Hélette

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Hélette
La mairie d’Hélette
La mairie d’Hélette
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Iholdy
Intercommunalité Communauté de communes du pays d'Hasparren
Maire
Mandat
Philippe Etchepare
2014-2020
Code postal 64640
Code commune 64259
Démographie
Gentilé Heletar
Population
municipale
709 hab. (2011)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 18′ 33″ N 1° 14′ 35″ O / 43.3092, -1.24305555556 ()43° 18′ 33″ Nord 1° 14′ 35″ Ouest / 43.3092, -1.24305555556 ()  
Altitude Min. 177 m – Max. 842 m
Superficie 23,45 km2
Localisation

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Hélette est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Heletar[1],[2].

L'église Sainte-Marie
Petit fronton place libre adossé à l'église Sainte-Marie
Partie de pelote au fronton place libre.
Chapelle Saint-Vincent
Vue sur Hélette à partir de la chapelle Saint-Vincent

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Hélette est une commune de Basse-Navarre, dans le Pays basque français, dans l’ancien district d’Arberoue, délimité au nord et à l'ouest par le Labourd, au nord-est par le pays de Mixe, au sud par Baïgorry-Ossès et au sud-est par le pays d'Ostabarret.

Contrairement à de nombreux villages basques, Hélette ne présente pas le tryptique église-fronton-place, l’église se trouvant initialement à l’écart du bourg. Cette situation semble résulter[1] de la position du village sur l’antique voie romaine, entre Bayonne et Pampelune, sur la portion menant de Mendionde à Saint-Jean-Pied-de-Port, qui devint une voie secondaire du chemin de Compostelle, reliant Bayonne à Saint-Michel et Saint-Jean-Pied-de-Port. L’église, elle, fut construite au Moyen Âge, près de la maison forte qui gardait le pont de Garatzubieta, adossée à la colline d’Espila.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est accessible par les routes départementales 22, 119, 151 et 245.

Géologie[modifier | modifier le code]

D’après les analyses du BRGM[3], le sous-sol d’Hélette montre deux catégories de sous-sol. Au sud-est d’une ligne menant d’Oyhanartéa à Peilloborda, se trouve un lourd argileux, alors qu’au nord-ouest de cette même ligne, le sol est plus léger voire tourbeux. Ces mêmes études montrent que le côté est de la commune est truffé de cavités (dolines). Les eaux souterraines du gouffre qui s’y trouve donnent naissance à l’Arbéroue.
La colline dite Moane (ou « du Moine ») est le résultat d’un charriage[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune, située dans les bassin versant de l’Adour, est traversée[4] par la Joyeuse, affluent de l'Adour, et par un tributaire de celle-ci, le ruisseau de Garralda, accompagné de son affluent, le Larhanéko ura.
Le ruisseau Arbéroue, affluent du Lihoury, prend sa source sur la commune, tout comme l’Aran.
Enfin, le ruisseau de Gatharry, un affluent du Lakako erreka, qui rejoint plus loin la Nive, passe également sur les terres d'Hélette.

Paul Raymond mentionne en 1863[5], le ruisseau Erraïty, affluent de l’Ancharté.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Hélette apparaît sous les formes helieta (1249[7]), heleta (1249[7] et 1280[8]), Helete (1302[5], chapitre de Bayonne[9]), elete (1350[7]), helete (1366[8] et 1413[8]), Eleta (1513[5], titres de Pampelune[10]) et Beata Maria de Helette (1757[5], collations du diocèse de Bayonne[11]).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Ce toponyme désignerait selon Jean-Baptiste Orpustan[8] un « lieu de troupeaux ».

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Aguerre est un ancien fief vassal du royaume de Navarre[5].

Antxarteta est un hameau noté Ainciarthéta par le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque de 1863[5], peut-être l'Aïntchartéa actuel.

La chapelle Saint-Vincent est mentionnée dans le cartulaire de Bayonne[12] au XIIe siècle[5] (Sanctus-Vincentius).

Le toponyme Garreta apparaît sous la forme Garréta (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[5]).

