Sames (Pyrénées-Atlantiques)

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Sames
L'ancienne gare SNCF.
L'ancienne gare SNCF.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Bidache
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Bidache
Maire
Mandat
Yves Pons
2014-2020
Code postal 64520
Code commune 64502
Démographie
Gentilé Samot
Population
municipale
656 hab. (2011)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 31′ 30″ N 1° 09′ 19″ O / 43.525, -1.1552777777843° 31′ 30″ Nord 1° 09′ 19″ Ouest / 43.525, -1.15527777778  
Altitude Min. 0 m – Max. 58 m
Superficie 13,26 km2
Localisation

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Sames est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Samot[1] (ou Samaztar[2] en basque).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Petit village du Sud-Ouest, situé à 30 km à l'est de Bayonne et au sud de Dax

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[3] par l'Adour et par ses affluents, d'une part les gaves réunis, une puissante rivière constituée quelques kilomètres en amont de la confluence du gave d'Oloron et du gave de Pau, issus des plaines du Béarn, d'autre part la Bidouze, issue du cœur de la province basque de Basse-Navarre, dans la forêt des Arbailles, ainsi que par les tributaires locaux de celle-ci, les ruisseaux le Pazané, le Chioulat et celui d'Arrihons (aujourd'hui "Rigons"), qui alimentait autrefois un moulin à eau, transformé au XIXe siècle en canal de drainage.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

La commune est agencée en plusieurs quartiers, dotés de leur personnalité propre, partiellement appuyée sur l'histoire ; on reconnaît ainsi les quartiers suivants :

  • le Bourg, regroupé autour de l'église
  • le quartier Saint Jean, constitué autour d'une commanderie de l'ordre de Malte, dont la localisation exacte est incertaine, mais qui y disposait de terrains acquis en 1445 et qui au XVIIIe siècle était désigné sous le nom de Saint Jean d'Etchart ; jusqu'à la fin du XVIIe siècle (1683) ce quartier disposait de son propre lieu de sépulture, dans l'emprise d'une chapelle située tout contre la Bidouze, certainement reconstruite par l'ordre de Malte, mais semble-t-il beaucoup plus ancienne, qui a subsisté au moins jusqu'au début du XIXe siècle[4], et dont des soubassements étaient encore visibles au milieu du XXe siècle (elles ont été noyées dans les réaménagements de la rive dans les années 1970) ;
  • le quartier du Vic Neuf ("Vic Nau"), situé entre le Bourg et la Bidouze ;
  • le quartier Vic de Lalande, situé entre le Bourg, Hastingues et Bidache ;
  • le quartier des « Îles », au bord des gaves et de l'Adour, dont la dénomination remonte à l'époque où le Gave et l'Adour présentaient quelques îlots, semblables à ceux qui subsistent de nos jours au niveau de Lahonce et de Sainte-Marie-de-Gosse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les quelques auteurs qui se sont intéressés à la question n'ont pas dégagé d'origine nette, romane-gasconne, basque, ou autre, du nom de ce lieu. Des versions plus ou moins fantaisistes ont ainsi été avancées, comme de le faire dériver du nom d'un notable romain tout à fait hypothétique, en s'appuyant sur les traces, bien faibles à vrai dire (un trésor de pièces de bronze découvert en 1911 dans un muret de jardin du bourg, à quelques dizaines de mètres de l'église, et datant de la fin du IIIe siècle) de présence romaine (rien ne permet de qualifier l'habitation d'une notabilité romaine quelconque sur le site, pas plus d'ailleurs que dans aucune des communes du voisinage, le seul site d'importance étant à Sordes-l'Abbaye, à 20 km environ; d'ailleurs la topographie de la zone, essentiellement marécageuse et coincée entre les gaves et l'Adour au nord, et la Bidouze au sud, sujette à des eaux stagnantes alimentées par les grandes marées - le régime de marées se fait sentir jusqu'à Bidache, avec des effets de 2 à 3 m quotidiens - et des inondations d'automne, hiver et printemps, ne se prêtait sans doute guère à un établissement agricole significatif de type « villa »)[5].

