Ahetze

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Ahetze
Arc en ciel au-dessus du village
Arc en ciel au-dessus du village
Blason de Ahetze
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Ustaritz
Intercommunalité Agglomération Sud Pays Basque
Maire
Mandat
Philippe Élissalde
2014-2020
Code postal 64210
Code commune 64009
Démographie
Gentilé Aheztar
Population
municipale
1 856 hab. (2011)
Densité 176 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 24′ 24″ N 1° 34′ 12″ O / 43.4067, -1.5743° 24′ 24″ Nord 1° 34′ 12″ Ouest / 43.4067, -1.57  
Altitude Min. 7 m – Max. 100 m
Superficie 10,56 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ahetze.fr/

Ahetze est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Aheztar[1],[2].

Église d'Ahetze
Gros plan sur les cloches de l'église
Maison basque sous l'orage

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la province basque du Labourd. Les plages atlantiques de Bidart et Guéthary sont à moins de quatre kilomètres.

Accès[modifier | modifier le code]

Ahetze est à l'intersection des routes départementales 655, entre Arbonne et Bidart et 855, entre Saint-Pée-sur-Nivelle et Saint-Jean-de-Luz. La commune a accès aux sorties 4 (Biarritz La Négresse) et 3 (Saint-Jean-de-Luz nord) de l'autoroute A63.

L'aéroport de Biarritz-Anglet-Bayonne est à quinze minutes du centre du bourg.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Située dans le bassin versant de l'Adour, la commune est traversée[4] par un affluent du fleuve côtier Uhabia, le Zirikolatzeko erreka et par les tributaires de celui-ci, les erreka Amisolako, Uroneko et Besaingo et l'affluent de ce dernier, le Pemartiko erreka. Paul Raymond indique également, dans son dictionnaire topographique Béarn-Pays basque datant de 1863[5], un affluent de l’Alborga, le Haïstéchéhé, qui arrose Ahetze après avoir pris sa source sur Saint-Pée-sur-Nivelle.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Ahetze apparaît sous les formes Ahece (1083[7]), Ahese et Aheze (1170[7] pour les deux formes), de hetsa (1249[7]), Villa quœ dicitur Ahece et Aheze (XIIIe siècle[5], cartulaire de Bayonne[8]), Ahetce (1302[5], chapitre de Bayonne[9]) et Ahetze[10] au XIXe siècle.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Orpustan[7] indique qu'Ahetze provient d'aiz, « pierre » et par extension « hauteur rocheuse ».

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Larruntaldea apparaît sous la forme Larungorix (XIIIe siècle[5], cartulaire de Bayonne, feuillet 12[8]).
L’Amisolako erreka est mentionné par Paul Raymond en 1863[5] sous la forme Amisola. Le même dictionnaire cite le hameau d’Ouhas-Aldéa.
Selon Eugène Goyheneche[11], « deux maisons (…) ont gardé leur nom médiéval : Akarreta et Haranbillaga ».

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Ahetze[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge les pèlerins de Compostelle qui avaient choisi le passage par la côte atlantique, passaient par Ahetze, Ibarron et parvenaient à l'hôpital (Ospitale Zaharra) de Sare. D'autres préféraient bifurquer à partir d'Ahetze pour atteindre la chapelle Saint-Jacques de Serres, et gagner Vera en passant par Olhette et le col d'Ibardin[12].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti au 1 d'or au lion rampant de gueules tenant entre ses pattes une croix processionnelle à six clochettes le tout de sable ; au 2 d'azur au bâton de pèlerin d'or posée en pal, surmontée de deux coquilles du même[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1957 1971 Élie Charles Philippe Marie d'Elbée    
1995 2008 Pierre Cocagne    
2008 2011[14],[15] Jean d'Elbée   Océanographe biologiste
2011 en cours Philippe Elissalde DIV Professeur des écoles, directeur

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Ahetze fait partie de six structures intercommunales[16] :

  • l’agglomération Sud Pays Basque ;
  • le syndicat intercommunal des collèges d'enseignement secondaire de Saint-Jean-de-Luz ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque ;
  • le syndicat mixte Bizi Garbia ;
  • le syndicat mixte d'alimentation en eau potable Ura ;
  • le syndicat mixte de l’Uhabia.

