Urt

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Urt
Mairie d'Urt.
Mairie d'Urt.
Blason de Urt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton La Bastide-Clairence
Intercommunalité Communauté de communes Nive-Adour
Maire
Mandat
Robert Lataillade
2008-2014
Code postal 64240
Code commune 64546
Démographie
Gentilé Urtois
Population
municipale
2 208 hab. (2011)
Densité 116 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 29′ 41″ N 1° 17′ 21″ O / 43.4947, -1.28916666667 ()43° 29′ 41″ Nord 1° 17′ 21″ Ouest / 43.4947, -1.28916666667 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 111 m
Superficie 18,99 km2
Localisation

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Liens
Site web urt.fr

Urt (prononcé [yʁt][Note 1]) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine. Le village est proche de la frontière floue du Pays basque et de la Gascogne.

Le gentilé est Urtois[1] (ou Ahurtiar[2] en basque).

Fondé au XIe ou XIIe siècle par des pêcheurs, le village devient rapidement une cité prospère grâce à sa situation favorable sur l'Adour permettant d'établir un port fluvial actif, des chantiers navals, des marchés. Urt est fief des Gramont jusqu'à la Révolution française, où la paroisse devient commune. Elle vit une nouvelle période de prospérité au XIXe siècle, et profite des progrès techniques. Puis elle décline au XXe siècle et subsiste grâce à son activité agricole ; l'explosion démographique et immobilière de la côte basque lui permet un fort accroissement de sa population à la fin du XXe et au début du XXIe siècle.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Légende :
Rouge : limites administratives
Bleu : rivières et fleuve
Orange : routes à l'intérieur du territoire de la commune
Jaune : routes à l'extérieur de celui-ci
Violet : autoroute A64 (E 80)

Urt est situé au bord de l'Adour à 15 km à l'est de Bayonne[3]. Elle est limitrophe du département voisin des Landes[4].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune d'Urt, en forme de triangle avec un angle très aigu au sud, est limitrophe de sept communes, dont deux landaises[4] :

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le tuc de Biscarrague, en partie situé sur la commune.

Urt se situe à la limite septentrionale du piémont pyrénéen, au sud du bassin aquitain. Les reliefs urtois sont composés de coteaux, collines de basse altitude au-dessus du fleuve Adour et séparant les vallées de ses affluents ; ils se sont formés au Mésozoïque et Cénozoïque[Urt 2].

Le centre de la commune est situé sur une colline surplombant l'Adour, l'altitude de la mairie étant de 40 mètres. Les altitudes sont majoritairement moindres au nord de la commune qu'au sud, car le territoire est limité au nord par l'Adour. Les rivières Aran et Ardanavy, affluentes de l'Adour, forment également des vallées qui séparent Urt de Guiche à l'est et d'Urcuit à l'ouest[4].

L'altitude maximale est de 111 mètres, sur la colline dite de La Côte, au sud de la commune[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée, au nord, par l'Adour[5], sur laquelle se formèrent de nombreuses îles, la plus importante étant celle de Bérens (ou Bérenx).

Les terres de la commune sont également arrosées à l'ouest par son affluent, l'Aran (ou Joyeuse)[5], limite sur une dizaine de kilomètres des communes d'Urt et Bardos. L'Aran entraînait les moulins de « La Ferrerie-de-Haut» (côté Bardos), de « La Ferrerie-de-Bas» (côté Urt) et le « Moulin Neuf » (côté Bardos)[Urt 3]. Des rivières ou ruisseaux tributaires de l'Aran traversent également Urt : le Marmareko erreka[5], le ruisseau de Lartasso (ou de Chantus)[5], l'Eyhéracharko erreka[5] et le ruisseau de Lamode, qui actionnait le « Mouliot »[Urt 3].

À l'ouest, l'Ardanavy, affluent de l'Adour, marque en partie la limite administrative entre Urt et Urcuit[4]. Entre l'Aran et l'Ardanavy, une ligne de crêtes sépare les deux vallées en se dirigeant vers Briscous, au sud-ouest[4].

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Climat[modifier | modifier le code]

Le climat d'Urt, localité située à une vingtaine de kilomètres de la côte basque, est relativement semblable à celui de Biarritz, ci-dessous, avec des précipitations assez importantes : le climat océanique est dû à la proximité de l'océan Atlantique. La moyenne des températures en hiver se situe aux alentours de °C et avoisine les 20 °C en été. La température la plus basse relevée a été -12,7 °C le , et la plus élevée 40,6 °C le . Les pluies sur les côtes basques sont rarement persistantes, excepté durant les tempêtes hivernales. Elles se manifestent souvent sous forme d'averses orageuses intenses et de courte durée.

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Urt - - 3 34 30
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
Relevé météorologique de Biarritz et sa région
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 4,5 5,3 6,1 8,2 10,9 13,7 16 16,1 14,3 11,5 7,3 5,1 9,9
Température moyenne (°C) 8,1 9 10 11,7 14,6 17,3 19,8 19,9 18,6 15,6 11 8,5 13,7
Température maximale moyenne (°C) 11,6 12,6 13,8 15,3 18,3 20,9 23,5 23,7 22,9 19,7 14,7 12 17,4
Record de froid (°C) -12,7 -11,5 -7,2 -1,3 3,3 5,3 9,2 8,6 5,3 -0,6 -5,7 -8,9 -12,7
Record de chaleur (°C) 23,4 28,9 29,7 32,1 34,8 39,2 39,8 40,6 37 32,2 26,1 25,1 40,6
Précipitations (mm) 143,2 122,7 121,7 132,9 121 90,9 65,1 102,3 124,6 135,7 174,2 148,7 1 482,9
Source : Climatologie mensuelle Biarritz, 69 m (période 1961-1990) Infoclimat et Météo France


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans l'aire urbaine de Bayonne[6]. La majeure partie des déplacements s'effectue vers et depuis Bayonne. Les transports en commun (bus et trains) permettent notamment d'accéder à Bayonne le matin et d'en revenir le soir, plus facilement que l'inverse.