Mentions anciennes

Le toponyme Sames, identique à la forme actuelle, est mentionné[6] dès 1255 (cartulaire de Bayonne[7]); il apparaît sous la forme Sammes en 1463, aveux de Languedoc[8]).

On peut noter qu'en basque, le vocable samats désigne une cour de ferme jonchée de paille ou ajoncs[9], tandis que le gascon ne semble donner aucun mot qui se rapproche de près ou de loin de ce toponyme[10].

Graphie basque

Son nom basque actuel est Samatze[2] en basque.

Graphie occitane

Son nom occitan gascon actuel est Samas.

Histoire[modifier | modifier le code]

Objet, comme les communes voisines, des convoitises de seigneuries dont les hasards la faisaient zone limite, le territoire de Sames[11] a été balloté de l'un à l'autre au fil des siècles, des convoitises, des ventes, des mariages et des successions[12].

Sames aux XIIIe et XIVe siècles avant les Gramont[modifier | modifier le code]

À la fin du XIIe siècle, Richard Cœur-de-Lion, qui a épousé en 1191 Berengère de Navarre, la sœur de Sanche le Fort, roi de Navarre, cède à son beau-frère la suzeraineté d'un ensemble de territoires du Labourd qui vont échapper à l'emprise du royaume de France pendant plusieurs siècles et constituer ce qui sera appelé plus tard la Basse-Navarre. Viellenave-sur-Bidouze (vallée de Leren) donne dès le XIIIe siècle lieu à hommage de ses seigneurs (les Gramont) au roi de Navarre[13], Bidache de même en 1329, dès les premières années après sa construction (vers 1325); il ne semble pas y avoir de trace sur ce point quant à Sames (qui était dénué de toute installation à caractère militaire). À cette époque Bidache figure dans la zone de compétence de l’Évêché de Dax (cartulaire daté des environs de1160)[13].

Dès 1255, sa première mention dans un document conservé, Sames apparaît comme dépendante d'un seigneur de Came, lequel remet "toute la dîme de Sames" à l’Évêque et au Chapitre de Bayonne[14]; ceci distingue la situation de Sames de celle de Bidache et semble rattacher Sames à la province basque du Labourd; il y est question de "terres novales", nouvellement défrichées donc, qui donnent à penser que le territoire est encore très peu occupé.

Le 5 avril 1310, un document mentionne un certain Raymond-Arnaud de Came, et son père seigneur de Sames (dans une transaction portant sur des landes dites de La Tayllade (sans doute localisée sur Came ou Arancou) impliquant le chapelain d'un hospice d'Arancou (désigné comme Ospitau Naou, et donc de création récente), et l'évêque de Dax. En 1313, un document de succession d'un Raymond-Arnaud, seigneur de Came, sans doute le même, le précise comme seigneur de Came et de Sames, son père ayant dû décéder entre temps. Un texte tardif (de 1639) indique qu'en 1325, la barthe de Haches (celle comprise entre la Bidouze, l'Adour et le Gave) est séparée par tiers entre Sames, la bastide voisine de Hastingues, et un seigneur non précisé;

En substance, il ressort que pendant tout le XIIIe siècle puis le XIVe siècle, la famille qui régissait Sames et Came, et sans doute aussi Arancou, a soigneusement évité toute dépendance vis-à-vis du Béarn d'un côté, de la Basse-Navarre de l'autre, peut être en se plaçant dans la mouvance des potentats épiscopaux de Bayonne (XIIIe siècle) et de Dax (XIVe siècle). Cette situation change complètement en 1372.

