Saint-Palais (Pyrénées-Atlantiques)

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Saint-Palais
L'église Sainte-Marie-Madeleine
L'église Sainte-Marie-Madeleine
Blason de Saint-Palais
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Saint-Palais
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes d'Amikuze
Maire
Mandat
Jean-Jacques Loustaudaudine
2008-2014
Code postal 64120
Code commune 64493
Démographie
Population
municipale
1 856 hab. (2011)
Densité 249 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 45″ N 1° 01′ 57″ O / 43.3292, -1.0325 ()43° 19′ 45″ Nord 1° 01′ 57″ Ouest / 43.3292, -1.0325 ()  
Altitude Min. 52 m – Max. 263 m
Superficie 7,44 km2
Localisation

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Saint-Palais

Saint-Palais est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Saint-Palaisin[1] (ou Donapaleutar[2] en basque).

L'itinéraire moderne de la Via Podiensis du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle passe par cette localité. C'est la première localité du Chemin traversée en Basse-Navarre, ancien territoire du Royaume de Navarre ; de ce fait, elle est parfois considérée comme le début du Camino navarro, voire du Camino francés.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune est la capitale du pays de Mixe dans la province basque de Basse-Navarre.

Accès[modifier | modifier le code]

La sortie 4 de autoroute A64 dessert Saint-Palais, point de confluence des routes D 8, D 11, D 302, D 511 D 933 et D 2933.

Des services de cars (autocars Hiruak-Bat, SNCF et Bidegain) relient Saint-Palais à Saint-Jean-Pied-de-Port (et Bayonne), Dax et Orthez.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Ses terres sont arrosées[3] par la Bidouze, née dans les monts calcaires des Arbailles, et par ses affluents la Joyeuse et le ruisseau d'Eyherachar.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Ahetze
  • Agotéta
  • Anguélu

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentions anciennes

Le toponyme Saint-Palais apparaît sous les formes Sanctus Pelagius (1160[4]), Sant Peray (1249[4]), Sant Pelay (1264, 1350 et 1413[4]), Sent-Palay (1385[5], notaires de Navarrenx[6]), Sent-Palays (1474[5], titres de Lahonce[7]), Sant-Pelay (1513[5], titres de Pampelune[8]), Donapalaio (1643[4]), S-Palais (1650) et Mont-Bidouze (1793).

Le nom de la ville vient de San Palay en souvenir de Pelayo, un jeune adolescent martyrisé à Cordoue en 926[4].

Ahetze, ancien fief dépendant du royaume de Navarre est mentionné en 1863 par le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[5].

Jean-Baptiste Orpustan[4] indique qu'Ahetze provient d'aiz, 'pierre' et par extension 'hauteur rocheuse'.

Anguélu, fief vassal du royaume de Navarre, est mentionné sous la forme Angulue (1376[5], montre militaire de Béarn[9]).

Agotéta, hameau de Saint-Palais, provient, selon Paul Raymond, des Agots ou cagots[5].

Graphie basque

Son nom basque actuel est Donapaleu[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

C’est une fondation royale navarraise, une ville neuve ou iriberri, vraisemblablement du début du XIIIe siècle. Elle s'alignait de chaque côté de la rue du palais de justice et s'entourait de remparts et de fossés (à l'emplacement de l’actuelle rue Gambetta). Elle était dotée des armes de Navarre surmontées de la couronne royale.

Charles II de Navarre, en 1351, autorisa la ville à battre monnaie. L’atelier monétaire cessa son activité en 1672. Jean d'Albret la dota en 1472 de foires qui demeurent : marché du vendredi, marché aux agneaux les mercredis d'hiver, foire aux chevaux le lundi de Pâques.

Au XVIe siècle, après l'annexion de Pampelune par les Espagnols, Henri II y fonda la chancellerie et les premiers états généraux de Navarre que Louis XIII devait transporter à Pau.

La Maison du roi servait de maison commune ; la sénéchaussée en fit son siège en 1639.