La commune adhère à l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastian.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 856 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
415 418 433 511 524 608 579 577 644
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
620 605 595 567 553 543 540 529 533
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
550 523 537 485 456 507 459 428 460
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
479 484 567 869 1 069 1 318 1 452 1 468 1 809
2011 - - - - - - - -
1 856 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


La commune fait partie de l'aire urbaine de Bayonne.

Économie[modifier | modifier le code]

Le classement 2006 de l'Insee, indiquant le revenu fiscal médian par ménage, pour chaque commune de plus de 50 ménages (30 687 communes parmi les 36 681 communes recensées)[19], classe Ahetze au rang 7 693, pour un revenu de 17 944 €.

La brocante qui a lieu tous les troisièmes dimanches du mois, draine régulièrement des amateurs d'antiquités depuis la région parisienne, jusqu'aux communes espagnoles toutes proches, et participe à l'animation économique de ce village à l'activité essentiellement agricole.
La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Sous l'impulsion de l'équipe municipale menée par Pierre Cocagne (mandat 2001-2008), Ahetze a résolument décidé d'adapter son profil de village rural à la demande immobilière croissante dans cette zone proche du littoral atlantique. Plusieurs projets de lotissements immobiliers sont en cours de réalisation, dont celui du bourg, dans la zone soumise à l'autorisation de l'architecte des bâtiments de France[20].

Langues

La Carte des Sept Provinces Basques établie par le prince Louis-Lucien Bonaparte en 1863 indique que le dialecte basque parlé à Ahetze est le labourdin.

Festivités

Créé en 1971, le comité des fêtes d'Ahetze (Ahetzeko Mozkor Banda) organise les événements suivants : le battage de blé, la soirée dansante, le gala de force basque, le loto et les fêtes patronales qui ont lieu entre le 25 octobre et le 11 novembre.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La ferme Ostalapia, aujourd'hui transformée en restaurant, est un ancien relais sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, et bien avant, un refuge pour les Guethariars et Bidartars lorsqu'ils étaient attaqués par des pirates venus de l'océan, ou par des brigands ; sur le parking on peut encore apercevoir quelques blocs de pierre servant jadis de murailles.

Ahetze possède de vieilles maisons basques datant des XVIIe et XVIIIe siècles, certaines ayant été rehaussées au cours du temps. Les constructions actuelles respectent le style labourdin.

Linteau datant de 1655
Maison réhaussée
Maison basque moderne (fin du XXe siècle)

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin[21], point de passage sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, fut construite au XVIe siècle. Son clocher-mur présente deux baies inégales. Une vierge du XVIIe siècle orne le mur nord.
L’église possède une statue en bois de saint Jacques[22] en tenue de pèlerin datant du XVIIIe siècle, sur l’abat-voix de la chaire, ainsi qu’une statue en bois datant du XVIIIe siècle et représentant une Vierge de l'Assomption[23], un retable[24] du XVIIIe siècle, signé « Frère Martin, Récollet, 1733 »[11], et une croix de procession[25] datant du XVe siècle.
Cette croix en bois, recouvert de plaques d’argent, dont les bras sont garnis de clochettes, suscita lors des procès de sorcellerie en l'an 1609, l'indignation du conseiller de Lancre[26] qui y voyait là un objet diabolique. Les sculptures de la croix représentent de face le Christ, la Vierge, saint Jean, le pélican et deux têtes de femmes. Au dos de la croix, on trouve la représentation d’un évêque, sans doute saint Martin[11].

Eugène Goyheneche[11] signale que l’église d’Ahetze possédait, fait exceptionnel, un registre de catholicité en basque.

L'église Saint-Martin
Le clocher vu du bourg
La vierge du XVIIe siècle sur le mur nord

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Des hauteurs d'Ahetze, tous les sommets basques proches de l'Atlantique sont visibles, la Rhune, le Mondarrain, l'Artzamendi, l'Ursuia en France, et les Trois Couronnes en Espagne.