Axes routiers[modifier | modifier le code]

Entrée de la commune

Urt est traversée par l'autoroute A64, qui relie Toulouse à Briscous et est prolongée par la voie rapide RD 1, de Briscous à Bayonne. L'échangeur no 4, indiqué comme celui d'Urt, se situe sur le territoire de la commune limitrophe de Briscous, mais permet un accès rapide à Urt[4].

La RD 936 (ancienne route nationale 636) traverse le territoire de la commune dans la direction est-ouest. Elle se dirige, à l'ouest, vers Briscous et Bayonne, et à l'est, vers Bardos et Juillan. La RD 123 tient également un rôle important dans le réseau. Suivant un axe nord-sud, elle permet l'accès à l'autoroute avec la RD 936 et au pont reliant Urt aux Landes. Ce pont correspond à la fin de la RD 123 en raison du changement de département. Au sud, la route se dirige vers La Bastide-Clairence et Luxe-Sumberraute.

La RD 261 longe l'Adour et permet un accès rapide à Urcuit et Bayonne, à l'ouest. À l'est, elle se dirige vers Guiche et Hastingues[4].

La commune d'Urt est également traversée par d'autres routes départementales d'importance moindre[4] :

  • la RD 257 (vers Urcuit et Mouguerre à l'ouest) ;
  • la RD 223 (vers Briscous à l'ouest) ;
  • la RD 423 (simple jonction entre les RD 223 et 123 située uniquement sur le territoire de la commune) ;
  • la RD 510 (vers Hasparren au sud).

Ponts[modifier | modifier le code]

Le pont sur l'Adour, vu du port

Un pont (à deux voies routières et une passerelle piétonne), d'une longueur de 154 mètres[7] traverse la voie ferrée, le chemin de halage et l'Adour. Reliant Urt à Saint-Laurent-de-Gosse (Landes), il est emprunté par la RD 12, sur sa partie landaise, ainsi que par la RD 123, sur sa partie sud (dans les Pyrénées-Atlantiques)[4]. Il a été construit entre 1883 et 1885 en remplacement d'un bac et a été l'objet d'une importante rénovation en 1997[8],[7]. Il s'agit du seul pont entre celui de l'A63, à Bayonne, en aval, et celui de la RD 817, entre Port-de-Lanne et Sainte-Marie-de-Gosse, en amont. L'Aran est traversé par plusieurs ponts, notamment celui de la voie ferrée, au lieu-dit « Pont de l'Aran » et le viaduc de l'A64.

Autocar[modifier | modifier le code]

L'arrêt de bus et le lotissement des Coteaux.

Auparavant desservie par trois allers-retours en car de la ligne 855 du réseau de transport interurbain départemental, géré par le conseil général des Pyrénées-Atlantiques et reliant Saint-Martin-d'Arberoue à Bayonne[9], Urt est depuis la restructuration du réseau en août 2012 le terminus de cette ligne offrant dorénavant quatre allers-retours pour Bayonne[10]. Le sud du territoire de la commune, desservi par les bus de la ligne 870 du même réseau avant cette même restructuration[11], ne dispose que d'un point d'arrêt à proximité, à Briscous La Commune.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Un TER Aquitaine à destination de Pau quitte la gare d'Urt.

La gare d'Urt est située sur la ligne Bayonne-Toulouse. Elle est desservie par les trains TER Aquitaine dans la direction de Bayonne ou Tarbes (Pau seulement pour certains trains).

La voie ferrée arriva à Urt durant l'année 1862 mais l'exploitation ne commença qu'en 1864[Urt 4]. La fréquentation s'accrut rapidement (9 733 voyageurs en 1866, 14 195 en 1868), tous les trains s'arrêtaient, et il y avait neuf employés[Urt 5]. La gare assurait également un trafic de marchandises important : expéditions d'animaux, de produits alimentaires[Urt 5]

Un train Urt-Hasparren-Louhossoa (rejoignant la ligne Bayonne - Saint-Jean-Pied-de-Port) fut envisagé sans suite ; en 1907, la municipalité s'opposa à un projet de tramway de Saint-Jean-de-Luz à Peyrehorade qui n'aurait pas traversé la commune[Urt 6].

La concurrence de la route fit fortement baisser le trafic : en 1956 il n'y avait plus que quatre employés, en 1997 deux[Urt 7]. Le service marchandises ferma en 1987, la vente de billets en 1989[Urt 7]. En 1997, la desserte était réduite à un train par jour[Urt 7] ; elle augmenta à nouveau pour atteindre sept trains quotidiens en semaine en 2010, huit en 2013[12].

Randonnée pédestre[modifier | modifier le code]

Le GR 8 sur le chemin de halage de l'Adour.

Le sentier de grande randonnée 8 traverse la commune. Il se dirige au nord vers Saint-Laurent-de-Gosse et à l'ouest vers Urcuit[4].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le centre se situe au nord du territoire de la commune. Principal pôle de services, il accueille notamment la mairie, le bureau de poste, l'école, l'église et un supermarché. Au sud-ouest et au sud, la zone construite s'est développée avec la construction de lotissements, comme ceux du Coteau et du Ruisseau de Saint Paul. À l'ouest, les constructions suivent l'allée du Campas pour former le quartier du même nom. Au nord, au bord de l'Adour le quartier du Port accueille la gare d'Urt et dans son prolongement est, le port du Vern se situe au bord de l'Aran, au pied de la colline qui accueille le centre. Quelques kilomètres plus au sud, le quartier de la Commune est proche de la forêt d'Urt ainsi que de l'échangeur no 4 de l'autoroute A64. Enfin, proches de La Bastide-Clairence, les quartiers de Belloc et de Bayonnès accueillent respectivement l'Abbaye Notre-Dame de Belloc et le Monastère Sainte-Scholastique.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2007, la majorité des habitations de la commune sont des résidences principales (88 % contre 7 % d'habitations inhabitées et 5 % de résidences secondaires). La part de résidences principales augmente, en corrélation avec l'augmentation importante de population qu'a vue Urt ces dernières années[13].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Urt apparaît[14] successivement sous les formes : Aurt (1193, cartulaire de Bayonne[15]), Hurt (1243, titres de la Camara de Comptos[16] ; 1249), Aourt XIIIe siècle, collection Duchesne volume CXIV[17]), Urt (1650, carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins), Beata Maria d'Urt (1686, collations du diocèse de Bayonne[18]) et enfin Liberté (1793)ref[19].

