Martel (Lot)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Martel.
Martel
Image illustrative de l'article Martel (Lot)
Blason de Martel
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Lot
Arrondissement Gourdon
Canton Martel
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Martel
Maire
Mandat
José Santamarta
2014-2020
Code postal 46600
Code commune 46185
Démographie
Gentilé Martelais, Martelaises
Population
municipale
1 652 hab. (2011)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 56′ 16″ N 1° 36′ 35″ E / 44.9377777778, 1.6097222222244° 56′ 16″ Nord 1° 36′ 35″ Est / 44.9377777778, 1.60972222222  
Altitude 240 m (min. : 92 m) (max. : 336 m)
Superficie 35,28 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Lot

Voir sur la carte administrative du Lot
City locator 14.svg
Martel

Géolocalisation sur la carte : Lot

Voir sur la carte topographique du Lot
City locator 14.svg
Martel

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Martel

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Martel

Martel (en occitan languedocien Martèl) est une commune française, située dans le département du Lot en région Midi-Pyrénées. Martel qui compte environ 1 650 habitants, appartient à la communauté de communes du Pays de Martel, créée en 1996, qui regroupe 11 communes : Baladou, Cazillac, Cressensac, Creysse, Cuzance, Floirac, Gignac, Martel, Montvalent, Saint-Denis-les-Martel et Sarrazac.

Ses habitants sont appelés les Martelais(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Martel en Quercy est située au nord-ouest du Lot, en plein cœur du causse qui porte son nom, dans le Haut Quercy. À 5 km de la rivière Dordogne, Martel se situe aux croisées de trois régions : Midi-Pyrénées - Limousin - Aquitaine, à proximité de Rocamadour, Souillac, Saint-Céré, Carennac, Brive-la-Gaillarde, Collonges-la-Rouge, Turenne, Sarlat, Eyrignac, et du gouffre de Padirac.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Martel
Cuzance Cazillac Strenquels
Baladou Martel Saint-Denis-lès-Martel
Creysse Gluges,
Montvalent
Floirac

Héraldique[modifier | modifier le code]

Le blasonnement en est : « De gueules, à trois marteaux ou martels d'argent au manche d'or 2 et 1. »[1]

Histoire[modifier | modifier le code]

La devise tirée des Églogues de Virgile, « Deus nobis ocia fecit »[2]… « Dieu nous a donné ce lieu de repos », qui figure sur le linteau d'une fenêtre du seul bâtiment subsistant du Grenier de la cité, dit d'Abondance, ou la vieille devise « Heureux comme un Viscomtin, fier comme un Martelais », expriment à elles seules une certaine singularité de l'histoire de la petite cité de Martel.

La légende de Charles Martel, maire du Palais et grand-père de Charlemagne, qui ne fut dénommé Martel que de façon posthume, fondant la ville autour de son église dédiée à Saint Maur, soit pour commémorer une bataille gagnée contre les Sarrazins, soit dans le cadre de son conflit avec Eudes, duc d'Aquitaine, ne semble être qu'un conte érigé pour asseoir la fierté des Martelais quand on généralisa les armes parlantes vers le XIIIe siècle, même si les sites de Loupchat, Baladou voire Murel furent certainement le lieu d'épiques batailles à l'ère mérovingienne. Ces légendes des origines étaient très fréquentes au Moyen Âge[3].

Située près de l'antique voie gallo-romaine reliant Paris au midi de la France, jalonnée au sud par le pèlerinage vite célèbre de Rocamadour, à 5 km de la Dordogne et de ses ports au sel, et de l’un des derniers oppidums gaulois à l'est, Uxellodunum, la cité de Martel aurait été fondée au début du XIe siècle par les vicomtes de Turenne, puissants et redoutés seigneurs du bas Limousin comme l'atteste le fait que les plus anciens bâtiments et textes relatifs à Martel sont datés du XIe siècle, probablement pour contrer l'influence de la baronnie de Gramat et de son marché, ainsi qu'endiguer l'appétit féroce des Abbayes d'Obazine, de Souillac, de Donzenac et d'Uzerche. Une certitude, la fondation de la cité ne serait ni d’origine religieuse autour d’une abbaye, ni d’origine militaire autour d’un castrum ou d’une place forte (la Raymondie ne datant que des XIIIe siècle et XIVe siècle, mais aurait été créée et développée par les vicomtes a partir d'un village preexistant (Sainte Madeleine[4]) a l'est et d'un marche au sel a l'ouest, sur la route du sel entre les ports de la Dordogne et l'Auvergne.

