Aldudes
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| Aldudes | ||||||
L'église d'Aldudes. Le préau-porche typique donne accès à l'église et au cimetière |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Aquitaine | |||||
| Département | Pyrénées-Atlantiques | |||||
| Arrondissement | Bayonne | |||||
| Canton | Saint-Étienne-de-Baïgorry | |||||
| Intercommunalité | communauté de communes de Garazi-Baïgorri | |||||
| Maire Mandat |
Peio Setoain 2008-2014 |
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| Code postal | 64430 | |||||
| Code commune | 64016 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Aldudar ou Aldulais | |||||
| Population municipale |
376 hab. (2007) | |||||
| Densité | 16 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 345 m — Max. 1 000 m | |||||
| Superficie | 23,27 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Aldudes est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.
Le gentilé est Aldudar[1] ou Aldulais[1].
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Le village d'Aldudes fait partie du pays Quint[2] (Kintoa en basque ou Quinto Real en espagnol), zone de pâturages appartenant à l'Espagne mais cultivée par des agriculteurs français.
Il est situé dans la vallée des Aldudes sur les bords de la Nive des Aldudes, dans la province basque de Basse-Navarre.
La commune est frontalière avec l'Espagne (communauté Forale de Navarre) qui se situe à l'ouest et à l'est.
Accès [modifier]
Aldudes est desservie par les routes départementales 948 et 58.
Hydrographie [modifier]
Située dans le bassin versant de l’Adour, Aldudes est traversée[3] par la Nive des Aldudes, affluent de la Nive, et par ses tributaires, l'Urbeltch et le Labiaringo erreka.
Paul Raymond mentionne en 1863, dans son dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4], l’Autrin, ruisseau qui arrose Aldudes et qui rejoint la Nive des Aldudes.
Lieux-dits et hameaux [modifier]
- Abanjo[5]
- Abrakou[5]
- Achtieta[5]
- Aguerréa[5]
- Ahadilépo[5]
- Alachontro[5]
- Alamontcho[5]
- Alasta[5]
- Alastagaraya[5]
- Ametzlépo[5]
- Antonénéa[5]
- Aranbelea[5]
- Arrokia[5]
- Asketa[5]
- Atabala[5]
- Aucho[5]
- Autrin[5]
- Auzkia[5]
- Barbachuri[5]
- Baztanchuria[5]
- Behorsubuztan[5]
- Berha[5]
- Bidartea[5]
- Chabadinénéa[5]
- Chalosa[5]
- Chekalebeherea[5]
- Chekalegaraya[5]
- Chiloénéa[5]
- Chotro[5]
- Chotroenborda[5]
- Domingoénéa[5]
- Egnauténéa[5]
- Elgartéa[5]
- Elhocady[4]
- Elichaga[5]
- Erremedio[5]
- Errienta[5]
- Esnazu[6],[5],[4] (ou Eznazu, ou encore « Esnaratsu » sur la carte de Cassini)
- Etcheberria[5]
- Etchemendia[5]
- Ferranjagaraya[5]
- Hachketa[5]
- Haritzchilo[5]
- Harribeltzia[5]
- Iguxkagerrea (ou Iguchkaguerrea[7])
- Joanessénéa[5]
- Joangnakei[5]
- Koche[5]
- Koskartéa[5]
- Koskarteko Borda[5]
- Koskorziloa[5]
- Landart[5]
- Lechaka[5]
- Lekuederra[8] (ou Lekuederrea[5])
- Col de Lepeder[5],[4]
- Luichénéa[5]
- Mahatcheta[5]
- Makurea[5]
- Manechuna[5]
- Marquitchaénéa[5]
- Martinénéa[5]
- Mate[5]
- Meharroztegui (col, 738 m[5],[4])
- Menementa[9]
- Miguelartzaina[5]
- Miguelénéa[5]
- Munichta[5]
- Munichtagaraya[5]
- Murruoin[5]
- Nobléa[5]
- Oliopitchar[5]
- Otsachar[5]
- Ohhanburua[5]
- Otsanhaitz[5]
- Oyhanzelhaya[5]
- Paratzelhaï[5]
- Patchiko[5]
- Pilaria[5]
- Pocomotzénéa[5]
- Poko[5]
- Le Pont Romain[5]
- Predotinéa[5]
- Premundoa[5]
- Pritchia[5]
- Sabina[5]
- Salaria[5]
- Sallaberria[5]
- Sarahandia[5]
- Sarahandiko Ithurria[5]
- Sarkindéa[5]
- Semeder[5]
- Soldadoénéa[5]
- Ttattola[5]
- Turrieta[5]
- Uhaldéa[5]
- Urrichka[5]
- Zelhaybeguia[5].