Sames du XVe au XVIIe siècle, une monnaie d'échange ballotée au service de la stratégie territoriale des Gramont centrée sur le sud-Bidouze[modifier | modifier le code]

En 1372, par un mariage, les terres de Sames, et semble-t-il simultanément celles de Came passent dans le giron de Arnaud-Raymond II de Gramont.Cette zone de semi-non droit à la marge des terres de cette famille serviront à plusieurs reprises de monnaie d'échange pour des enjeux plus cruciaux aux yeux des Gramont.

Situées tout au nord de la Basse-Navarre, les terres de la puissante famille de Gramont (ou Agramont/Agramonde, une branche issue des vicomtes de Dax au XIe siècle et installée à partir de l'an 1040 environ sur le site de Gramont ou Agramont à Viellenave-sur-Bidouze[13]) sont à cette époque dans une situation extrêmement confuse, entretenue à loisir par cette famille ; on peut y distinguer :

  • trois paroisses qui appartiennent à la fois au comté de Gramont et au pays de Mixe : Bergouey, Viellenave-sur-Bidouze et Escos ;
  • la ville de Bidache, dont ils prétendent faire une « principauté souveraine », couverte par l'hommage rendu depuis la fin du XIIe siècle aux rois de Navarre (même si de temps à autre les Gramont le font aussi au bénéfice des ducs d'Aquitaine, par ailleurs rois d'Angleterre; ainsi par exemple en 1389 par Arnaud-Raymond II de Gramont au roi de Navarre Charles le Mauvais
  • et les trois villages "tampons" au statut assez flou qu'ils viennent d'acquérir : Came, Arancou et Sames.

La bourgade voisine de Guiche appartient alors à la famille d'Albret et fait partie du royaume de Navarre.

Dans les années 1380, des litiges sont ouverts entre le Béarn, la Navarre, et la Gascogne autour de ces terres, et en 1389 les Gramont se livrent à des manipulations sur les bornages.

Arnaud-Raymond de Gramont rendait hommage pour compte des châteaux de Bidache (édifié vers 1325) et de Gramont (ou Agramont, sis à Viellenave-sur-Bidouze le fief d'origine des Gramont, édifié vers le XI/XIIe siècle) au roi de Navarre, Charles dit le Mauvais; Charles de Navarre est en guerre larvée avec son puissant voisin, Gaston Phoebus, comte de Foix, vicomte de Béarn, et mari en premières noces de Agnès de Navarre, sa sœur, qu'il a répudiée sans ménagement; cet antogonisme est aggravé par les manœuvres de Charles de Navarre pour monter le fils de Gaston contre son père, ce qui conduit en 1382 au meurtre du jeune homme par son propre père; Arnaud-Raymond II de Gramont a clairement choisi le camp de Charles le Mauvais, il l'accompagne dans des campagnes contre la Castille et le 13 février 1390 il assiste à Pampelune au mariage du fils de ce dernier, Charles dit le Noble. Si le comté de Gramont fait partie de la Basse-Navarre, ce n'est semble-t-il pas le cas en théorie de Sames ni Came, mais leur statut se trouve brouillé par les intérêts de leur seigneur dans les conflits entre le roi Navarre, son suzerain pour l'essentiel, et le Béarnais.

En 1444, vendues par son petit-fils François I de Gramont, les seigneuries de Came, Sames et St Pé de Léren changent de main au profit d'une autre branche de la famille Gramont, celle de Gracian (ou Gratien) de Gramont.

Le fils de ce dernier, Roger de Gramont, obtient en août 1479 des lettres patentes de Louis XI qui érigent ces terres en baronnies[15]. et les font dépendre du sénéchal des Lannes, c'est-à-dire des Landes!.

Roger est ensuite distingué par Charles VIII qui lui concède les charges de capitaine et maire de Bayonne, une fonction qui restera longuement exercée par cette branche des Gramont dont la fortune est désormais liée à la province du Labourd, et au contrôle de l'Adour et de la Bidouze. Roger de Gramont vend à son tour en 1514 les baronnies de Came, Sames, Léren et St Pé de Léren à Jean d'Etcheton, seigneur de Saint Pé en Labourd (Saint Pé-sur-Nivelle), qui avait épousé Isabelle de Gramont une de ses nièces. Jean Garat Saint-Martin ne donne pas de précisions sur le rattachement de sénéchaussée de ces communes à cette occasion (mais il peut paraître assez probable qu'il n'y ait pas eu de changement, une telle décision relevant du pouvoir royal). Roger de Gramont meurt en 1519, apparemment sans descendant mâle direct vivant (un fils François est mort vers 1505), et ses possessions, terres et privilèges passent à un petit-fils, Jean II de Gramont.

La baronnie de Sames qui semble être restée un bien propre d'Isabelle de Gramont revient quelques années plus tard au dit Jean II, son neveu éloigné, maire et capitaine de Bayonne, qui décède en 1528, puis à la sœur de ce dernier Claire de Gramont qui épouse un certain Menaud d'Aure, chevalier et vicomte d'Aster, lequel reprend les positions, terres et titres de son défunt beau-frère, le nom de Gramont et lui succède comme capitaine, gouverneur et maire de Bayonne.Cette famille met la main sur la terre de Guiche, cette enclave du royaume de Navarre entre Labourd et Gascogne, que lui cèdent les Albret le 8 novembre 1534, par échange avec une terre en Gironde (sans doute venant du mari). Le fils de Menaud d'Aure et Claire de Gramont, du nom d'Antoine, né en 1526, prend à 9 ans la succession des charges de son père (décédé le 5 juin 1534 à Bayonne) et toutes les terres; allié aux Bourbon-Vendôme, il embrasse le protestantisme et devient un proche de la maison d'Albret.

Il reçoit le titre de Comte de Guiche en décembre 1563 par faveur de Charles IX, et le dit Comté de Guiche comprend Briscous, Urt, Bardos, Guiche, Sames, ainsi que Came et St Pé de Léren. À l'occasion de cet acte qui porte sur l'organisation de l'ensemble des terres "françaises" (qu'il faut sans doute comprendre dans le contexte de l'époque comme "non-navarraises") des Gramont, le roi Charles IX précise permettre « d'y créer, ériger et établir un sénéchal et un siège de sénéchal au dit lieu de Guiche (...) lequel (...) connaîtra de toutes causes civiles et criminelles de toute la dite comté de Guiche »[16]. La création de ce siège apparaît comme une nécessité logique, compte tenu du caractère hétéroclite des terres ainsi rassemblées. Dans le cadre de cet acte, Sames comme Guiche ressortent comme considérées en dehors du domaine navarrais des Albret et d'Henry IV, la Basse-Navarre moderne. Pour Guiche, c'est l'étape de conclusion de la cession de 1534, pour Sames (comme pour Came et Saint-Pé de Léren), c'est une claire rupture avec l'épisode gascon ouvert en 1479.

Son fils Philibert (né à Bidache le 28 août 1552) est maire de Bayonne, comte de Guiche, et propriétaire de la baronnie de Sames; il épouse Diane d'Andoins dite la belle Corisande, cousine et amie d'enfance d'Henri IV; cette proximité avec Henri de Navarre lui sauvera la vie lors de la Saint-Barthélémy;leur fils Antoine né vers 1572 est comte puis duc de Gramont (1643), pair de France, souverain de Bidache, comte de Guiche (comprenant la baronnie de Sames).