Les consuls, élus annuellement au nombre de deux parmi les grandes familles de Martel, établirent un système de gouvernement de la cité extrêmement autonome vis-à-vis du vicomte et des ordres religieux.

Aux XIIe et XIIIe siècles, à la suite de décennies de conflits entre les bourgeois de Martel et le vicomte de Turenne, que l'un d'entre eux parvint même à emprisonner dans la Tournemire, ils obtiennent de ce dernier une charte de franchises en 1219 qui est à l'origine de la prospérité de la cité [5].

Les consuls firent construire deux enceintes fortifiées. La première correspondant au tour du centre-ville actuel fut édifiée au XIIe siècle, période pendant laquelle Quercy, Rouergue et vicomté de Turenne furent au cœur des conflits liés au remariage d'Alienor d'Aquitaine avec Henri II Plantagenet d'Angleterre et à ses conséquences. Un épisode majeur de l'histoire de la petite cité eut lieu en 1183, où Martel dut accueillir Henri le Jeune, co-roi d'Angleterre, qui y mourut après avoir pillé Rocamadour afin de pouvoir payer ses troupes[6].

La seconde enceinte fut construite au XIVe siècle au début de la guerre de Cent Ans [7]. Durant celle ci, la région était infestée de compagnies franches au service du roi d'Angleterre. Malgré la présence des mercenaires anglais, notamment au château de Montvalent avec la compagnie de 600 hommes de Jean Sandos, la cité ne sera jamais prise militairement grâce aux talents de négociation de ses consuls, qui surent acheter la sécurité de la cité comme il était de coutume en ces temps troublés. Les cités voisines, notamment Gramat n'eurent pas cette chance.

Le traité de Brétigny en 1360 la livra cependant aux Anglais. Du Guesclin la reprendra militairement en 1374.

Martel devait vraisemblablement être prospère dès le XIVe siècle comme peut en attester l'implantation de l'ordre des Cordeliers dans la cité, qui construisirent un couvent en bordure nord de la deuxième enceinte et qui fit partie des 284 couvents des Cordeliers fermés en 1790. La tour du couvent qui mesurait 35 mètres fut tronquée à la révolution et ne fait plus que 25 mètres de hauteur aujourd'hui. Ce bâtiment excentré fut investi par la gendarmerie nationale au XIXe siècle

Quelques siècles plus tard, Martel prendra le parti catholique durant les guerres de religion, alors que la vicomté sera globalement protestante. Puis Martel dut accueillir et approvisionner l'armée royale [8]d'Henri IV, et dépenser pour ce faire plus d'une année de revenu de la cité, qui mettra plusieurs années à s'en remettre économiquement.

Martel, la ville aux sept tours. De gauche à droite, Mirandol, Vergnes de Ferron, Fabri, Raymondie, Prison, Cordeliers, église Saint-Maur.

Lorsque Charles-Godefroy de la Tour d'Auvergne, petit-fils d'Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon, le maréchal de Turenne, vendra à Louis XV la vicomté de Turenne le 8 mai 1738 pour honorer le paiement de ses dettes de jeu, Martel perdra de son autonomie (la vicomté de Turenne était le dernier fief français, c'est-à-dire un État dans l'État; à la suite de cette vente, les viscomtins, devenus rattachés directement au domaine royal, sont alors contraints à l'impôt) et déclinera lentement jusqu'à la Révolution. Lors de celle-ci, la sénéchaussée sera supprimée privant une grande partie de la bourgeoisie de ses moyens de subsistance. La population diminuera légèrement au XIXe siècle, puis de façon plus accentuée à partir de 1870, et ce jusque vers les années 1980.