Le nom gascon du village est Urt. Son nom basque est Ahurti ou Aurthi. Il existe plusieurs hypothèses quant à l'origine du nom : ahurti signifierait en basque « bec d'eau »[20] ; le nom pourrait être expliqué par le basque uharte, « au bord de la rivière »[21] ; il pourrait dériver du latin hortus, signifiant « jardin »[22] ; ou il dériverait des mots basques aur, aurki qui signifient « avant, devant » ou de la base ahur (« paume »), en rapport avec l'emplacement du village à un coude de l'Adour[23].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le développement d'Urt du XIe au XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le Cartulaire de Saint Jean de Sorde témoigne de la présence de pêcheurs à l'emplacement du port d'Urt en l'an 1020[Urt 8]. Il y existait en 1193, date de la première mention d'une paroisse à Urt[Urt 8], cinq maisons de pêcheurs[24]. La pêche sur l'Adour, pratiquée à l'aide de nasses tendues en travers du fleuve, fut l'activité économique à l'origine du village, qui se développa sur les bords de l'eau, au pied d'une colline séparant deux zones de barthes[Urt 8]. En 1256, il y avait à Urt un prêtre nommé Raymond, dont le sanctuaire probablement entouré de quelques habitations se situait sur un plateau d'une altitude de 40 mètres environ, au sommet de cette colline[Urt 8]. On retrouve les deux foyers de population urtoise : près du fleuve, ressource économique, et en hauteur, à l'emplacement futur du Bourg[Urt 8]. Il s'agit d'une structure fréquente dans cette région, due au relief local : les villages proches de Lahonce, Urcuit et Guiche se développèrent de la même façon[Urt 8]. Durant cette période, Urt dépendait de l'abbaye de Sorde[Urt 9].

Une expansion grâce à la navigation commerciale aux XIVe et XVe siècles[modifier | modifier le code]

Une barque au port d'Urt.

En 1312 fut fondée sur l'Aran, en amont d'Urt, La Bastide-Clairence, qui appartenait à la Basse-Navarre[Urt 10] et devait lui permettre un accès à la mer, via l'Aran et l'Adour. Le développement important de la bastide entraîna une forte hausse du trafic et le Port du Vern d'Urt, au confluent de l'Aran et de l'Adour à quelques mètres en amont du Port, vit son activité et sa taille augmenter fortement[Urt 9]. Le trafic fluvial sur l'Adour était aussi intense, vers Bayonne en aval et vers Peyrehorade et Dax en amont ; Urt était une étape importante avec l'embouchure de l'Aran, des chantiers de batellerie fluviale[Urt 11]. Urt, avantagé par sa position géographique, subissait en revanche le régime féodal, avec l'autorité, sur le plan religieux, de la cathédrale de Bayonne, qui percevait la dîme, et de la seigneurie des Gramont[Urt 12].

Urt et les Gramont du XVIe siècle à la Révolution[modifier | modifier le code]

Urt fit partie du comté de Guiche, appartenant aux Gramont, dès son érection en 1563 par Charles IX[25]. Le 14 juillet 1598, les seigneurs de Gramont, réunissant une assemblée d'une cinquantaine de propriétaires urtois (le « capitou »), établirent les statuts communaux d’Urt (Statuts accordés à la paroisse d'Urt par le Baron de Gramont le 14 juillet 1598), comprenant 24 articles qui régissaient notamment les droits d'usage de la forêt, les corvées et sanctions encourues[Urt 13]. Ces statuts furent reconduits et enrichis en 1606 et 1616[Urt 14]. La communauté urtoise, composée alors d'une centaine de personnes, se réunit à nouveau le 23 mars 1642 et demanda le respect des statuts par tous les habitants ainsi que le paiement d'une amende par ceux qui ne se rendaient pas à ces assemblées[Urt 15]. À partir de 1648, Urt fit partie du nouveau duché-pairie de Gramont[25].

Urt et le Labourd[modifier | modifier le code]

La relation d'Urt au Labourd présente quelques particularités (partagées avec les villages voisins de Bardos et Guiche).

Pendant l'Ancien Régime, ces trois paroisses ne dépendaient pas judiciairement des institutions judiciaires labourdines, mais de la sénéchaussée de Came[26]. Alors qu'elles avaient cessé de participer aux travaux du Biltzar du Labourd, elles furent admises de nouveau dans cette assemblée en 1763, à charge de contribuer désormais aux travaux de celle-ci[27]. Ces péripéties semblent à Anne Zink de peu de signification : même avant ce rattachement, les trois paroisses étaient fiscalement labourdines, et c'était la coutume de la province du Labourd qui y régissait le droit civil[28].

La Révolution[modifier | modifier le code]

À la convocation des états généraux, en 1788, les habitants de la paroisse d'Urt rédigèrent leur propre cahier de doléances, qui fut groupé avec ceux d'une quarantaine de paroisses aux alentours, à Ustaritz, le 16 décembre[Urt 16]. Le cahier d'Urt comportait trois parties[Urt 16] :

  • demande d'un impôt unique généralisé pour contrecarrer la mainmise des fermiers généraux (qui auraient accaparé 90 % des impôts royaux) ;
  • rappel de la franchise accordée à Bayonne et d'autres villages, et non à Urt, ce qui désavantage son économie ;
  • mention de l'aridité des sols et des taxes excessives sur les vins, qui forment à l'époque une partie importante des revenus du village.

