Briscous

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Briscous
La mairie de Briscous
La mairie de Briscous
Blason de Briscous
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton La Bastide-Clairence
Intercommunalité Communauté de communes du pays d'Hasparren
Maire
Mandat
Pierre Diratchette
2008-2014
Code postal 64240
Code commune 64147
Démographie
Population
municipale
2 637 hab. (2011)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 27′ 39″ N 1° 19′ 57″ O / 43.4608, -1.3325 ()43° 27′ 39″ Nord 1° 19′ 57″ Ouest / 43.4608, -1.3325 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 135 m
Superficie 31,29 km2
Localisation

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Briscous

Briscous est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.

Le gentilé est Beskoiztar[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Briscous fait partie de la province basque du Labourd.

Le village est situé à une quinzaine de kilomètres de Bayonne.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[3] par l'Ardanavy, et son affluent, l'Ur Handia et par un tributaire de la Joyeuse, le Marmareko erreka et son affluent, le ruisseau Hasquette.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

L'ancien fronton
L'église Saint-Vincent

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentions anciennes

Le toponyme Briscous apparaît[5] sous les formes Briscos (1249), Bruscos et Briscos (1348, rôles gascons), Berascois (1368) et Hiriberry (Villeneuve en basque, 1794)

Graphie basque

Son nom basque actuel est Beskoitze[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Après la guerre 1939-1945 Briscous a tenu à participer à l'effort de solidarité nationale en construisant un aérium pour les enfants de santé fragile.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti au 1 d'or au lion d'azur ; au 2 de gueules à l'encrier et la plume posée en barre, le tout d'argent, coupé de sinople à une tour de saline d'or à la façade cousue de gueules ; à la bordure générale d'argent chargée sur les flancs de six gerbes de sinople 3 et 3[7].
Commentaires : Ses armoiries furent créées en 1993 par l'artiste Irkus Robles-Arangiz. Le lion est celui de la maison de Gramont, seigneurs de Briscous ; l'encrier et la plume évoquent Johannes de Leizarraga, natif de Briscous, premier traducteur de la Bible en basque sur ordre de la reine de Navarre Jeanne d'Albret ; la tour de salines rappelle la principale activité économique du village ; les ajoncs de sinople en bordure, les six quartiers de la commune[8].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Jean Falagan DVG  
2008 2014 Pierre Diratchette    
2014 en cours Fabienne Ayensa DIV  
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune participe à neuf structures intercommunales :

  • Communauté de communes du pays d'Hasparren « Hazparneko lurraldea »
  • Syndicat intercommunal de protection des berges de l'Adour maritime et de ses affluents
  • Syndicat intercommunal pour la gestion du centre Txakurrak
  • Syndicat pour le soutien à la culture basque
  • Syndicat mixte d'alimentation en eau potable URA
  • Syndicat mixte d'assainissement URA
  • Syndicat d'assainissement autonome de l'Adour
  • Syndicat AEP de l'Arberoue
  • Syndicat départemental d'électrification.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 637 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 391 1 344 1 366 1 253 1 285 1 619 1 635 1 691 1 820
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 728 1 658 1 620 1 606 1 602 1 502 1 518 1 517 1 402
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 398 1 225 1 133 370 380 1 010 1 014 985 928
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
972 938 1 085 1 413 1 745 1 988 2 396 2 512 2 637
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


La commune fait partie de l'aire urbaine de Bayonne.

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement tournée vers l'agriculture. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Briscous a longtemps produit du sel gemme et de la soude, et ses eaux salées alimentaient jusqu'en 1953 les thermes salins de Biarritz. Des canalisations souterraines de plus de vingt kilomètres acheminaient une eau à teneur saline plus de dix fois plus élevée[11] que celle de l'eau de mer.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langues

D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Briscous est le bas-navarrais oriental.

Festivités

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • D'anciennes fermes des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles ont été recensées par le ministère de la Culture[12].
  • Lavoir (bourg)
  • Salines (Salines)

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • l'église paroissiale Saint-Vincent-Diacre possède :
    • un ensemble de trois verrières[13] représentant l'Immaculée Conception, saint Joseph et l'Enfant Jésus ;
    • une peinture monumentale[14] des peintres Decrept Étienne, Louis et Martin ;
    • un mobilier nombreux[15].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose de trois écoles primaires.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean de Liçarrague, né à Briscous en 1506 et décédé à Labastide-Clairence en 1601, traduisit la première version du Nouveau Testament en basque ou euskara, parue en 1571.
  • Salvat de Sorhainde[16], vicaire de Briscous d'où il était originaire, prêtre réfractaire aux injonctions du nouveau régime, fut exécuté en 1793.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  3. Site du Sandre sur Briscous
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az, ba, bb, bc, bd, be, bf, bg, bh, bi, bj, bk, bl, bm, bn, bo, bp, bq, br, bs, bt, bu, bv, bw, bx, by, bz, ca, cb, cc, cd, ce, cf, cg, ch, ci, cj, ck, cl, cm, cn, co, cp, cq, cr, cs, ct, cu, cv, cw, cx, cy, cz, da, db, dc, dd, de, df, dg, dh, di, dj, dk, dl, dm, dn, do, dp, dq, dr, ds, dt, du, dv, dw, dx, dy, dz, ea, eb, ec, ed, ee, ef, eg, eh, ei, ej, ek, el, em, en, eo, ep, eq, er, es, et, eu, ev, ew, ex, ey, ez, fa, fb, fc, fd, fe, ff, fg, fh et fi Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 16 octobre 2011)
  5. Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  6. Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  7. Guy Ascarat
  8. Armorial de Bayonne, Pays basque et sud Gascogne, Hubert Lamant, t.I (1981) et t. II (1984) (en collaboration avec Jean-Marie Régnier).
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  11. Philippe Salquain, Autrefois Biarritz, Biarritz, Éditions Atlantica - Biarritz 2000,‎ 2000 (ISBN 978-2-84394-265-5), page 144
  12. Voir les notices extraites de l'inventaire général du patrimoine culturel, publiées par le ministère de la Culture, base Mérimée : « Notice no IA64000219 », « Notice no IA64000223 », « Notice no IA64000222 », « Notice no IA64000221 », « Notice no IA64000220 », « Notice no IA64000218 », « Notice no IA64000217 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur les trois verrières de l'église Saint-Vincent-Diacre
  14. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la peinture monumentale de l'église Saint-Vincent-Diacre
  15. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le mobilier de l'église Saint-Vincent-Diacre
  16. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975,‎ 1975 (ISBN 978-2-7003-0038-3, LCCN 76466747), page 186

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]