Mornac-sur-Seudre

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Mornac-sur-Seudre
L'église de Mornac-sur-Seudre.
L'église de Mornac-sur-Seudre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
Canton Royan-Ouest
Intercommunalité Communauté d'agglomération Royan Atlantique
Maire
Mandat
Gilles Sallafranque
2014-2020
Code postal 17113
Code commune 17247
Démographie
Gentilé Mornaçons
Population
municipale
848 hab. (2011)
Densité 89 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 42′ 38″ N 1° 01′ 38″ O / 45.7105555556, -1.0272222222245° 42′ 38″ Nord 1° 01′ 38″ Ouest / 45.7105555556, -1.02722222222  
Altitude Min. 0 m – Max. 13 m
Superficie 9,50 km2
Localisation

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Mornac-sur-Seudre
Liens
Site web www.mairie-mornac-sur-seudre.fr

Mornac-sur-Seudre est une commune française, située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Mornaçons et les Mornaçonnes[1].

Mornac-sur-Seudre est un village médiéval situé dans l'arrière-pays royannais, sur la rive gauche de l'estuaire de la Seudre. Il est classé parmi les cent plus beaux villages de France.

La commune appartient depuis 2011 au réseau « Villages de pierres et d'eau », label initié par le conseil général afin de promouvoir des sites exceptionnels présentant la particularité d'être situés au bord d'une étendue d'eau (mer, rivière, étang...)[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation des principales communes bordant l'estuaire de la Seudre sur une image satellite
Localisation de Mornac au bord de la Seudre (image satellite SPOT)
Article connexe : Presqu'île d'Arvert.
Carte de la commune de Mornac-sur-Seudre au sein de la Charente-Maritime
Position de Mornac-sur-Seudre en Charente-Maritime.
Paysage de marais aux alentours de Mornac.

Le village se situe dans le sud-ouest du département de la Charente-Maritime, dans l'ancienne province historique de la Saintonge, à une dizaine de kilomètres au nord de la ville de Royan. Il s'étend sur le flanc oriental de la presqu'île d'Arvert, sur la rive gauche de l'estuaire de la Seudre. Appartenant au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »[3], il peut être rattachée à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français.

Le territoire communal forme un ensemble de 956 hectares constitué de forêts, de terres cultivées mais surtout de zones marécageuses : celles-ci ont été aménagées de longue date, au moins depuis le Moyen Âge. D'abord consacrés aux activités paludières, puis ostréicoles, les marais sont peu à peu mis en valeur grâce au percement de sentiers de promenade et de postes d'observation de la faune et de la flore.

Le village proprement dit est bâti sur une légère éminence dominant les environs, et rassemble l'essentiel de la population.

Axes de communication[modifier | modifier le code]

Les deux principaux axes routiers desservant la commune sont la D 733, reliant Royan à Rochefort, et la D 14, principale voie routière de la presqu'île d'Arvert, qui relie La Tremblade à Saujon.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Le principal hameau de la commune se nomme Plordonnier, et se situe au sud du village de Mornac. Il appartenait auparavant à la commune de Breuillet, et en fut détaché à la fin du XIXe siècle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mornac
Le Gua
Breuillet Mornac L'Éguille
Saint-Sulpice-de-Royan

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est baignée à l'est par l'estuaire de la Seudre, lequel forme de vastes étendues marécageuses parcourues de chenaux et de ruisseaux de taille et de débit très variables.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente-Maritime.

Le climat dont bénéficie la Charente-Maritime est un climat océanique tempéré de type aquitain, marqué par un ensoleillement moyen assez important : avec 2 250 heures par an, il est comparable à celui que connaît une partie de la côte méditerranéenne[4]. La pluviosité y est modérée, les précipitations ne dépassant pas 1200 mm par an. Les températures, quant à elles, varient en moyenne de +5°C en hiver à +20°C en été.

La rose trémière ou passerose, omniprésente dans la région.

Les îles et l'ensemble du littoral de la Charente-Maritime se caractérisent par un climat particulièrement doux en hiver, et rafraîchissant l'été, grâce aux influences océaniques perpétuellement en mouvement (brise marine). Ces conditions climatiques favorables, toujours soumises aux influences de l'océan Atlantique, ont favorisé un véritable micro-climat de type sub-aquitain et l'existence d'une végétation déjà méridionale. Ainsi la flore se caractérise-t-elle par la présence étonnante de lauriers-roses, eucalyptus, agaves, et même les mimosas se mettent à fleurir dès le mois de janvier.