Il n'y a aucun document dans les archives entre ce cahier et le début du registre des délibérations en date du 26 décembre 1791[Urt 16]. La paroisse, devenue commune des Basses-Pyrénées, adopta alors le calendrier républicain[Urt 16]. Le 8 frimaire an II (28 novembre 1793), la commission chargée des archives, notamment des titres de féodalité, décida qu'elles seraient instamment brûlées en place publique, ce qui explique le peu d'informations sur les périodes antérieures à Urt[Urt 16].

Le 26 mars 1793, fut ouvert un registre de volontaires pour l'armée où personne ne s'inscrivit[Urt 17]. Le 1er avril, un vote à bulletins secrets désigna Pierre Naubonnets par une forte majorité (lequel s'enfuit le 1er mai)[Urt 17]. Les Espagnols attaquèrent le 26 avril, tous les hommes aptes à porter les armes et âgés de 18 à 40 ans furent convoqués[Urt 18].

Du 23 novembre 1793 au 27 décembre 1794, Urt prit le nom de Liberté[Urt 18]. Le 15 décembre 1793, les représentants du peuple Dartigoueyte et Cavanacq (qui ont autorité sur quatre départements) décidèrent notamment d'anéantir les enseignes religieuses des places et routes ; le même jour, le curé d'Urt et de Guiche abdiqua ses fonctions[Urt 19].

Un XIXe siècle prospère et l'arrivée du progrès[modifier | modifier le code]

Carte du département des Pyrénées-Atlantiques dressée en 1852 par Victor Levasseur.

La pêche (saumons et aloses), les marchés et foires, l'usine de sel, le passage sur l'Adour (en bac) et la navigation fluviale continuaient de faire d'Urt un village prospère[Urt 20]. Lors des guerres de la fin du Premier Empire, la commune fut occupée par les troupes françaises puis anglaises[Urt 21].

Il n'y eut pas de bouleversements notables dans l'histoire d'Urt entre 1815 et l'arrivée des progrès modernes dans la deuxième moitié du XIXe siècle[Urt 21] : le chemin de fer en 1862 (mais exploité seulement en 1864), le pont sur l'Adour vers 1885, le télégraphe en 1889, l'électricité en 1904 et le téléphone en 1910.

À cette époque, l'économie urtoise reposait notamment sur une saline ouverte en 1881, des tuileries et carrières de pierre, une fabrique de bougies, de nombreux commerces, un haras et toujours la pêche, le trafic fluvial, les chantiers navals, les marchés[Urt 21]. Administrativement, le principal évènement du XIXe siècle à Urt fut la question de la possession du quartier de la Côte, à l'extrême sud de la commune à 6 km du centre, enserré notamment par les communes de Briscous, Hasparren et Bardos, tout en étant proche du centre de La Bastide-Clairence[Urt 22]. Le 7 septembre 1875, cette commune demanda à annexer ce quartier, demande combattue par la municipalité d'Urt invoquant la non-continuité territoriale due à une langue de terre de la commune d'Hasparren et l'absence de troubles[Urt 22]. Le 26 mai 1895, des électeurs du Bourg demandèrent la séparation du Bourg et de la Côte, refusée par les habitants de cette dernière, dépendants du Bourg[Urt 22]. L'histoire se répéta en 1898, mais la Côte resta urtoise[Urt 22].

XXe et XXIe siècles[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts d'Urt.
Le monument aux morts d'Urt.

Durant la Première Guerre mondiale, 58 soldats urtois périrent, le monument aux morts leur rendant hommage fut inauguré le 13 novembre 1921[Urt 23].

Lors de la Deuxième Guerre mondiale, la commune d'Urt se situait en zone occupée. La préfecture Pau se situant, elle, en zone libre, l'arrondissement de Bayonne fut rattaché à Mont-de-Marsan. Les troupes allemandes d'occupation, arrivées le 22 juin 1940, repartirent le 22 juin 1944[Urt 24].

L'eau potable n'arriva au Bourg qu'à la fin des années 1950, puis dans certains quartiers en 1964 et 1965[Urt 25]. L'entreprise Lecomble et Schmitt, toujours présente aujourd'hui, s'installa en 1967 grâce à un dégrèvement d'impôts décidé par la municipalité[Urt 25]. Lors de ce siècle, la commune perdit nombre d'habitants notamment en raison de l'exode rural, du développement de la route aux dépens du fleuve et de la voie ferrée, l'économie périclita et ne reposa quasiment plus que sur l'agriculture. Cependant, grâce au tourisme mais surtout à la proximité de Bayonne et l'explosion immobilière dans la région, la population et l'économie repartirent fortement à la hausse durant les dernières décennies. La géographie de la commune en fut marquée par une grande augmentation du nombre de lotissements. La vie municipale fut marquée par une grande stabilité politique avec notamment Jean Castaings qui fut maire pendant vingt-cinq ans entre 1983 et 2008, soutenant son successeur Robert Lataillade.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Urt reste un village marqué à droite, mais aussi au centre.

Au premier tour de l'élection présidentielle de 2002, les électeurs urtois votèrent[Note 2] à 24,53 % pour Jacques Chirac (19,88 % au niveau national), à 14,77 % pour Lionel Jospin (16,18 % au niveau national), et 12,41 % pour Jean Saint-Josse, candidat Chasse, pêche, nature et traditions des Pyrénées-Atlantiques, qui n'eut que 4,23 % au niveau national. Jean-Marie Le Pen n'obtint que 8,05 %, à comparer avec ses 16,86 nationaux. Au second tour, Jacques Chirac recueillit 89,20 % des suffrages exprimés, plus que les 82,21 % au niveau national[29],[30].

Lors du premier tour des élections législatives de 2002, les électeurs urtois votèrent à 41,68 % pour Jean Grenet (UMP) (42,19 % dans la circonscription), et à 24,12 % pour Jean Espilondo (29,44 % dans la circonscription). Au second tour, les mêmes obtinrent 62,46 et 37,54 % (55,08 et 44, 92 % dans la circonscription)[31],[32].