Sames du XVIIe siècle à la Révolution[modifier | modifier le code]

Au terme de ces mouvements de gauche et de droite sur près de cinq siècles, il y a donc en 1643 :

  • les terres du comté de Gramont, avec notamment Bergouey, Viellenave-sur-Bidouze, Escos, Arancou (toutes communes anciennement partie du pays de Mixe) ;
  • la principauté de Bidache, pour laquelle les Gramont ont obtenu progressivement un droit sur la circulation batelière de la Bidouze et une franchise de foires ;
  • le comté de Guiche, comprenant d'une part l'ensemble Briscous, Urt, Bardos (de toujours partie du Labourd), Guiche (jusqu'en 1534 enclave du royaume de Navarre et rassemblée aux précédentes lors de la constitution du comté de Guiche), Sames (dans l'ensemble une barthe inhospitalière un peu à l'écart), et d'autre part, disjointes par l'interposition de Bidache, l'ensemble formé par Came (dans la vallée de la Bidouze et originairement partie du pays de Mixe), Léren et Saint Pé de Léren sur le gave d'Oloron et en terre de Béarn.

Cette situation n'évoluera pratiquement plus jusqu'à la Révolution. Lors de la convocation des États Généraux de 1789, les curés de Came, de Saint-Pée de Leren, de Saint-Vincent de Leren, d’Auterive, d’Arancou, de Hastingues ainsi que l'abbé d'Arthous, mais aussi de Sames sont convoqués au titre de l'évêché de Dax[17]. Lors de la constitution des départements, Sames se retrouve dans le département des Basses Pyrénées comme l'ensemble des terres de la famille de Gramont.

Sames, quelle appartenance ?[modifier | modifier le code]

Aucune relation juridique entre ce village et le Pays basque intérieur n'apparaît dans les sources consultées[18], zones dont elle était coupée du côté du Labourd par l'interposition de Guiche, terre du royaume de Navarre jusqu'en 1534, et du côté de la Basse-Navarre par Bidache. Il s'agit d'une commune largement ouverte aux influences gasconnes via la batellerie (le port de Bayonne, côté Saint-Esprit, est lui-même gascon. Sames n'avait pas de notables, et les actes qui la concernent sont établis par les notaires des villages voisins, comme Hastingues, doté d'un bayle, ce qui explique sans doute que pour la coutume elle se soit de fait trouvée régie par le droit civil en vigueur en Gascogne[19] , ainsi aussi, au moins par période, pour la fiscalité[20], ou Bidache, principauté à statut particulier, ou encore Guiche.

Toutefois commune entièrement rurale, son habitat ne se distingue en rien de celui de ses voisins du Labourd et de la Basse-Navarre; coincée entre quatre provinces (Labourd, Navarre, Gascogne, Béarn) et ne présentant guère d'enjeu en l'absence de toute forteresse (au contraire de Hastingues, Guiche, Peyrehorade et Bidache), elle n'était qu'un enjeu mineur dans les disputes des grands seigneurs de la région. Au XIXe siècle avec le renforcement des liens avec l'arrière-pays béarnais et la zone économique de Saint-Esprit/Tarnos en aval, elle s'est trouvée majoritairement gasconisée même si de nombreuses familles y ont des patronymes typiquement basques.

Sames un temps fief d'un seigneur de Came n'a jamais eu de lien juridique avec le Béarn, étant séparée des terres de Came par les barthes dites de Garruch, sur la rive droite de la Bidouze face à Bidache, qui dépendaient de l'abbaye d'Arthous comme en atteste un procès de droits d'exploitation des bois de 1617 et ses liaisons avec l'environnement juridique de Gascogne par le truchement de son immédiate voisine Hastingues apparaissent purement circonstancielles, Sames n'ayant jamais (sauf brièvement de 1479 à 1514) appartenu à la Généralité de Gascogne.