Bénéficiaire d'une charte de franchises et de libertés avantageuses octroyée par le vicomte de Turenne en 1219 [9], contrairement aux autres cités vicomtales, pouvant dès lors faire appel au roi de France en cas de litige avec le vicomte alors que ce dernier ne doit qu'un hommage d'honneur au roi de France - condition très avantageuse pour la cité au détriment du vicomte, proche du pèlerinage de Rocamadour et de la route de Saint-Jacques-de-Compostelle qui vit le passage de Saint Louis et de Blanche de Castille, accueillant plusieurs ordres religieux, Cordeliers, Mirepoises, Maltaises... administrée par des consuls élus, qui s'efforceront de protéger la petite cité et des appétits du vicomte et des troubles de l'histoire, Martel fut une bourgade prospère et libre (qui jusqu'au XVIe siècle n'eut rien à envier en puissance à sa voisine Brive), grâce à ses marchands et à sa sénéchaussée jusqu'au XVIIIe siècle, puis grâce au commerce de la truffe du XIXe jusqu'au début du XXe siècle, ce qui peut expliquer le grand nombre de belles maisons du XIXe siècle en lisière du centre médiéval. Le marché aux truffes de Noël 1904 verra changer de mains plus de 20 tonnes d'or noir. Colette écrivit dans son recueil " Prisons et Paradis " : " J'ai chassé la truffe à Martel, dans le Lot, et je tenais la laisse d'une petite truie, une artiste en son genre, qui flairait la truffe souterraine, la délogeait d'un groin inspiré, avec des cris, des élans brusques et toutes les manières, ma foi, d'une somnambule. A chaque trésor trouvé, l'intelligente petite truie levait la tête et quémandait sa récompense, une poignée de maïs."

À cette époque, le Cercle Dars où tous les hommes de bonne famille se réunissaient pour boire et jouer était prospère et réputé à 10 lieues à la ronde.

Durant la deuxième guerre mondiale, la cité parvint à éviter les troubles du temps. André Malraux, alors maquisard, vint s'y réfugier à plusieurs reprises et fut notamment aidé par le docteur Miffre. Anna Delvert [10],propriétaire de la conserverie, d'un magasin et d'un abattoir en centre ville, d'entrepôts et de nombreuses terres, organisa un système d'approvisionnement alimentaire à faible coût, qui permit aux Martelais de ne souffrir ni de la faim pour les plus pauvres, ni du marché noir pour les autres.

En juin 1944, Martel évita de peu les exactions du 4e régiment SS « Der Führer », appartenant à la division Das Reich, venant de Gramat en route vers la Normandie grâce au courage du gendarme Leidig d'origine alsacienne parlant allemand et qui parvint à faire changer de route à la colonne. Alors qu'il sauva Martel de massacres certains, il fut accusé de collaboration avec l'ennemi par les maquisards de Martel qui l'exécutèrent.

L'économie du XXe siècle y sera très limitée du fait de l'exode rural et du déplacement de la truffe vers le Sud du Lot (Lalbenque) et ne sera marquée par la conserverie Delvert [11] (1908-1981), coupe d'or du bon goût français 1970, fournisseur de Fauchon et Félix Potin, et plus récemment par l'entreprise Solev, rachetée par le groupe Pochet en 2011. La gare de Martel sur le parcours de la ligne Bordeaux-Aurillac a été fermée en 1980.

Aussi, aujourd'hui, appelée la ville aux sept tours, Martel comptait au XVe siècle plus d'une trentaine de tours, tourelles et échauguettes pour une population avoisinant les 4 000 habitants.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 2020 José Santamarta PS  
1987 2014 Jean-Claude Requier PRG  Vice-président du conseil général

Sénateur depuis 2011

Les données manquantes sont à compléter.

Martel est le chef-lieu d'un des 17 cantons du département du Lot redéfinis en janvier 2014. Au 1er janvier 2015, l'EPCI communauté de communes du Pays de Martel sera dissoute pour que ses communes membres adhèrent à la future grande intercommunalité du Nord du Lot, la communauté de communes Causses et Vallées de la Dordogne, qui regroupera en sus du pays de Martel les actuelles communautés de communes du pays du Haut-Quercy-Dordogne, du pays de Souillac-Rocamadour, du pays de Gramat, du pays de Padirac et du pays de Saint-Céré, soit une population totale de 37 462 habitants répartie sur 62 communes.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 652 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 011 2 771 3 450 2 986 2 903 3 050 3 070 3 069 3 150
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 118 3 098 3 006 2 742 2 703 2 837 2 520 2 397 2 236
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 165 1 995 1 942 1 830 1 845 1 896 1 742 1 492 1 458
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 377 1 416 1 454 1 402 1 462 1 467 1 513 1 519 1 650
2011 - - - - - - - -
1 652 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Au début du XXe siècle, Martel comptait 2 236 habitants[14].

Économie[modifier | modifier le code]

Martel, vue de l'est
Martel, vue du sud

L'économie y est marquée par :

  • L'industrie, à travers la SOLEV, employant plus de 320 personnes ;
  • L'agriculture et le commerce des produits du terroir ;
  • Le tourisme et la gastronomie ;
  • Une forte proportion de résidences secondaires.

