Camou-Cihigue

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Camou-Cihigue
L'église Saint-Pierre de Camou
L'église Saint-Pierre de Camou
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Tardets-Sorholus
Intercommunalité Communauté de communes de Soule-Xiberoa
Maire
Mandat
Jean-Philippe Petit
2014-2020
Code postal 64470
Code commune 64162
Démographie
Gentilé Gamerear
Population
municipale
102 hab. (2011)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 07′ 02″ N 0° 54′ 17″ O / 43.1172, -0.904722222222 ()43° 07′ 02″ Nord 0° 54′ 17″ Ouest / 43.1172, -0.904722222222 ()  
Altitude Min. 208 m – Max. 1 009 m
Superficie 10,08 km2
Localisation

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Camou-Cihigue

Camou-Cihigue est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Gamerear[1].

La mairie et l'école à Camou
Pastorale 2007 à Camou-Cihigue
Cihigue
L'église Notre-Dame de Cihigue
Fronton sur la crête à Cihigue
Urruty, chapelle Saint-Jean-Baptiste

Géographie[modifier | modifier le code]

Camou-Cihigue fait partie de la Soule.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau d'Ibargonéa, qui se jette dans le Saison, et ses affluents, l'Ossinague erreka et le Péko Ibar erreka, traversent[2] le territoire de la commune.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Camou était aussi appelée Camou-Soule[3] pour la différencier de Camou-Mixe en pays de Mixe.

Le toponyme Cihigue apparaît sous la forme Cihiga (1520[3], coutume de Soule[4]).

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Gamere-Zihiga[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Camou et Cihigue se sont réunis en 1836.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Jean-Baptiste Aguer    
2001 2008 Jean-Baptiste Aguer    
2008 2014 Jean-Baptiste Aguer    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de neuf structures intercommunales[5] :

  • la communauté de communes de Soule-Xiberoa ;
  • le SIGOM ;
  • le SIVOM du canton de Tardets ;
  • le SIVU regroupement pédagogique et transport scolaire de Sauguis-Saint-Étienne et Camou-Cihigue ;
  • le SIVU chargé du tourisme en Haute-Soule et Barétous ;
  • le syndicat AEP du Pays de Soule ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 102 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
171 143 129 160 363 371 337 349 351
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
345 325 321 312 298 306 300 286 280
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
271 268 253 238 222 200 209 212 167
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
171 148 140 133 119 114 107 106 102
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est essentiellement tournée vers l'agriculture (élevage et pâturages). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

La grotte des lamiñak (ou Lamiñen ziloak en basque) est très connue dans ce village. Elle se situe près de la maison Eiezkia et à 400 mètres de l'église. Elle se présente sous la forme de trois ouvertures desquelles sort de l'eau salée ; une de ces résurgences jaillit à 34°, appelée localement guesala. On lui attribue des propriétés curatives.

Pastorale 2007[modifier | modifier le code]

En 2007 (29 juillet et 5 août), Camou-Cihigue a organisé la pastorale sur le thème d'Eñaut d'Elizagarai, lieutenant général des armées royales sous Louis XIV et natif d'Armendarits.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Des peintures rupestres ornent les parois de la grotte Etcheberriko-Kharbia[8], datant du Paléolithique supérieur. Le site a été classé aux monuments historiques en 1952.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église romane Saint Pierre[9], située à Camou et dont les origines remontent au milieu du Moyen Âge, a été remaniée aux XIXe et XXe siècles.
L'église romane Notre-Dame[10], sise à Cihigue et dont les origines remontent également au milieu du Moyen Âge, a été rénovée en 1828.

Camou, vitrail saint Bernard
Camou, vitrail saint François d'Assise
Camou, vitrail sainte Bernadette
Camou, vitrail Jeanne d'Arc

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, la forêt des Arbailles couvrait en partie le territoire de la commune ainsi que ceux d'Aussurucq, Béhorléguy, Musculdy, Ordiarp et Saint-Just-Ibarre.

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire. Sa fermeture a été fixée à la fin de l'année scolaire 2008/2009, mais les villageois refusant sa fermeture et se battant pour la maintenir ouverte, en cette rentrée 2009 elle devient un symbole de « la lutte contre la mort programmée des services publics en milieu rural ». L'école a, suite aux mouvements politiques récents, dû fermer peu après les vacances de la Toussaint. Jusque là, c'était des bénévoles qui faisaient la classe aux enfants.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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