Quelques éclairages dans ce sens sont fournis par l'histoire de sa voisine Hastingues. En 1289, l'abbaye d'Arthous distante de 3Km et le duc de Gascogne, qui est aussi le roi d'Angleterre, concluent un accord de paréage pour la création d'une bastide, posée sur la colline qui fait face à celle de Sames. Cet accord amiable doit permettre la protection des biens de la communauté de moines contre les entreprises de pillage "des ennemis du duc", soit à dire "de Navarre, de Béarn, des Basques, du sire de Labret et du sire de Gramont". Cette abbaye résultait d'une initiative commune en 1167 de l'évêque de Dax et du seigneur souletain de Domezain, vers où l'abbaye orientait les pélérins de Compostelle (voie Arthous-Arancou, où se plaçait l'hospice Ospitau Naou cité plus haut), en concurrence avec la très ancienne abbaye bénédictine de Sorde, quinze kilomètres plus à l'est, une voie de passage pourtant beaucoup plus facile. Arthous, Arancou, Domezain terre des Sanche de Soule articulent cette voie sous l'égide des évêques de Dax. En cette fin du XIIIe siècle, l'abbaye d'Arthous est restée un fief du duché d'Aquitaine dont le délitement excite les ambitions locales. La forteresse d'Hastingues, construite vers 1305 et administrée par un bayle qui y rend justice, marque la limite de ce duché dont la principale base arrière en aval est la ville portuaire de Bayonne et dont la Soule reste la fidèle vassale dans le piémont pyrénéen, intercalée entre la Navarre et le Béarn. Le "sire de Gramont" est le très proche seigneur de Bidache, vassal des rois de Navarre: les Gramont de Viellenave sur Bidouze renforcent alors en effet leur présence dans cette zone frontière et y construisent leur nouvelle place-forte qui sera terminée vers 1325. Le "Béarn" vise sans doute le seigneur de Came: les abbés d'Arthous par deux fois, en 1280, puis à nouveau en 1302, témoigneront de l'origine de ce fief, fondé par Gaston de Béarn dit le Bon (Gaston VII de Béarn) au bénéfice d'un fils cadet des seigneurs de Guiche. Mais à cette époque, ces seigneurs de Came détiennent aussi la baronnie de Sames, sans doute issue de leur héritage de Guiche. Les "Basques" vise donc peut-être les habitants de Sames, puisque ceux de Guiche sont couverts par la désignation explicite du "sire de Labret". De fait, la bastide d'Hastingues, qui n'est pas dans le voisinage immédiat de l'abbaye, aurait pu être placée n'importe où sur la crête longue de plusieurs kilomètres qui domine le site d'Arthous. C'est cependant plein ouest, vers le Labourd, au plus loin qu'atteint le domaine monastique vers Sames et Guiche, qu'elle est placée; elle y contrôle la circulation fluviale entre Bayonne et le Béarn, dont Peyrehorade marque la limite d'atterrage, et l'entrée du cours d'eau qui mène jusqu'à l'abbaye elle-même[21]. Cet entremêlement d'infuences est simplifié par la mainmise des Gramont de Bidache, sous vasselage navarrais, en 1372 sur Came la Béarnaise et sur Sames. Par ailleurs, l'établissement de l'Ordre de Malte dès 1445 semble nettement dessiner une influence déterminante des pouvoirs religieux de Bayonne sur cette zone, qui devait être quasi-vide au moment où se conclut cette opération, mais hors de la zone d'influence des évêques de Dax, si forte sur Came, Arancou, Arthous et Hastingues.

Sans doute sous l'inspiration du découpage cantonal contemporain, Sames est néanmoins aujourd'hui généralement incluse dans les listes de communes du Pays basque, presque toujours répertoriée comme commune de Basse-Navarre[22].

Une exception isolée est l'ouvrage Atlas Turistico Euskal Herria[23], qui range Sames parmi les communes du Labourd, celle-ci apparaît la plus cohérente dans la logique de la liaison du seigneur de Came et Sames avec l'Evêché de Bayonne manifestée en 1255, la très ancienne influence de l'Ordre de Malte dès 1445 depuis son centre de Bayonne, Ordre à l'égard duquel la "bienveillance" du seigneur de Gramont qui leur y cède des terres est bien plutôt une marque de total désintérêt pour ce fief acquis par mariage en 1372, et dont la présence neutre et démilitarisée explique sans doute largement que la commune soit restée à l'écart de nombre des rivalités locales, que l'on peut associer aux liaisons et ambitions bayonnaises de la branche de Gratien de Grammont devenue propriétaire de Sames l'année précédente en 1444 et enfin des termes de la constitution du comté de Guiche en 1563.