Martel bénéficie de plus de nombreux équipements :

  • Crèche, école maternelle, primaire et collège ;
  • Complexe sportif ;
  • EHPAD et unité dédiée Alzheimer ;
  • Un supermarché et une supérette généralistes ;
  • Société de taxi et de transport sanitaire ;
  • Un commerce de bricolage ;
  • Une agence postale ;
  • Deux pharmacies ;
  • Médecins, dentiste, infirmiers libéraux, kinésithérapeutes ;
  • Vétérinaire ;
  • Banques, assurances ;
  • Agences immobilières ;
  • Coiffeurs ;
  • Deux boulangers-pâtissiers ;
  • Boucherie-charcuterie;
  • Fleuriste ;
  • Pompes funèbres ;
  • Plusieurs hôtels ;
  • Plusieurs restaurants ;
  • Plusieurs bars dont un bar tabac ;
  • Plusieurs antiquaires, brocanteurs, plusieurs vides greniers par an;
  • Autres commerces...

Martel est de plus proche des bassins d'emploi de Brive (30 km) et de Biars-Bretenoux (ANDROS), de l'autoroute A20 (7 km) et de l'aéroport Brive-Vallée de la Dordogne (15 km).

Industrie[modifier | modifier le code]

Martel bénéficie de l'implantation d'une usine de métallisation, la SOLEV. Son domaine d'activité concerne le vernissage et la finition pour des produits à haute valeur ajoutée : bouchons et flacons de parfums de luxe... Les techniques de traitement de surface suivantes y sont mises en œuvre : métallisation sous vide, vernissage, reprise laser, sublimation... Cette usine emploie plus de 320 personnes[15].

Agriculture[modifier | modifier le code]

C'est aujourd'hui un centre actif du marché de la truffe, des noix et de l'artisanat des conserves.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La saison touristique est essentiellement concentrée de début juillet à la mi-août.

Le chemin de fer touristique[modifier | modifier le code]

La ligne de Chemin de fer touristique du Haut Quercy qui réalise la liaison Martel - Saint-Denis-lès-Martel a été remise en service en 1997 par une association de passionnés bénévoles[16]. 58 000 personnes par an visitent cette ligne. Un nouveau hall des voyageurs a été inauguré le 18 avril 2010[17].

Une partie de cette ligne, taillée dans la falaise de Mirandol, surplombe la Dordogne. Il s'agit en fait d'une portion de l'ancienne ligne Bordeaux Aurillac construite entre 1880 et 1884 et mise en service en 1889. Elle venait concurrencer le trafic des « gabares » de la Dordogne. Le train servait notamment à l'expédition des truffes du marché de Martel, l'un des plus importants de la région, d'où le nom de Truffadou. La partie Sarlat - Saint-Denis est inexploitée par la SNCF depuis 1980.

Autres sites touristiques[modifier | modifier le code]

  • Reptiland propose de découvrir serpents, lézards et crocodiles du monde.
  • Le marché d'été ayant lieu sous la halle mercredi et samedi matin
  • Plages de rivière et canoë-cayak à Gluges, Copeyre, Meyronne, Saint-Sozy...