Les électeurs urtois répondirent négativement au référendum sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe, mais avec une majorité y étant opposée moins forte que sur le plan national (51,05 % à Urt, 54,67 % pour toute la France)[33],[34].

Au premier tour de l'élection présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy obtint 28,33 % des voix urtoises, soit moins qu'au niveau national (31,18 %), notamment en raison du score élevé dans la commune de François Bayrou (27,26 % à Urt, 18,57 % sur toute la France). Ségolène Royal obtint à Urt 23,42 % des voix (25,87 % sur le plan national). Au second tour, l'écart entre les candidats fut légèrement moins marqué que sur le plan national puisque Nicolas Sarkozy obtint 52,55 % à Urt et 53,06 % sur tout le territoire[35],[36].

Lors du premier tour des élections législatives de 2007, les électeurs urtois votèrent à 45,63 % pour Jean Grenet (UMP) (43,21 % dans la cinquième circonscription), à 24,46 % pour Jean Espilondo (27,65 % dans la circonscription) et à 11,91 % pour la candidate du Mouvement démocrate Marie-Hélène Chabaud-Nadin (9,85 % dans la circonscription). Au second tour, Jean Grenet obtint 57,93 % des voix face à Jean Espilondo (52,93 % dans la circonscription)[37],[38].

Au premier tour de l'élection présidentielle de 2012, Nicolas Sarkozy obtint 27,65 % des voix urtoises, légèrement plus qu'au niveau national (27,18 %) et que François Hollande 26,65 % à Urt, 28,63 % sur le plan national. Les trois candidats suivants, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou obtinrent chacun environ 12 à 13 % des suffrages exprimés. Au second tour, les résultats furent proches du plan national puisque François Hollande obtint 51,42 % à Urt et 51,64 % sur tout le territoire[39],[40].

Lors du premier tour des élections législatives de 2012, les électeurs urtois votèrent à 35,48 % pour Jean Grenet (UMP) (30,36 % dans la circonscription) et à 34,11 % pour Colette Capdevielle (37,70 % dans la circonscription), les autres candidats obtenant tous moins de 9 %. Au second tour, Colette Capdevielle obtint 49,95 % des voix, soit une de moins, face à Jean Grenet (56,47 % dans la circonscription)[41],[42].

L'abstention est généralement plus faible à Urt qu'au niveau national ; comme pour celui-ci, la participation est bien plus importante pour les élections présidentielles que pour les scrutins locaux. Aux élections présidentielles de 2012, l'abstention fut à Urt de 13,65 % au second tour (national 19,65 %) ; aux législatives de 35,71 % (44,60 % nationalement).

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Urt ayant entre 1500 et 2499 habitants, le conseil municipal est constitué de 19 conseillers dont le maire[43].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires d'Urt.

Depuis 1983, deux maires se sont succédé à Urt :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 2001 Jean Castaings RPR conseiller général (à partir de 1985) puis président du conseil général de 2008 à 2011
2001 2008 Jean Castaings UMP conseiller général
2008 en cours Robert Lataillade DIV  
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Urt relève des juridictions des tribunaux d'instance et de grande instance de Bayonne, dans le ressort de la cour d'appel de Pau[44].

Urt fait partie du canton de La Bastide-Clairence, lui-même situé dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine. La commune appartient à la cinquième circonscription des Pyrénées-Atlantiques.

Intercommunalité et associations[modifier | modifier le code]

Un panneau de bienvenue de la communauté de communes Nive-Adour à Urt.

La commune participe à douze structures intercommunales[45] :

  • Communauté de communes Nive-Adour ;
  • Syndicat mixte Nive-Adour-Ursuia pour le développement des Pays d'Hasparren et de l'Adour ;
  • Syndicat intercommunal de protection des berges de l'Adour maritime et de ses affluents ;
  • Syndicat intercommunal pour la gestion du centre Txakurrak ;
  • Syndicat intercommunal pour la zone artisanale d'Ayherre ;
  • Syndicat mixte Bil Ta Garbi ;
  • Syndicat pour le soutien à la culture basque ;
  • Syndicat mixte d'alimentation en eau potable URA ;
  • Syndicat mixte d'assainissement URA ;
  • Syndicat d'assainissement autonome de l'Adour ;
  • Syndicat AEP de l'Arberoue ;
  • Syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques.

Urt ne faisait partie d'aucune communauté de communes jusqu'au , date à laquelle elle rejoignit la communauté de communes Nive-Adour[46].

La commune fait également partie de plusieurs associations[47] :

  • Association des maires des Pyrénées-Atlantiques ;
  • Centre de gestion de la fonction publique territoriale ;
  • Mission locale Avenir Jeunes Pays basque ;
  • Conseil des élus du Pays basque ;
  • Biltzar des communes du Pays basque.

Endettement[modifier | modifier le code]

En 2009, l'endettement était de 1 089 000 €, soit 531 € par habitant, alors qu'en 2008 il était de 187 000 €, soit 106 € par habitant[48],[49].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 24 août 2010, Urt n'est jumelée avec aucune commune[50].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La déclaration des biens-fonds[51] de 1749 dénombre 289 feux à Urt. Le rôle de la capitation de 1751, en recense, quant à lui, 289[52].