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Heleta[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Deux documents datant de 1355 et 1356[1] mentionnent les dix-sept maisons d’Hélette. On y trouve trois maisons nobles, ou infançonnes[Note 1] (Aguerria, Garra - Garragaztelu et Santamaria), les autres appartenant à des « laboureurs libres » (Aintziatia, Aintziburia, Amezpila, Baraxartia, Bidartia - aujourd’hui disparue - Bizkaya, Borteiria, Egue - peut-être les actuelles Heguaberria ou Heguagaraia - Errekartia, Etxeberria, Garratea, Irigoienia et Larretegia).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De sable à deux lions rampants d'argent rangés en fasce[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[14]
Période Identité Étiquette Qualité
  1792 Arnaud Daguerre    
1792 1809 Jean Inçaurgarat    
1809 1809 Pierre Sainte-Marie    
1809 1813 Bernard Daguerre    
1813 1815 Jean-Pierre Durrels    
1815 1817 Pierre Larre    
1817 1825 Pierre Durrels    
1825 1828 Jean-Baptiste Fagalde    
1828 1848 Jean Inçaurgarat    
1848 1859 Minjonnet    
1859 1860 Jacques Garra    
1860 1869 Alphonse Durrels    
1869 1871 Franchisteguy    
1871 1884 Acheritogaray    
1884 1886 Durrels    
1886 1904 Jean-Pierre Minjonnet    
1904 1919 Louis Franchisteguy    
1919 1946 Pierre Sallaberry    
1946 1947 Michel Minjonnet    
1947 1977 Louis Ainciboure    
1977   Marie-Andrée Arbelbide    
1995 2001 Marie-Andrée Arbelbide    
2001 2008 Marie-Andrée Arbelbide    
2008 2014 Philippe Etchepare    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Hélette appartient à huit structures intercommunales[15] :

  • la communauté de communes du pays d'Hasparren Hazparneko Lurraldea ;
  • le SIVU Bai Gurea ;
  • le SIVU Baigura ;
  • le syndicat d’assainissement Adour-Ursuia ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour l'aménagement et la gestion de l'abattoir de Saint-Jean-Pied-de-Port ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque ;
  • le syndicat mixte du bassin versant de la Nive.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 709 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 103 1 061 1 125 1 115 1 182 1 283 1 222 1 260 1 290
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 193 1 159 1 074 1 013 1 023 1 047 1 091 1 017 983
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
871 865 870 813 803 769 762 725 684
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
672 660 624 573 588 619 680 686 703
2011 - - - - - - - -
709 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Un XVIIIe siècle prospère[modifier | modifier le code]

La prospérité économique d’Hélette se manifeste au travers de nombreux documents dès le XVIIIe siècle. Dès 1748, le village demande aux États de Navarre l’autorisation d’organiser des marchés et des foires périodiques. Il obtient en 1750, de la cour de Versailles la création de marchés bi-mensuels et de foires les 16 août et 25 novembre[Note 4]. La foire de la Sainte-Catherine (25 novembre) rassemble des chevaux et des mulets, celle d’août des moutons uniquement. En 1869, l’autorisation de prolonger d'une journée la foire de novembre sera accordée. La foire aux ovins sera remplacée, à partir du 19 mars 1862, par la foire de printemps, consacrée aux chevaux, aux bœufs et aux moutons[1],[18].
La création d’une boucherie date de 1751[1]. La prospérité des marchés est telle qu’en 1804, on compte quatre-vingt-sept étals.
Cette prospérité traduit celle du village, portée également par l’explosion de la construction. Les documents notariaux de l’époque, les délibérations communales conservées depuis 1784 et les registres de baptêmes, mariages et décès[1] attestent, pour une population d’un millier d’âmes, de l’établissement à Hélette durant les 100 années de ce siècle d’or de :

  • 51 maçons ;
  • 46 charpentiers ;
  • 43 cordonniers ;
  • 40 forgerons ;
  • 40 tisserands ;
  • 27 couturières ;
  • 21 meuniers ;
  • 20 commerçants ;
  • 17 aubergistes ;
  • 17 corroyeurs ;
  • 9 bouchers ;
  • 9 huiliers ;
  • 7 armuriers ;
  • 4 quincaillers ;
  • 3 muletiers ;
  • 3 voituriers ;
  • 3 cordiers ;
  • 2 chocolatiers[19],[Note 5] et
  • 1 argentier

Les XIXe et XXe siècles, siècles de progrès matériel et de mutations profondes[modifier | modifier le code]