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Beffroi du palais de la Raymondie à Martel, Lot - France. Les deux fenêtres à meneaux du Moyen Âge furent modifiées durant la guerre de Cent Ans pour renforcer le caractère défensif du bâtiment. Elles ont été restaurées à l'identique en 2012.
  • Palais de la Raymondie[18]: édifié à partir de 1280 à l'initiative de Bernard Raymondie, receveur des impôts royaux et fils présumé du Vicomte Raymond IV de Turenne, l'édifice fut achevé vers 1330 par son gendre Pierre Stéphani. Ce palais urbain se compose de quatre ailes disposées autour d'une vaste cour, à laquelle on accède par un porche surmonté d'une tour transformée tardivement en beffroi, dont les fenêtres à meneaux ont été recrées en 2012. Ce bâtiment présente trois niveaux d'élévation, ainsi que de petites échauguettes aux angles des façades sud et est, et symbolisait en son temps, comme tous les palais urbains, différents rôles : résidence aristocratique ou bourgeoise à l'étage, galeries au rez-de-chaussée destinées au commerce, salle de réception pour les manifestations publiques. À la Révolution, il devient hôtel de ville, puis se voit aliéner par le développement de nombreux commerces en rez-de-chaussée, de logements dans les étages et le manque d'entretien. Il faudra attendre les années 1970 pour que l'ensemble retourne dans le domaine public. À noter : la façade sud avec son enfilade d'arcades Renaissance rénovée dans les années 1970 ; fenêtres à meneaux et médaillons, échauguettes, cheminées et bas-relief Renaissance. Au 1er étage du palais de la Raymondie, on trouve le musée d'Uxellodunum qui renferme des collections d'objets protohistoriques et gallo-romains provenant des fouilles du Puy-d'Issolud. Intéressantes collections de pots à pharmacie (XVIIe et XVIIIe siècles) et séries de cartes anciennes.
  • Église Saint-Maur de Martel[19]: dédiée à un disciple de saint Benoît ; église fortifiée, tympan roman du XIIe siècle, nef du XIVe siècle, clocher du XVIe siècle, rehaussé pour sa partie octogonale au XIXe siècle, d'une hauteur de 48 mètres. L'église à travers ses dimensions et son caractère imposants est un bel exemple du "Gothique du Midi", dont la cathédrale Sainte-Cécile d'Albi est la plus représentative. Le chevet de l'église est éclairé par une très belle verrière du début du XVIe siècle représentant en 12 tableaux la Semaine Sainte ; on l'attribue à l'atelier du célèbre verrier Arnaud de Moles. On trouve aussi dans le chœur un bel ensemble de boiseries et de tableaux du XVIIIe siècle.
  • Halle de la fin du XVIIIe siècle remarquable pour sa charpente en châtaignier et ses « conques » (mesures à grain) : édifiée sur l'emplacement de l'Arsenal et du premier hôtel de ville où les consuls et le sénéchal tenaient leurs séances, démoli par décision du 4 janvier 1792 de l'assemblée municipale, reconstruite entre 1793 et 1800, inscription par arrêté du 11 octobre 2004 aux monuments historiques[20], bâtiment remarquable par sa charpente conçue par Teringot, géomètre à Martel.
  • Hôtel Fabri inscription par arrêté du 26 novembre 1990 aux monuments historiques[21](XIIe siècle, XIVe siècle et XVIe siècle) : en 1183 le bourgeois Étienne Fabri y accueille Henri le Jeune, roi d'Angleterre, mourant, après le pillage de Rocamadour par sa troupe de mercenaires. Deuxième fils et héritier d'Henri II Plantagenêt et d'Aliénor d'Aquitaine, gendre du roi de France, frère de Richard Cœur de Lion et de Jean Sans Terre. D'après la tradition, ce roi d'Angleterre, couronné du vivant de son père, aussi appelé Henri Court-Mantel, y mourut en 1183, en expiant ses crimes, alors qu'Henri II était en route aux alentours de Limoges pour se réconcilier avec ce fils terrible.
  • Hôtel et tour de Mirandol [22] XVe siècle : dernière tour construite à Martel en 1469 par le seigneur de Mirandol et de Faure, carrée avec échauguette, dotée d'une clé de voûte gothique et d'une salle de guet, demeure en état de ruine avancée rénovée par Louis Blanchard en 1958, créateur et responsable de l'Association de sauvegarde des maisons et paysages de Martel et de sa région, association qui militera pour la préservation et la rénovation du petit patrimoine de Martel durant la fin du XXe siècle (notamment croix de la Montjoie et de Creysse, oratoire et fontaine de Montvalent, fontaine de Chapelle, four à pain de Loupchat, gariotte de Sargounat, mesures à grains sous la halle, croix (créée par Raymond Subes) et table d'orientation de Copeyre, enseignes parlantes en vitrail à Martel, église Saint-Pierre-es-liens de Gluges...). Marguerite Blanchard-Delvert, son épouse, conférencière aux Musées Nationaux du Louvre et de Saint-Germain-Laye, organisa la seule exposition sur Martel qui fut jamais tenue à Paris (palais de la Conciergerie, début des années 1970).
  • Maison Grise : jadis habitée par une famille de juristes, les Judicis (XIIe siècle, XVIe siècle et XIXe siècle).
  • Hôtel Condamine : hôtel de la monnaie, ancien atelier de frappe des monnaies en usage dans la vicomté (XIIIe siècle et XIVe siècle) ; particularité : deux tourelles accolées d'inégales longueurs.
  • Le Grenier d'Abondance : petit immeuble Renaissance du XVIe siècle attenante à la deuxième enceinte, fenêtres à meneaux dont l'une est surmontée d'une expression tirée des Églogues de Virgile, « Deus nobis ocia fecit »… « Dieu nous a donné ce lieu de repos ».
  • Hôtels particuliers, maisons de caractère, humbles échoppes médiévales, portes de style, ancien couvent des Mirepoises avec son cloître et son plafond à caissons ISMH, anciens couvents Sainte-Anne-et-Saint-Joseph, à découvrir de l'extérieur au détour des vielles rues, notamment via les visites aux flambeaux organisées généralement en été.

