Veules-les-Roses

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Veules-les-Roses
La Veules et les cressonières
La Veules et les cressonières
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Saint-Valery-en-Caux
Intercommunalité Communauté de communes de la Côte d'Albâtre
Maire
Mandat
Jean-Claude Claire
2014-2020
Code postal 76980
Code commune 76735
Démographie
Population
municipale
546 hab. (2011)
Densité 105 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 52′ 27″ N 0° 48′ 01″ E / 49.8741666667, 0.80027777777849° 52′ 27″ Nord 0° 48′ 01″ Est / 49.8741666667, 0.800277777778  
Altitude Min. 0 m – Max. 79 m
Superficie 5,19 km2
Localisation

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Veules-les-Roses

Veules-les-Roses est une station balnéaire et une commune française, située en bord de mer, dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Ses habitants sont les Veulais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Veules-les-Roses est un village du littoral cauchois (côte d'Albâtre). Veules est baignée par la Veules, fleuve célèbre pour la faible longueur de son cours (1 100 m).

C'est le plus petit fleuve de France.

Veules est située à 7 km de Saint-Valery-en-Caux, à 8 km de Fontaine-le-Dun, à 18 km de Doudeville, à 20 km d'Offranville et à 26 km de Dieppe.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Wellas en 1025[1], Welles, Veules au XIVe siècle[2].

Il s'agit du vieil anglais wella (anglais moderne well « puits »)[3] ou du vieux norrois vella[4], au pluriel qui peut désigner un cours d'eau ou une source, en l'occurrence « la Veules ». Le transfert du nom d'un cours d'eau au nom d'un lieu est fréquemment observé, ainsi trouve-t-on en Seine-Maritime : Dieppe, Fécamp, Eu, etc.

Homonymie avec les Wells d'Angleterre.

On identifie cet élément en Normandie dans des composés fréquents comme Cresseveuille (Cresseveulle 1668 cf. Creswell, GB), Rouelles (désigné sous la forme Rodewella au Moyen Âge cf. Rothwell, GB), Rouelles (lieu-dit à Sainte-Mère-Église), le Radegueule (Radevel XIIe siècle cf. Radwell, GB), etc..

Le déterminant complémentaire -les-Roses a remplacé celui de -en-Caux (Journal Officiel du 30 juillet 1897).

Histoire[modifier | modifier le code]

Prisonniers britanniques et français sur la plage de Veules-les-Roses. Cette image est souvent prise pour une vue de Dunkerque !

Dès 1840, une actrice de la Comédie-Française, Mademoiselle Anaïs, entraîne dans son enthousiasme le célèbre comédien Mélingue. L'écrivain Paul Meurice y reçoit à plusieurs reprises son ami Victor Hugo.

Veules et ses environs ont ensuite été le lieu d'élection de plusieurs peintres russes au XIXe siècle, en particulier Alexeï Bogolioubov (qui découvre la Normandie en 1857), Ilya Repine, Vassili Polenov, Konstantine Savitski, Alexeï Harlamov et Karl Goun.

Veules subit l'avancée destructrice de la Panzerdivision de Rommel les 11 et 12 juin 1940 touchant surtout le front de mer.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Veules-les-Roses

