Lautrec (Tarn)
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| Lautrec | ||
Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Midi-Pyrénées | |
| Département | Tarn | |
| Arrondissement | Arrondissement de Castres | |
| Canton | Canton de Lautrec | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Lautrecois-Pays d'Agout | |
| Maire Mandat |
Laurent Gros 2008-2014 |
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| Code postal | 81440 | |
| Code commune | 81139 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
1 756 hab. (2010) | |
| Densité | 32 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 292 m (min. : 165 m) (max. : 360 m) | |
| Superficie | 54,64 km2 | |
| Localisation | ||
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Lautrec (en occitan : Lautrèc) est une commune française située dans le département du Tarn et la région Midi-Pyrénées.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Lautrec se situe au cœur du département du Tarn dans le Pays de Cocagne entre Albi et Castres.
Histoire [modifier]
Le site de Lautrec fut occupé par une tribu celtique, les « Cambolectri Atlantici », puis par les romains. Plus tard, Charlemagne se serait arrêté à Lautrec et y aurait jeté les fondements de l’église Saint Rémy primitive aujourd’hui disparue, et située près de la fontaine portant son nom, à proximité de l’actuel lavoir St Rémy.
Fondée vers 940, la Vicomté de Lautrec occupait, entre le Dadou et l’Agout, la partie centrale du pays albigeois. Le premier vicomte de Lautrec fut Sicard, fils de Bernard, lui-même vicomte d’Albigeois, qui partagea ses terres entre ses deux fils. Très vite les riches terroirs du Lautrécois suscitèrent les convoitises des grandes familles de la chevalerie locale auxquels le roi de France, Philippe IV le Bel, vint s’ajouter en 1306, pour une partie. La vicomté devint une mosaïque, un puzzle de seigneuries et de pouvoirs enchevêtrés, aux mains des descendants d’Isarn de Lautrec ou des comtes de Foix.
La cité médiévale de Lautrec, qui compta jusqu’à 4 500 habitants, est adossée à un vaste plateau calcaire, avec ses toits de tuiles rouges en rangs serrés autour de la butte de la Salette, Lautrec domine la plaine du Castrais. Cette position géographique était un lieu défensif idéal. Aux environ de l’an 1000, on commença à fortifier la butte de Montlausain qui domine la ville. Les vicomtes y édifièrent leur « castrum ». Il était entouré par une double enceinte fortifiée, percée de 8 portes. Lautrec n’est pas comme Cordes ou Réalmont une bastide du XIIIe siècle avec un plan géométrique des rues. La cité est plus ancienne. Tourné vers le soleil levant, le village avec ses rues étroites s’accroche à flanc de coteau, en contrebas de la forteresse du vicomte. La communauté s’abrite derrière ses remparts et ses fossés. De l’enceinte fortifiée, il ne reste aujourd’hui plus qu’une petite partie avec notamment la porte de la Caussade. Le seul nom du quartier de la brèche dit assez que Lautrec ne fut pas toujours le paisible chef-lieu de canton qu’il est devenu. Il a souffert des grandes guerres de l’Ancien Régime comme la croisade contre les albigeois ou cathares, où la vicomté passa tour à tour du côté des croisés et du comte de Toulouse, la guerre de Cent Ans, et particulièrement des guerres de religion car Lautrec était un fief catholique juste à côté du grand voisin castrais, lui protestant. Enfin, la révolution française n’épargna pas non plus ce territoire qui compté de nombreux couvents comme celui des franciscains ou des bénédictins qui furent chassés.
Toponymie [modifier]
Lautrec tire son nom du germanique "Leotricus" [pour une tribu celtique?...] ou viendrait de Alt Rec qui désigne un haut ruisseau. Lautrec s'appelait Lautreco au IXe siècle[1].
Héraldique [modifier]
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Son blasonnement est : D'azur, à dextre un chêne d'or, à senestre une tour donjonnée de trois donjons, celui du milieu plus haut terminé par une croix haute, le tout d'argent, la tour ouverte de sable. |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
| En 2010, la commune comptait 1 756 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2]. |
Lieux et monuments [modifier]
Le Village Médiéval
- La Porte de la Caussade (XIIIe siècle)
- Demeures du XVIe siècle
- Place centrale et halles du XIVe siècle
- La collégiale Saint-Rémy, édifiée à la fin du XIVe siècle, voûtée en 1769
- Le moulin à vent (1688, restauré en 1990)
- Le calvaire de la Salette (Altitude 328m)
- Voie romaine
- L'atelier du sabotier
Personnalités liées à la commune [modifier]
Voir aussi [modifier]
Notes et références [modifier]
- Références
- Bénédicte et Jean-Jacques Fénié, Toponymie occitane, 1997
- Site de l'association des maires du Tarn consulté le 20 décembre 2008
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