À proximité du village :

  • La Vassaudie : difficile à trouver sur la route de Creysse, une ruine faite de gros moellons appareillés et bien assisés. Aujourd’hui éventrée, on y devine une grande salle principale, avec en continuité une autre pièce plus petite qui devait être une chapelle à croisée d’ogive, dont les liernes devaient reposer sur des culots sculptés.
  • Sites de Loupchat, Copeyre, Gluges, Briance, Creysse, Murel, ...

Liste des 7 tours[modifier | modifier le code]

De gauche à droite, tours Fabri, Mirandol, Vergnes de Ferron, et beffroi de la Raymondie
  1. Clocher de l'église, clocher octogonal, XIVe siècle, XVIe siècle et XIXe siècle, 48 mètres.
  2. Beffroi del l'hôtel de la Raymondie, tour rectangulaire avec clocheton, cheminée et horloge, XIIIe siècle et XIVe siècle, plusieurs échauguettes aux angles du palais, 35 mètres de hauteur pour le beffroi.
  3. Tour Tournemire : tour de guet, et également prison, XIIe siècle et XIVe siècle, tour carrée avec créneaux recouverts, 25 mètres.
  4. Tour du couvent des Cordeliers (tronquée à la Révolution), tour carrée, XIVe siècle, 25 mètres.
  5. Tour de la maison Fabri, tour ronde, XIIe siècle XIVe siècle et XVIe siècle, 23 mètres.
  6. Tour de l'hôtel Vergnes de Ferron, tour ronde avec clocheton et échauguette, tourelle en façade nord, XIVe siècle et XVe siècle, 23 mètres.
  7. Tour de l'hôtel de Mirandol, 1469, tour carrée avec échauguette et clé de voute remarquable, 24,5 mètres.

D'autres tourelles : hôtel de la monnaie, pigeonniers...

Liste des monuments historiques[modifier | modifier le code]

  • Cloître des Mirepoises inscrit en 1931[23].
  • Église de Louchapt inscrite en 1990[24].
  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Murel inscrite en 1990[25].
  • Église Saint-Maur de Martel classée en 1906.
  • Église de Saint Pierre-és-Liens de Gluges classée en 1913[26].
  • Halle de Martel inscrite en 2004[27].
  • Hôtel Fabri inscrit en 1990[28].
  • Hôtel de ville de Martel classé en 1906 et 1926, inscrit en 1926[29].
    • Mobilier aux Monuments historiques :
  • Maison Arcambal rue François-Grandon (porte et vantail) inscrite en 1928[32].

Culture et éducation[modifier | modifier le code]