Vue sur le Mondarrain (750 m) et l'Artzamendi (906 m)
La Rhune vue d'Ahetze
Le Besaingo erreka
Moulin à eau sur le Besaingo erreka

Équipements[modifier | modifier le code]

Sports et équipements sportifs

Ahetze possède deux frontons, l'un, ancien, encastré dans le mur de la mairie, et un second, achevé en 2008, intégré au nouveau lotissement du bourg.
Le trinquet Pantxoa Sein est adossé à l'école primaire.
Un parcours santé balisé parcourt la zone sud-est du village.

Le fronton adossé à la mairie
Plaque à l'entrée du trinquet
Enseignement

Ahetze possède une école primaire[27] ainsi qu'une crèche.

Santé

La commune d'Ahetze dispose de plusieurs services de santé : médecin généraliste, chirurgien dentiste, infirmière, masseur kinésithérapeute et orthophoniste.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Naissance au XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • Arambillaga, né à Ahetze, est un prêtre, traducteur en basque de l'Imitation du Jésus-Christ[11],[28], publiée à Bayonne en 1684. Il était le curé de la paroisse de Ciboure.

Naissance au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Statue de Mattin Treku, sculptée par Piarres Erdozaintzi[Note 3]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. Piarres Erdozaintzi est un sculpteur né en 1957, résidant à Saint-Just-Ibarre - Source : Bulletin du Musée basque, Harria et herria, Pierre et pays,‎ 2003

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. a et b Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  3. Une autre stèle discoïdale d'Ahetze est exposée au Musée basque et de l'histoire de Bayonne.
  4. Notice du Sandre sur Ahetze
  5. a, b, c, d, e, f et g Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z et aa Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 14 octobre 2011)
  7. a, b, c et d Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque : noms des pays, vallées, communes et hameaux, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, coll. « Centre d'études linguistiques et littéraires basques »,‎ 2006, 246 p. (ISBN 2867813964 et 9782867813962)
  8. a et b Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Chapitre de Bayonne - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. Pierre Lhande, Dictionnaire basque-français, 1926
  11. a, b, c, d et e Eugène Goyheneche, Le Pays basque : Soule, Labourd, Basse-Navarre, Société nouvelle d’éditions régionales et de diffusion, Pau,‎ 1979 (notice BnF no FRBNF34647711)
  12. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 53.
  13. Guy Ascarat
  14. Lors du conseil municipal du 21 septembre 2011, le maire Jean d’Elbée, constatant le blocage de l’appareil décisionnel, appelle à une démission de l’ensemble du conseil. À l’issue de deux tours d’élections municipales (20 et 27 novembre 2011), Philippe Elissalde est élu maire
  15. Compte rendu du conseil municipal du 21 septembre 2011
  16. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  19. « Résumé statistique par commune, département, zone d'emploi », sur Site de l'INSEE (consulté le 9 septembre 2009)
  20. Zone centrée sur l'église Saint-Martin, classée aux monuments historiques
  21. « L'église Saint-Martin », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « La statue de saint Jacques », base Palissy, ministère français de la Culture.
  23. « La Vierge de l'Assomption », base Palissy, ministère français de la Culture.
  24. « Le retable de l'église Saint-Martin », base Palissy, ministère français de la Culture.
  25. « La croix de procession », base Palissy, ministère français de la Culture.
  26. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 303.
  27. Site de l'école primaire d'Ahetze
  28. (es) Fiche d’Arambillaga sur euskomedia.org
  29. Mattin Treku et Xalbador en prestation
  30. Encyclopédie Auñamendi
  31. Claude Dendaletche, L'Archipel basque, Éditions Privat - Cahors 2005 (ISBN 2 7089 5619 1), page 133
  32. Les résultats de ces études furent publiés en 1967 (The Basques «Naturel History», New York, J. Dausset, L. Legrand, M. H. Levine M. H., J. C. Quilice, M. Colombani, J. Ruffié), 1972 ( Genetic Structure and Distribution of HL-A Antigens in a Basque village, in «Histocompatibility Testing», Copenhague, J. Ruffie, M. H. Levine, M. Blanc, P. Richard), 1972 (A New lmmunoglobulin haplotype Gm (-1, -17, 21) in a Kurdish isolate and in a French Basque village, M. H. Levine, J. Ruffie, H. Darrasse) et en 1973 (Basque Isolation: I A Hemaypological Survey of tho Basque Villages)

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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