Sames au XIXe siècle: l'étonnant projet avorté de "Louis-Philippe-Ville"[modifier | modifier le code]

Vers 1830, la France s'est remise de la lourde saignée opérée sur toute une génération par les débordements napoléoniens qui ont mis toute l'Europe à feu et à sang pendant 15 ans. Seule nation d'Europe solidement structurée avec l'Angleterre, la France rejoint cette dernière sur le champ nouveau ouvert au trop plein de leur expansion démographique : la conquête coloniale, et s'engage dans une deuxième révolution, économique et industrielle. Les projets de tous poils fourmillent, et parmi eux, celui d'une liaison navigable reliant Toulouse à Bayonne, par la réalisation d'un canal. Celui-ci emprunterait la vallée de la Garonne, puis le piémont pyrénéen jusqu'après Plaisance (Gers). À partir de là il longerait, par la rive droite, la torrentueuse Adour jusqu'à Sames, au lieu-dit bec du Gave, où le renfort qu'elle reçoit des gaves pyrénéens doit permettre ensuite aux gabarres de poursuivre jusqu'à l'océan[24]. Son promoteur est un certain Louis Galabert.

Louis Galabert commence à promouvoir son idée à partir de 1825, se lance dans des études détaillées du trajet, et rédige un soigneux mémoire descriptif de l'entreprise de ses brillantes perspectives économiques et de son importance aux plans stratégique et militaire[25]. Il parvient même à en faire un plaidoyer devant Louis-Philippe le 20 décembre 1835. Pour mieux s'attirer ses faveurs, il l'agrémente du projet de création d'une ville nouvelle, qu'il appelle Louis-Philippe Ville, et dont il prévoit l'implantation dans la barthe de Haches, ce vaste domaine marécageux coincé entre Adour, Bidouze (qui se rejoignent au lieu-dit bec de Peyroutic) et la réunion des gaves pyrénéens formée juste en amont de Peyrehorade, elle-même embouchée dans l'Adour au lieu-dit bec du Gave, et qui se trouve à cheval sur les deux communes de Sames et Guiche.

Ce projet ne verra jamais le jour; la voie latérale à la Garonne puis sur le fleuve et qui permet d'atteindre Bordeaux est beaucoup moins chère, et aucune industrie n'existe dans les Pyrénées en mesure de justifier un tel projet.Louis Galabert, qui aurait semble-t-il investi une bonne part de son argent personnel dans les pré-études de ce projet, décède le 7 janvier 1841; sa veuve qu'il aurait laissée dans un relatif dénuement semble avoir cherché à obtenir une pension, avec peu de succès puisqu'elle semble avoir encore sollicité Napoléon III, très présent dans la région et à l'origine de la transformation de Biarritz de simple bourgade de pêcheurs en cité de villégiature à la mode.

C'est le chemin de fer qui reliera Bayonne à Toulouse.

Sames à l'ère de la révolution du chemin de fer[modifier | modifier le code]

Le chemin de fer connaîtra les pires difficultés pour franchir cette même barthe de Haches. Près de 10 ans de travaux et de gigantesques terrassements mettent la voie en surplomb de près de plus de deux mètres sur toute la traversée depuis Peyrehorade (y compris sur la barthe de la rive droite sur la commune d'Orthevielle). Unique gare ferroviaire du canton de Bidache, la gare de Sames - Guiche, sur la ligne de Bayonne à Toulouse, a été inaugurée en 1912 et aura accueilli des voyageurs jusqu'à la deuxième moitié du XXe siècle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Coupé au 1 d'azur au cheval passant contourné d'argent sellé de gueules ; au 2 de sinople à la bande d'argent chargée de jumelles d'azur, parti de gueules à la croix de Malte à huit branches d'argent[26].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2014 André Lassalle    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à six structures intercommunales[27] :

