Navarrenx

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Navarrenx
La mairie de Navarrenx
La mairie de Navarrenx
Blason de Navarrenx
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Navarrenx
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Navarrenx
Maire
Mandat
Jean Baucou
2014-2020
Code postal 64190
Code commune 64416
Démographie
Population
municipale
1 061 hab. (2011)
Densité 171 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 22″ N 0° 45′ 29″ O / 43.3228, -0.75805555555643° 19′ 22″ Nord 0° 45′ 29″ Ouest / 43.3228, -0.758055555556  
Altitude Min. 118 m – Max. 269 m
Superficie 6,21 km2
Localisation

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Navarrenx est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques (Béarn) et la région Aquitaine.

Le gentilé est Navarrais[1].

Depuis 2014, la commune adhère à l’association Les Plus Beaux Villages de France[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[3] par le gave d'Oloron, et ses affluents, le Saleys, les ruisseaux le Laus (10,5 km), l'Arroder et le Lucq.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • au-delà du pont, quartier Mousseroles.
  • à l'intérieur des remparts, le Bourg.
  • à l'extérieur des remparts, après l'Esplanade, le Faubourg.
  • en direction de Jasses : le quartier Bérérenx.
  • en direction de Mourenx : le Bois, ancien quartier des cagots (Besiat).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Navarrenx, /nabarēŋs/. Le suffixe -enx provient d'une confusion entre le suffixe -enc et le latin -ens lequel évolue normalement en -és /-ais[4],[5]. Le toponyme est documenté sous les formes Navarrensis (XIe siècle) et non pas sponda Navarrensis, comme gravé sur le parvis de l'Hôtel de Ville[6], (Pierre de Marca[7]), Navarrencxs (1235[6], réformation de Béarn[8]), Navarencae (1286[6], Pierre de Marca[9]), Navarrencs (1290[6], titres de Béarn[10]), lo molii de Navarrencx, Sent-Germer de Navarrencx et l'espitau de Sent-Antoni de Navarrencx (respectivement 1385[6], 1387[6] et 1391[6], notaires de Navarrenx[11]), Nabarrencxs (1477[6], contrats d'Ohix[12]) et Navarrenx-Bérérenx à la suite de la réunion des deux communes en 1828.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Il y a évidemment parenté entre le radical basque de la Navarre et de Navarrenx (idem pour le village voisin de Nabas : Navars), mais les philologues basques hésitent entre plusieurs étymologies.

Par contre, le seul lien historique entre les deux, contrairement aux dizaines de villages d'Espagne qui sont des peuplements de Navarrais hors du territoire de la Navarre (Navarrete, Navarretes, Navarro, Naharros, Narros, Narillos, Navarres….) vient du fait que c'est le roi de Navarre Henri d'Albret ( né à Sangüesa) qui fit édifier les fortifications.

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Bérérenx est mentionné au XIe siècle[6] (Pierre de Marca[7]) et apparaît sous les formes Berarensis (vers 1100[6], cartulaire de Lucq[13]), Berarengn (XIIe siècle[6], cartulaire de Lucq[13]), Bererencx (1385[6], notaires de Navarrenx[11]), Bererenxs et Berrerenxs (respectivement 1538[6] et 1546[6], réformation de Béarn[8]), Sent Joan de Bererens (1612[6], insinuations du diocèse d'Oloron[14]), Bererenz (1793[15] ou an II) et Berereux (1801[15], Bulletin des Lois).

Bererenx vient de l'anthroponyme gascon Berard avec le suffixe -enh, modifié ultérieurement[16].

Graphie occitane[modifier | modifier le code]

Son nom occitan gascon est Navarrencs.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vers 1078 une charte fait pour la première fois mention écrite du nom de la commune. Navarrenx (Navarrensis et non sponda Navarrensis) y est citée cinq fois. Il s'agit d'un accord perpétuel entre Centulle V de Béarn dit le jeune, vicomte de Béarn et d'Oloron, comte de Bigorre et son vassal Raimond-Guillaume Ier dit Salamace vicomte de Soule. Celui-ci se présentera à Navarrenx pour réparer les torts faits aux Béarnais par les Souletins. Il pourra en faire raison et justice soit par serment, soit en payant une amende, soit par ordalie. Dans ce cas le texte dit que le duel se fera, non pas sur la rive du gave du côté de la Soule, mais en la rive du côté de Navarrenx (Quod bellun fiet non in ripa Soulensi, sed in sponda Navarrensi). L'endroit est encore connu de nos jours sous le nom de camp batalhè.