Dès 1838, puis en 1872 à nouveau (Hélette étant « important par ses foires, ses marchés et industries, telles que la charronnerie, l’espargaterie[20] et la chocolaterie »), le conseil municipal réclame un bureau de poste. L’agence postale ne fut créée qu’en 1946, mais dès 1923, le téléphone et un service de télégrammes sont installés[1].
À la fin du XIXe siècle[21], on comptait huit moulins à eau, utilisés pour moudre le grain[22]. On comptait alors 159 exploitations agricoles, dont 105 exploitées par des métayers[21]

En 1923, Jean Lacroix, ayant reconverti en usine hydraulique, le moulin à eau Eihera, fournit un courant suffisant pour alimenter vingt-huit lampes[23]. En 1930, la société hydro-électrique des Basses-Pyrénées remplace Eihera dans ses fonctions et quatre ans plus tard, toute la commune est desservie.
L’adduction d’eau potable, organisée par un syndicat local, date de 1926.
Une première voiture fait son apparition à Hélette en 1924, suivie par une seconde en 1927. Le premier tracteur date, quant à lui, de 1952[1].

Le recensement agricole de 1988 montre la conversion de l’agriculture heletare vers le pastoralisme. Entre 1892 et 1988, la superficie des prairies naturelles a été multipliée par cinq, le nombre de bovins et des ovins par trois et celui des porcins par six[24], au détriment des surfaces cultivées (froment et maïs[25]). Cette tendance s’est accentuée durant la seconde moitié eu XXe siècle.

L’activité minière[modifier | modifier le code]

La chaux 
à la fin du XIXe siècle, près de 1 000 quintaux annuels étaient utilisés à Hélette[26]. Le calcaire provenait de la colline du Moine. L’activité de production de chaux s’est éteinte dans les années 50 (fours de Garra et d'Amezpila-Uhaldegaraïa).
Le sable 
le sous-sol de l’est de la commune renferme une roche friable et granuleuse, dont certains gisements (Garra, Larria, Oyhamburia et Harretxia) produisirent un sable à granulométrie hétérogène, qu'il fallait tamiser et pulvériser. Là, encore, l’activité des sablières cessa dans les années 1950, suite à la généralisation du transport par route du sable de mer.
Le kaolin 
une activité d’extraction vit le jour sur le flanc nord du mont Baïgura à partir de 1927[1]. Elle dura jusqu’à la fin des années 70.

De nos jours[modifier | modifier le code]

La fromagerie Agour Gasnategia à Hélette

Une coopérative (SCOP Agian) produit des fromages de brebis et l’entreprise fromagère Agour Gasnategia est présente sur Hélette. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
Les éditions Jean Curutchet installées sur la commune, ont été liquidées par décision de justice en 2002[27]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Philippe Veyrin relève le dicton[28] local : Heletarrak, saindu mokhorrak (« gens d'Hélette, saints renfrognés »).
C'est à Hélette que le groupe de rock français d'origine basque Sustraia a joué en public pour la première fois, le 31 décembre 1992.

Hélette accueille, depuis l'édition 2009, le festival Euskal Herria Zuzenean.
En 1983, l'Euskal Antzerki Taldeen Biltzarrea - EATB, Union des troupes de théâtre basque - crée un centre d'archives à la mairie d’Hélette. En 2007, les archives rejoignent les locaux de l'Institut culturel basque à Ustaritz.

Patrimoine protohistorique[modifier | modifier le code]

L'époque protohistorique a laissé comme trace :

  • le harrespil d’Erregelu (865 m) ;
  • le tumulus de Garralda (470 m) ;
  • le gaztelu zahar, place forte protohistorique, qui se dresse entre Hélette et Mendionde sur le Zihorri (267 m).