  • Martel possède une école de musique de statut associatif (Loi 1901).
  • L'Ensemble vocal de Martel, issu de cette école, a été dirigé par Patrick Hilliard (1990-1998), puis par Christophe Loiseleur des Longchamps (1998-2010). Deryck Webb en a été le professeur de technique vocale. Depuis 2012, ce chœur est devenu l'Ensemble vocal du Pays de Martel, dirigé par Marie Briois[33].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Henri le Jeune, dit le « jeune roi », prince d'Angleterre, deuxième fils de Henri II et d'Aliénor d'Aquitaine, couronné roi du vivant de son père (surnommé Henri Court-Mantel), mort à Martel le 11 juin 1183
  • Raymond IV de Turenne donna à Martel sa charte de franchises en 1219
  • Peyre Pélicié, troubadour qui vivait au début du XIIIe siècle, de Martel (issu d'une famille bourgeoise de la ville) dont on conserve deux chansons[34]
  • Christophe de Romandiola (1172-1271) bienheureux, disciple et ami de François d'Assise, fonda le couvent des Cordeliers
  • Saint Louis et Blanche de Castille vinrent à Martel en 1244
  • Du Guesclin, libérateur de Martel en 1374
  • Étienne de Bascle (1605-1661, avocat janséniste, ami de l'abbé de Saint-Cyran, 3e solitaire de Port Royal[35]
  • Jean-Louis Jauberthou, introducteur en France de la vaccine, qu'il inocula à la famille royale en 1785 (livres divers sur la vaccination)
  • Pierre-Joseph Lachèze de Murel (1744-1835) député aux États Généraux, et à la chambre des députés, chev. de la Légion d'honneur[36]
  • Pierre Lachièze(1743-1818) avocat, maire de Martel pendant la Révolution (1792-1795), président de l'Assemblée départementale, député à la Législative et au Conseil des Anciens et au Corps législatif[37]
  • Claude Caÿx prêtre né le 6 novembre 1724 à Martel, bienheureux, tué lors des massacres de septembre 1792 à Paris[38]
  • Charles Ribeyrolles, publiciste républicain, proscrit en 1851, ami de Victor Hugo, établi au Brésil où il mourut en 1860, coauteur du Brésil pittoresque
  • Pierre-Marcelin Lachièze (1807-1885) avocat, fondateur sous la monarchie de Juillet du journal républicain le Radical du Lot[39]
  • Mgr Arlet, évêque d'Angoulême (début du XXe siècle), né à Martel[40]
  • Henri Ramet, né le 22 février 1859 à Martel, maire, historien
  • Albert Lachièze, (1840-1925) maire de Martel de 1877 à 1925, député du Lot de 1889 à 1906[41]
  • Pierre Lachièze-Rey, philosophe, né et mort à Martel (1885-1957)
  • Anna Delvert, (1884-1960) (née Lacroix), entrepreneuse, "généreuse" (notamment durant la deuxième guerre mondiale), mère de 6 enfants, personnalité "forte" de la petite cité sur la première moitié du XXe siècle, créa avec son époux Henri Delvert, la conserverie Delvert en 1904, Coupe d'Or du Bon Goût Français (1970), fournisseur de Fauchon, Félix Potin, des marchés parisiens et d'une centaine des meilleures épiceries fines de France. Son gendre Alex Cheyrou (aussi aviateur et co-créateur de l'aérodrôme de Brive) et son épouse Yvonne (fille d'Anna Delvert) prirent la suite dans les années 50. Christian (Premier fils d'Yvonne - décédé accidentellement en 1973) et Monique Beynet (Monique Redon) leur succédèrent à la tête de l'entreprise en 1970. Anna Delvert est la mère de Pierre Delvert, créateur des établissements des Confitures Delvert à Malemort (19), développés par son petit-fils Jacques (fils de Pierre) jusqu'à devenir le 3ème producteur français dans les années 90, revendus au Groupe Intermarché en 1997. Son petit-fils et second fils d'Yvonne, Jean-Louis Cheyrou (IEP de Paris) a été président de Tetrapak France et Afrique jusqu'en 2004. Anna était la belle-mère de Louis Blanchard (voir infra) qui avait épousé sa fille ainée Marguerite, ainsi que du peintre Toulouse (époux de sa fille Denise). A la mort d'Anna Delvert, la vieille ferme devint un nouveau quartier d'habitation de Martel courant de la Fontanelle à la caserne des pompiers, et délimité au nord par la route de Souillac et au sud par les champs. La conserverie de l'avenue de Nassogne dont un des bâtiments a été detruit depuis et ses annexes (magasin, abbatoir, entrepôts, fermes) durent fermer en 1981 en raison de la conjonction de 3 facteurs : décés accidentel de son propriétaire et de l'une de ses deux filles; accentuation des contraintes règlementaires nécessitant des investissements considérables; nouvelle donne bancaire, fiscale et sociale à cette époque. Le bâtiment de la conserverie primordiale est sorti de la famille directe et indirecte en 2013, soit 109 ans après sa création.
  • Louis Blanchard, (1905-1988), École de Physique et de Chimie de Paris, disciple de Paul Langevin. Ingénieur chimiste, expert et inventeur de verres innovants, directeur de la recherche de Saint-Gobain (1947-1968), "curieux de tout et passionné", sauva de la ruine la tour de Mirandol et plusieurs autres maisons et éléments patimoniaux de Martel et de sa région. Il organisa avec son épouse, Marguerite Blanchard-Delvert (décédée prématurément en 1974), conférencière aux Musées Nationaux du Louvre et de Saint-Germain-Laye, et spécialiste reconnue de l'art copte, la première exposition sur Martel à la Conciergerie de Paris en 1970. Gaulliste, il fut candidat aux élections municipales avec son neveu Christian Beynet en 1971. "L'alliance de la Tour et de la Conserverie" n'obtint pas la majorité. Créateur et président (1976-1988) de l'Association de Sauvegarde des Maisons et Paysages de Martel et de sa Région, parfois surnommé "le moine des vieilles pierres" à la fin de sa vie, il initia et anima le mouvement général de restauration et de rénovation de la petite cité et milita pour une prise de conscience de la nécessaire préservation du patrimoine architectural et culturel de Martel, trop longtemps malmené. Il y fut secondé par son plus grand soutien Monique (veuve de Christian Beynet sa nièce, dernière dirigeante de la conserverie Delvert) et son second époux Jean Redon (ingénieur) qui lui succédera à la tête de l'association de sauvegarde.
  • Marcel Baleste géographe, historien de Martel, mort en 2006, auteur de La Vie quotidienne à Martel au XIXe siècle – 1800-1852[42]
  • Pierre Mirat (1924-2008), acteur français inhumé au cimetière de Martel, vivait dans l'hôtel Vergnes de Ferron.
  • François Gall, peintre- sculpteur français né le 22 mars 1912 à Kolozsvár (capitale de la Transylvanie hongroise, dans l'actuelle Roumanie) et décédé à Paris le 9 décembre 1987, âgé de 75 ans. Il a épousé une martelaise, Eugénie Chassaing, journaliste et écrivaine quercinoise. Ils passaient une grande partie de l'année dans leur maison de Martel.
  • Robert Vattier, un des comédiens préférés de Pagnol, né le 2 octobre 1906 à Rennes (Ille-et-Vilaine) et décédé le 9 décembre 1982 à Nanterre (Hauts-de-Seine).
  • Charles Breuil, artiste peintre marqué par le surréalisme, né à Saint Denis les Martel en 1928. Il a vécu et travaillé à Anglet (Pyrénées Atlantiques). Il a passé de nombreux étés à Martel où il a beaucoup peint.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panoramique[modifier | modifier le code]