Ce fut, dès l'origine, une ville frontière. En 1188 un pont en pierre est construit et un marché instauré. Soit notoire à tous que Mgr Gaston a considéré l'honneur et le profit qui revient à lui et à sa terre de Navarrenx. Il veut qu'il y ait à Navarrenx un pont de pierre et un marché de quinze en quinze jours le mercredi. Les limites du marché sont fixées dans cet espace resserré entre le Gave et le ruisseau qui passe au château et terminé d'un côté par le village et de l'autre par le chemin de Navarre qui passe par Meritein où la croix sert de borne.

La grande arche du pont sur le gave d'Oloron remonte au XIIIe siècle mais a perdu sa tour de défense, comme on peut encore en voir aux ponts d'Orthez ou à celui de Sauveterre-de-Béarn, un octroi y était perçu.

Sur la hauteur à l'ouest, au confluent du gave et du Larroder, se trouvait le château vicomtal «la Casterasse » (forteresse). En 1286, dans son testament, Gaston VII Moncade vicomte de béarn stipule, en accord avec les vieux fors, que ce château ne peut-être ni aliéné ni hypothéqué.

En 1316, ayant obtenu le for de Morlaàs, elle dotée par la vicomtesse Marguerite Mathilde, d'une charte de Bastide, dont la place centrale et les rues à angle droit de Navarrenx gardent le souvenir.

Le bailliage de Navarrenx englobait[6] en 1343 les communes d'Araujuzon, Audaux, Dognen, Gurs, Méritein, Sus, Laàs, Ossenx et le hameau de Geup (Castetbon).

En 1385[6], Navarrenx comptait 85 feux et Bérérenx 10. Il y avait à Bérérenx une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn.

En 1388, Gaston Fébus comte de Foix, vicomte de Béarn fait emprisonner les jurats de Navarrenx jusqu'à ce que les habitants acceptent de contribuer aux réparations de son moulin sur le gave.

Entre 1412 et 1415, de nouvelles réparations furent effectuées par les cagots de l'arribère.

Le 24 juillet 1507, la ville prête foi et hommage à Catherine de Navarre pour le moulin fondat en lo fluby deu gabe.

Par privilège ce fort beau moulin appartiendra plus tard à la communauté de Navarrenx, dont les archives mettent en évidence le grand nombre de réparations effectuées. Lors de la suppression des droits féodaux l'État le séquestra pour le revendre en 1813 par adjudication publique.[réf. nécessaire]

En 1523 les Castillans conduits par Philibert de Chalon, Prince d'Orange, s'emparent de la ville et détruisent ses défenses.

Elles fut dotées d'un nouveau système de fortifications bastionnées dès 1538 à 1549 : Henri d'Albret et Marguerite d'Angoulême, rois de Navarre, par l'architecte italien Fabricio Siciliano, avec quatre bastions sur le modèle de la citadelle de Lucques, en Toscane : redans, demi-lunes, redoutes, galeries souterraines de contre-mines, murs calfeutrés de terre[17]. Réf:A Navarrenx les Pierres ont une histoire - Edition: Cercle Historique de l'Arribère - Navarrenx, en ligne: www.bearndesgaves.fr/char.

En 1569, elle devait prouver son efficacité en permettant aux huguenots béarnais de résister aux troupes françaises de Terride (Antoine de Lomagne), de mars à juillet, jusqu'à l'arrivée des secours de Gabriel de Montgommery. Les églises béarnaises et bigourdanes qui se trouvèrent sur le passage du régicide involontaire du roi Henri II subirent un vandalisme irréparable.