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Les maisons de maître Bitirenea[29] et Santa Maria[30] datent du début du XVIIe siècle
Des maisons anciennes[31], principalement du XVIIIe siècle, sont répertoriées par les monuments historiques ;

Porte bouteille
Porte bouteille et linteau sculpté
Porte sculptée

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Marie[32] d'Hélette, comme celles de l'ancien diocèse de Bayonne, possède trois étages de galeries de bois (la construction de ces galeries fut décidée par l'évêque de Bayonne, afin accueillir plus de fidèles). Celles-ci datent de 1695. Traditionnellement, les hommes y prenaient place tandis que les femmes s'installaient en bas. Le chœur est richement décoré dans l'esprit baroque. L’église est un bâtiment rectangulaire orienté nord-ouest/sud-est et est illuminée par huit grandes baies (quatre de chaque côté de la nef). Le clocher actuel fut érigé en 1885, remplaçant un clocher-mur. L'indication Domus mea Domus orationis 1695 (« Ma maison est une maison de prière ») placée sur le linteau de la porte d’entrée, indique la date de la première réfection[1].
La sacristie et l’ancienne école, à l’instar du nouveau clocher, sont accolées à l’église.
L'église recèle une statue de saint Jacques le Majeur[33], classée par le ministère de la Culture. La statue en bois doré représente saint Jacques portant les attributs du pèlerin : bourdon, calebasse et coquille Saint-Jacques.

La chapelle de Bixintxo (Saint-Vincent) date du XIIe siècle. Elle est située à deux kilomètres à l’ouest d’Hélette, en direction de Louhossoa. Bixintxo, diacre de Huesca fut martyrisé le 22 janvier 304 à Saragosse. Détruite à plusieurs reprises, la chapelle fut restaurée en profondeur en 1933 par l’abbé Athor, curé de la paroisse de 1928 à 1958. Une source, dite miraculeuse, coule à proximité, sur les pentes du Baïgura et faisait l’objet d'un pèlerinage les 1er septembre.

La commune est située sur la voie de la Nive, variante du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle suivie par les pèlerins qui, de Bayonne, recherchaient à regagner le Camino Navarrais avant sa traversée des Pyrénées, à Saint-Jean-Pied-de-Port.

À Hélette, à l'occasion de la Fête-Dieu, les jeunes gens, revêtus de tenues militaires du XIXe siècle, exécutent dans l'église une véritable parade, pour rappeler que la région ne s'estima jamais inféodée à Napoléon.

Le cimetière entoure l’église sur trois cotés et recèle des stèles discoïdales. En 1923[1], une quarantaine de stèles étaient visibles, dont une datant de 1600, la plupart du XVIIe siècle :

Hélette Stèle1.JPG
Hélette Stèle4.JPG
Hélette Stèle5.JPG

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

L'accès principal du mont Baïgura se fait à partir d'Hélette.
Le Mendikao culmine à 391 mètres[6]. Paul Raymond[5] mentionne l'Iguelherry, montagne qui s’étend sur Hélette et Mendionde.

Le pottok[modifier | modifier le code]

Le pottok, petit cheval qui court en semi-liberté dans les collines avoisinant la commune, semble avoir hérité d’un caractère entêté, pugnace et robuste. Il était autrefois utilisé pour les travaux des champs. Depuis trois cents ans, tous les 25 novembre, le jour de la Sainte-Catherine, la localité lui consacre une des plus grandes foires du pays. Aujourd'hui, ce rassemblement compte beaucoup de chevaux d'autres races. Alors, pour faire à nouveau faire connaître les qualités de ce poney et éviter que la lignée ne s'éteigne, certains éleveurs refusent les croisements. Afin de séduire les poneys clubs, ils ont même décidé de ne présenter que des pottoks âgés de deux ans et demi, déjà prêts pour le dressage[34].

Équipements[modifier | modifier le code]

enseignement

La commune dispose de deux écoles primaires, l'une publique[35], l'autre privée (école Notre-Dame).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Maisons nobles ou infançonnes identifiées dès le XIVe siècle[modifier | modifier le code]

La maison Santa-Maria[modifier | modifier le code]