La commune fait partie de l'aire urbaine de Bayonne[6].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 208 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 317 1 280 1 319 1 436 1 657 1 805 1 735 1 742 1 748
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 659 1 626 1 749 1 681 1 653 1 719 1 730 1 735 1 639
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 747 1 588 1 896 1 584 1 553 1 322 1 251 1 280 1 256
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 180 1 047 1 055 1 120 1 583 1 702 1 988 2 028 2 208
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[53] puis Insee à partir de 2004[54])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (25,9 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,3 %, 15 à 29 ans = 14,4 %, 30 à 44 ans = 22,9 %, 45 à 59 ans = 23,1 %, plus de 60 ans = 20,3 %) ;
  • 50,5 % de femmes (0 à 14 ans = 18 %, 15 à 29 ans = 14,7 %, 30 à 44 ans = 19,6 %, 45 à 59 ans = 22,2 %, plus de 60 ans = 25,4 %).
Pyramide des âges à Urt en 2007 en pourcentage[55]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,2 
6,5 
75 à 89 ans
11,7 
13,3 
60 à 74 ans
12,5 
23,1 
45 à 59 ans
22,2 
22,9 
30 à 44 ans
19,6 
14,4 
15 à 29 ans
14,7 
19,3 
0 à 14 ans
18,0 
Pyramide des âges du département des Pyrénées-Atlantiques en 2007 en pourcentage[56]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
7,7 
75 à 89 ans
11,5 
14,6 
60 à 74 ans
15,8 
21,4 
45 à 59 ans
20,9 
20,6 
30 à 44 ans
19,5 
18,0 
15 à 29 ans
15,6 
17,3 
0 à 14 ans
15,2 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe et au début du XIXe siècle, l'enseignement des garçons était assuré par un maître rétribué par ses élèves[Urt 26]. Une école primaire élémentaire fut créée en 1833, mais l'école privée de François Placé la concurrença à partir de 1837[Urt 27]. Celui-ci devint instituteur communal en 1841[Urt 27]. En 1855, plus de 25 ans avant la loi de Jules Ferry, le conseil municipal d'Urt vota la gratuité de l'enseignement public[Urt 28]. Une nouvelle école fut construite en 1858[Urt 28]. L'enseignement des filles était quant à lui assuré depuis 1838 au moins par une institutrice privée, qui devint institutrice communale en 1849[Urt 29]. Reprise par une religieuse, l'école de filles fut laïcisée en 1898[Urt 30]. Vers 1908, une école fut créée à Séquillon, sa fermeture pour manque d'élèves refusée en 1913 et officielle en 1921[Urt 31]. Face à l'accroissement de la population scolaire, le nouveau groupe scolaire mixte Francis-Jammes fut inauguré en 1986[Urt 32]. La commune administre le groupe scolaire Francis-Jammes qui regroupe une école maternelle et une école élémentaire. À la rentrée scolaire de septembre 2009, l'effectif était de 204 élèves[57].

Urt est située dans l'académie de Bordeaux[58]. Les collèges publics les plus proches sont le collège Aturri à Saint-Pierre-d'Irube (distant de 15,7 km), le collège de Bidache (distant de 17,0 km) et le collège Elhuyar à Hasparren (distant de 18,2 km). C'est ce dernier qui est le collège de secteur. Les lycées publics les plus proches sont le lycée professionnel Paul-Bert, le lycée général, technologique et professionnel Louis-de-Foix et le lycée général René-Cassin, tous situés à Bayonne.

La commune accueille la maison d'enfants du Val d'Adour, dont l'inauguration des nouveaux locaux a eu lieu le 23 juillet 2010, et qui est présente depuis 1965[59].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Les fêtes d'Urt se déroulent tous les étés.

Santé[modifier | modifier le code]

Le centre de secours rénové

La commune dispose de plusieurs médecins généralistes et spécialisés, d'une pharmacie, de deux maisons de retraite[60]. L'hôpital le plus proche est le centre hospitalier de la Côte Basque. Créé en 1974, le centre de secours d'Urt couvre les territoires des communes d'Urt, Urcuit, Briscous, Lahonce et Saint-Laurent-de-Gosse en premier appel[61]. Le nouveau centre de secours, rénové et agrandi, a été inauguré le 26 juin 2010[62].

Sports[modifier | modifier le code]

L'espace culturel et sportif Jean Castaings.

La commune dispose d'un terrain de sport extérieur, notamment utilisé par le club de football urtois. À côté de ce terrain se trouve le Tennis Club Urtois, club affilié à la Fédération française de tennis et disposant de trois courts dont un couvert[63]. En face se trouve l'espace culturel et sportif Jean Castaings, du nom de l'ancien maire et président du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques[Note 5]. Il a été inauguré le 16 janvier 2010[64]. Urt accueille également une association cycliste, Urt Vélo 64, qui organise régulièrement des courses sur le territoire de la commune[65]. Quentin Aubague, cycliste handisport du club d'Urt, détient quatre titres mondiaux (champion du monde handisport en ligne sur route 2009 et 2010, champion du monde handisport contre la montre 2009 et 2010)[66]. Enfin, le fronton d'Urt a été construit en 1929. Il se situe dans le parc paroissial.

Médias[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas de média local traitant uniquement d'Urt, excepté le bulletin municipal édité par la mairie. Celui-ci a adopté une nouvelle formule en repartant du numéro 1 à l'élection de Robert Lataillade, en 2008[67].

Les journaux régionaux et locaux, comme le quotidien Sud Ouest[68] ou le journal du pays basque, traitent régulièrement d'Urt dans leurs rubriques locales. L'actualité de la commune est également couverte par la radio France Bleu Pays Basque ou les décrochages régionaux de certains médias nationaux (France 3 par exemple).

L'association Val d'Adour Maritime, dont le siège est situé à Urt, édite également un journal, Le Sel de l'Adour, traitant de l'Adour dans son secteur maritime[69].

Cultes[modifier | modifier le code]

Église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie.

Urt relève de la paroisse Saint-Pierre de Nive-Adour - Saint-Pierre-d’Irube au sein du diocèse de Bayonne[70] dont dépend l'église de l'Assomption. Les Urtois disposent également d'autres lieux de culte catholique, au sein du monastère Sainte-Scholastique et de l'abbaye Notre-Dame de Belloc où les moines bénédictins ont créé une liturgie en basque[71].

Il y a à Urt trois cimetières : celui, situé au Bourg à proximité de l'église, où est enterré Roland Barthes, et deux cimetières dépendant de l'abbaye de Belloc et du monastère Sainte-Scholastique, au sud de la commune[4].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population[modifier | modifier le code]

En 2007, le revenu fiscal médian par ménage était de 17 761 €, ce qui plaçait Urt au 10 570e rang parmi les 30 714 communes de plus de 50 ménages en métropole[72].