Aux essences déjà méridionales du chêne vert (ou yeuse) et du cyste, s'ajoutent une forte présence de palmiers, figuiers, orangers et même oliviers. Il existe toutefois un contraste entre le littoral, assez sec et ensoleillé et l'intérieur des terres, davantage pluvieux. La pluviométrie passe ainsi de 750 mm sur le littoral à 950 mm en Haute-Saintonge.

Les relevés de la station météorologique de La Rochelle entre 1946 et 2000 permettent de déterminer quelques dates majeures au point de vue climatique en Charente-Maritime : ainsi, au cours de ce laps de temps, la température la plus froide est relevée le 15 février 1956 : -13,6°C.
Un pic de température (dépassé seulement au cours de la canicule de 2003) est atteint le 8 juillet 1982 avec près de 39°C à l'ombre.
Si 1953 est considérée comme l'année la plus sèche, 2000 est au contraire la plus pluvieuse[5].

La Charente-Maritime est le département français qui a été le plus durement touché par la tempête Martin du 27 décembre 1999. Les records nationaux de vents enregistrés ont été atteints avec 198 km/h sur l'île d'Oléron et 194 km/h à Royan.

Les côtes charentaises et vendéennes sont de nouveau durement éprouvées par la tempête Xynthia qui traverse la région dans la nuit du 28 février au 1er mars 2010. Des bourrasques de près de 140 km/h touchent la ville voisine de Royan[6]. La commune relève quelques dégâts matériels sans qu'aucune victime ne soit cependant à déplorer.

Données générales[modifier | modifier le code]

Données climatiques à La Rochelle
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,4 2,8 5,4 7,4 10,7 13,7 15,8 15,7 13,7 10,5 6,3 3,9 9,2
Température moyenne (°C) 5,9 6,9 8,7 11,1 14,3 17,5 19,8 19,6 17,8 14,2 9,4 6,6 12,7
Température maximale moyenne (°C) 8,5 9,9 12,1 14,7 17,9 21,3 23,8 23,5 21,8 18 12,6 9,2 16,1
Ensoleillement (h) 84 111 174 212 239 272 305 277 218 167 107 85 2 250
Précipitations (mm) 82,5 66,1 57 52,7 61,1 42,9 35,1 46,4 56,5 81,6 91,8 81,8 755,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de La Rochelle de 1961 à 1990[7].


Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Mornac-sur-Seudre[8] 2250 755 4 13 26
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Toponymie[modifier | modifier le code]

Peut-être formé d'après le patronyme « Morinus », ou encore de la racine celtique môrn, signifiant tranquille, et du latin aqua, (eau).

Histoire[modifier | modifier le code]

Naissance et essor économique[modifier | modifier le code]

Si des missions d'archéologie aérienne réalisées par Jacques Dassié ont révélé les traces d'un habitat datant de l'époque gallo-romaine, en particulier au niveau du lieu-dit le Caillaud, il semble que la fondation du village soit intervenue au Moyen Âge. Très rapidement, les seigneurs de Mornac vont acquérir une certaine influence dans la région, et posséder de nombreuses terres, en particulier dans la presqu'île d'Arvert.
Au XIIe siècle, Mornac est une petite ville, active au point de vue économique grâce aux marais salants et à son port de pêche. Le sel de Saintonge est réputé et en particulier le Blanc de Liman qui est récolté entre Mornac-sur-Seudre et L'Éguille[9]. À cette époque, la nouvelle église est en chantier, un château fort est édifié, de même qu'une enceinte urbaine d'environ 650 mètres de long dont on peut encore voir le tracé aux alentours de l'église. Un prieuré, dédié à saint Nicolas[10], est fondé au sud du bourg, à l'extérieur de l'enceinte.

Un lieu disputé[modifier | modifier le code]

Ruelle médiévale dans le bourg de Mornac.

De par sa position stratégique, le château est l'enjeu de plusieurs conflits : assiégé en 1433, il sera finalement pris en 1622 par des mercenaires protestants pour le compte du seigneur de Soubise. Durant les guerres de religion, le prieuré Saint-Nicolas sera très endommagé, et finira par tomber en ruines sans jamais être relevé. À cette époque, la majorité de la population est de confession protestante, et le restera longtemps. Lorsque surviendront les persécutions, le port servira de lieu d'embarquement pour les candidats à l'exil vers les Amériques.