Blasonnement
« D’or à deux lions d’argent rampant, posés l’un derrière l’autre »[1]. Ce blasonnement a été adopté partiellement par la suite par la commune d’Hélette.
Personnalités et faits remarquables
  • Le fait que Guiche Arnau de Santa-Maria était présent en 1390[1] au couronnement du roi Charles III de Navarre dans la cathédrale de Pampelune indique que la famille jouissait au XIVe siècle des privilèges de la noblesse.
  • La famille Aguerria Santa-Maria siégeait aux États de Navarre[1].
  • Deux membres de la famille furent nommés gouverneurs (corregidores) de Burgos[1].
  • Un Santa-Maria, impliqué dans la conspiration de Chalais, fut exécuté en 1626, sur ordre de Louis XIII. Son appartenance à la famille d’Hélette est, toutefois, sujette à caution[1].
  • En 1632, un Santa-Maria est resté célèbre pour avoir transporté sur son dos Henri II de Montmorency, blessé et fait prisonnier à la bataille de Castelnaudary. Son appartenance à la famille d’Hélette est, toutefois, également sujette à caution[1].
  • Jean de Santa-Maria est curé d’Hélette en 1792 lorsque la constitution civile du clergé est promulguée dans la commune. Réfractaire, il doit quitter la commune et s’exile à Elizondo, capitale de la vallée du Baztan. Ses biens sont saisis et vendus en enchère publique en 1793 et 1794[1].

La maison Aguerria[modifier | modifier le code]

Blasonnement
« D’argent au loup passant de gueules, à la bordure dentelée d’azur »[1].
Personnalités et faits remarquables
  • Les membres de la famille Aguerria, tout comme les Santa-Maria, siégeaient aux États de Navarre[1]. L’érection de la maison en baronnie date du XVIIe siècle.
  • À la Révolution, la maison Aguerria fut mise en vente (1790)[1].

Les maisons Garra-Gaztellu et Garra[modifier | modifier le code]

Les deux maisons, Garra-Gaztellu et Garra, sont difficilement dissociables. La première jouissait d’une place honorifique dans l’église d’Hélette, ainsi que d’une chapelle dans sa propriété, dont les restes sont encore aujourd’hui visibles[1].

Blasonnement
« D’argent au loup passant de sable, allumé et lampassé de gueules »[1].
Personnalités et faits remarquables

Personnalités[modifier | modifier le code]

nées au XIVe siècle
nées au XVIIe siècle
  • Pierre de Larraldea, ermite de la Madeleine d’Orisson (Sancta-Maria-Magdalena d'Arisson mentionnée en 1686 dans les collations du diocèse de Bayonne[11]), il en devient prieur le 6 mai 1686.
nées au XVIIIe siècle
  • Jacques de Salagoïty, cité ci-dessus.
nées au XIXe siècle
  • Michel Elizanburu, de la congrégation des Frères de Jean-Baptiste de La Salle, directeur du collège d’Hasparren et auteur des ouvrages Frantziako Hiru Errrepubliken Historia (« Histoire des trois Républiques de France »), Framazonak (« les Francs-maçons »), Lehenagoko Eskualdunak Zer Ziren (regard nostalgique sur une famille idéale du Pays basque), Joanes Batista Dohatsu aren bizia (vie de saint Jean-Baptiste) et Sakelako liburuxtza (livre de dévotion).
  • Aguirre, professeur au collège d’Hasparren, auteur d’un manuel trilingue basque-espagnol-français.
nées au XXe siècle
  • Étienne Sallaberry, né en 1903 à Hélette dans la maison Garra et mort en 1981, chanoine et professeur de philosophie au séminaire d’Ustaritz, il est déporté durant la Seconde Guerre mondiale. C’est un européen convaincu, auteur de Ene sinestea (« Ma croyance »), d’une autobiographie et de Beñat adiskidea, agur ! (« Salut, l’ami Beñat »).
  • Michel Etcheverry, né en 1948 à Hélette, ancien joueur professionnel de pelote basque, est un chanteur populaire basque français.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La différence entre maisons nobles ou infançonnes se caractérise par le degré plus que par la nature. Les maisons nobles, dites de gentilshommes ou de chevaliers, se devaient d’être prêtes en permanence à entrer en campagne, dans la cavalerie. Les infançons, en revanche, commandaient des troupes à pied, leurs soldats furent appelés « infants », et leur troupe « infanterie »
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  4. « La dite communauté est une des plus considérables de la contrée et se trouve tellement éloignée de toutes les villes et lieux où il se tient des foires et marchés et que ses habitants ne pouvaient en profiter pour vendre l’excédent de leurs denrées et se procurer celles dont ils manquent pour leur subsistance ; que la situation est favorable au commerce, Hélette se trouvant sur la grande route d’Espagne et étant entouré de quantités de villages… permettons d’établir sur la place publique un marché tous les 15 jours le samedi ainsi que deux foires chaque année, dont l’une se tiendra le 16 août et l’autre le 25 novembre… Nous vous mandons de raire registrer, lire, publier et afficher la présente partout où besoin sera… Donné à Versailles le 4e jour de septembre, l’an de grâce 1750 et de notre règne de trente sixième ».
  5. Les Maîtres chocolatiers recensés par Sauveur Arbelbide, Xipri Arbelbide, J. et V. Bortheirie, Jean Curutchet et Jean-Pierre Etcheverry, Heleta, Hélette, Jean Curutchet,‎ 1996 sont Jean Fagalde, installé à Hélette en 1792, venant de Mendionde ; son fils Jean Falgade ; César Sébastien Grandjean, de Gréciette ; Martin Curutchet de Cambo ; Pierre Labat de Baïgorry

