Urcuit

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Urcuit
La mairie d'Urcuit.
La mairie d'Urcuit.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Saint-Pierre-d'Irube
Intercommunalité Communauté de communes Nive-Adour
Maire
Mandat
Barthélémy Bidégaray
2014-2020
Code postal 64990
Code commune 64540
Démographie
Gentilé Urcuitois
Population
municipale
2 225 hab. (2011)
Densité 163 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 29′ 11″ N 1° 20′ 07″ O / 43.4864, -1.335278 ()43° 29′ 11″ Nord 1° 20′ 07″ Ouest / 43.4864, -1.335278 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 66 m
Superficie 13,69 km2
Localisation

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Liens
Site web urcuit.fr

Urcuit est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Urcuitois[1] (ou Urketar[2] en basque).

L'église Saint-Étienne
Sculpture sur le fronton de l'église
Le fronton place libre
Détail d'une porte ancienne (1866)

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Bayonne située dans son unité urbaine elle fait partie de la province basque du Labourd.

Accès[modifier | modifier le code]

Urcuit est desservi par les routes départementales D157, D257, D281 et D312.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Ardanavy au niveau d'Urcuit (rive gauche).

Les terres de la commune sont arrosées[3] par l'Adour et son affluent, l'Ardanavy, ainsi que par les tributaires de celui-ci, l'Ur Handia et le ruisseau de Condistéguy.

Randonnée pédestre[modifier | modifier le code]

Le GR 8 au niveau du pont d'Urcuit.

Urcuit est traversé par le sentier de grande randonnée 8 (GR 8) d'est en ouest.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Sur le Cadastre napoléonien de 1831, la commune est divisée en quatre sections :

  • le Port
  • Labourgade
  • Laplace
  • Chathorteguy

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Urcuit apparaît sous les formes Auricocta (1083[4]), Orcuit (1120[4]), Auricocto (1170[4]), Auricoctus, Orquuit, Sanctus-Stephanus de Auricocta et Orcuit (respectivement[5] 1186 pour les deux premières formes, XIIe siècle et 1233, cartulaire de Bayonne[6]), Orquet, Orcuit et Orquieta (1249[4]) et Le Laurier (1793[5]).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Jean-Paul Orpustan[4] indique que la forme Auricocto, littéralement « or cuit » n'est qu'une extraordinaire fausse latinisation et qu'il est peu probable qu'elle ait pu influer sur la forme officielle moderne.

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Souhit apparaît sous la forme Suhi (1693[5], collations du diocèse de Bayonne[7]).

Graphie en langues locales[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Urketa[8] et son nom occitan gascon est Urcueit.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[5] note que l'église d'Urcuit dépendait de l'abbaye de Lahonce.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Tranché de sinople et de gueules chargé chacun de trois oiseaux d'argent volants de face rangés en pal, au chef d'argent à la couronne antique voûtée cousue d'or issante du chef surmontée des initiales de sable URKETA et à la champagne cousue d'azur chargée d'un saumon contourné d'argent[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Michel Irigaray    
2001 2014 Barthélémy Bidégaray UMP  
2014 en cours Barthélémy Bidégaray DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Urcuit fait partie de sept structures intercommunales[10] :

  • la communauté de communes Nive-Adour ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal de protection des berges de l'Adour maritime et de ses affluents (SIPBAMA) ;
  • le syndicat intercommunal pour la gestion du centre Txakurrak.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Genillé (France)

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 225 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
873 751 885 871 930 976 1 021 1 075 1 058
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 014 1 011 964 945 973 897 850 831 883
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
954 932 968 846 812 832 768 725 738
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
769 749 882 1 329 1 688 1 796 1 996 2 053 2 172
2011 - - - - - - - -
2 225 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune fait partie de l'aire urbaine de Bayonne.

Économie[modifier | modifier le code]

L'extraction de sel gemme était encore pratiquée à Urcuit au XXe siècle[13].

La commune fait partiellement partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langues

D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Urcuit et le bas-navarrais oriental.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • le château de Souhy date de 1631 ;
  • les fermes des lieux-dits Labiaguerre, Indisteguy et Lehaunia datent du XVIIe siècle. Celle du lieu-dit Sallagaray date du XVIIIe siècle ;
  • un ancien magasin de commerce du bourg date du XVIIe siècle, tout comme la maison de maître du lieu-dit Jauréguy ;
  • le moulin de Souhy, sur l'Ardanavy, date des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles ;

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • l'église Saint-Étienne date de 1866. Elle recèle un riche mobilier[14] inventorié par le ministère de la Culture ;
  • certaines stèles discoïdales[15] datent du XVIIe siècle ;
Urcuit Stèle1.jpg
Urcuit Stèle2.jpg

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Urcuit-Adour-001.jpg
Urcuit-adour-002.jpg

Équipements[modifier | modifier le code]

Sports et installations sportives

Denek Bat Bayonne Urcuit est un club de basket-ball dont la section masculine évolue en NM1 (3e échelon national du championnat français). Le club est basé dans la ville d'Urcuit, mais évolue dans la salle d' Anglet Saint Jean.

Le Football Club de Lahonce Urcuit Briscous, dont le siège se situe à Lahonce, évolue sur les terrains des trois communes.

Éducation

Urcuit dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  3. Notice du Sandre sur Urcuit
  4. a, b, c, d et e Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006, p. 23 (ISBN 2 86781 396 4)
  5. a, b, c et d Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  6. Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Manuscrits du XVIIe et du XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  9. Guy Ascarat
  10. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  13. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 23.
  14. [1][2][3][4][5][6][7][8][9] [10][11][12][13] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur le mobilier de l'église Saint-Étienne
  15. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur les stèles discoïdales

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Clotilde Bordenave, Urcuit-Urketa Labourd, 1985, page 32, mairie d'Urcuit ;
  • Victor Dubarat et Pierre Haristoy, Les paroisses du Pays basque pendant la période révolutionnaire, Études historiques et religieuses du diocèse de Bayonne, 1903, tome 2, page 203 ;
  • Eugène Goyhénèche, Le Pays basque, Pau, imprimerie Marrimpouey Jeune, 1979, page 652 ;
  • Charles Picamilh, Statistique générale du département des Basses-Pyrénées, Pau, Vignancour, 1858 ;
  • Édouard Pinatel, Les puits salins d'Urcuit, Gure Herria, 1967, page 154 ;
  • Jacques Romatet, Notes et documents pour servir à l'histoire des abbayes cisterciennes et Prémontrées des gaves de l'Adour au Moyen Âge, TER d'histoire : Bordeaux III, université Michel de Montaigne, 1969, page 58.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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