Emploi[modifier | modifier le code]

Les agriculteurs exploitants étaient 20 à Urt en 2007, ce qui correspondait à 2,1 % des actifs de 15 à 64 ans. Le deuxième secteur d'activité (industrie) représentait 208 Urtois, soit 21,8 % et le troisième secteur 724 (76,0 %)[6].

En 2007, les chômeurs représentaient 7,6 % de la population active, soit 5,5 % de la population de 15 à 64 ans[6].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Un cabestan reconstruit à Urt (auquel manquent les bras).
Les cabestans servaient à la pêche fluviale en ramenant sur la berge les filets emplis de poissons.

Le fleuve fut le premier moteur de l'économie et permit la création du village, tout d'abord grâce à la pêche puis grâce à la navigation. L'économie d'Urt fut florissante jusqu'au XIXe siècle grâce aux marchés, à la pêche, aux chantiers navals…

L'agriculture fut aussi un moteur de l'économie de la cité. Développée dès sa création, elle permit la subsistance du village au XXe siècle malgré l'exode rural.

Le chemin de fer, en remplaçant la navigation fluviale progressivement, favorisa la continuation des marchés et rapprocha le village de Bayonne.

Les créations de l'autoroute et d'une route longeant l'Adour ont à nouveau rapproché la cité de Bayonne, favorisant le développement de logements pour les personnes travaillant à Bayonne, ceci soutenant les commerces locaux. En été, le tourisme est également un soutien de l'économie urtoise.

Des chevaux sur le tuc du Bouc ou tuc d'Anguély.

L'activité de la commune est principalement agricole. Selon la mairie d'Urt, il y a dans la commune 26 hectares de maïs, 75 chevaux et poneys, 700 bovins, 4 500 porcs, 30 000 canards et 35 000 poulets[73]. Le kiwi est cultivé sur les berges de l'Adour à l'est de la commune, Urt se situant au début de la zone de production qui s'étend jusqu'au Gers[74].

La commune fait partie de plusieurs zones d'Indication Géographique Protégée (IGP) : l'IGP Kiwi de l'Adour[75] ; l'AOC / AOP[Note 6] ossau-iraty (fromage)[76] ; l'IGP Tomme des Pyrénées (fromage)[77] ; l'IGP Volailles de Gascogne[78] ; l'IGP Volailles du Béarn[79] ; l'IGP Jambon de Bayonne (zones de production des porcs et de transformations des jambons)[80] ainsi que l'IGP Canard à foie gras du Sud-Ouest[81].

Les religieux de l'abbaye Notre-Dame de Belloc fabriquent le fromage de brebis Abbaye de Belloc sous le nom de société Ardigasna, qui fait partie des cinquante premières[82] entreprises agroalimentaires du département.

La commune dispose d'un supermarché[83]. Il existe une zone d'activités de 15 000 m2 à proximité de la gare[Urt 33]. La commune accueille également le siège et l'usine de l'entreprise Lecomble & Schmitt, qui fabrique des appareils à gouverner[84].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le camping La Ferme de Mimizan.

La commune accueille sur son territoire un hôtel-restaurant possédant deux étoiles et douze chambres (l'Estanquet), deux campings de 104 et 43 emplacements et plusieurs restaurants[85],[86]. Le tourisme participe à l'économie urtoise en été grâce à la proximité de la Côte basque et du piémont pyrénéen ; la commune accueille un office de tourisme.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie.
L'abbaye Notre-Dame de Belloc, sur un relief au sud de la commune.

La chapelle de l'Immaculée-Conception, construite en 1863 sur l'île de Bérens[87] abrite un maître-autel[88] et un ensemble de sept verrières[89].

L'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie, située au Bourg et construite en 1675[90] contient un ex-voto (maquette de bateau)[91] et un tableau[92] de René-Marie Castaing représentant saint Benoît.

La commune abrite deux communautés religieuses bénédictines, toutes deux situées au sud de la commune, au quartier de la Côte qui était relativement isolé au moment de leur fondation. Il s'agit, d'une part, du monastère Sainte-Scholastique (bénédictines), construit en 1939[93] incluant une église qui recèle un chœur décoré[94], un tabernacle[95] en mosaïque, un maître-autel[96] et un ensemble de deux autels[97] et, d'autre part, de l'abbaye Notre-Dame de Belloc, qui accueille des bénédictins et fut construite en 1875[98].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Plusieurs édifices civils urtois font l'objet d'une notice dans l'inventaire du patrimoine culturel français (base Mérimée) : une maison de maître au lieu-dit Etche Zahar[99], une ferme du XVIIe siècle à Guilhem[100], une autre du XIXe à Jouanichon[101], ainsi qu'une maison de maître sur l'île de Bérens[102].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Une race de bovins, la blonde d'Urt[103] (bêtes à poil roux, de taille moyenne et fortement charpentées), très bien adaptée aux travaux de charrois et de labours en terrain accidenté, existait encore au début du XXe siècle, constituant avec la béarnaise et la lourdaise la blonde des Pyrénées, localisée en montagne au sud du bassin aquitain, et spécialisée dans la production de lait pour l'élaboration de fromages.

Quatre zones Natura 2000 se situent partiellement sur le territoire de la commune : « la Joyeuse (cours d'eau) » (ou Aran), couvrant la rivière, ses bords au niveau de la forêt d'Urt et ses affluents, au sud et à l'est de la commune[104] ; « l'Ardanavy (cours d'eau) », au nord-ouest[105] ; « l'Adour », au nord[106] et les « Barthes de l'Adour », au nord[107].

De plus, quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) sont situées partiellement ou entièrement sur le territoire de la commune[108] : la « Barthe d'Urt » ; « les Barthes de l'Adour : Barthe d'Urcuit » ; la « Vallée de la Joyeuse » (ou Aran) et la « Vallée de l'Ardanavy ».