1000xpano Martel.jpg

Références[modifier | modifier le code]

  1. Victor Adolphe Malte-Brun, Lot : Géographie - Histoire - Statistique - Administration, Les éditions du Bastion,‎ 1882 (réimpr. 1980), 58 p., p. 41
  2. Archives Redon-Blanchard
  3. Archives Redon-Blanchard
  4. Marguerite Guely, "Les origines de Martel"
  5. Henri Ramet, "Martel, un coin de Quercy"
  6. Henri Ramet, "Martel, un coin de Quercy"
  7. Henri Ramet, "Martel, un coin de Quercy"
  8. Henri Ramet, "Martel, un coin de Quercy"
  9. Henri Ramet, "Martel, un coin de Quercy"
  10. Archives Redon-Blanchard
  11. Archives Redon-Blanchard
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  14. Le Lot partie Chemins de fer p.194 - Armand Viré - Réédition de l'ouvrage de 1907 - ISBN 2-7455-0049-X
  15. « Solev », sur http://www.solev.com (consulté le 21 septembre 2012)
  16. Gino Lauri, « C F T H Q - Le Truffadou »,‎ 1er mars 2011 (consulté le 2 mars 2011)
  17. « Le hall des voyageurs inauguré », La Dépêche du Midi,‎ 23 avril 2010, p. 26 (lire en ligne)
  18. Anne-Laure Napoleone, La Raymondie de Martel, p. 391-404, dans Congrès archéologique de France. 147e session. Quercy. 1989 - Société française d'archéologie - Paris - 1993
  19. Marie-Pasquine Subes-Picot, Église Saint-Sauveur de Martel, p. 365-390, dans Congrès archéologique de France. 147e session. Quercy. 1989 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1993
  20. Halle « Notice no PA46000035 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Hôtel Fabri « Notice no PA00095299 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Archives Redon-Blanchard
  23. « Cloître des Mirepoises », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Église de Louchapt », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Murel », base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Église Gluges », base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Halle », base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « Hôtel Fabri », base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « Hôtel de ville de Martel », base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « Cheminées », base Palissy, ministère français de la Culture
  31. « Bas-reliel », base Palissy, ministère français de la Culture
  32. « Maison Arcambal », base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. Archives de l'Ensemble vocal de Martel
  34. Jeanroy
  35. Delforge : Les Petites Écoles de Port-Royal. Sainte-Beuve : Histoire de Port-Royal., etc.
  36. « Fiche no 13661 », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale
  37. Pierre Lachièze sur le site BSEL Société des études du Lot 3 1999
  38. Claude Caÿx sur le site Causes des Saints Révolution française 02
  39. Pierre-Marcelin Lachièze dans le BSEL BSEL - Octobre-Décembre 1998
  40. Mgr Arlet sur un bulletin du conseil municipal de Cremps Mgr Arlet
  41. « Fiche no 4222 », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale
  42. Lire en ligne sur Quercy.net

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :