Baume-les-Messieurs
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| Baume-les-Messieurs | ||
Site de Baume-les-Messieurs. |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Franche-Comté | |
| Département | Jura | |
| Arrondissement | Lons-le-Saunier | |
| Canton | Voiteur | |
| Intercommunalité | Communauté de communes des coteaux de la Haute Seille | |
| Maire Mandat |
Pascal Cardinal 2008-2014 |
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| Code postal | 39210 et 39570 | |
| Code commune | 39041 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Baumois | |
| Population municipale |
190 hab. (2010) | |
| Densité | 15 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 277 m — Max. 572 m | |
| Superficie | 13,09 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.baumelesmessieurs.fr/ | |
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Baume-les-Messieurs est une commune française, situé dans le département du Jura et la région Franche-Comté. Il est labellisé par l'association Les plus beaux villages de France.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Baume-les-Messieurs se situe au fond d'un cirque, entouré par des falaises hautes d'une centaine de mètres entaillant le premier plateau jurassien : il s'agit d'une des reculées les plus célèbres du Jura.
Communes limitrophes [modifier]
Économie [modifier]
Histoire [modifier]
Le site de Baume-les-Messieurs est occupé depuis la préhistoire : trace d'abris sous roche, mobilier protohistorique et gallo-romain.
Si les fouilles archéologiques menées dans l'abbaye durant l'hiver 2011-2012 laissent envisager des constructions antérieures ce n'est qu'au IXe siècle que Baume-les-Messieurs entre dans l'Histoire.
En 888 le roi de Provence Rodolphe Ier fait don de la cella de Baume à Bernon, aristocrate bourguignon qui a fondé sur ses terres de Gigny sur Suran une abbaye dans laquelle il applique sa relecture de la règle de saint Benoit.
Bernon développe le monasterium de Baume et, selon la tradition, c'est de là qu'en 910, à la demande de Guillaume d'Aquitaine, il part, accompagné de six moines de Baume et six moines de Gigny, fonder l'abbaye de Cluny.
L'abbaye de Baume-les-Moines, tel est alors son nom, prospère : sa réputation est grande et, dans le contexte de la réforme grégorienne (XIe siècle) qui invite les laïcs à abandonner au profit de l’Église les biens religieux qu'ils possèdent, elle reçoit de fort nombreuses donations auxquelles s'ajoutent celles données pour sauver les âmes. Au XIIe siècle elle accueille une quarantaine de moines, possède une centaine de dépendances (prieuré, églises ) et de nombreuses terres : c'est une des plus puissantes abbayes du diocèse de Besançon.
Cependant Baume-les-Moines, tout en suivant la règle clunisienne,veut garder son indépendance alors que Cluny voudrait la réduire au rang de prieuré, ainsi qu'elle a fait pour Gigny. Les conflits se multiplient. L'empereur Frédéric Barberousse, comte de Bourgogne, opposé au Pape que soutient Cluny, va même jusqu'à lui décerner en 1157 le titre d'abbaye impériale, titre qu'elle ne garde cependant pas car, en 1177, Frédéric Barberousse se soumet à la papauté et Baume doit revenir dans le giron de Cluny. Néanmoins elle ne s'avoue pas vaincue et ce n'est qu'au XIIIe siècle qu'un compromis est enfin trouvé : elle garde son titre d'abbaye et ses abbés occupent la troisième place après ceux de Cluny et Moissac.
Au XVe siècle l'abbaye passe en commende. Nombre d'abbés se contentent de toucher les revenus mais certains laissent leur nom dans l'histoire : Amé de Chalon, Guillaume de Poupet, pour l'importance des travaux, mais aussi Jean de Watteville, personnage haut en couleurs, connu pour son rôle lors du rattachement de la Franche-Comté à la France.
Mais comme dans d'autres abbayes la discipline se relâche, les moines, ayant obligatoirement seize quartiers de noblesse, abandonnent le dortoir pour des appartements plus confortables, vivent de leur prébende et, en 1759, l'abbaye est sécularisée, les moines prennent le titre de chanoines et Baume-les-Moines devient Baume-les-Messieurs.
À la veille de la Révolution il ne reste que dix chanoines. En 1790 les bâtiments de l'abbaye, déclarés biens nationaux, sont vendus aux habitants du village qui obtiennent que l'église abbatiale devienne l'église paroissiale en lieu et place de l'église Saint Jean située à l'entrée du village et jugée trop petite.
Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Baume-le-Jura[1].
Héraldique [modifier]
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Les armes de la commune se blasonnent ainsi :
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Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 190 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
Patrimoine religieux [modifier]
- Abbaye Saint-Pierre XIe siècle. Elle fait l'objet d'un classement partiel au titre des monuments historiques depuis 1862 et d'inscriptions depuis 1929 et 1933[4].
- Chapelle Notre-Dame.
- Chapelle Gindre XIXe siècle, située au lieu-dit Roche[5].
- Croix de La Peyrouse (cimetière) (XVe siècle). Site inscrit depuis 1964[6]
- Croix du Pré Saint-Jean (XVIe siècle), classée MH depuis 1907, avec la fontaine attenante[7].
- Croix du Pois (XVIe siècle et XIXe siècle), située au Pré Saint-Jean, et classée MH depuis 1907. Le site est également inscrit depuis 1964[8].
