Ostabat-Asme

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Ostabat-Asme
Vue d'Ostabat
Vue d'Ostabat
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Iholdy
Intercommunalité Communauté de communes d'Iholdi-Ostibarre
Maire
Mandat
Daniel Olçomendy
2014-2020
Code postal 64120
Code commune 64437
Démographie
Gentilé Izuratar
Population
municipale
200 hab. (2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 15′ 24″ N 1° 04′ 11″ O / 43.2567, -1.06972222222 ()43° 15′ 24″ Nord 1° 04′ 11″ Ouest / 43.2567, -1.06972222222 ()  
Altitude Min. 66 m – Max. 440 m
Superficie 15,26 km2
Localisation

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Ostabat-Asme est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Izuratar[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du pays d'Ostabarret, dans la province basque de Basse-Navarre.

Accès[modifier | modifier le code]

Ostabat-Asme est desservie par la route départementale D933.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Ses terres sont arrosées[2] par la Bidouze, affluent de l'Adour, et par les tributaires de celle-ci, l'Ithurriberriako erreka, le Pagardoyko erreka, le Bersaitsko erreka et le Harambeltzko erreka.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Hameau d'Harambels.
  • Asme
  • Gasteluzahare
  • Harambels
  • Laxague

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ostabat-Asme

Orsanco Uhart-Mixe
Lantabat Ostabat-Asme Arhansus
Larceveau-Arros-Cibits Juxue

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentions anciennes

Le toponyme Ostabat apparaît sous les formes Ostebad (1167[3], cartulaire de Sorde, page 45[4]), Ostavayll (XIIe siècle[3], collection Duchesne volume CXIV, feuillet 161[5]), Aussebat (1243[3], rôles gascons), Ostasvaylles (1350[6]), Ostabailles (1383[3], titres de la Camara de Comptos[7]), Ostavayt (1413[6]), Sent-Johan d'Ostabat (1469[3], chapitre de Bayonne[8]), Ostabag et Hostabat (1472[3] pour ces deux formes, notaires de Labastide-Villefranche, no 2, feuillet 22[9]), Nostre-Done de l'espitau d'Ostabat (1518[3], chapitre de Bayonne[8]).

D'après Philippe Veyrin[10], bat provient du gascon et signifie 'val'. Ostabat signifie 'vallée de Hosta'.

Le toponyme Asme apparaît sous les formes Azpun jauregui (1350[6]), Azpe (1413[6]) et Azme (1481[3], chapitre de Bayonne[8]).

Jauréguy était un fief vassal du royaume de Navarre, cité dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque de 1863[3].

Graphie basque

Son nom basque actuel est Izura-Azme[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge (dès le Xe siècle) Ostabat est une localité importante en raison du passage des pèlerins allant à Compostelle.
À la croisée de plusieurs chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, elle se trouvait au cœur d'un dispositif péager. Il y avait en 1350, deux hôtels, deux hôpitaux et d'une vingtaine d'auberges ; elle reçut jusqu'à cinq mille pèlerins.

Incendiée pendant les guerres de Religion, Ostabat obtint d'Henri IV en 1607 l'autorisation de construire des halles et de tenir un marché ainsi qu'une foire annuelle, comme « principale ville de commerce et de passage de notre dit Royaume de Navarre et Pais souverain de Béarn ».

Ostabat et Asme sont réunies depuis le 13 juin 1841[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent à la fasce coupée d'or et d'azur accompagnée en pointe de deux vaches affrontées de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Jean-Claude Elisseits    
2008 en cours Daniel Olcomendy    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Ostabat-Asme appartient à six structures intercommunales[12] :

  • la communauté de communes d'Iholdi-Ostibarre ;
  • le syndicat AEP de l'Ostabaret ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour l'aménagement et la gestion de l'abattoir de Saint-Jean-Pied-de-Port ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque ;
  • le syndicat pour le fonctionnement des écoles d'Ostibarret.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le recensement[13] à caractère fiscal de 1412-1413, réalisé sur ordre de Charles III de Navarre[14], comparé à celui de 1551 des hommes et des armes qui sont dans le présent royaume de Navarre d'en deçà les ports[15], révèle une démographie en forte croissance. Le premier indique à Asme la présence de 10 feux, le second de 33 feux.