Saint-Palais s'est développée grâce aux pèlerinages. Un édit de Louis XVI en novembre 1784 mit fin aux activités des hospices d'Utziat à Arros, d'Harambelts à Ostabat, et de Saint-Palais, pour former un hôpital à Saint-Palais, «étant la Capitale de notre Royaume de Navarre».

La loi du 4 mars 1790[11], qui détermina un nouveau paysage administratif de la France en créant des départements et des districts, décida de la naissance du département des Basses-Pyrénées en réunissant le Béarn, les terres gasconnes de Bayonne et de Bidache, et les trois provinces basques françaises. Pour ces dernières, trois districts furent créés : Mauléon, Saint-Palais et Ustaritz, qui remplaça le bailliage du Labourd. Par abus de pouvoir des dirigeants locaux, le siège d'Ustaritz fut transféré presque immédiatement à Bayonne. Son Directoire incita un grand nombre de municipalités à adopter de nouveaux noms conformes à l'esprit de la Révolution. Ainsi Saint-Palais s'appela Mont-Bidouze, Ustaritz devint Marat-sur-Nive, Itxassou Union, Arbonne Constante, Saint-Étienne-de-Baïgorry Thermopyles, Saint-Jean-Pied-de-Port Nive-Franche, Louhossoa Montagne-sur-Nive, Saint-Jean-de-Luz Chauvin-Dragon, Ainhoa Mendiarte et Souraïde Mendialde.

Le district[5] de Saint-Palais comprenait les cantons de Bidache, Came, Garris, Iholdy, Larceveau, Ossès, Saint-Étienne-de-Baïgorry, Saint-Jean-Pied-de-Port, Saint-Martin-d'Arberoue et Saint-Palais.

Le canton de Saint-Palais était alors composé des communes d'Aïcirits, Amendeuix-Oneix, Arbérats-Sillègue, Arbouet-Sussaute, Béhasque-Lapiste, Camou-Mixe-Suhast, Gabat, Ilharre, Larribar-Sorhapuru, Orsanco, Saint-Palais et Uhart-Mixe.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules aux chaînes d’or posées en pal, en sautoir et orle, chargées en cœur d’une émeraude au naturel.
Commentaires : Les armes de Saint-Palais sont également celles du royaume de Navarre.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2014 Jean-Jacques Loustaudaudine    
2014 en cours Jean-Jacques Loustaudaudine DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à six structures intercommunales :

  • communauté de communes d'Amikuze
  • syndicat AEP du pays de Mixe
  • syndicat d'assainissement de Saint-Palais - Luxe-Sumberraute
  • syndicat départemental d'électrification
  • syndicat intercommunal pour le fonctionnement des écoles d'Amikuze
  • syndicat pour le soutien à la culture basque

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Sangüesa (Espagne) depuis 1993[12]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 856 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
730 747 890 1 133 1 354 1 445 1 619 1 741 1 784
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 645 1 579 1 683 1 697 1 882 1 907 1 983 1 957 1 949
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 836 1 861 1 856 1 738 1 744 1 741 1 772 1 783 1 745
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 840 2 164 2 128 2 097 2 055 1 701 1 874 1 856 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Fêtes locales[modifier | modifier le code]

  • Fin juillet : fêtes de Saint-Palais
  • Août  : festival de force basque, l'un des plus importants (chaque dimanche qui suit le 15 août)

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La maison des Têtes

On donne couramment ce surnom à la maison noble Derdoy-Oyhenart où vécut au XVIe siècle l'historien basque Oyhenart.

Face à l'église Saint-Paul, elle présente en médaillons les derniers rois de Navarre de la dynastie d'Albret. Henri II, sa fille Jeanne d'Albret et de son petit-fils Henri III de Navarre, futur Henri IV de France, entourés de figures allégoriques représentant une femme et un diable.