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Roland Barthes[modifier | modifier le code]

Roland Barthes évoqua le village dans ses manuscrits de Roland Barthes par Roland Barthes :

« Le délice de ces matinées à U. : le soleil, la maison, les roses, le silence, la musique, le café, le travail, la quiétude insexuelle, la vacance des agressions… »

— Roland Barthes[109].

Il acheta en 1961 la maison Carboué et repose dans le cimetière d'Urt[24]. L'un des séjours estivaux de Roland Barthes à Urt fait l'objet du roman Roland Barthes, un été (Urt 1978) de Jean Esponde[110].

Urt, basque ou gascon ?[modifier | modifier le code]

Selon V. Dubarat, « Urt fait partie d'un îlot gascon avec Guiche, Came et Sames, lequel a pénétré en Pays basque et s'y est implanté de bonne heure »[111]. Philippe Lartigue considère qu'Urt fait partie d'une zone linguistique gasconne[112]. Selon la carte de Jacques Allières, la frontière linguistique entre basque et gascon passerait entre Briscous et l'Adour, au sud-ouest d'Urt, gasconne[113]. Des noms gascons témoignent de cette appartenance : Etchepette, le Campas, le Tuc du Bouc… À Urt, sur les 111 toponymes relevés par l'Insee, plus d'une centaine seraient gascons[114].

Cependant, la culture basque est bien présente à Urt et la commune participait au Biltzar du Labourd au XVIIIe siècle[27]. Urt fait donc partie d'une zone frontière, avec une culture « charnegou »[Note 7], comme en témoigne le nom du Tuc de Biscarrague, qui vient à la fois du basque et du gascon[115].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Urt ne possédait pas d'armoiries jusqu'en 1984, date à laquelle le blason suivant fut adopté par le conseil municipal[Urt 34] :

Blason Blasonnement :
D'azur, à un pont droit alésé de trois arches de gueules * maçonné de sable, accompagné en pointe de deux saumons nageant l'un sur l'autre, celui de la pointe contourné, et en chef d'une étoile, tous d'argent.
Commentaires : * Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (gueules sur azur.).

Les éléments du blason peuvent être analysés ainsi[Urt 34] :

  • le fond bleu représente l'eau, très présente à Urt, village au confluent de l'Aran et de l'Adour ;
  • les poissons (deux saumons) font référence au village de pêcheurs qui se trouvait à l'emplacement actuel d'Urt aux alentours du XIe siècle : la pêche fut une grande activité durant toute l'histoire d'Urt ;
  • le pont est un symbole de communication : il permet de relier les différentes rives du fleuve. Bien que la construction du pont ne date que de la fin du XIXe siècle, Urt fut de toujours un lieu de passage grâce aux commerces et différents pèlerinages comme celui de Saint-Jacques-de-Compostelle. Un bac se situait d'ailleurs à l'emplacement du pont avant sa construction, l'emplacement favorable d'Urt dans un coude étroit de l'Adour favorisant le passage du fleuve ;
  • l'étoile a ici une connotation religieuse, elle exprime la protection d'Urt par la Vierge. En effet, l'église d'Urt est dédiée à Notre-Dame de l'Assomption.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  1. Marianne Joly, section Urt, village perché de rivière, p. 52.
  2. Éric Dupré-Moretti, section Esquisse géologique du bassin de l'Adour à Urt, p. 20 et 21.
  3. a et b Gilbert Desport, section Les moulins d'Urt, p. 160 et 161
  4. Jacques Bruyères, section Le chemin de fer à Urt, p. 225.
  5. a et b op. cit., p. 228.
  6. Georges Pialloux, section La vie municipale, p. 89.
  7. a, b et c Jacques Bruyères, section Le chemin de fer à Urt, p. 231.
  8. a, b, c, d, e et f Marianne Joly, section Urt, village perché de rivière, p. 33.
  9. a et b op. cit., p. 34.
  10. Georges Pialloux, section Du côté de l'église, p. 194.
  11. Marianne Joly, section Urt, village perché de rivière, p. 35.
  12. op. cit., p. 36.
  13. op. cit., p. 37 à 39.
  14. op. cit., p. 40.
  15. op. cit., p. 43.
  16. a, b, c, d et e Georges Pialloux, section La vie municipale, p. 62-63.
  17. a et b op. cit., p. 67.
  18. a et b op. cit., p. 68.
  19. op. cit., p. 68 et 69.
  20. Marianne Joly, section Urt, village perché de rivière, p. 45.
  21. a, b et c Georges Pialloux, section La vie municipale, p. 71.
  22. a, b, c et d op.cit., p. 91 et 92.
  23. op. cit., p. 99.
  24. op. cit., p. 102-103.
  25. a et b op. cit., p. 108-109.
  26. Pierrette Bruyères, section L'enseignement de la fin du XVIIIe siècle à nos jours, p. 120 et 121.
  27. a et b op. cit., p. 122.
  28. a et b op. cit., p. 123.
  29. op. cit., p. 124.
  30. op. cit., p. 129.
  31. op. cit., p. 130-131.
  32. op. cit., p. 135.
  33. Marianne Joly, section Urt, village perché de rivière, p. 57.
  34. a et b Gilbert Desport, section Les armoiries d'Urt, p. 15 à 19.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cela signifie que l'on prononce le t final, sans appuyer.
  2. Les données exprimées en pourcentages se rapportent aux votes exprimés.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  5. Maire de 1983 à 2008, président du conseil général de 2008 à 2011.
  6. L'appellation d'origine contrôlée (AOC) est un label faisant partie des appellations d'origine protégée européennes ; toutes deux étant des Indications Géographiques Protégées (IGP, niveau européen).
  7. Le mot « charnegou », ou encore « charnégou », « charnègue » ou « xarnegu», désigne l'hybridation entre basque et gascon, se traduisant par le mélange des cultures, lieux et peuplades…

Références[modifier | modifier le code]

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Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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