L'année 1620 voit la visite de Louis XIII venu imposer l'union du Béarn et de la Navarre à la France. La ville n'offre pas de résistance aux troupes royales, Il n'en coûta pas au roi la mèche d'un canon. Le souverain rétablit le culte catholique à Navarrenx en assistant à une messe chantée par l'évêque Arnaud IV de Maytie dans l'église même où sa grand-mère Jeanne d'Albret, reine de Navarre et souveraine de Béarn, avait publiquement fait profession d'attachement au calvinisme le jour de Pâques 1563. Pour conserver la mémoire de cet évènement, il fit placer au-dessus du portail de l'église une couronne de lauriers avec l'écusson de France. Le jeune roi profita de son passage dans la cité pour récupérer ce qui restait du trésor des rois de Navarre. À cette date, la ville cesse d'être "place de sureté" pour les Huguenots.

À la Révolution française, Navarrenx fut choisie comme premier chef-lieu du département des Basses-Pyrénées (4 mars 1790), avant que la ville de Pau ne lui succède, le 14 octobre 1790.

Le 23 juillet 1791, se crée à la hâte la « Société des Amis de la Constitution » dont les délibérations ne manquent pas de piquant comme en témoigne le cahier encore consultable à ce jour. Si à Paris la guillotine faisait son œuvre, à Navarrenx on faisait des palabres et les bonnes intentions ne manquaient pas : « ceux de Navarrenx, aux Pyrénées, perdus dans les montagnes, avec si peu de ressources, n'ayant pas la communauté du langage, bégayant le français du Nord, offrent à la patrie leur cœur, leur impuissance même » (Jules Michelet). A la lecture du cahier on ne peut manquer de remarquer que lors de la Terreur dans les premiers mois de 1794 les absences se multiplient aux réunions de la Société, malgré les menaces de sanctions.

En 1814, sous le commandement du colonel Joseph-Hypolite Regnault (futur maire de la ville de 1860 à 1866), la garnison (460 hommes et 54 bouches à feu) résista au blocus de la division du général Pablo Morillo, malgré ses appels à la reddition : « Ouvrez les yeux, soldats de la garnison de Navarrenx. Laissez cette malheureuse place à ceux qui repoussent le bonheur. Venez à nous nous vous recevrons ». La division de Pablo Morillo faisait partie des troupes hispano-anglaises de Wellington auxquelles le maréchal Soult donnait du fil à retordre dans une retraite remarquable de Bayonne à Toulouse en passant par Orthez.

En 1828, la commune de Bérérenx est unie à Navarrenx[15].

Sous la porte fortifiée, une plaque rappelle le passage, en 1828, d'amoureux illustres : le pianiste Franz Liszt et son élève paloise Caroline de Saint-Cricq qu'il dut quitter car le comte de Saint-Cricq, financier du royaume, avait pour sa fille d'autres ambitions. Il est cependant beaucoup plus probable que ce passage ait eu lieu en 1844. En effet, on connait l'emploi du temps de Franz Liszt de janvier à juillet 1828, date de la rupture avec Caroline de Saint-Criq. Cet emploi du temps ne mentionne aucun voyage. On voit mal comment un jeune homme de 16 ans, sans moyen, et une jeune fille de 17 ans sévèrement surveillée auraient pu quitter Paris pour venir se promener à Navarrenx. À cette époque, un tel périple durait 15 à 20 jours minimum aller-retour. On sait par contre que Liszt a séjourné du 7 au 21 octobre 1844 à Pau, et qu'il a rencontré à cette occasion Caroline de saint-Criq, épouse D'Artigaux. C'est donc très certainement dans ces jours-là que se situe la fameuse visite sur les remparts de Navarrenx.

À la demande unanime des habitants, la place est déclassée définitivement en 1871 et perd sa garnison. Navarrenx sera restée place de guerre de 1546 jusqu'à la fin du XIXe siècle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’azur à la fleur de lis d’or surmonté d’un lambel à trois pendant de gueules.
Commentaires : Il existe un autre blason plus ancien: D'argent à la vache de gueules allaitant un veau de même, bordure engrèlée de sinople.
Les couleurs de la ville sont le vert et blanc. La devise est: "Se jo t'i vau" (Si moi j'y vais). C'était le nom du plus gros canon de la cité fortifiée. "Si moi j'y vais" est un défi lancé par ce canon envers les ennemis.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Joseph Sarrat UDF  
2001 2008 Jean Baucou DVD  
2008 en cours Jean Baucou DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Navarrenx fait partie de huit structures intercommunales[18] :

  • l’agence publique de gestion locale ;
  • la communauté de communes du canton de Navarrenx ;
  • le SIVU d'assainissement de Navarrenx ;
  • le syndicat AEP de Navarrenx ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat de la perception de Navarrenx ;
  • le syndicat intercommunal des gaves et du Saleys ;
  • le syndicat mixte forestier des chênaies des vallées basques et béarnaises.