L'atelier de tissage Ona Tiss

Rue de la Bidouze, un des derniers tisserands de linge basque des Pyrénées-Atlantiques

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le bois de la ville : ancien lavoir et circuit d'interprétation sur la flore locale situé route d'Iholdy

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Marie-Madeleine
  • L'église Saint-Paul[15]
Désaffectée, elle abrita les états généraux de Navarre en 1522 puis, un siècle durant, la chancellerie.
L'église néo-gothique conserve trois pièces de l'ancienne Saint-Paul : un tableau de l'apôtre, une Vierge dorée et un sarcophage. Elle possède un orgue d'Aristide Cavaillé-Coll[16] datant du XIXe siècle.
  • L'église Sainte-Marie-Madeleine[17] date de 1866 ;

Le Pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Saint-Palais est située sur la via Podiensis du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle et recèle la chapelle Saint-Nicolas, le hameau d'Harambeltz et son prieuré-hôpital dédiée à saint Nicolas.

Au temps d'Aimery Picaud, le détour était impensable, Saint-Palais n'existant pas. Il n'y avait que Garris, à 3 km à l'ouest, au sommet de la crête (qui pourrait avoir été Carassa, sur la voie romaine Bordeaux - Astorga).

On quitte Saint-Palais par le quartier Sant Jayme (Jacques, à comparer avec Jaume et Jaime en pays d’Oc) et le couvent des franciscains.

Fronton de Saint-Palais

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Éducation

La commune dispose de deux écoles primaires, l'une publique et l'autre privée (école Etchecopar), d'un collège (collège Léon Bérard[18]) et d'un lycée d'enseignement agricole privé (lycée Jean Errecart[19]).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Naissance à Saint-Palais (Pyrénées-Atlantiques).
Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Décès à Saint-Palais (Pyrénées-Atlantiques).
née au XVIe siècle
née au XIXe siècle
nées au XXe siècle
  • Maurice Celhay né le 17 mai 1911 à Saint-Palais et décédé en 1980, est un joueur français de rugby à XV, ayant joué au poste de trois-quarts centre ou ailier gauche à l'Aviron bayonnais et en sélection nationale. Sa carrière fut d'une longévité exemplaire, du fait de la Seconde Guerre mondiale. Il possède le plus beau palmarès individuel du club, et fut le capitaine de son équipe lors des phases finales des championnats en 1943 et 1944 ;
  • Jean Urruty, né en 1912 à Saint-Palais, champion de France de pelote basque à main nue junior à 17 ans, puis champion de France sénior à joko garbi, rebot, main nue et pasaka. Il remporte la coupe Wendel en 1930 ;
  • Pascal Idieder, né en 1982 à Saint-Palais, est un joueur de rugby à XV français qui évolue au poste de pilier au sein de l'effectif du CA Brive;
  • Thierry Berhabé, né en 1982 à Saint-Palais, est un joueur de rugby à XV français qui évolue au poste de pilier au sein de l'effectif du Stade aurillacois ;
  • Adrien Figueiredo, né en 1984 à Saint-Palais, est un joueur de rugby à XV et à sept français qui évolue au poste d'ailier au sein de l'effectif du Stade rochelais ;
  • Simon Ternisien, né en 1987 à Saint-Palais, est un joueur de rugby à XV français qui évolue au poste de centre au sein de l'effectif du Stade montois.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. - Académie de la langue basque
  3. Notice du Sandre sur Saint-Palais
  4. a, b, c, d, e et f Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 (ISBN 2 86781 396 4)
  5. a, b, c, d, e, f et g Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  6. Notaires de Navarrenx - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Titres de l'abbaye de Lahonce - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Titres publiés par don José Yanguas y Miranda
  9. Manuscrit de 1376 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. - Académie de la langue basque
  11. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1947, réédition 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 185
  12. Annuaire des villes jumelées
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  15. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Paul
  16. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur l'orgue de l'église Saint-Paul
  17. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Sainte-Marie-Madeleine
  18. Site du collège Léon Bérard
  19. Site du lycée Jean Errecart

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


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Coquille Saint-Jacques
Via Podiensis
({{{reste}}} km jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle)
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