Arcangues

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Arcangues
La mairie
La mairie
Blason de Arcangues
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Ustaritz
Intercommunalité Communauté de communes Errobi
Maire
Mandat
Philippe Echeverria
2014-2020
Code postal 64200
Code commune 64038
Démographie
Gentilé Arcanguais
Population
municipale
3 107 hab. (2011)
Densité 178 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 26′ 15″ N 1° 31′ 11″ O / 43.4375, -1.51972222222 ()43° 26′ 15″ Nord 1° 31′ 11″ Ouest / 43.4375, -1.51972222222 ()  
Altitude Min. 4 m – Max. 140 m
Superficie 17,47 km2
Localisation

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Arcangues

Arcangues est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Arcanguais[1],[2] (ou Arrangoiztar[3] en basque).

Géographie[modifier | modifier le code]

Les armes d'Arcangues

Situation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Bayonne située dans son unité urbaine, elle fait partie de la province basque du Labourd.

Accès[modifier | modifier le code]

Arcangues est desservie par les routes départementales D254 et D755.

La commune est également desservie par la ligne 880 du réseau de bus du réseau interurbain des Pyrénées-Atlantiques, géré par le conseil général[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Située dans le bassin versant de l'Adour, Arcangues est traversée[5] par l'Uhabia, petit fleuve côtier, et par son tributaire, le ruisseau d' Argelos, lui-même rejoint sur la commune par le ruisseau de Harrieta. Un affluent de la Nive, le ruisseau d'Urdaintz, arrose également les terres d'Arcangues.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Intérieur de l'église Saint-Jean-Baptiste

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jean-Baptiste
Parcours de golf à Arcangues
Cimetière d'Arcangues, avec ses tombes basques caractéristiques

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Arcangues apparaît sous les formes Archagos, Arcangos et Archangos (respectivement[7] XIIe siècle, 1255 et XIIIe siècle, cartulaire de Bayonne[8]), Arcangos (1249[9]), Argangois et Argangos (1302[7] pour ces deux références, chapitre de Bayonne[10]), Saint-Jean-Baptiste d'Arcangos (1685[7], collations du diocèse de Bayonne[11]) et Arrangoitze[12] au XIXe siècle.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Orpustan[9] propose un alliage des mots basques ar-gain, « hauteur rocheuse », et -goiz, « position ouverte vers l'est », ce qui amènerait à la formule complexe « hauteur rocheuse vers l'est ».

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Ablaintz est mentionné dès 1083 et apparaît sous la forme Naubeis (1149[13]), ou Naubeys (forme gasconisée de Nalbaitz.

Abots est un toponyme cité en 1863 (dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[7]).

L'Alotz, orthographié Alots en 1863[7], et qui donne son nom au Moulin d’Alotz, est un ruisseau qui, d’après Paul Raymond, prend sa source sur Arcangues, arrose Arbonne et rejoint l’Uhabia.

Le toponyme Berriotz ('lieu de défrichements') apparaît sous les graphies le bois de Berriots (XIIIe siècle[7], cartulaire de Bayonne[8]) et mediatatem trium partium decimationis de Berriots (1256[8]).

La Chapelle est un hameau déjà cité en 1863[7] par Paul Raymond.

Le toponyme Chourroumilatch apparaît sous la forme Chourroumillatché (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[7]) et désignait un moulin.

Le toponyme Dornadieta apparaît sous la forme Dornariette (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[7]).

Le toponyme Gastelhur apparaît sous la forme Gaztelur (1401[14]), Gastelur (1764[7], collations du diocèse de Bayonne[11]) et Gastellur (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[7]).

Paul Raymond indique en 1863[7], une ferme du nom de Jauréguia.

Othe Zahar pourrait être l'Othéçarra mentionné en 1863 dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[7], qui désignait un bois de la commune.

Sainte-Barbe désigne une élévation[7] entre Arcangues et Ustaritz.