En 2011, la commune comptait 200 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
326 302 332 376 438 424 630 569 588
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
518 501 465 426 414 426 394 381 398
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
385 382 394 341 436 400 365 356 308
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
278 256 256 235 219 229 197 200 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Une étude[18] sur la formation de la ville nouvelle d'Ostabat et un inventaire topographique ont été menés par le ministère de la Culture ;
  • Une enceinte protohistorique fortifiée[19] (également sur communes de Lantabat et de Larceveau-Arros-Cibits) se trouve au lieu-dit Gasteluzahare ;
  • Le château de Laxague[20] date du XIVe siècle ;
  • La maison forte, dite château de Latsaga[21], date des XIIIe et XIVe siècles ;
  • Des fermes[22] des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles sont inventoriées par le ministère de la Culture ;
  • Des restes de rempart détruits en 1228 par Sanche le Fort, roi de Navarre sont visibles dans l'angle sud-ouest de la ville.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Ostabat, église Saint-Jean-Baptiste et fronton
Chapelle Saint-Nicolas d'Harambels.
Ostabat, croix sculptée avec coquille
Croix et stèle discoïdale près de la chapelle de Soyarza
  • La chapelle Saint-Nicolas d'Harambeltz[23] date des XIIe, XIIIe et XVIIe siècles.
Le hameau possède une chapelle, unique vestige du prieuré-hôpital indépendant de tout ordre religieux, est dédiée à saint Nicolas, patron des voyageurs.
Elle renferme un retable peint du XVIIe siècle, une belle statue de l'apôtre et un curieux relief en bois représentant la Vierge trônant sur un coffre. À remarquer, le chrisme du XIe siècle au-dessus de la porte, surmonté d’une croix de Malte et d’une étoile à cinq branches, ainsi que le porche sous lequel se reposaient les pèlerins.
L’histoire basque se distingue par ses donats, communautés laïques et familiales dont les membres étaient voués au prieuré et à l'hôpital et liés par des vœux mineurs : obéissance, pauvreté et chasteté en cas de veuvage. Dans le cadre de leurs engagements, les donats qui œuvraient sur l'ordre du prieur se mettaient au service des pèlerins.
Harambeltz et Utxiat ont abrité d'importants prieurés hôpitaux médiévaux dont l'organisation reposait sur les donats.
Depuis la fermeture de l'hôpital de Harambeltz, par Louis XVI en 1784, quatre familles de donats se sont instituées propriétaires de la chapelle qu'elles ont pris en charge de génération en génération. Leurs descendants vivent encore aujourd'hui dans les maisons voisines de la chapelle. Copropriétaires de la chapelle, ils en assurent en commun l'entretien.
La succession était dévolue à l’aîné des garçons, « le masle excluant la femelle », à la manière des maisons nobles de Basse Navarre, et, faute de garçon à la fille qui assurait à son mari la charge de donat. À tour de rôle les maîtresses de maison veillent à la propreté de l'édifice et des objets de culte.
Le proche logis d'une famille de donat porte sur sa façade une inscription du XVIIIe siècle mentionnant l'édification de leur maison en 984 et sa reconstruction en 1786, deux ans après la suppression des hôpitaux et des donats en Basse Navarre.
À l'entrée du village la vieille maison « Ospitalia » a renoué avec sa tradition hospitalière sous la forme d'un gîte d'étape.
  • Le carrefour de « Gibraltar », également appelé carrefour de Saint-Sauveur, est situé dans l'ensellement des collines de Saint-Sauveur et de Soyarce (quartier sud de Saint-Palais). La chapelle d'Elizafio s'élève près du carrefour.
Signalé depuis le 2 août 1964, par une stèle d'orientation surmontée d'une "stèle discoïdale" fréquentes dans les cimetières basques. C’est aujourd'hui le point de rencontre symbolisé des trois chemins, la via Turonensis par Garis, la via Lemovicensis par Sauveterre, et la via Podiensis par Navarrenx.
Ostabat, la croix de Gibraltar
Certes, Aimery Picaud, dans le guide du Pèlerin écrivait qu'ils confluaient " ad hostavallam ", devenu « à Ostabat », forme gasconne du nom signifiant vallée de Hozta, chez Jeanne Vielliard. Le Dr Clément Urrutibéhéty, ayant étudié le tracé sur le terrain, fait justement remarquer que "ad" a la valeur de "vers". Donc « vers Ostabat ». De même, les chemins aragonais et navarrais se rencontrent " ad pontem regine ", « vers Puente la Reina », en fait un peu avant Obanos.
Les jacquets des vias Lemovicensis et Turonensis s'étaient déjà regroupés à Sauveterre-de-Béarn. Mais les jacquets qui avaient pris la Via Tolosane pouvaient gagner quelques kilomètres en empruntant un chemin secondaire depuis Lacommande, et par L'Hôpital-Saint-Blaise rejoindre le carrefour de Gibraltar.
Le nom de « Gibraltar », Xibaltarre en basque, est un toponyme fréquent en Pays basque qui indique un lieu de campement de Gitans venus d'Andalousie. Certains voient plutôt dans ce cas une déformation du basque Salbatore 'Sauveur', du sanctuaire de Saint-Sauveur, sans rapport donc avec le džabal al-Ṭāriq.
  • La chapelle Saint Nicolas de Myre[25] (XIe siècle)
Au carrefour des chemins jacquaires venant de Tours, Limoges et du Puy, se situait la chapelle d'un hôpital pour pèlerins. Une belle porte romane ouvre sur un merveilleux décor de peintures murales et de boiseries sculptées du XVIIIe siècle.

