Lecumberry

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Lecumberry
L'église Saint-Martin
L'église Saint-Martin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Saint-Jean-Pied-de-Port
Intercommunalité Communauté de communes de Garazi-Baïgorri
Maire
Mandat
Joseph Goyheneix
2014-2020
Code postal 64220
Code commune 64327
Démographie
Gentilé Lekunberritar
Population
municipale
181 hab. (2011)
Densité 3,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 08′ 10″ N 1° 08′ 31″ O / 43.1361, -1.141943° 08′ 10″ Nord 1° 08′ 31″ Ouest / 43.1361, -1.1419  
Altitude Min. 247 m – Max. 1 468 m
Superficie 58,09 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte administrative des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Lecumberry

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Lecumberry

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Lecumberry

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Lecumberry

Lecumberry est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Lekunberritar[1].

Fronton place libre
Harrespil d'Okabe

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du pays de Cize dans la province basque de Basse-Navarre. Elle est frontalière, au sud, avec l'Espagne.

Accès[modifier | modifier le code]

Lecumberry est desservie par la route D 18.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Ses terres sont arrosées[2] par des tributaires de la Nive, le Laurhibar (et par les affluents de celui-ci, l'Esteneko erreka et l'Etcheberriko erreka) et le ruisseau l'Ampro (et par les tributaires de celui-ci, l'Uritchondoko erreka et le Lapurdieko erreka, alimenté lui-même sur la commune par l'Artekoheguiko erreka et par l'affluent de ce dernier, le Maluzaharreko erreka).

La commune est aussi arrosée par l'Irati[3] et par ses affluents, le ruisseau de Sourzay, le Léherreko erreka, l'Oraatéko erreka, le Patarbeltcheko erreka, le Larreluchéko erreka, l'Arpiako erreka et l'Uthurkokotséko erreka.

L'Archilondoko erreka coule également sur le territoire de la commune, accompagné de ses tributaires, le Churruztako erreka, le Contracharoko erreka, le Toscako erreka, l'Iraunabako erreka (et par l'affluent de celui-ci, le Muskuldyko erreka) et le Murgatzaguiko erreka.

Le Chiripisiako erreka, et son tributaire, le Gasnateguiko erreka, traversent aussi la commune.

L'Irati et L'Archilondoko erreka sont sur le bassin versant méditerranéen (bassin de l'Èbre), et font de Lecumberry la commune de France, avec Mendive, où celui-ci est le plus proche de l'océan Atlantique (60 km depuis la D.301, du petit col d'Iraukotuturru où passe aussi le GR 10, au sud-ouest de Mendiondo[4]).

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Aborréta
  • Ahatekarrika
  • Bordas d'Iritzarrazquy
  • Cabanes d'Egurguy
  • Etchemcimborda
  • Gastellu
  • Gastellucomalda
  • Janits
  • Latartza ou Latartze
  • Mendiondo

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Cette commune est limitrophe avec l'Espagne au sud.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentions anciennes

Le toponyme Lecumberry est mentionnée[5] en 1402 (titres de Navarre[6]) et apparaît sous les formes Laccumberry (1650), Saint Martin de Lecumberry (1703, visites du diocèse de Bayonne[7]), Sanctus-Martinus de Janits vulgo de Lecumberry (1763, collations du diocèse de Bayonne[8]) et Lécumberry (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[5]).

Le château Aborréta, sur la frontière avec l'Espagne, est mentionné en 1863 (dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[5]).

Le toponyme Janits apparaît[5] sous les formes Yaniz (1513, titres de Pampelune[9]) et Sanctus Martinus de Janits (1763, collations du diocèse de Bayonne[8]).

Le toponyme Latartza apparaît[5] sous la forme Latarce (1708, règlement de la commanderie d'Irissarry[10]).

Graphie basque

Son nom basque actuel est Lekunberri[1] (ou Lekunberri Garazi[1]) et signifie « lieu nouveau ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti au 1 d'azur à la fasce échiquetée d'argent et de gueules à deux tires accompagnée de trois coquilles d'argent ; au 2 d'or à deux sangliers de sable rangés en pal[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Bernard Jauréguy    
2001 2008 Bernard Jauréguy    
2008 2014 Joseph Goyheneix    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à sept structures intercommunales[12] :

Lecumberry accueille le siège du syndicat AEP Ahaxe - Lecumberry - Mendive ainsi que celui du syndicat RPI Hergaray.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le recensement de la population de Basse-Navarre de 1695[13] dénombre 61 feux à Janitz.

En 2011, la commune comptait 181 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
469 397 447 512 550 602 616 664 630
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
602 622 581 523 502 508 505 508 520
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
483 472 468 394 372 376 346 428 395
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
286 259 227 215 208 182 182 182 181
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone de production du vignoble d'Irouléguy et de celle de l'ossau-iraty. L'activité est principalement agricole.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Pan de briques sur une maison de Basse-Navarre

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin[22] date de 1867 ;
L'église Saint-Martin

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La grotte de Mikelauensilo (0,1 ha) est l'une des rares habitée par des chauves-souris.

Elle se compose de 2 salles : l'une qui peut abriter 200 brebis, l'autre, plus petite, est accessible par un petit orifice au fond de la pièce principale ;
Un tunnel, qui part aussi de la pièce principale, permet de ressortir dans la montagne 80 à 100 mètres plus bas.
Le sentier qui y mène part de la maison Laharrakia ;
L'histoire dit qu'un jour des contrebandiers des environs détenaient en instance de "passage" 200 brebis cachés dans cette grotte. Les douaniers connaissaient leur existence mais pas le lieu. Les contrebandiers allèrent tous au marché de Saint-Jean-Pied-de-Port et firent la fête avec les douaniers, pendant que les filles du village passaient les brebis ;
C'est un des sites du conservatoire régional des espaces naturels des Pyrénées ;
Cette grotte a donné lieu à un rapport de la SFEPM sur la vie des chauves-souris[23].

La forêt d'Iraty couvre 17 300 hectares répartis entre la Soule (Larrau), la Basse-Navarre (Mendive et Lecumberry) et la Navarre.

L'Errozate, 1 345 mètres, est un mont situé sur les communes d'Estérençuby et de Lecumberry.

Le Mokorreta, 680 mètres, mont au sud de Lecumberry.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c - Académie de la langue basque
  2. Notice du Sandre sur Lecumberry
  3. Appelé Iratiko erreka par le Sandre
  4. col d'Iraukotuturru sous Géoportail IGN
  5. a, b, c, d et e Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  6. Titres du royaume de Navarre - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Manuscrit du XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. a et b Manuscrits du XVIIe et du XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Titres publiés par don José Yanguas y Miranda
  10. Titres de la commanderie d'Irissarry - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. Guy Ascarat
  12. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 12 juin 2014)
  13. Bibliothèque nationale, 6956, registre Moreau 979, cité par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque III : Évolution économique et sociale du XVIe au XVIIIe siècle, t. 3, Donostia / Bayonne, Elkarlanean,‎ 2001, 411 p. (ISBN 8483317443 et 9788483317440, OCLC 466971263), p. 300. Le même ouvrage de Manex Goyhenetche indique (page 284) qu'il faut compter une moyenne démographique de 5.5 par feu.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  16. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'enceinte protohistorique
  17. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur les cromlechs d'Okabe
  18. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la maison forte Donamartia
  19. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la ferme Iturraldea
  20. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le pigeonnier Urtso Dorrea
  21. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la ferme Teilagorria
  22. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Martin
  23. Rapport du SFEPM sur les chauves-souris

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :