Etcharry

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Etcharry
La mairie et l’école
La mairie et l’école
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Saint-Palais
Intercommunalité Communauté de communes d'Amikuze
Maire
Mandat
Jean-Pierre Charo
2008-2014
Code postal 64120
Code commune 64221
Démographie
Population
municipale
126 hab. (2011)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 28″ N 0° 55′ 37″ O / 43.3244, -0.926944444444 ()43° 19′ 28″ Nord 0° 55′ 37″ Ouest / 43.3244, -0.926944444444 ()  
Altitude Min. 86 m – Max. 227 m
Superficie 7,43 km2
Localisation

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Etcharry

Etcharry est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Etxarriar[1].

L'église Saint-Pierre avec vue du cimetière
Façade et tour de l'église
Fronton couvert
Le monument aux morts
Etcharry, le château

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Etcharry fait partie de la province basque de Soule.

Accès[modifier | modifier le code]

Etcharry est desservie par les routes départementales D11 et D316.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée[2] par un affluent du Saison, le ruisseau Lafaure (alimenté lui-même sur la commune par l'Eyherabideco erreka) et par un tributaire du Lauhirasse, le Thiancoeniaerreka.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Amichalgue
  • Le Tuquet

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentions anciennes

Le toponyme Etcharry apparaît sous les formes Charri (1385[3], collection Duchesne volume CXIV[4]), Echari (1467[3], contrats d'Ohix[5]), Dicharü (1472[3], notaires de Labastide-Villefranche[6]), Amichalgun de Charri et Echarry (1690[7]).

Amichalgue, fief dont le titulaire était d'après Paul Raymond l'un des dix potestats de Soule, est mentionné en 1385[3] (collection Duchesne volume CXIV[4]) et apparaît sous la forme Amichalgun en 1520[3] (coutume de Soule[8]).

L'hydronyme Lafaure apparaît sous les formes la Phaura en 1538[3] (réformation de Béarn[9]) et la Phaure et 1863[3].

Graphie basque

Son nom basque actuel est Etxarri[10] (ou Etxarri Zuberoa[11]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans son ouvrage Les noms des maisons médiévales en Labourd, Basse-Navarre et Soule[12] Jean-Baptiste Orpustan précise que la principale source d'informations sur l'habitat médiéval souletin est le censier dit "gothique", rédigé à la fin du XIVe siècle, vers 1375. Un censier (appelé parfois livre terrier) était un recueil des droits coutumiers établi à l'instigation d'un seigneur, voire d'un souverain, pour dénombrer les feux (foyers), les vassaux et les manants vivant sur ses terres et estimer aussi les revenus fiscaux et les services pouvant en être obtenus. Ce censier "gothique" du fait de son écriture, aurait disparu après qu'un copie moderne en avait été faite au XVIIe siècle. Sur la paroisse d'Etxarri une quinzaine de familles ou maisons y sont recensées. Deux maisons nobles, Amilxagun (ou Amixalgun) et Oihanarte, sept maisons dites "franches" ou libres, ne reconnaissant aucune autre autorité que celle du roi (Artetxe, Beheti, Garatetxe, Ihiaga ou Ihiga, Lehimaz, Tartas et Tartas-Behere) et six maisons dites "fivatières", c'est-à-dire maisons dépendant d'une autre maison, noble ou franche (Aroztegi relevant d'Oihanarte, Etxekapare relevant d'Amilxagun, Etxekun relevant d'Oihanarte, Harriaga relevant d'Oihanarte, Kurutxaga relevant d'Oihanarte et Salaberri relevant d'Oihanarte).

Certaines de ces maisons (Amilchague, Arteix, Garateix, Lehimas) ont traversé les siècles et subsistent encore au XXIe siècle. Un petit château qui se dressait au nord du village au lieu-dit Tartas a été rasé par son propriétaire à la fin du XXe siècle.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Jean-Pierre Charo Divers  
2001 2008 Jean-Pierre Charo Divers  
2008 2014 Jean-Pierre Charo Divers  
Les données manquantes sont à compléter.

Jean-Pierre Charo a parrainé la candidature de Jacques Cheminade à l'élection présidentielle de 1995.[réf. nécessaire]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à sept structures intercommunales :

  • communauté de communes d'Amikuze
  • syndicat AEP du pays de Mixe
  • syndicat de regroupement pédagogique d'Arbérats-Sillègue, Arbouet-Sussaute, Aroue et Etcharry
  • syndicat départemental d'électrification
  • syndicat intercommunal pour le fonctionnement des écoles d'Amikuze
  • syndicat mixte forestier des vallées basques et béarnaises
  • syndicat pour le soutien à la culture basque

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 126 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
418 414 424 423 498 530 521 499 447
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
414 367 346 332 349 350 353 320 326
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
312 320 301 289 273 275 268 262 215
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
205 148 146 153 143 122 127 129 126
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Un gaztelu zahar, situé à 225 mètres d'altitude, est visible au lieu-dit le Tuquet.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre[15] date de 1875.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

éducation

La commune dispose d'une école élémentaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  2. Notice du Sandre sur Etcharry
  3. a, b, c, d, e, f et g Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. a et b Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  5. Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Notaires de Labastide-Villefranche - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 (ISBN 2 86781 396 4)
  8. Coutume de Soule de 1520, imprimée à Pau en 1760
  9. Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  11. Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  12. publié en 2000 aux éditions Izpegi
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  15. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Pierre

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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