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Arrangoitze[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

La seigneurie d'Arcangues 
La seigneurie d'Arcangues est mentionnée depuis le XIIe siècle[14]. Sanche d'Arcangues[8] et Aner de Archangos sont cités comme témoins ou cautions de transactions immobilières entre 1150 et 1170.
La peste 
Le début du XVIe siècle en Labourd est marqué par l'apparition de la peste. La lecture des registres gascons[15] permet de suivre son expansion. Le 8 février 1517, la peste est signalée à Arcangues.
Les procureurs du roi 
La charge de procureur du roi appartint à la famille d'Arcangues dès le XVIIe siècle. Ainsi Laurent, seigneur et patron d'Arcangues, de Curutcheta et d'Elissagaray, fut procureur du roi au bailliage du Labourd de 1614 à 1643[16]. Son fils Jean d'Arcangues reçut la charge de procureur du roi par lettres patentes de Louis XIII du 4 juillet 1643. Pierre d'Arcangues assura la charge de 1670 à 1692. Enfin Gaspard d'Arcangues, qualifié d'écuyer, seigneur et patron d'Arcangues et de Curutcheta, fut procureur du roi et le dernier membre de la famille à occuper cette charge, du 1714 (15 avril) à 1749.
Les marquis d'Iranda[14] 
Michel d'Arcangues, aussi qualifié d'écuyer, seigneur et patron d'Arcangues et de Curutcheta, baptisé à Bayonne le 17 octobre 1719, capitaine des milices provinciales du Labourd, épouse Rose d'Aragorri (1722-1758), par laquelle le titre de marquis espagnol d'Iranda[17] passe à leur fils Nicolas François Xavier d'Arcangues (Arcangues, 1753 - Saint-Pierre-d'Irube, 1826). Le port de ce titre est autorisé en France, à titre viager, en avril 1781 par lettres patentes de Louis XVI.
Michel Louis d'Arcangues (San Sebastian, 1790 - Bayonne, 1868) fut le quatrième marquis espagnol d'Iranda, maire d'Arcangues durant quarante ans et conseiller général des Basses-Pyrénées.
Son fils ainé, Alexis d'Arcangues (Bayonne, 1821 - Saint-Pierre-d'Irube 1877), lui succéda. Il fut maire de Villefranque puis d'Arcangues et conseiller général des Basses-Pyrénées.
Miguel Marie (Bayonne, 1857 - Arcangues, 1915), 6e marquis espagnol d'Iranda, lui succéda.
Pierre d'Arcangues, né le 12 avril 1886 à Paris et décédé le 22 mai 1973 à Arcangues, 7e marquis, est poète et romancier et père de Guy d'Arcangues, 8e marquis d'Iranda, vicomte d'Ascubea et homme de lettres, auquel on doit en particulier Les Tambours de septembre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé : au 1 d'argent à l'arbre arraché de sinople, et au lion de gueules passant contre le fût ;

au 2 et 3 d'azur à la croix d'or ; au 4, de gueules à trois pigeons d'argent rangés sur une terrasse de sinople.

Sur le tout : de gueules à trois chevrons d'or[18]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1794 Jean Etcheberry    
1794 1795 Jean Laborde    
1795 1797 Pierre Mimiague    
1797 1799 Bertrand Dunate    
1799 1800 Jean Laborde Petita    
1800 après 1803[19] Dominique Bastres    
 ? 1815 Jean-Baptiste Larre[20]    
1815 1827 Michel d'Arcangues[21]    
1827 1833 Michel Garrin[22]    
1833 1837 Étienne Mimiague    
1837 1840 Pierre Darthayet    
1840 1848 Michel Garrin    
1848 1852 Étienne Mimiague    
1852 1868 Michel d'Arcangues    

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1868 1871 Jean Aldabe    
1871 1878 Alexis d'Arcangues    
1878 1892 Dominique Doyhenard    
1892 1904 Alexandre Molinié    
1904 1906 Michel d'Arcangues[23]    
1906 1908 Jean Biolet    
1908 1915 Michel d'Arcangues    
1915 1919 Jean Biolet[24]    
1919 1929 André Soulange-Bodin    
1929 1969 Pierre d'Arcangues    
1969 1971 Jean d'Arcangues    
1971 1983 Albert Viala    
1983 2008 Jean-Michel Colo RPR  
2008 2014 Jean-Michel Colo UMP  
2014 en cours Philippe Etcheverria DVD  

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Arcangues fait partie de sept structures intercommunales[25] :

  • la communauté de communes Errobi ;
  • le SIVOM d'Arbonne - Arcangues - Bassussarry ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour la gestion du centre Txakurrak ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque ;
  • le syndicat mixte d'alimentation en eau potable Ura ;
  • le syndicat mixte d'assainissement collectif et non collectif Ura (à la carte).

