Lantabat

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Lantabat
L'église Saint-Martin-de-Tours
L'église Saint-Martin-de-Tours
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Iholdy
Intercommunalité Communauté de communes d'Iholdi-Ostibarre
Maire
Mandat
Yves Ondars
2008-2014
Code postal 64640
Code commune 64313
Démographie
Population
municipale
294 hab. (2011)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 15′ 03″ N 1° 07′ 24″ O / 43.2508, -1.12333333333 ()43° 15′ 03″ Nord 1° 07′ 24″ Ouest / 43.2508, -1.12333333333 ()  
Altitude Min. 91 m – Max. 577 m
Superficie 28,86 km2
Localisation

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Lantabat est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Landibartar[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Lantabat fait partie de la province basque de Basse-Navarre.

La Joyeuse au lieu-dit Luisenialdea
Chapelle Saint-Pierre de Béhaune
Stèles discoïdales dans le cimetière de Béhaune

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la route départementale D518.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[2] par la Joyeuse, affluent de la Bidouze, et par ses tributaires, le Teilérako erreka et le ruisseau Saint-Martin ainsi que par les affluents de ce dernier, le Gambérazaharéko erreka, le Cernaiséko erreka, l'Othéguiko erreka, l'Etchépaldéko erreka, le Saucanéko erreka, le Jelosséko erreka et le Munhoko erreka.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Achurdé
  • Azkonbegi ou Ascombéguy
  • Béhaune
  • Gasteluzahare
  • Haltacolepua
  • Ilharre Mounko
  • Luisenialdea
  • Saint-Étienne
  • Saint-Martin

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom basque est Landibarre (« vallée de la lande »[3]).

Le toponyme Lantabat est mentionné dès le XIIe siècle[4] (collection Duchesne volume CXIV, feuillet 161[5]).
D'après Philippe Veyrin[6], bat provient du gascon et signifie 'val'. On retrouve alors la même signification que dans le toponyme basque Landibarre : 'vallée de la lande'.

Achurdé désigne un col de montagne entre Lantabat et Ainhice-Mongelos (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[4] note que la baronnie de Lantabat était vassale du royaume de Navarre.

En 1023 le duc de Gascogne pour remercier le roi de Navarre Sanche le Grand de l´avoir soutenu contre le Conte de Toulouse, donne à la Navarre ses fiefs de Basse Navarre, dont Lantabat. Il délaisse alors Saint Jean le Vieux pour fonder Saint Jean Pieds de Port. Sanche VII le fort (1194-1234)qui s´allie aux chrétiens contre les maures fait venir nombre de Français, mais les «fueros» prévoient que seuls les basques peuvent assurer la garde de l´Ultra Puertos, territoire hautement stratégique contrôlant un des plus importants passages entre la France et l´Espagne. Il était donc essentiel d´implanter des maisons basques de confiance pour encadrer une population récemment attachée. C´est ainsi qu´il fit venir les maisons de Luxes, Ostabat, Gramont, Sorhaperu, Laxague, Belzunce et Aramburu. (Fredirico de Zabala-Historia del pueblo Vasco 1971 T. II p 117) A noter qu´à Lantabat se trouvait une famille San Esteben dont l´un d´eux, Ramiro Sanchez, avait été le compagnon d´ arme du chevalier Aramburu à la fameuse bataille de Baeza. (1227) Suivant la tradition basque, la famille donna son nom à la seigneurie où elle fit à nouveau souche.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Jean-Louis Hitta    
2001 en cours Yves Ondars    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Lantabat appartient à six structures intercommunales :

  • communauté de communes d'Iholdi-Ostibarre ;
  • syndicat AEP de l'Ostabaret ;
  • syndicat départemental d'électrification ;
  • syndicat intercommunal pour l'aménagement et la gestion de l'abattoir de Saint-Jean-Pied-de-Port ;
  • syndicat mixte Garbiki ;
  • syndicat pour le soutien à la culture basque.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 294 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
686 727 778 793 867 874 843 801 799
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
757 711 664 605 607 624 621 577 566
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
572 566 553 516 528 506 520 510 432
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
402 408 339 313 307 284 293 295 294
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Un camp protohistorique[9] (également sur la commune de Suhescun) est visible aux lieux-dits Haltacolepua et Ilharre Mounko ;
  • Une enceinte protohistorique fortifiée[10] (également sur les communes d'Ostabat-Asme et de Larceveau-Arros-Cibits) se trouve au lieu-dit Gasteluzahare ;
  • La maison de maître dite Elizeiria[11] date du XIVe siècle ;
  • La maison forte Donozteia[12] date également du XIVe siècle ;
  • La maison noble d´Aramburua qui apparait en 1227 lors de l´installation du Chebalier Aramburu dans l´Ultra Puertos. Cette maison donna droit à un siège au parlement de Navarre à Pampelune et resta dans la famille Aramburu (Harambure) jusqu´en 1611 et cela sans que le retrait lignager ne soit demandé par Jean d´Harambure dit le Borgne,absent de la Navarre servant le roi Henri IV en France et en Hollande.

(www.harambure.org) et "au plaisir de se bâttre" p 135 et 136

  • Les fermes Elizeiriko Borda[13] et Iturburua[14] datent du XVIIe siècle ;
  • Des maisons des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles[15] sont inventoriées par le ministère de la Culture ;

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • La chapelle Saint-Cyprien-de-Carthage au lieu-dit Ascombéguy[16] a des origines remontant au XIIe siècle, tout comme la chapelle Saint-Pierre de Béhaune[17]. La chapelle d'Ascombéguy recèle une croix de procession[18] répertoriée par le ministère de la Culture ;
  • La chapelle Saint-Étienne[19] date des XIIe, XVe, XVIe et XVIIIe siècles ; Elle a été l´objet d´une fondation en date du 30.03.1558 de la part de la famille Aramburu dont la maison noble Aramburua est située à proximité. Le sol est pavé de pierres tombales au nom de cette famille. (www.harambure.org) ("Au plaisr de se bâttre" p 152 et 153)
  • L'église Saint-Martin-de-Tours[20] date des XVIIIe et XIXe siècles ;

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement

La commune dispose d'une école primaire, au hameau de Béhaune.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. - Académie de la langue basque
  2. Notice du Sandre sur Lantabat
  3. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice portant sur l'inventaire général du patrimoine culturel de Lantabat
  4. a, b et c Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  5. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  6. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975,‎ 1975 (ISBN 978-2-7003-0038-3, LCCN 76466747), page 216
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  9. « Notice no PA00084423 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Notice no PA00084424 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Notice no IA64000754 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Notice no IA64000753 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Notice no IA64000755 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Notice no IA64000759 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Notice no IA64000824 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Notice no IA64000756 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Notice no IA64000757 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Notice no PM64000214 », base Palissy, ministère français de la Culture
  19. « Notice no IA64000752 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Notice no IA64000814 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  • (Fredirico de Zabala-Historia del pueblo Vasco 1971 T. II p 117)
  • (Au plaisir de se bâttre" Histoire de la famille Harambure) Arch. Depart. de Tourraine + Château de Pau

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]