Aussurucq

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Aussurucq
La mairie dans le château, coté cour
La mairie dans le château, coté cour
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Mauléon-Licharre
Intercommunalité Communauté de communes de Soule-Xiberoa
Maire
Mandat
Jean Carricaburu
2014-2020
Code postal 64130
Code commune 64081
Démographie
Gentilé Altzürükütar
Population
municipale
252 hab. (2011)
Densité 5,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 09′ 01″ N 0° 55′ 57″ O / 43.1503, -0.9325 ()43° 09′ 01″ Nord 0° 55′ 57″ Ouest / 43.1503, -0.9325 ()  
Altitude Min. 191 m – Max. 1 284 m
Superficie 47,12 km2
Localisation

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Aussurucq

Aussurucq est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Altzürükütar[1].

L'église au clocher trinitaire, façade et escalier d'honneur

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Aussurucq, dans le massif des Arbailles, fait partie de la Soule.

Accès[modifier | modifier le code]

La route pastorale de Béhorléguy à Alçay ou Aussurucq, qui passe par le col d'Aphanize (sans le traverser), franchit la ligne de partage des eaux non loin du col de Burdin Olatzé mais en le surplombant légèrement.

La commune est desservie par les routes départementales 117, 147 et 348[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune, située dans le bassin versant de l'Adour, est traversée par la Bidouze (qui naît au nord-ouest du territoire de la commune[2]), affluent de l'Adour, par le Laurhibar, affluent de la Nive, ainsi que par les ruisseaux Arangorena et Apouhoura, et par l'affluent de ce dernier, le ruisseau d'Azaléguy, qui se jettent dans le Saison.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Abeheaborda[2]
  • Ahancetaborda[2]
  • Ahanzolha[2]
  • Ahusquy[3],[2] : réputé pour la source éponyme
  • Althabéa (ruines)[2]
  • Althabegoïty[2]
  • Ambukoborda[2]
  • Ardiaénéa[2]
  • Ascune (roches d')[2]
  • Athekaketa[2]
  • Bagadoy[2]
  • Barnexborda[2]
  • Baskinabe[2]
  • Behegayborda[2]
  • Beherégaray (granges)[2],[3]
  • Burdin-Clatze (col)[2]
  • Capara (grange)[2]
  • Carriquiborda[2],[3]
  • Chalunia[2]
  • Cumba[2]
  • Elsareko Ordokia[2]
  • Erbinia (cayolar)[2]
  • Etchakokoua[2]
  • Etchaltia (roches)[2]
  • Etchebidea[2]
  • Etchecopar[2]
  • Etchekolaz[2]
  • Exaltia (cayolar)[2]
  • Gettaborda[2]
  • Goyheneix[2]
  • Guessalia[2]
  • Harribiribile[2]
  • Hasgagnia[2]
  • Haspia (roches)[2]
  • Héguilloré (cayolar)[2]
  • Hidogaratia (col d')[2]
  • Hidondo[2]
  • Ibarrondoa[2]
  • Ihatia[2]
  • Inharpu (col)[2]
  • Istaurdy (cayolar)[2]
  • Jaguiborda[2]
  • Jaragoyhen[2]
  • Karkatz[2]
  • Lagay[2]
  • Lapistoy[2],[3]
  • Lapitz (pré)[2]
  • Larraguy[2]
  • Larramendy[2]
  • Latchéra[2]
  • Lecharegaratia (cayolar)[2]
  • Lecharéguibela (cayolar)[2]
  • Leycharzepia (fontaine)[2]
  • Lhastéria[2]
  • Lohiolha[2]
  • Lucugnébehety (cayolar)[2]
  • Miadore (cayolar)[2]
  • Mouchako[2]
  • Naboleguy (cayolar)[2]
  • Nébélé (fontaine)[2]
  • Nékolha[2],[3]
  • Olhatzezarre (cayolar)[2]
  • Otxolatzé (fontaine)[2]
  • Potcho (cayolars)[2]
  • Sallaberria[2]
  • Sorzauqui (col)[2]
  • Souhourtia (cayolar)[2]
  • Thartassu[2]
  • Udoya (cayolar)[2]
  • Uhalberryborda[2]
  • Uhaldéa[2]
  • Uhaltéberria[2]
  • Uhartéa[2]
  • Urrutchoya[2]
  • Urrutia (château)[2]
  • Uthurbietta (fontaine)[2]
  • Uthurieta (cayolar)[2]
  • Zouhourtia[2]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Aussurucq apparaît sous les formes Auçuruc (1189[4]), Auzuruc (1337[4]), Aussuruc (1385[4]), Aussuruc (1455[3], collection Duchesne volume CXIV[5]), Ausseruc (1412[3], notaires de Navarrenx[6]), et dans les titres de Bayonne[7] : Ausuruc (1454[3]), Sent-Martin d'Auçuruc (1471[3]) et Auserucus (1471[3]). D’autres graphies sont également mentionnées, telles que Ausuruc (1520[4]), Dassurucq, Ausuruc et Aussurucq (1690 pour ces trois formes[4]),

Étymologie[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Orpustan[4] indique que le toponyme provient du basque altzu, « aulne », qui s’explique par la position de vallée arrosée, appréciée des aulnaies. La seconde partie du composé est plus énigmatique. Il s’agirait, suivant le même auteur, soit du mot urru (« de l’autre côté »), ou iri donnant alzu-(i)ri-ku, « lieu du domaine de l’aulnaie ».

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

La fontaine d'Ahusquy et ses eaux minérales sont mentionnées en 1863 dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[3].

