers, en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sarrant est une bastide située au nord-est du Gers en terre gasconne, aux confins de la Lomagne.

Les communes limitrophes sont Maubec dans le Tarn-et-Garonne, Solomiac, Labrihe, Saint-Georges et Sainte-Anne dans le Gers, et Brignemont dans la Haute-Garonne.

Le village fortifié, disposé en cercle autour de l'église Saint-Vincent, est au carrefour de la D 165 et de la D 205, à 10 km au nord-est de Mauvezin, à 8 km au nord-ouest de Cologne et à 5 km au sud-est de Solomiac.

Le territoire de la commune est traversé par la Gimone et son affluent le Sarrampion.

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Histoire[modifier | modifier le code]

De forme circulaire, le village est une bastide construite autour de son église, placée sous le patronage de saint Vincent d'Agen. Il a succédé à un habitat du haut Moyen Âge, édifié sur un site antique. Sarrant, situé sur la voie romaine Toulouse-Lectoure, longeant la rive droite du Sarrampion, figure sur les cartes de l'Empire romain, sous le nom de Sarrali (table de Peutingër). Cette origine antique a été confirmée, en 2004, par la découverte d'une tombe en bâtière, couverte de tegulae, antérieure au IVe siècle.

La charte des coutumes de la ville datée de 1265, avec les privilèges annexes, accordés par Philippe IV le Bel en 1307, fait de Sarrant un castrum royal dirigé par des consuls, nul seigneur ne peut y exercer son pouvoir.

Au XVe siècle, trois châteaux existent dans la juridiction. Le château de Savailhan, appartient à la famille de Mauléon. Denis de Mauléon est un fidèle compagnon d'armes et ami d'Henri de Navarre. Le château de Reychac, aujourd'hui disparu, salle moyenâgeuse rectangulaire d'un seul étage, flanquée d'une tour ronde dominant deux vallons, appartient au baron Jean-Jacques de Reychac. Le château de Cédailh, tout proche du village, est habité par Jean de Cédailh, bourgeois et marchand de Beaumont-de-Lomagne.

Au XVIe siècle, Sarrant est une paroisse prospère comptant presque 2 000 âmes, dont 400 environ vivent dans l'enceinte. La ville s'est développée principalement autour de la culture du blé, de la vigne et de l'élevage des brebis. L'artisanat est dominé par les métiers du tissage de la laine et du lin. Pendant les guerres de religion, la communauté subit attaques et pillages. En 1590, Sarrant est occupé, sa tour endommagée. La ville est libérée contre une importante rançon, payée en mettant en gage l'argenterie de l'église, ce qui a évité sa destruction.

Fait remarquable, probablement unique en Gascogne, une importante confrérie de musiciens, dont beaucoup sont aveugles, s'est développée au cours du XVIe siècle. Entre 1580 et 1640, plus d'une centaine de musiciens, violons, vielles, tambourins à cordes et flûtes, ont été recensés. Les maîtres violons de Sarrant forment des apprentis venus de tout le pays, du Béarn, du Pays basque, ainsi que du Roussillon, alors espagnol.

Le XVIIe siècle est marqué par la terrible épidémie de peste bubonique de 1628-1631 qui fera une centaine de morts dans la paroisse. Pendant la période de la Révolution, la communauté est victime de brigandages et incendies des gerbiers, des patrouilles armées sont mises en place. À partir de 1793, Sarrant deviendra un foyer de contrerévolution, la population se révolte contre les abus du pouvoir Républicain et entre en résistance en dissimulant les prêtres réfractaires qui célèbrent des messes clandestines dans les hameaux.

En 1813, le pont-levis est remplacé par un pont de pierre. Plus tard, une large brèche sera faite dans la muraille ouest pour donner passage à la route. Entre 1853 et 1863, dans un souci d'assainissement et de modernisation de la ville, les fossés sont comblés et des platanes sont plantés sur leur emplacement.

