Aldudes

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Aldudes
L'église d'Aldudes. Le préau-porche typique donne accès à l'église et au cimetière
L'église d'Aldudes. Le préau-porche typique donne accès à l'église et au cimetière
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Saint-Étienne-de-Baïgorry
Intercommunalité communauté de communes de Garazi-Baïgorri
Maire
Mandat
Jean-Michel Dendarieta
2014-2020
Code postal 64430
Code commune 64016
Démographie
Gentilé Aldudar
Population
municipale
355 hab. (2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 05′ 49″ N 1° 25′ 28″ O / 43.0969, -1.42444444444 ()43° 05′ 49″ Nord 1° 25′ 28″ Ouest / 43.0969, -1.42444444444 ()  
Altitude Min. 345 m – Max. 1 000 m
Superficie 23,27 km2
Localisation

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Le village d'Esnazu.

Aldudes est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Aldudar[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le village d'Aldudes fait partie du pays Quint[3] (Kintoa en basque ou Quinto Real en espagnol), zone de pâturages appartenant à l'Espagne mais cultivée par des agriculteurs français.
Il est situé dans la vallée des Aldudes sur les bords de la Nive des Aldudes, dans la province basque de Basse-Navarre.
La commune est frontalière avec l'Espagne (communauté forale de Navarre) qui se situe à l'ouest et à l'est.

Accès[modifier | modifier le code]

Aldudes est desservie par les routes départementales 948 et 58.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Située dans le bassin versant de l’Adour, la commune d'Aldudes est traversée[4] par la Nive des Aldudes, affluent de la Nive, et par ses tributaires, l'Urbeltch et le Labiaringo erreka.
Paul Raymond mentionne en 1863, dans son dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[5], l’Autrin, ruisseau qui arrose Aldudes et qui rejoint la Nive des Aldudes.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme est documenté sous les formes Alduide (1193[11]), Montes de alduides (1237[3]), Aldude (1353[3]), Alduyde (1374[3], 1381[11] et 1392[11]) Alduide (1614[5], titres de la Camara de Comptos[12]) et Les Aldudes (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[5]).

Le nom des Aldudes est également donné à l'ensemble de la vallée frontalière avec l'Espagne[5].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom des Aldudes est la contraction du basque Aldubide 'chemin vers les sommets' d'un ancien aldu 'hauteur' et de bide 'chemin'[13]. La romanisation en Aldudes en a fait un pluriel.

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Elhocady est une redoute sur la frontière espagnole, mentionnée en 1863[5] par le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque.
Esnazu provient d'un ancien Eznaratzu, orthographié Eznazu en 1863 dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[5] et Esnaratsu sur la carte de Cassini. L'erreur de sifflante est due à une attraction du nom commun esne 'lait'.
Le Labiadine, est, en 1863[5], un hameau d'Aldudes.
Lepeder, noté Lépéder en 1863 (dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[5]), est un mont situé sur la commune d’Aldudes.
Le col de Phaaçaldéguy[5] est situé sur la frontière avec l’Espagne, tout comme le col d’Urtiague.
Le col Meharroztegui qui relie Banca à Aldudes est noté Méharoztéguy en 1863[5].

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Aldude[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La pression démographique et le développement économique sont à l'origine, au XVIe siècle, de la fondation du village par des cadets des familles de Baïgorry, qui, par l'ancestrale règle de succession basque réservant l'héritage de la maison familiale à l'ainé, étaient exclus du nombre des propriétaires. La paroisse fut érigée en 1793[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé, au 1 de gueules bordé d'or au monogramme de la Vierge d'or sommé d'une croisette du même et une bordure cousue d'azur ; au 2 d'argent à trois palombes d'azur; au 3 d'or au gant de lachua posé en bande et accompagné en chef d'une pelote le tout au naturel ; au 4 de gueules à la lettre majuscule K (Kintoa) d'argent sommé d'une couronne royale d'or[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1801   Jean Tihista    
1808   Jean Ardantz    
1815   Jean Uhide    
1816   Martin Arrambide    
1829   Charles Schmarzow    
1831   Salvat Larre    
1833   Mathieu Barcelona    
    Jean Arambel    
1839   Charles Schmarzow    
1848   Pierre Mocoçain    
1860   Alfred Saurel    
1862   Étienne Ritou    
    Jean Bergougnan    
1871   Étienne Ritou    
1995 en cours Peio Setoain    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune d'Aldudes participe à cinq structures intercommunales[15] :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 355 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
0 1 320 1 675 2 187 2 329 2 391 2 832 2 885 2 824
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 760 1 328 1 226 1 195 1 179 1 197 1 261 1 196 1 152
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 077 1 042 1 008 961 976 984 960 930 851
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
807 718 586 483 433 395 378 373 355
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Pisciculture