La commune adhère à l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastian.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 107 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
680 617 761 836 889 982 964 994 1 055
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 083 1 099 1 087 1 006 1 061 1 028 1 040 975 1 051
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 084 1 072 1 093 1 028 1 062 1 271 1 149 1 110 1 160
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 348 1 580 1 728 2 155 2 506 2 733 2 985 3 107 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2004[27].)
Histogramme de l'évolution démographique


La commune fait partie de l'aire urbaine de Bayonne.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

ETPM (Entreprise de Travaux Publics Multiples) est une entreprise française indépendante basée à Arcangues, dont la principale activité est la réalisation de travaux de réseaux électriques et de télécommunications.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

La fontaine Brasket sur la place de la mairie

Les volets de la maison basque, pleins en bois à barre, sont peints de la même couleur que les autres pièces de bois des façades ou de la charpente. Ils sont en général d’un rouge assez foncé dit rouge basque. On trouve également, à partir du XIXe siècle un bleu très foncé, sorte de bleu de Prusse, ou un vert « profond » également foncé, et parfois un gris très clair. À Arcangues, le marquis Pierre d’Arcangues a introduit un bleu plus clair, qui a conservé la dénomination de bleu d'Arcangues.

C'est à Arcangues que fut créée la première ikastola de Seaska en 1969.

Langues

D'après la Carte des Sept Provinces Basques du prince Louis-Lucien Bonaparte (1863), le dialecte basque parlé à Arcangues est le haut-navarrais septentrional. Cependant la classification a changé. Grâce aux nouveaux critères méthodologiques, la dialectologie basque s'est considérablement développée au cours des dernières années. Et selon les derniers travaux réalisés par le philologue Koldo Zuazo, le dialecte basque utilisé à Arcangues est le navarro-labourdin avec un sous-dialecte est-ouest. C'est un sous-dialecte intermédiaire combiné entre le sous-dialecte navarro-labourdin de l'est et de l'ouest[28].

Jusqu'alors, ne pas être instruit ou être analphabète n'était pas un problème au Pays basque. En effet, les habitants avaient leur culture orale et cela suffisait pour satisfaire leurs besoins. Ce mode de vie change radicalement au XXe siècle et le français se substitue au basque dans l'ensemble de la population, puisque l'alphabétisation se fait bien évidemment, dans la langue dominante. Puis, vers la fin des années 1960, un basque unifié est désormais enseigné[29]. Il ne se substitue nullement au dialecte local, son objectif étant d'investir tous les secteurs formels tels que les émissions de radio-télévision, presse écrite, Internet, recherche, enseignement, littérature, administration, etc. Dans les domaines informels, en revanche, le dialecte est utilisé, tout particulièrement dans les espaces où se trouvent les bascophones natifs. Malgré tout ces changements, il semble bien qu'à moyen terme, le dialecte navarro-labourdin risque de disparaître avec ses locuteurs et d'être remplacé par une langue unie : le batua[30].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le château d'Arcangues[31] fut reconstruit en 1900. Il est classé par les monuments historiques depuis 1992. Le corps central du bâtiment, flanqué de deux ailes imposantes, est surmonté d'une verrière qui illumine l'intérieur de l'édifice. Il s'élève sur une petite colline, au milieu d'un petit parc planté de chênes.
Le premier château d'Arcangues semble avoir été édifié[32] au XIIe siècle et fut le siège de la seigneurie à l'origine du village.
Le château d'Arcangues, comme celui du Bosquet, fut occupé par les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale ;
  • Le château du Bosquet fut reconstruit en 1905 par Jean-Baptiste Ernest Lacombe pour le compte d'André Soulange-Bodin, ministre plénipotentiaire. Il est situé au quartier Lanchipiette. Sa particularité est de présenter au nord, une façade édifiée dans le style anglais, et au sud, une façade dans le style basco-normand[14]. Il ouvre sur un vaste panorama de la chaîne des Pyrénées et du golfe de Gascogne.
  • La villa Berriots[33], datant de 1929, est l'œuvre de l'architecte Louis Sue, et fut construite pour le couturier Jean Patou. Elle est classée par les monuments historiques depuis 1996.
  • Un théâtre de nature, édifié en 1968 et dû à l'architecte bayonnais Cazamayou, est présent côté nord, en contrebas de la mairie et du fronton, et apparait sous la forme d'un immense préau, à charpente traditionnelle, fermé à l'ouest par des baies vitrées. Les gradins, côté sud, sont dominés par une immense fresque de Ramiro Arrue.
  • La fontaine sur la place, figurant une tête d'homme coiffée d'un béret, de la bouche duquel jaillit l'eau, représente Léon Hegoas, dit Brasquette, de la maison Brasketa, à qui le marquis d'Arcangues avait prédit « qu'il saurait bien lui faire boire de l'eau »[14].
  • La maison de l'ancien chanteur de renommée internationale Luis Mariano, la maison Marionako Borda, est située sur la commune.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Le clocher[34] de l'église du XVIe siècle est inscrit aux monuments historiques depuis 1925. Une inscription au-dessus de l'entrée de la chapelle indique que l'église Saint-Jean-Baptiste de l'Uhabia fut fondée en 1516 par Augier d'Arcangues, écuyer et seigneur du lieu.
  • Le cimetière recèle une impressionnante collection de stèles discoïdales essentiellement postérieures au XVIe siècle, réunie par le marquis Pierre d'Arcangues, et regroupant des pièces provenant des trois provinces du Pays basque français.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Une partie du territoire de la commune appartient à la réserve naturelle régionale d'Errota Handia, gérée par le conservatoire d'espaces naturels d'Aquitaine. Ce dernier gère également l'étang de Chouroumillas (Xurrumilatx), zone humide située au nord-ouest de la commune.