Les armes de la commune de Veules-les-Roses se blasonnent ainsi :
De gueules au voilier contourné d’argent, la coque bordée d’or flammé du même, voguant sur une mer d’azur agitée aussi d’argent, de laquelle émerge un filet de sable chargé de poisson aussi d’or hissé à bord du bateau par un marin d’argent habillé et couvert aussi de sable, le tout accosté de deux roses naturelles de gueules, les pétales bordées d’argent, tigées et feuillées de sinople, celle de dextre posée en barre et celle de senestre posée en bande, au chef cousu aussi de gueules chargé de deux bouquets de roses naturelles sans nombre d’or, de gueules et d’argent, tigées et feuillées de sinople, adextrées de deux léopards aussi d’or passant l’un sur l’autre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1957 mars 1977 Jean Lamy DVD Directeur d'hôtel
1977 1983 Michel Perdu DVD Docteur
1983 1989 Jean Deltombe DVD  
juin 1989 1995 André Lemonnier DVD  
juin 1995 en cours Jean-Claude Claire UMP  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Veules-les Roses a signé un serment de jumelage avec :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 546 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 600 1 285 1 401 1 489 1 530 1 591 1 532 1 550 1 537
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 506 1 520 1 461 1 302 1 205 1 025 1 010 964 870
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
760 722 716 594 612 571 608 705 717
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
688 691 629 686 753 676 599 586 551
2011 - - - - - - - -
546 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Activités[modifier | modifier le code]

Pêqueux à marée basse tendant des verveux et faisant une marée de crevettes au pousseux.

À Veules, la pêche a été une activité importante durant les décennies passées. Des pêcheurs avec leur doris, allaient tendre au large leurs trémails, bertelles (filets à grosses mailles) casiers ou cordes. De même, à marée basse, ces mêmes pêcheurs qui allaient poser leurs parcs, tendre leurs verveux ou faire une marée de salicoques (crevettes) aux pousseux, fouines, lannets ou autres caudières (balances). La fourche à bêcher était utilisée pour attraper les équilles. Aujourd'hui, on peut encore admirer ces derniers artisans de la pêche et faire une petite marée de crevettes, s'amuser dans les rochers à ramasser quelques vigneaux (bigorneaux) ou cueillir des moules.

L'activité de nos jours s'est enrichie, outre le développement de la cressiculture dans les sources de la Veules, par la production d'huîtres au pied des falaises.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'abreuvoir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Terrasse du Casino avant la guerre.

Anaïs Aubert fut suivie par de nombreux autres artistes, Étienne Mélingue, les paysagistes de Cock–Chintreuil et Henri Harpignies, Paul Meurice, les comédiens Leroux et Eugène Pierron, Alexandre Dumas fils, Lockroy, José-Maria de Heredia, Henri Rochefort, Alexis Bouvier, Jules Michelet, Victor Hugo[7], les poètes Jean Richepin et François Coppée, les dramaturges Jules Claretie, Henri Lavedan, Émile Bergerat et le compositeur Alexandre Georges.

Banquet offert par Victor Hugo aux enfants de Veules (24 septembre 1882).

Des hommes politiques comme Henri Maret, Alexandre Millerand, René Viviani, Louis Malvy, Albert Clemenceau ou Pierre Taittinger fréquentent également la station.

Victor Boucher, Georges Chamarat, Saint-Granier, l’écrivain Maurice Privat, Dominique Bonnaud ainsi que les sportifs Suzanne Lenglen et Lucien Gaudin fréquentent Veules par la suite.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 162
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne) [1]
  3. François de Beaurepaire, op. cit.
  4. Jean Renaud, Vikings et noms de lieux de Normandie, éditions OREP, 2009. p. 54.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. Il fut accueilli plusieurs fois chez son ami Paul Meurice qui possédait une maison à Veules-les-Roses

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L. Prevost, Recherches historiques sur la ville et la vallée de Veules, 1888, Éd. Bertout.
  • Manoëlle Miquel-Regnaud, Veules-les-Roses, la Romantique, Éd. Bertout.
  • Didier Le Scour, La Mer est là, Danièle Dunogent - Antoine Auverny.
  • Paul Noël dit Joseph Tourteau, L'Écrit des Mouettes (histoires cauchoises), Éd. Bertout.
  • Tatiana Mojenok Ninin, Les peintres russes et la Normandie au XIXe siècle, Éd. Points de vues, Ass. pour la Sauvegarde du Patrimoine Veulais, 2010 (ISBN 978-2-915548-47-1)
  • Marc Tabone, Veules, juin 1940. Ecossais et Français pris au piège, Comever, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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