- Église Saint-Jean-Baptiste. Située à l'entrée de la commune, au lieu-dit La Peyrouse. Elle fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 1998[9].
- Oratoire de la Toupe (XIXe siècle). Le site est inscrit depuis 1964[10].
- Oratoire du Champ du Bri (XIXe siècle). Le site est inscrit depuis 1964[11].
Patrimoine civil [modifier]
- Fermes du XVIe siècle au XVIIIe siècle. Le site est inscrit à l'IGPC depuis 1964[12].
- Manoir (XVe siècle). Le site est inscrit à l'IGPC depuis 1964[13].
- Pont de La Peyrouse, sur la Seille (XIXe siècle). Le site est inscrit à l'IGPC depuis 1964[14].
- Pont 1 de Favroz, sur la Seille (XIXe siècle). Il fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 1929, et à l'IGPC depuis 1964[15].
- Pont 2 de Favroz, sur la Seille (XIXe siècle). Le site est inscrit à l'IGPC depuis 1964[16].
- Vieux pont sur la Seille (XIIIe siècle). Il fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 1929[17].
Patrimoine naturel [modifier]
- Cirque, classé *** et Natura2000[18] avec sa reculée, ses cascades des Tufs, et ses grottes.
Baume-les-Messieurs dans les arts et lettres [modifier]
Cinéma [modifier]
Certaines scènes des films suivants ont pour décor Baume-les-Messieurs :
- Les Misérables (1995), de Claude Lelouch ;
- Le Rouge et le noir (1998), de Jean-Daniel Verhaeghe ;
- Avril (2006), de Gérald Hustache-Mathieu ;
- Le Hobbit (2012), de John Howe ;
- quelques scènes tournées par Jean-Pierre Mocky.
Chanson [modifier]
Le « village perdu au fond de la vallée » de la chanson Les Trois Cloches, écrite en 1939, par Jean Villard dit Gilles, et interprétée par Édith Piaf et les Compagnons de la chanson en 1945, désigne Baume-les-Messieurs, où se serait égaré l'auteur, en route pour Paris. Quant au protagoniste de la chanson, Jean-François Nicot, il est directement inspiré de François Nicot (1858-1929), de l'écart de Sermu,dont Gilles a vu la tombe dans le cimetière du village[Note 3].
Littérature [modifier]
Le village sert, avec celui de Château-Châlon, à quelques kilomètres, de cadre à une partie du roman christologique, "La Cinquième source", de Pierre Desjardins, paru en 2008 aux éditions Dorval[19]
Personnalités [modifier]
né dans la commune [modifier]
- Sylvain Sauvage, de son vrai nom Félix Roy (1888-1948), illustrateur.
liés à la commune [modifier]
- Carlo Rim (1905-1989), scénariste
- Josette Coras (1926-2008) peintre, graveur, sculpteur. Elle habita de très nombreuses années le logis abbatial devenu aujourd'hui lieu d'expositions et où l'on peut découvrir les différents aspects de son travail.
- Pierre Gascar (1916-1997) écrivain. Prix Goncourt 1953
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- R.Locatelli, P.Gresser, R.Fieter, G.Moyse,J.Courtieu, L'abbaye de Baume-les-Messieurs, ed. Marque-Maillard, 1978
- R.LocatelliSur les chemins de la perfection.Moines et chanoines du diocèse de Besançon, 1060-1220, publication de l'Université de Saint Etienne, 1992
- D.Riche L'ordre de Cluny à la fin du Moye-Age, publication de l'Université de Saint Etienne, 2001
- Léon A.Roy L'abbaye de Baume-les-Messieurs, Baume-les-Messieurs, 1928
- M.J. Roulière-Lambert et S.Roy-Lebreton coord., Baume-les-Messieurs, Mère de Clunycoll.Franche-Comté.Itinéraires jurassiens, Centre Jurassien du Patrimoine, 2009
Liens externes [modifier]
- Baume-les-Messieurs sur le site de l’Institut géographique national
- Site officiel de la commune de Baume-les-Messieurs
- Baume-les-Messieurs sur le site Les Plus Beaux Villages de France
- Beaume-les-Messieurs sur le site de l'Office de Tourisme des Côteaux de la Haute-Seille
- Série Le village préféré des Français, émission France 2 de 20h35, mardi 26 juin 2012
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
- Les trois cloches symbolisent les trois moments importants de la vie : la naissance (et le baptême), le mariage, la mort. Une tradition locale y voit aussi une allusion au tintement simultané des cloches de l'abbaye et de l'église Saint-Jean-Baptiste de Baume, ainsi que de l'église Saint-Antoine des Granges-sur-Baume, commune dominant la reculée.
Références [modifier]
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Baume-les-Messieurs », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS). Consulté le 8 janvier 2013
- Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consulté le 2 mai 2010
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Abbaye, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Chapelle Gindre, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Croix du cimetière, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Croix du Pré Saint-Jean, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Croix du Pois, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Eglise Saint-Jean-Baptiste, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Oratoire de la Toupe, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Oratoire du Champ du Bri, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Fermes, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Manoir, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Pont de La Peyrouse, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Pont de Favroz 1, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Pont de Favroz 2, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Vieux pont, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Inventaire National du Patrimoine Naturel
- Site de l'auteur Pierre Desjardins