Arabéhère, Aran, Arhanset, Ariadar et Arsusqui, toponymes désignant des anciennes fermes, sont mentionnés en 1520[3] (coutume de Soule[8]), tout comme les fermes Béherégaray (Béhèregaray en 1863[3]), Carricart, Carrica, Carriquiri (peut-être la Carriquiborda actuelle), Goyen, Gotti, iribanne, Lapistoy (Lapitztoy en 1863[3]), Mendiburu, Nécol (peut-être le Nékolha actuel), Sagarspe et Urruchoro.
Le col de Burunolatxé joint les communes d’Alçay-Alçabéhéty-Sunharette et d’Aussurucq.
Escuré était un bois de la commune, mentionné en 1863[3].

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Altzürükü[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au paléolithique moyen, la Soule était déjà peuplée, car on a trouvé des restes préhistoriques de l'homme de Néanderthal dans les grottes Xaxixiloaga à Aussurucq[9]. Un tumulus est également signalé aux cayolars Potxo[2], le long de la départementale 147.

On appelait « messagerie » des Arbailles[10] la partie centrale de la Soule, entre Basabürü et Pettarra (région de Sauguis-Saint-Étienne, Aussurucq et Barcus).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 1989 Jean Etchebarne    
1989 1995 Jean-Baptiste Quéheille    
1995 2001 Jean-Baptiste Quéheille    
2001 2008 Jean-Baptiste Quéheille    
2008 en cours Jean Carricaburu    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Aussurucq appartient à 6 structures intercommunales[11] :

  • la communauté de communes de Soule-Xiberoa ;
  • le syndicat d'assainissement du Pays de Soule ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal Arbailla ;
  • le syndicat intercommunal de transport de Musculdy - Ordiarp ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 252 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
596 574 637 700 711 632 701 740 716
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
662 660 640 643 640 604 570 564 570
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
523 512 518 472 502 459 437 432 401
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
379 347 289 293 274 254 254 252 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est essentiellement centrée sur l'agriculture (élevage et pâturages). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

En 2002, Aussurucq a accueilli une pastorale, sur le thème de Ürrüti Jauregiko Peirot, écrite par Niko Etxart.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château de Ruthie

Une enceinte à gradins se dresse au lieu-dit Gaztelü, à 582 mètres d'altitude.

Le château de Ruthie, dont les origines[14] remontent au XIe siècle, remanié aux XVe, XVIIe et XVIIIe siècles, et inscrit aux monuments historiques le 30 avril 1925, est érigé sur le territoire de la commune.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église à clocher trinitaire, curiosité de l'horloge sur le toit.

La commune dispose d'une église possédant un clocher-mur dit "trinitaire" ou souletin, c'est-à-dire que la crête du mur, percé de baies où tintent les cloches, s'y achèvent par trois grandes pointes à peu près d'égale hauteur, figurant la Trinité[15]. L'église recèle une croix de procession en bois du XVIIe siècle[16], classée par les monuments historiques.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, la forêt des Arbailles couvrait en partie les territoires des communes d'Aussurucq, Béhorléguy, Camou-Cihigue, Musculdy, Ordiarp et Saint-Just-Ibarre.

L'une des richesses patrimoniales de la commune d'Aussurucq est constituée par son sous-sol. En effet, une grande partie sinon la totalité du territoire de la commune s'étend en milieu karstique.
Ce milieu se caractérise notamment par la présence de cavités naturelles de formes complexes qui ne sont pas encore toutes découvertes ni a fortiori explorées à ce jour.
Les spéléologues du département et d'ailleurs ont entrepris l'exploration, la description et la publication de ce patrimoine, dans le respect de l'environnement et des populations locales.
L'une des plus belles cavités de cette commune est le Nébélé, qui fait l'objet de travaux et explorations réguliers depuis 1972.

Le pic d'Ascune se dresse à 860 mètres[2], l'Echagorry à 935 mètres[2], le pic d'Elsarré à 1 153 mètres, le pic Sihigue à 1 193 mètres et le pic Etchecortia à 1 204 mètres[2]. Au sud-ouest du territoire, le Bohorcortia s'élève à 1 214 mètres[2].

La Bidouze prend sa source au nord-ouest du territoire de la commune[2], avant de couler sur Musculdy.

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire (Garaibie).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

nées au XVe siècle
nées au XXe siècle
  • Gilen Epherre, né à Aussurucq en 1911 et mort à Bayonne en 1974, est un écrivain, prêtre, académicien et acteur culturel important de la période de l'après-guerre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az, ba, bb, bc, bd, be, bf, bg, bh, bi, bj, bk, bl, bm, bn, bo, bp, bq, br, bs, bt, bu, bv, bw, bx, by, bz, ca, cb, cc, cd, ce, cf, cg et ch Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 6 août 2012)
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
  4. a, b, c, d, e et f Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque : noms des pays, vallées, communes et hameaux, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, coll. « Centre d'études linguistiques et littéraires basques »,‎ 2006, 246 p. (ISBN 2867813964 et 9782867813962)
  5. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  6. Notaires de Navarrenx - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Titres de Bayonne - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques et de la mairie de Bayonne
  8. Coutume de Soule de 1520, imprimée à Pau en 1760
  9. Voir l'article Histoire de la Soule
  10. La charge du messager, sorte de procureur royal, était la surveillance d'une zone géographique définie - Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  11. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 26 mai 2014)
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  14. « Le château de Ruthie », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Philippe Veyrin - Les Basques, page 241 - Arthaud - 20 décembre 1975
  16. « La croix de procession », base Palissy, ministère français de la Culture
  17. Claude de Vic, Joseph Vaissète, Alexandre Du Mège, Histoire générale de Languedoc: avec des notes et les pièces justificatives, J.B. Paya,‎ 1841

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]