Communes limitrophes [modifier]
Toponymie [modifier]
Son nom basque est Aldude.
Le toponyme Aldudes apparaît sous les formes Alduide (1193[10]), Montes de alduides (1237[2]), Aldude (1353[2]), Alduyde (1374[2], 1381[10] et 1392[10]) Alduide (1614[4], titres de la Camara de Comptos[11]) et Les Aldudes (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).
Le nom Aldudes est également donné à l'ensemble de la vallée frontalière avec l'Espagne[4].
Jean-Baptiste Orpustan[10] propose l'étymon ald(a)-uhide qui signifie 'versant du chemin des eaux'.
Elhocady est une redoute sur la frontière espagnole, mentionnée en 1863[4] par le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque.
Esnazu est orthographié Eznazu en 1863 dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4].
Le Labiadine, est, en 1863[4], un hameau d’Aldudes.
Lepeder, noté Lépéder en 1863 (dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]), est un mont situé sur la commune d’Aldudes.
Le col de Phaaçaldéguy[4] est situé sur la frontière avec l’Espagne, tout comme le col d’Urtiague.
Le col Meharroztegui qui relie Banca à Aldudes est noté Méharoztéguy en 1863[4].
Histoire [modifier]
La pression démographique et le développement économique sont à l'origine, au XVIe siècle, de la fondation du village par des cadets des familles de Baïgorry, qui, par l'ancestrale règle de succession basque réservant l'héritage de la maison familiale à l'ainé, étaient exclus du nombre des propriétaires. La paroisse fut érigée en 1793[2].
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
Écartelé, au 1 de gueules bordé d'or au monogramme de la Vierge d'or sommé d'une croisette du même et une bordure cousue d'azur ; au 2 d'argent à trois palombes d'azur; au 3 d'or au gant de lachua posé en bande et accompagné en chef d'une pelote le tout au naturel ; au 4 de gueules à la lettre majuscule K (Kintoa) d'argent sommé d'une couronne royale d'or[12].
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Administration [modifier]
Intercommunalité [modifier]
La commune d'Aldudes participe à cinq structures intercommunales[13] :
- la communauté de communes de Garazi-Baigorri ;
- le syndicat intercommunal pour l'aménagement et la gestion de l'abattoir de Saint-Jean-Pied-de-Port ;
- le syndicat mixte du bassin versant de la Nive ;
- le syndicat pour le soutien à la culture basque ;
- le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 372 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
Une pisciculture est en activité sur la route d'Urepel.
L'élevage du porc pie noir du Pays basque est une activité en plein renouveau dans la vallée des Aldudes, sous l'impulsion de l'Institut Technique du Porc (ITP).
La commune accueille la société Ets Pierre Oteiza (charcuterie artisanale) qui fait partie des cinquante premières[16] entreprises agroalimentaires du département.
Elle fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
Culture et patrimoine [modifier]
- Langues
D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Aldudes est le bas-navarrais occidental.
- Le laxoa
Du siècle dernier à 1952, la place de l'église et de la mairie se transformait en terrain de "laxoa". Cet ancien jeu de pelote se joue avec des gants de cuir.
