Arhansus

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Arhansus
Le chœur de l'église Saint-Étienne
Le chœur de l'église Saint-Étienne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Iholdy
Intercommunalité communauté de communes d'Iholdi-Ostibarre
Maire
Mandat
Christine Erdozaincy-Etchart
2014-2020
Code postal 64120
Code commune 64045
Démographie
Gentilé Arhantsusiar
Population
municipale
73 hab. (2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 15′ 30″ N 1° 02′ 04″ O / 43.2583, -1.0344444444443° 15′ 30″ Nord 1° 02′ 04″ Ouest / 43.2583, -1.03444444444  
Altitude Min. 60 m – Max. 370 m
Superficie 5,32 km2
Localisation

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Arhansus est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Arhantsusiar[1],[2] ou Arhantsusitar[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

L'entrée d'Arhansus sur la D702
La Bidouze à Arhansus

La commune fait partie du pays d'Ostabarret, dans la province basque de Basse-Navarre.

Accès[modifier | modifier le code]

Arhansus est desservie par la route départementale D933.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Situées dans le bassin versant de l'Adour, les terres de la commune sont arrosées[3] par la Bidouze, affluent de l'Adour.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Arhansus apparaît sous les formes sanctus stephanus de aranchiis et aranchus (1160[8]), Arhanssus (1291[9],[8]), eransus et aransus (1305[8]), Eranssus (1350[9]), Arhansus (1365[8] et 1413[9],[8]), Aransus (1513[9],[6], titres de Pampelune[10]) et Aransusi (1621[9],[6],[8], Martin Biscay[11]).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le toponyme est basé sur le radical basque Arhan-, Arran- ou son dérivé Arhantz[8] mais l’étymologie 'où abonde le prunellier'[9] est incertaine[8].

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

L’Eldurne est un hydronyme désignant un tributaire de la Bidouze, circonscrit au territoire d’Arhansus, mentionné en 1863[6] par le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque.

Etchepare et Etcheverry sont d’anciens fiefs, relevant du royaume de Navarre, cités dans le dictionnaire de 1863[6].

Le gaztelu zahar, mont entre Arhansus et Juxue, est mentionné sous les graphies Gastelluçar par Paul Raymond en 1863[6], Gastellusahar sur la carte de Cassini, Gastelusare par l'IGN ou encore Castellu Cahara[5].

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque est Arhantsusi[2].

Pierre Lhande indique dans son dictionnaire basque-français la forme Arhantsuse[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Marc Arrachou    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Arhansus appartient à six structures intercommunales[13] :

  • la communauté de communes d'Iholdi-Ostibarre ;
  • le syndicat AEP de l'Ostabaret ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour l'aménagement et la gestion de l'abattoir de Saint-Jean-Pied-de-Port ;
  • le syndicat pour le soutien à la culture basque ;
  • le syndicat pour le fonctionnement des écoles d'Ostibarret.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le recensement[14] à caractère fiscal de 1412-1413, réalisé sur ordre de Charles III de Navarre[15], comparé à celui de 1551 des hommes et des armes qui sont dans le présent royaume de Navarre d'en deçà les ports[16], révèle une démographie en forte croissance. Le premier indique à Arhansus la présence de 5 feux, le second de 13 feux.

En 2011, la commune comptait 73 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
193 159 190 171 187 213 192 181 177
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
163 137 150 125 146 136 120 99 115
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
122 117 125 121 115 114 124 131 116
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
109 95 102 97 98 81 72 73 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Détail du fronton
Une ferme

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Un camp protohistorique est visible au lieu-dit Gaztelu Zahar (Castellu Cahara[5]), d'altitude 361 m, et un second au lieu-dit Portasanse[7].

Des maisons[19] du XVIIIe siècle sont inscrites à l'Inventaire général du patrimoine culturel.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Étienne[20] date en partie du XVe siècle.

Ancienne stèle
Stèle discoïdale

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture,‎ 2009 (ISBN 978-2-35077-151-9)
  2. a, b et c - Académie de la langue basque
  3. Notice du Sandre sur Arhansus
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v et w Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 29 février 2012)
  5. a, b et c « Le camp protohistorique du lieu-dit Castellu Cahara », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. a, b, c, d, e et f Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  7. a et b « Le camp protohistorique du lieu-dit Portasanse », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. a, b, c, d, e, f, g et h Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque : noms des pays, vallées, communes et hameaux, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, coll. « Centre d'études linguistiques et littéraires basques »,‎ 2006, 246 p. (ISBN 2867813964 et 9782867813962)
  9. a, b, c, d, e et f « Présentation de la commune d'Arhansus », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Titres publiés par don José Yanguas y Miranda
  11. Derecho de naturaleza que la merindad de San-Juan-del-pie-del-puerto, una de las seys de Navarra, tiene en Castilla - 1622 petit in-4°
  12. Pierre Lhande, Dictionnaire basque-français, 1926
  13. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 21 juin 2014)
  14. Recensements cités par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque III : Évolution économique et sociale du XVIe au XVIIIe siècle, t. 3, Donostia / Bayonne, Elkarlanean,‎ 2001, 411 p. (ISBN 8483317443 et 9788483317440, OCLC 466971263), p. 25. Le même ouvrage de Manex Goyhenetche indique (page 284) qu'il faut compter une moyenne démographique de 5.5 par feu.
  15. Transcrit et publié par Ricardo Cierbide, Censos de población de la Baja Navarra, Max Niemeyer Verlag, Tübingen, 1993
  16. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, E 575, transcrit par Louis Baratchart dans Les amis de la vieille Navarre, janvier 1995, pages 44-54
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  19. « Les maisons du XVIIIe siècle », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « L'église Saint-Étienne », base Mérimée, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]