La commune accueille le siège de la communauté de communes du canton de Navarrenx, ainsi que ceux du SIVU d'assainissement de Navarrenx, du syndicat AEP de Navarrenx, du syndicat de la perception de Navarrenx, et enfin du syndicat mixte forestier des chênaies des vallées basques et béarnaises.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Rheinstetten (Allemagne) depuis 1995

Drapeau de l'Espagne Sádaba (Espagne) depuis 2003[19]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 061 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 445 1 186 1 261 1 385 1 533 1 574 1 814 1 922 1 770
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 551 1 636 1 553 1 348 1 300 1 395 1 430 1 383 1 271
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 288 1 325 1 302 1 094 1 088 1 021 1 057 1 096 1 061
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 070 1 064 1 146 1 160 1 036 1 133 1 138 1 155 1 075
2011 - - - - - - - -
1 061 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[20].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Depuis presque deux siècles le port fluvial ne voit plus passer les 300 radeaux composés de fûts de sapins provenant de la vallée d'Aspe. Au printemps, les radeleurs les conduisaient jusqu'à Bayonne, où la Marine royale en faisait des mâts pour ses navires.

Aujourd'hui, l'activité repose sur l'agriculture (élevage, pâturages, maïs, polyculture), le tourisme, l'artisanat et le commerce bien représenté, mais foires et marchés n'ont plus l'importance d'autrefois. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Après la disparition d'une très importante fabrique de meubles (Lansalot), l'activité industrielle se réduit à la présence d'une micro centrale hydraulique et à celle d'une fabrique de cigares élaborés dans une ancienne garnison de la ville jadis commandée par le frère du mousquetaire d'Artagnan[réf. nécessaire].

Le Navarre était produit à 100 000 exemplaires. Ce cigare avait obtenu une note de 17/20 selon Vins & Cigares en 2006. L'année 2009 devait voir la mise en vente d'un cigarillo le Navarrenx mais la société « Le Comptoir du tabac des Gaves et de l'Adour » fut placée en liquidation judiciaire le 8 décembre 2009. Durant l'été 2010, Thierry Frontère ancien patron du groupe de presse Editialis décide de reprendre l'activité. Aujourd'hui la maison du cigare est devenue un musée vivant. Plusieurs salles aménagées permettent aux visiteurs de découvrir l'abécédaire de la fabrication du cigare, l'histoire du tabac dans la région avant d'être en contact avec les rouleuses cubaines qui roulent une centaine de cigares quotidiennement. Le patio « véritable jardin du cigare » permet aux amateurs d'apprécier les produits baptisés Athos pour le premier prix ou le double corona d'Artagnan.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Navarrenx fait partie de l'association des Plus beaux villages de France depuis octobre 2014.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Navarrenx est ceinturée par la première enceinte bastionnée[21] construite en France à partir de 1538, alors en Navarre, bien que dénaturée depuis qu'à la fin du XXe siècle une décision municipale, irréfléchie, permit la démolition de « la Porte de France » ou « des Mousquetaires » ainsi qu'un percement, inesthétique et demeuré en l'état, de la courtine « Saint Antoine » dans le prolongement de la rue « Saint Germain ».
Ceinte de murs dès[22] le XIVe siècle, la ville garde de beaux vestiges comme la porte Saint-Antoine, refaite en 1645, la tour de la Poudrière, la place des Casernes, la fontaine militaire, ainsi que des maisons gothiques et, sur la place de la mairie, un arsenal du XVIIe siècle construit sur les ruines de la maison des rois de Navarre.
La maison, dite maison Paillé, date[23] du XVIe siècle.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Le pèlerinage de Compostelle

Sur la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.
On vient de Sauvelade, la prochaine commune est Charre, et le Château de Mongaston.