Une pisciculture est en activité sur la route d'Urepel.
L'élevage du porc pie noir du Pays basque est une activité en plein renouveau dans la vallée des Aldudes, sous l'impulsion de l'Institut Technique du Porc (ITP).
La commune accueille la société Ets Pierre Oteiza (charcuterie artisanale) qui fait partie des cinquante premières[18] entreprises agroalimentaires du département.
Elle fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langues

D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Aldudes est le bas-navarrais occidental.

Le laxoa

Du siècle dernier à 1952, la place de l'église et de la mairie se transformait en terrain de "laxoa". Cet ancien jeu de pelote se joue avec des gants de cuir.
À l'entrée du porche de l'église se trouve le butoir.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La ferme Iguchkaguerrea[8] date du XVIIIe siècle. La ferme Joalginenborda[9] date du XIXe siècle, tout comme la ferme Menementa[10].

Les cromlechs

Il en existe trois au site d'Argibel. Ce sont de grands cercles de pierre, des « menhirs » à fin funéraire, datant du 1er millénaire avant notre ère. Les cromlechs basques se distinguent par leurs nombres (plus de 100 recensés), témoins de la connaissance d'anciens rites funéraires.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La chapelle de l'Assomption[7], au lieu-dit Eznazu, date du XIXe siècle et est inscrite à l’Inventaire général du patrimoine culturel depuis le 21 mars 2003. Elle recèle des sculptures[19] inventoriées par le ministère de la Culture.
L'église Notre-Dame[20], datant partiellement de la fin du XVIIe siècle, possède, quant à elle, un chapelet de l'empereur Maximilien.

Au cimetière se dressent des stèles basques du XIXe siècle dont deux de 1805.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Palombière

Propriété du syndicat de la vallée de Baigorry, cette chasse à 500 mètres d'altitude, a été créée en 1840, par le maire de la commune, Charles Schmarsow. Réorganisée vers 1880, elle passa ensuite entre les mains de la famille Ospital, qui dirige toujours cette chasse. Les cinq filetiers s'occupent de cinq pantières et les dix rabatteurs dirigent les palombes vers les filets.

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement

La commune dispose d'une école primaire privée (Mendi-Alde).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b - Académie de la langue basque
  2. Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture,‎ 2009 (ISBN 978-2-35077-151-9)
  3. a, b, c, d et e « Présentation de la commune », base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. Notice du Sandre sur Aldudes
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az, ba, bb, bc, bd, be, bf, bg, bh, bi, bj, bk, bl, bm, bn, bo, bp, bq, br, bs, bt, bu, bv, bw, bx, by, bz, ca, cb, cc, cd, ce, cf, cg, ch, ci, cj, ck, cl, cm, cn, co et cp Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 14 octobre 2011)
  7. a et b « La chapelle de l'Assomption », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. a et b « La ferme Iguchkaguerrea », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. a et b « La ferme Joalginenborda », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. a et b « La ferme Menementa », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. a, b et c Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque : noms des pays, vallées, communes et hameaux, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, coll. « Centre d'études linguistiques et littéraires basques »,‎ 2006, 246 p. (ISBN 2867813964 et 9782867813962), p. 166 et 167
  12. Titres publiés par don José Yanguas y Miranda - Diccionario de Antiguedades del reino de Navarra ; 1840 ; Pampelune
  13. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz 1990 (ISBN 2 600 00133 6), no 19228
  14. Guy Ascarat
  15. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  18. Classement des 50 premières entreprises agro-alimentaires, paru dans le journal Sud-Ouest
  19. « Les sculptures de la chapelle de l’Assomption », base Palissy, ministère français de la Culture.
  20. « L’église Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. (es) Centenario de Euskaltzaleen Biltzarra
  22. Site officiel de Euskaltzaleen Biltzarra

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • La vallée des Aldudes par l’association des commerçants et agriculteurs de la vallée des Aldudes (ACVA)