Un des plus beaux villages de France[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune, longtemps tournée vers les marais salants et la pêche, sera révolutionnée par l'ostréiculture, mais plus encore par le tourisme. Classé comme l'un des plus beaux villages de France, le bourg de Mornac est aujourd'hui un lieu très fréquenté, célèbre pour ses ruelles médiévales dans lesquelles sont installées nombre d'artisans et pour son port.

Administration[modifier | modifier le code]

Le 10 novembre 1898, Mornac devient Mornac-sur-Seudre.

Le 29 octobre 1883, modifications des limites territoriales par échange de parcelles entre Mornac et Breuillet.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Michel Joguet PCF  
2001 2006 François Schmitt    
2006 en cours Gilles Sallafranque SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Canton[modifier | modifier le code]

Mornac est l'une des sept communes constituant le canton de Royan-Ouest, qui regroupe environ 17 000 habitants.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient, tout comme trente autres communes du littoral et de l'arrière-pays royannais, à la communauté d'agglomération Royan Atlantique.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La commune est au cœur d'un bassin d'emploi particulièrement attractif, la zone d'emploi de Royan (issue de la partition de l'ancienne zone d'emploi Saintonge maritime, qui regroupait de nombreuses communes du Pays Rochefortais, du Pays Marennes-Oléron et du Pays Royannais[11]), forte de 27 753 emplois en 2008[12]. La zone d'emploi de Royan est, avec celle de La Rochelle, la plus dynamique de la région Poitou-Charentes, toutes deux profitant « d'un tissu économique et d'une démographie dynamiques » (Insee)[12]. La croissance y est particulièrement soutenue, du fait du développement des activités tertiaires.

Le village de Mornac, classé comme l'un des plus beaux villages de France, vit essentiellement du tourisme. De nombreuses échoppes d'artisans contribuent à l'animation du lieu. Les autres activités présentes sur la commune sont la pêche, l'ostréiculture et l'agriculture.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 848 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
681 650 500 589 688 667 693 653 621
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
558 614 596 569 610 579 812 860 931
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
930 940 931 834 833 745 762 731 647
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
619 596 592 558 640 652 682 692 827
2011 - - - - - - - -
848 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (29,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (29 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,2 %) est supérieur au taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 46,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 15,2 %, 15 à 29 ans = 16,3 %, 30 à 44 ans = 20,2 %, 45 à 59 ans = 20,2 %, plus de 60 ans = 28,2 %) ;
  • 53,2 % de femmes (0 à 14 ans = 17 %, 15 à 29 ans = 14,1 %, 30 à 44 ans = 18,9 %, 45 à 59 ans = 19,5 %, plus de 60 ans = 30,4 %).
Pyramide des âges à Mornac-sur-Seudre en 2008 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,2 
8,8 
75 à 89 ans
11,1 
19,4 
60 à 74 ans
19,1 
20,2 
45 à 59 ans
19,5 
20,2 
30 à 44 ans
18,9 
16,3 
15 à 29 ans
14,1 
15,2 
0 à 14 ans
17,0 
Pyramide des âges de la Charente-Maritime en 2008 en pourcentage[16].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,5 
8,8 
75 à 89 ans
12,2 
16,8 
60 à 74 ans
17,4 
21,1 
45 à 59 ans
21,0 
18,9 
30 à 44 ans
18,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,5 
17,2 
0 à 14 ans
15,1 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Pierre de Mornac.
L'église de Mornac.

L'église Saint-Pierre est un édifice de style roman édifié à partir du XIe siècle, à l'emplacement d'un ancien sanctuaire mérovingien. Bâti sur un plan en croix latine, il se compose d'une nef charpentée depuis l'effondrement des croisées d'ogives qui la couvrait, d'un transept prolongé de deux absidioles voûtées en cul-de-four et d'une abside où l'on peut encore distinguer des traces de fresques. Ces peintures, relativement rares dans la région, représentent un Christ en majesté, sans doute peint aux alentours du XIIe siècle, ainsi que la litre funéraire d'un des seigneurs de Mornac, peinte un peu plus tardivement, au XVIIe siècle. Le carré du transept est couvert d'une coupole sur pendentifs, elle-même surmontée d'un clocher carré, selon un modèle qui se retrouve assez fréquemment dans les églises saintongeaises. Le clocher, d'origine romane, a été considérablement modifié au moment de la guerre de Cent Ans. Il fut restauré en 1850 par l'architecte Viaud, établi à Marennes, puis de nouveau après un incendie survenu en 1943. C'est à cette époque que des baies rectangulaires ont été adjointes à l'ensemble, lui conférant un aspect quasi-militaire.