Navarrenx, le pont sur le gave d'Oloron

Un pont du XIIIe siècle, permet aujourd'hui de franchir le gave d’Oloron, que les jacquets traversèrent longtemps à leurs risques et périls, en barque ou, lorsque le niveau de l'eau le leur permettait, par le gué de Mongaston. En 1188, le Chemin est cité dans la charte du pont de Navarrenx.
Il y eut longtemps près de la porte sud une commanderie, un hôpital et une chapelle Saint-Antoine, ces établissements prévoyaient l'accueil des pèlerins et des voyageurs.

L’église Saint-Germain-d'Auxerre

date[24] du XVIe siècle, mais les bas-côtés de la nef ne furent édifiés qu’en 1862. Entre les retombées des arcs du bas-côté, les masques humains encastrés et peints, eux, sont anciens. Il n’est pas interdit d’y reconnaître de grands personnages, contemporains d’Henri II d’Albret. Une porte, située sur le côté, serait celle réservée aux cagots. L'église fut restaurée par Charles-Henri Besnard.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Navarrenx est un centre de pêche au saumon et une base de randonnées. Un championnat du monde de la pêche au saumon y est organisé tous les ans, en deux manches, pendant les vacances scolaires de Pâques et au début de juillet. La ville possède le label Station Verte de vacances.

Sports[modifier | modifier le code]

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

La commune se situait sur le trajet de la 16e étape du Tour de France 2007 qui eut lieu le 25 juillet. Le parcours de 218 kilomètres reliait Orthez à Gourette - Col d'Aubisque.

Clubs et équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Le Stade navarrais rugby 
(couleurs : vert et blanc), évolue en 3e division fédérale.
  • 1973/1974 : champion de France 1re série ;
  • 1975/1976 : champion de France 2e série ;
  • 1999/2000 : champion de France juniors Philiponeau ;
  • 2005/2006 : champion Sud-Ouest cadets, challenge Jean Teulière (Béarn, Côte Basque - Landes, Côte d'Argent, Limousin, Périgord - Agenais).
Dojo intercommunal 
  • Le Judo Club navarrais : judo / jujitsu (club affilié à la Fédération française de judo/jujitsu et disciplines associées). Dojo neuf possédant 4 surfaces de combat (196 m2).
Pelote basque 

Navarrenx pelote possède pour ses prestations de deux frontons place libre et un mur à gauche couvert.