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pierre Jauréguy, né le 28 mai 1891 à Ostabat, est un joueur de rugby, détenteur de quatre sélections en équipe de France. Son frère, Adolphe Jauréguy, né le 18 fèvrier 1898 à Ostabat et mort le 4 septembre 1977 à Saint-Jean-Pied-de-Port, fut sélectionné à trente-et-une occasions en équipe de France. Il fut également vice-champion olympique en 1920 et vainqueur des Jeux lnteralliés en 1919.

Marcel Mendiharat-Pommies, né à Ostabat en 1914 et mort en 2007, est un évêque catholique français, évêque de Salto (Uruguay) de 1968 à 1989.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. - Académie de la langue basque
  2. Notice du Sandre sur Ostabat-Asme
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. Cartulaire de l'abbaye Saint-Jean de Sorde, publié par extraits dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  5. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  6. a, b, c et d Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice d'inventaire général du patrimoine culturel
  7. Titres publiés par don José Yanguas y Miranda - Diccionario de Antiguedades del reino de Navarra ; 1840 ; Pampelune
  8. a, b et c Chapitre de Bayonne - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Notaires de Labastide-Villefranche - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 216
  11. - Académie de la langue basque
  12. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 18 juin 2014)
  13. Recensements cités par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 3, Elkarlanean 2001 (ISBN 2 9131 5634 7), page 25. Le même ouvrage de Manex Goyhenetche indique (page 284) qu'il faut compter une moyenne démographique de 5.5 par feu.
  14. Transcrit et publié par Ricardo Cierbide, Censos de población de la Baja Navarra, Max Niemeyer Verlag, Tübingen, 1993
  15. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, E 575, transcrit par Louis Baratchart dans Les amis de la vieille Navarre, janvier 1995, pages 44-54
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  18. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la ville nouvelle d'Ostabat
  19. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'enceinte protohistorique fortifiée
  20. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le château de Laxague
  21. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la maison de Latsaga
  22. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur les anciennes fermes d'Ostabat-Asme
  23. « Notice no PA00084481 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Notice no IA64000811 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Notice no IA64000772 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article(s) connexe(s)[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]