Équipements[modifier | modifier le code]

Sports et équipements sportifs

Outre la société de pelote basque Lau-herri, qui vit éclore le champion professionnel Simon Haran, la vie associative s'organise autour de la société Emak-Hor, regroupant des sections de rugby, de hand-ball, de gymnastique, une fanfare, un chœur d'hommes (Adixkideak) et un groupe folklorique. Le golf situé entre Arcangues et Arbonne a permis de sauvegarder le patrimoine environnemental de la commune.

Enseignement

La commune dispose d'une école primaire.

Santé

Le milieu médical est représenté avec une pharmacie, un cabinet de dentiste, un médecin généraliste ainsi que des kinésithérapeutes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Nées au XVIIIe siècle
  • Rose d'Arcangues (1793-1817), épousa Casimir d'Angosse, homme politique français ;
Nées au XIXe siècle
  • Jean-Baptiste Mariani, décédé le 18 janvier 1890 à Rome et inhumé le 2 février suivant à Arcangues, est un diplomate français, ministre plénipotentiaire à Munich en 1882, puis ambassadeur de France à Rome en 1890[14] ;
  • André Soulange-Bodin (1855-1937), inhumé à Arcangues, est un diplomate et homme politique français, ministre plénipotentiaire à Berlin, puis directeur du personnel et du secrétariat des Affaires étrangères à Paris, maire d'Arcangues de 1919 à 1929. Il est l'auteur de deux ouvrages diplomatiques : La diplomatie de Louis XV et le pacte de famille (1894) et L'avant-guerre allemande en Europe (1918) ; il fonde l'association la maison basque de Paris.
  • Henry Soulange-Bodin (1885-1965), fils du précédent, inhumé lui-aussi à Arcangues, est un homme de lettres et historien français, spécialiste des châteaux de France.
Nées au XXe siècle
Tombe de Luis Mariano
  • Luis Mariano, de son vrai nom Mariano Eusebio González y García, né à Irun en 1914 et décédé à Paris en 1970, est un ténor basque-espagnol. Il repose au cimetière d'Arcangues, régulièrement envahi par ses admirateurs. Un buste[14] représentant le chanteur, sculpté par Paul Belmondo est visible dans un jardin de la commune. Luis Mariano fit construire à Arcangues Marionako Borda, maison basque où il fit de nombreux séjours ;
  • Gustave Pordea, né le 3 février 1916 à Dej (Roumanie) et mort le 12 août 2002 à Arcangues, est un diplomate et homme politique franco-roumain ;
  • Micaela Cousiño y Quiñones de León, née en 1938 et ayant passé une partie de son enfance à Arcangues, est la seconde épouse d'Henri d'Orléans, « comte de Paris, duc de France », prétendant orléaniste au trône de France, qu'elle épouse religieusement en l'église Saint-Jean-Baptiste de l'Uhabia, le 26 septembre 2009, vingt-cinq ans après le mariage civil ;
  • Léopold Eyharts, né en 1957, est un spationaute et général de brigade aérienne français. C'est à Arcangues que le spationaute vit depuis son enfance.[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture,‎ 2009 (ISBN 978-2-35077-151-9)
  3. a et b Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  4. Fiche horaire sur le site du Conseil Général, consultée le 02/05/2010
  5. Notice du Sandre sur Arcangues
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at et au Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 16 octobre 2011)
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w et x Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  8. a, b, c et d Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. a et b Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 (ISBN 2 86781 396 4)
  10. Chapitre de Bayonne - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. a et b Manuscrits du XVIIe et du XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  12. Pierre Lhande, Dictionnaire basque-français, 1926
  13. E. Goyheneche, le Pays basque, Pau, 1979
  14. a, b, c, d, e, f et g Arcangues - Sous la direction de Hubert Lamant-Duhart - Ekaina 1986
  15. Registres gascons, tome 1, pages 44, 53, 141, 154, 158-159, 195 et 233 - cités par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 3, Elkarlanean 2001 (ISBN 2 9131 5634 7), pages 42 et 43.
  16. Bulletin de la Société es sciences, lettres et arts de Bayonne, 1921, no 3-4, page 166 et suivantes.
  17. Maison d'Iranda (ou Irandatz) d'Hendaye, citée par Arcangues - Sous la direction de Hubert Lamant-Duhart - Ekaina 1986, page 55
  18. Arcangues, sous la direction de Hubert Lamant-Duhart, Ekaina 1986 - La commune d'Arcangues porte les armes des anciens seigneurs de ce nom, mentionnés en ce lieu depuis le XIIe siècle - Il existe également une variante des quartiers 2 et 3, la croix pouvant être d'argent sur fond de gueules ou d'or sur fond de gueules. Sur le tout, d'après H. Jougla de Morenas (Grand Armorial de France, tome I), on trouve également d'azur à trois chevrons d'or.
  19. La disparition du registre des délibérations de la période impériale ne permet pas de connaître les noms des maires entre Dominique Bastres et Jean-Baptiste Larre
  20. Jean-Baptiste Larre (1753-1832) maire d'Arcangues sous l'Empire, démissionna en 1815. Il avait été conseiller d'arrondissement
  21. Michel Louis d'Arcangues (1790-1868), nommé maire par le préfet des Basses-Pyrénées le 22 décembre 1815, et confirmé par un nouvel arrêté préfectoral du 19 juillet 1821.
  22. Michel Garrin (1770-1849) avait été précédemment nommé adjoint de Michel d'Arcangues depuis 1815. La Monarchie de juillet ayant modifié la loi électorale, sa nomination fut effectuée par le Conseil municipal le 14 décembre 1831.
  23. Michel d'Arcangues fut destitué au printemps 1906 à la suite de sa position contre l'inventaire des biens ecclésiastiques
  24. Suite au décès de Michel d'Arcangues en 1915, Jean Biolet, adjoint fait office de maire jusqu'aux premières élections intervenant après l'armistice.
  25. Cellule informatique préfecture 64, « Intercommunalité des Pyrénées-Atlantiques » (consulté le 21 mai 2014)
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  28. (eu) Atlas des dialectes basques publié par Koldo Zuazo.
  29. La standardisation de la langue : La récupération de la langue basque II Un livre de l'association Garabide Elkartea basée à Durango (Biscaye), coordinateur: Alberto Barandiaran, Gertu, (ISBN 978-84-613-6836-5).
  30. L'expérience du basque : clés pour la récupération linguistique et identitaire Un livre de l'association Garabide Elkartea basée à Durango (Biscaye), coordinatrice: Lore Agirrezabal Pertusa, Gertu, (ISBN 978-84-613-6642-2). L'ouvrage traite notamment de l'histoire de l'euskara et des différentes expériences menées pour sa récupération.
  31. « Le château d'Arcangues », base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. d'après Jean de Jaurgain, historien basque du XIXe siècle, cité par Arcangues - Sous la direction de Hubert Lamant-Duhart - Ekaina 1986, page 48
  33. « La villa Berriots », base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. « Le clocher de l'église », base Mérimée, ministère français de la Culture

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Arcangues - Sous la direction de Hubert Lamant-Duhart - Ekaina 1986

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]