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab et ac Sauveur Arbelbide, Xipri Arbelbide, J. et V. Bortheirie, Jean Curutchet et Jean-Pierre Etcheverry, Heleta, Hélette, Jean Curutchet,‎ 1996
  2. a et b - Académie de la langue basque
  3. a et b Recherches BRGM citées par l’ouvrage de Sauveur Arbelbide, Xipri Arbelbide, J. et V. Bortheirie, Jean Curutchet et Jean-Pierre Etcheverry, Heleta, Hélette, Jean Curutchet,‎ 1996
  4. Notice du Sandre sur Hélette
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az, ba, bb, bc, bd, be, bf, bg, bh, bi, bj, bk, bl, bm, bn, bo, bp, bq, br, bs, bt, bu, bv, bw, bx, by, bz, ca, cb, cc, cd, ce, cf et cg Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 3 août 2012)
  7. a, b et c « Présentation de la commune », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. a, b, c et d Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 (ISBN 2 86781 396 4)
  9. Chapitre de Bayonne - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. Titres publiés par don José Yanguas y Miranda
  11. a et b Manuscrits du XVIIe et du XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  12. Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  13. Guy Ascarat
  14. De 1792 à 1977 : Sauveur Arbelbide, Xipri Arbelbide, J. et V. Bortheirie, Jean Curutchet et Jean-Pierre Etcheverry, Heleta, Hélette, Jean Curutchet,‎ 1996
  15. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 8 juin 2014)
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  18. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 44
  19. Le chocolatier Jean Fagalde est établi dès 1792 dans la maison Zaldundegia
  20. Du basque espartinak, « espadrilles »
  21. a et b Enquête agricole de 1892
  22. Agarrekoa, Artizanekoa, Baratxartekoa ou Eihera, Iribarnekoa, Latsekoa, Miramontekoa, Santa-Mariakoa et Urgorrikoa
  23. Dix-sept lampes à l’église, six pour l’éclairage publique et cinq à l’école publique
  24. Recensement agricole de 1988
  25. Entre 1892 et 1988, les surfaces cultivées en froment passent de 165 ha à 8 ha, celles de maïs, de 174 ha à 65 ha - Source : recensement agricole de 1988
  26. Statistique de 1892, citée par l’ouvrage de Sauveur Arbelbide, Xipri Arbelbide, J. et V. Bortheirie, Jean Curutchet et Jean-Pierre Etcheverry, Heleta, Hélette, Jean Curutchet,‎ 1996
  27. Les éditions Curutchet sur « société.com »
  28. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 228.
  29. « La maison Bitirenea », base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « La maison Santa Maria », base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Les maisons anciennes d'Hélette », base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « L'église Sainte-Marie », base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « La statue de saint Jacques le Majeur », base Palissy, ministère français de la Culture
  34. GEO N°398 d'avril 2012 p.135
  35. Site de l'école primaire publique
  36. Catalogue Sancho El Sabio
  37. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, 1 L 13, Q 515. Archives communales de Bayonne, BB4 feuillet 355 - Sources citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 4, Elkarlanean 2002 (ISBN 2 9131 5646 0), page 77
  38. Fernando Eleta sur Panama news

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sauveur Arbelbide, Xipri Arbelbide, J. et V. Bortheirie, Jean Curutchet et Jean-Pierre Etcheverry, Heleta, Hélette, Jean Curutchet,‎ 1996

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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