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose de deux écoles primaires (publique et privée), d'un collège public (collège des Remparts) et d'un collège privé (collège Saint-Joseph).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Naissance à Navarrenx.
Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Décès à Navarrenx.
nées au XVIe siècle
  • Juan Martinez de Ezcurra (blason : d'azur à une aigle éployée d'or). Bien que Navarrais, il est au service de Charles Quint puis de Philippe II d'Espagne. Il rédige l'accord de restitution de la Navarre à ses rois légitimes spoliés en 1512 sous réserve de mariage entre Jeanne d'Albret et le futur Philippe II. Le projet ayant échoué, il vient espionner l'avancement des travaux de construction des remparts de Navarrenx. Découvert, la fuite lui permet de sauver sa vie. Vingt ans plus tard (1563), de mémoire, il dresse à l'intention de Philippe II un plan des fortifications d'une fidélité étonnante.
  • Baron Bernard d’Arros, lieutenant général de Jeanne d'Albret, fut l'homme de la résistance béarnaise face à l'invasion de l'armée française, organisateur de la défense lors du siège de 1569. Il perdit un de ses deux fils au cours des combats. Son blason s'écrit ainsi : Écartelé : au 1 et 4 d'or à une roue de gueules ; aux 2 et 3 d'argent à trois chevrons d'azur ;
  • Catherine de Bourbon (1559 - 1604) calviniste intransigeante, régente du Béarn, elle envoya à son frère Henri III de Navarre en quête du royaume de France pendant les deux ans et demi qu'elle était à l'abri dans la cité : munitions, canons et subsides.
nées au XVIIe siècle
  • Paul de Batz d'Artagnan (1609 - 1703) mousquetaire puis capitaine aux gardes du roi; frère de Charles de Batz-Castelmore d'Artagnan (ayant inspiré le personnage du roman Les Trois Mousquetaires). Le roi Louis XIV lui accorde en mai 1667 le gouvernement de la forteresse de Navarrenx. Ce brevet lui est régulièrement renouvelé tous les trois ans et ce jusqu'à sa mort le 24 mai 1703. Blason, Ecartelé: aux 1 et 4 d'or à une aigle éployée de sable; au 2 et 3, d'azur, au château à deux tours d'argent, maçonnés de sable.
  • Jean de Portau frère ainé de Isaac, le Porthos des Trois Mousquetaires, gouverneur de Navarrenx, commissaire de guerre et superintendant de l'artillerie du Béarn. Famille originaire d' Audaux, village voisin de Navarrenx.
  • Pierre de Vitau (1640 - 1713) notaire, premier jurat de Navarrenx. Il fut député des États de Béarn à Paris pour recevoir le serment du roi de respecter les Fors de Béarn. Son blason, d'azur à un lion d'or, couronné, lampassé et armé de gueules, est toujours visible sur la façade d'une maison de la rue Saint-Germain. Ce fut la première mairie de la ville.
nées au XVIIIe siècle
  • Bertrand Dufresne (1736 - 1801) descendant de cagot, membre du Conseil d'État, s'éleva aux plus hautes charges des finances de l'État (Directeur général de la Trésorerie) faisant l'admiration de Bonaparte qui fit placer son buste dans une salle du Trésor public ;
  • Pierre Hourcastremé (1742 - 1832) philosophe et savant de renommée universelle. Il reçut des éloges de la part de Voltaire. Œuvre principale : les aventures de Messire Anselme chevalier des Loix.
nées au XIXe siècle
  • Prosper Darralde (1804 - 1860) maire et bienfaiteur de Navarrenx. Il fut élève de René Laennec et médecin de l'impératrice Eugénie. En 1859, il reçoit à Navarrenx la visite de l'impératice et de l'empereur Napoléon III. À cette occasion le couple impérial offre à la ville quatre tableaux dont trois sont toujours visibles dans l'église Saint-Germain, copies de Murillo, Van Dick et L. Carrache ;
  • Jean Clédou (1841 - 1903) docteur en médecine, maire de la ville puis député des Basses-Pyrénées de 1891 à 1902. Défenseur par clientélisme électoral des intérêts des vendeurs de bovins, sans en tirer profit matériel. Il s'opposa avec succès au professeur Edmond Nocard qui préconisait l'usage de la tuberculine dans la législation sanitaire animale ;
  • Francis Jammes (1868 - 1938) aimait revenir à Navarrenx dont sa mère (Anna Bellot) était native et où elle s'était mariée le 20 septembre 1864 avec Victor Jammes. Le poète parle souvent de la petite cité et de la campagne environnante dans De l'angélus de l'aube à l'angélus du soir.
nées au XXe siècle
  • Renée Massip née Castaing (1907 - 2002), écrivain membre du jury Fémina, lauréate du prix Interallié, décrit dans la Régente le présent et le passé de ses parents instituteurs avec qui elle vécut villa "Allen" à Navarrenx, dont son père fut maire ;
  • Henri Lefebvre (1901 - 1991) "père" de mai 68, trop communiste pour être philosophe, trop philosophe pour être communiste. La liste de ceux qui lui ont rendu visite dans sa maison navarraise (héritée de ses tantes Darracq) reste à établir mais est impressionnante (Clara Malraux, Perec, Cohn-Bendit[réf. nécessaire] ;
  • Joseph Kosma (1905-1969) le célèbre compositeur de musique de films et de chansons, réfugié au 10 de la rue Saint Germain, compose en 1940 ses "Esquisses Béarnaises". Dans ces partitions il harmonise chansons et danses de la région.
  • Raymond Grant onzième baron de Longueuil (1921 - 2004). Cousin de la reine Elisabeth II du Royaume-Uni, ses œuvres picturales sortent de l'anonymat depuis une dizaine d'années ;
  • Claude Esteban (1935-2006), poète français, est enterré à Navarrenx ;
  • Sébastien Ihidoy est curé Doyen de Navarrenx à partir de 1981 où il officia pendant plus de vingt ans. Pour tous les pèlerins de Saint Jacques, il est une légende pour son accueil et son humanisme qui se résume dans sa devise basque Jendia, jende (Tout homme est homme). Il est évoqué dans le film Saint-Jacques… La Mecque. Il fréquenta de façon assidue le philosophe Henri Lefebvre dont la demeure se trouvait à cent mètres de son presbytère ;
  • Mady Mesplé : depuis plusieurs années, elle dirige une master-class à Navarrenx, et est la présidente d'honneur de l'association des Pierres Lyriques, dirigée par François Ithurbide, dont la vocation est de promouvoir l'art lyrique en Béarn ;
  • Georgie Durosoir, née à Navarrenx, bru de Lucien Durosoir est une musicologue de réputation mondiale, spécialiste de la musique française et italienne des XVIe et XVIIe siècles, professeure émérite à la Sorbonne, chercheuse associée au Centre de Musique Baroque de Versailles ;
  • Claude Dendaletche, né à Navarrenx en 1941, est un spécialiste de la biologie des écosystèmes d'altitude qu'il enseigna à l'Université de Pau et des Pays de l'Adour. Il a écrit plusieurs ouvrages retraçant : ascensions, voyages et souvenirs de montagne ;
  • Jacques Borsarello, altiste de renom, est le fondateur en 2005 de la saison musicale Alto en Béarn qui, chaque été, propose stages d'alto concerts dans la ville de Navarrenx, grâce à l'Association présidée par un enfant de la ville, Pierre Hargoues-Turon.
  • Caroline Leonardelli (1964-...) est une harpiste de renommée mondiale, aujourd'hui installée au Canada. Elle a vécu toute son enfance et jeunesse à Navarrenx. En novembre 2012 elle revient donner en l'église Saint-Germain l'unique concert français de sa carrière. Elle qui s'est produite devant Nelson Mandela et la reine Elisabeth II avoue; « ce concert est le plus stressant de ma vie car je le donne dans l'église où j'ai été baptisée ». À l'occasion de son retour, son père Pierre, ancien 1er adjoint et médecin de la ville lui remettra la médaille d'honneur de la cité.