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Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or aux trois têtes d'homme de carnation chevelées de sable" 3 têtes de maures[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Anne Salat    
mars 2008 2014 Lucien Calestroupat[2]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 392 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
905 1 070 1 042 983 1 011 1 025 1 020 1 017 912
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
952 887 854 820 785 729 694 685 632
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
635 615 519 541 542 530 491 460 440
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
357 319 312 319 338 340 392 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Depuis 1999 Sarrant fait partie des plus beaux villages de France, le cœur du village constituant un ensemble de maisons et de monuments remarquable. Cette homologation est donnée par l'Association des Plus Beaux Villages de France créée en 1982. Le but de l'association est de préserver et valoriser le patrimoine des villages français pour accroitre leur notoriété et leur fréquentation et développer ainsi une activité économique liée au tourisme. Pour être membre de l'association, le village doit faire acte de candidature : il doit avoir une population de moins de 2000 habitants ; avoir deux sites ou monuments classés Monument Historique et voter en conseil municipal l'adhésion. La demande est recevable si la commune répond à une grille de 27 critères. Le village adhère ensuite à une charte de qualité. Il peut se voir déclasser. Sarrant est donc l'un de ces 151 villages homologués comme "plus beaux villages de France".
  • La porte de ville, surmontée de sa tour carrée, du XIVe siècle est un témoin des anciennes fortifications.
  • L'église Saint-Vincent, édifiée au XIVe siècle, a été reconstruite et agrandie après les guerres de religion, au début du XVIIe siècle, et une flèche lui a été ajoutée au XIXe siècle.
  • La chapelle Notre-Dame de Pitié, à l'extérieur des remparts en face de la porte-tour, a été construite au XVIIe siècle, près de la fontaine dont le soubassement date de l'époque romaine.
  • À voir aussi à droite de la porte de ville, le jardin médiéval, riche de légumes anciens et de simples.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacques de Mauléon sieur de Labastide, a fait édifier le château de Savaillan. En 1526 il sert dans la compagnie d'Henri d'Albret roi de Navarre. L'année suivante, chef d'une compagnie d'hommes d'armes Gascons, il est lieutenant dans l'armée de Monluc durant la campagne d'Italie. Il se distingue par son courage dans la prise de Forcha-di-Penne. En 1533 il épouse Perrete Guilhot de Ferrières native du diocèse de Castres qui lui donnera neuf enfants. Il décèdera au château de Savaillan durant l'hiver 1559.
  • Denys de Mauléon, son fils né à Sarrant, est capitaine dans les armées du Roi Henri de Navarre. En 1576, il épouse à l'église réformée de Mauvezin, Demoiselle Catherine de Monlezun. Le Roi de Navarre lui offre deux moulins en cadeau de noces. Ils auront sept enfants dont le dernier, Henri né en 1588, a pour parrain le roi de Navarre en personne. Blessé d'une arquebusade au Mas-Grenier, Denys de Mauléon meurt dans son château en 1589.
  • Guillaume de Laffont, capitoul de Toulouse en 1641 au secteur de la porte Saint Géraud, est propriétaire de nombreux biens à Sarrant dont les métairies des Truilhés, de la Bourdette et du moulin à eau d'en Courbet sur le Sarrampion.
  • Clément et son fils Pierre Fermat, sieurs d'En Caussan, frère et neveu de l'illustre mathématicien, sont bien-tenants de Sarrant. Au début du XVIIe siècle ils possèdent les terres nobles d'En Caussan.

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Laurent Édouard Desponts, Un village de Gascogne pendant les guerres de la Fronde, Auch, imprimerie de F. Foix, 1867
  • Claudette Gilard-Fito, "La confrérie des musiciens de Sarrant", Bulletin de la Société Archéologique et Historique du Gers, 3e trimestre 2002
  • Claudette Gilard-Fito,"Guerre, famine et peste, survie de la communauté de Sarrant", Bulletin de la Société Archéologique et Historique du Gers, 4e trimestre 2003
  • Claudette Gilard-Fito, Le testament d'après les notaires de Sarrant (16e-18e siècles) Bulletin de la Société Archéologique du Gers, 2e, 3e et 4e trimestres 2005
  • Claudette Gilard-Fito, "Demoyselles de Savailhan maistresses dudit château sis au lieu de Sarrant", Bulletin de la Société Archéologique et Historique du Gers, 3e et 4e trimestres 2007
  • Claudette et Guy Gilard "Un foyer de contrerévolution à Sarrant 1790-1799", Bulletin de la Société Archéologique et Historique du Gers, 4e trimestre 2009 et 1er trimestre 2010
  • Claudette Gilard et coauteurs :"Histoire de Sarrant, village médiéval gascon". Préface de Georges Passerat. Éditions Glanes d'Histoire Sarrant, 2008. Ouvrage 360 pages . Lauréat de l'Académie des Jeux Floraux 2009. Deuxième édition 2012, revue et augmentée, 479 pages.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]