En 1951, des fouilles ont lieu dans le sanctuaire, permettent la mise à jour des substructions de l'ancienne église préromane, en particulier un chevet pentagonal, mais ces vestiges ne sont plus apparents aujourd'hui. Des sarcophages mérovingiens, restes du cimetière qui entourait l'ancienne église, sont en revanche toujours visibles devant le chevet de l'édifice.

Le chœur et le transept ont été classés monuments historiques en 1913 et 1948. La nef est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1952.

Halles[modifier | modifier le code]

Halles de Mornac.

L'édification des halles de Mornac semble être intervenue au Moyen Âge, bien que le plus ancien document connu les mentionnant ne date que de 1664. Elles se dressent sur une place qui se situait en dehors des anciens remparts, à proximité de la principale porte de la ville et de l'ancien prieuré Saint-Nicolas, aujourd'hui détruit. Les halles de Mornac étaient autrefois un lieu de foire réputé, où les habitants de la paroisse pouvaient vendre le produit de leurs champs, en échange d'un droit payé au seigneur[17]. Au XVIIIe siècle, les archives de la baronnie de Mornac indiquent que le bâtiment servait occasionnellement de théâtre improvisé par des comédiens itinérants[18]. Cet édifice, de structure octogonale assez atypique, se compose d'un triple vaisseau : une partie centrale formée de sept travées, flanquée de deux bas-côtés ne formant chacun que quatre travées. Des piliers en moellons supportent une charpente remise en état il y a quelques années.

Château[modifier | modifier le code]

Cet édifice, considérablement remanié au cours des siècles, est l'héritier d'un château fort dont les origines remontent au moins au XIIe siècle, lequel est mentionné dans une charte dès 1122[19]. Cette place forte dominant l'estuaire de la Seudre, importante voie de commerce et d'échange, est le théâtre de plusieurs sièges : l'un en 1433, le second en 1622, sous la direction du seigneur de Soubise, qui détruit une partie des fortifications, avant de faire sauter son donjon[20]. Le monument actuel ne conserve de cette époque qu'une simple tour du XIIe siècle, noyée dans des reconstructions datant essentiellement du XVIIIe siècle, époque qui voit la transformation du château en demeure d'agrément. Celui-ci se dresse sur un léger promontoire, aménagé en terrasse. D'importantes parties du château furent démolies en 1835, rendant difficile d'imaginer l'ampleur de l'édifice originel.

Moulin du port[modifier | modifier le code]

Temple protestant[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Équipements et services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Treize villages unis pour le meilleur et pour le pire, article de Thomas Brosset paru dans Sud Ouest, 10 février 2011
  3. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  4. Préfecture de Charente-Maritime : Météo France
  5. Relevés Météo-France de 1946 à 2000, sur le site Bernezac.com
  6. La tempête du 28 février 2010
  7. « Climatologie mensuelle à La Rochelle », sur infoclimat.fr (consulté le 22 octobre 2009)
  8. Données de la station de La Rochelle, sources l'Internaute, INSEE et Lameteo.org
  9. G. Binot, Histoire de Royan et de la presqu’île d’Arvert, p 25 - Paris, 1984
  10. in archives historiques de Saintonge et d'Aunis, page 27, année 1891
  11. Présentation de la zone d'emploi de Saintonge maritime, site de l'ARTLV
  12. a et b « Treize nouvelles zones d’emploi en Poitou-Charentes », sur le site de l'Insee (consulté le 05 août 2012).
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  15. « Évolution et structure de la population à Mornac-sur-Seudre en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 8 janvier 2011).
  16. « Résultats du recensement de la population de la Charente-Maritime en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 8 janvier 2011).
  17. Comme l'indique une plaque apposée sur un pilier du bâtiment
  18. D'après l'office du tourisme
  19. Société des archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, 1880
  20. in Mornac et les mornaçons des origines à nos jours, par Émile Jeanneau, 1985