Les visites longues ou courtes effectuées par les vicomtes de Béarn, les rois de Navarre, les rois de France, Gouverneurs, militaires, écrivains, musiciens, philosophes connus mériteraient elles aussi d'être mentionnées.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. « Navarrenx (64), nouveau venu parmi Les Plus Beaux Villages de France ! », sur Les Plus Beaux Villages de France,‎ 28 septembre 2014 (consulté le 13 octobre 2014).
  3. Notice du Sandre sur Navarrenx
  4. Bénédicte et Jean-Jacques Fénié, Toponymie gasconne, Sud-Ouest Université, 1992.
  5. Jacques Allières, La Formation de la langue française, coll. Que sais-je ?, 1982.
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  7. a et b D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  8. a et b Réformation de Béarn Manuscrit du XVIe au XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Extrait des registres de Bordeaux, publiés dans l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  10. Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. a et b Notaires de Navarrenx - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  12. Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  13. a et b Cartulaire de Lucq-de-Béarn
  14. Insinuations du diocèse d'Oloron. Manuscrits du XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  15. a, b, c et d Fiche de Bérérenx sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  16. Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, edicions reclams Escola Gaston Febus, 2006 p.237
  17. Gérard Folio, « La citadelle et la place de Saint-Jean-Pied-de-Port, de la Renaissance à l’époque contemporaine », Cahier du Centre d’études d’histoire de la défense, no 25, « Histoire de la fortification », 2005, p. 55, ISBN 2-11-094732-2, En ligne [1], consulté le 3 mars 2007
  18. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 18 juin 2014)
  19. Annuaire des villes jumelées
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  21. Châteaux et villes fortes dans les Pyrénées-Atlantiques : Navarrenx
  22. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'enceinte bastionnée
  23. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur la maison Paillé
  24. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Germain d'Auxerre

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cercle Historique de l'Arribère, À Navarrenx les pierres ont une histoire,‎ 2007 (ISBN 9782952380768)
  • Cercle Historique de l'Arribère, Navarrenx et l'Arribère, les hommes qui ont fait l'histoire,‎ 2003

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]