À l'entrée du porche de l'église se trouve le butoir.
Patrimoine civil [modifier]
La ferme Iguchkaguerrea[7] date du XVIIIe siècle. La ferme Joalginenborda[8] date du XIXe siècle, tout comme la ferme Menementa[9].
- Les cromlechs
Il en existe trois au site d'Argibel. Ce sont de grands cercles de pierre, des « menhirs » à fin funéraire, datant du 1er millénaire avant notre ère. Les cromlechs basques se distinguent par leurs nombres (plus de 100 recensés), témoins de la connaissance d'anciens rites funéraires.
Patrimoine religieux [modifier]
La chapelle de l'Assomption[6], au lieu-dit Eznazu, date du XIXe siècle et est inscrite à l’Inventaire général du patrimoine culturel depuis le 21 mars 2003. Elle recèle des sculptures[17] inventoriées par le ministère de la Culture.
L'église Notre-Dame[18], datant partiellement de la fin du XVIIe siècle, possède, quant à elle, un chapelet de l'empereur Maximilien.
Au cimetière se dressent des stèles basques du XIXe siècle dont deux de 1805.
Patrimoine environnemental [modifier]
- Palombière
Propriété du syndicat de la vallée de Baigorry, cette chasse à 500 mètres d'altitude, a été créée en 1840, par le maire de la commune, Charles Schmarsow. Réorganisée vers 1880, elle passa ensuite entre les mains de la famille Ospital, qui dirige toujours cette chasse. Les cinq filetiers s'occupent de cinq pantières et les dix rabatteurs dirigent les palombes vers les filets.
Équipements [modifier]
- Enseignement
La commune dispose d'une école primaire privée (Mendi-Alde).
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Georges Lacombe, né le 31 janvier 1879 à Orthez et mort le juillet 1947 à Paris, est un linguiste, bascologue et académicien basque français de langue basque et française. À la veille de la Première Guerre mondiale, il prépare avec l'aide du Dr Jean Etchepare[19],[20], un doctorat en Lettres sur le dialecte des Aldudes.
- Bernard Delhom, né à Aldudes en 1885, fut le doyen masculin des Français du 30 décembre 1995 au 7 février 1996, date à laquelle il meurt à Paris, à l'âge de 110 ans et 213 jours ;
- Jean-Baptiste Urrutia, né en 1901 à Aldudes et mort en à Montbeton, fut missionnaire en Indochine et évêque pendant la guerre d'Indochine et la guerre du Viêt Nam.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture, 2009 (ISBN 978-2-35077-151-9)
- Présentation de la commune, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice du Sandre sur Aldudes
- Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
- Géoportail - IGN, « Géoportail ». Consulté le 14 octobre 2011
- La chapelle de l'Assomption, base Mérimée, ministère français de la Culture
- La ferme Iguchkaguerrea, base Mérimée, ministère français de la Culture
- La ferme Joalginenborda, base Mérimée, ministère français de la Culture
- La ferme Menementa, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 (ISBN 2 86781 396 4), pages 166 et 167
- Titres publiés par don José Yanguas y Miranda - Diccionario de Antiguedades del reino de Navarra ; 1840 ; Pampelune
- Guy Ascarat
- Cellule informatique préfecture 64, « Intercommunalité des Pyrénées-Atlantiques ». Consulté le 9 novembre 2011
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Classement des 50 premières entreprises agro-alimentaires, paru dans le journal Sud-Ouest
- Les sculptures de la chapelle de l’Assomption, base Palissy, ministère français de la Culture.
- L’église Notre-Dame, base Mérimée, ministère français de la Culture
- (es) Centenario de Euskaltzaleen Biltzarra
- Site officiel de Euskaltzaleen Biltzarra
Pour approfondir [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- La vallée des Aldudes par l’association des commerçants et agriculteurs de la vallée des Aldudes (ACVA)