  • l’agence publique de gestion locale ;
  • la communauté de communes du pays de Bidache ;
  • le syndicat AEP de la région de Bidache ;
  • le syndicat d’assainissement Adour - Ursuia ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal de protection des berges de l’Adour maritime et de ses affluents (SIPBAMA).

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 656 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
780 857 891 857 903 927 901 954 882
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
839 867 887 891 877 815 793 780 811
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
831 830 770 635 582 601 543 536 545
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
460 443 422 424 378 387 555 656 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2004[29].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
Un atelier de coutellerie, Lames de Sames, fabrique à nouveau des couteaux deux clous typiquement pyrénéens.

Patrimoine, culture et associations[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le château Poulit[30] date du XIXe siècle ;
  • Ferme de 1631 au lieu-dit Laborde de Garat
  • Bâtiment[31] de 1706 au quartier Saint-Jean
  • La maison[32] dite Dufrene du lieu-dit Saint-Jean date de 1608.
  • Maisons de maître[33] des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie date en partie du XIVe siècle. Elle recèle un ensemble de deux autels secondaires[34] du XIXe siècle, une Vierge à l'Enfant[35] sculptée et du mobilier[36] inventorié par le ministère de la Culture.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Patrimoine linguistique gascon[modifier | modifier le code]

Les noms des maisons à Sames[modifier | modifier le code]

Les dénominations des maisons sont l’identifiant premier des habitants de nos villages ; ces noms ont changé au fil des siècles, et reflètent sur Sames comme sur Guiche le brassage des éléments basques et gascons, ainsi que leur évolution dans le temps

  • quartier Saint Jean

Haritsmendi ou Harismendi, de nos jours « Hourdillé », basque haritz (chêne) mendi (montagne); Suhas Neuf et Suhas Vieux, anciennement Suhast, basque Zohasti, une localité du côté de Saint-Palais, à relier au cas des deux maisons Camou et Camou Bas; Berdoye, ?, de nos jours « Dufrene » du nom de la famille qui en devint propriétaire au milieu du XVIIe siècle ; Pé de Puyo : du nom de la famille qui en devint propriétaire dès avant le milieu du XVIe siècle, "pujo" existe en basque comme en gascon, avec le même sens (monticule), localité de Puyoo à 20 km? Pédepujo est une formation caractéristique de patronyme du pays d'Orthe (Péducasse, Pécastaings…); Nougué, anciennement Noguer, peut-être du gascon nogué (noyer) ou éventuellement du basque Nugerre similaire à Mugerre; Lagraulet, gascon agraule, corneille ou corbeau; Dachary; Pitoun; Jouanine; Dallemane ou Lamane; Camou Bas, basque Gamoue (aujourd'hui Camou), localité voisine de Suhast/Zohasti du côté de Saint-Palais, à relier au cas des maisons Suhas, ou alternative gascon camou, terrain fertile; Saint Jean Bas; Artiguenave, gascon artiga, essart ou espace de prairie, ici essart nouveau; Hanare; Darnauticon; Lacoudelle; Hayet, patronyme dont la distribution des naissances sur un siècle se localise clairement sur les Pyrénées-Atlantiques, et à un moindre degré sur les Landes-voir aussi quartier dit de Lailhet à Guiche-peut-être gascon "alhede", terrain propice à l'ail sauvage-un gros ennui pour le goût du lait…, ou peut-être basque haits, rocher et aussi chêne?; Claverie; Le Moura, gascon moura, mouras, mourac, lieu marécageux; Souyès, peut-être basque Zuhaitz, arbre ou Zuhaizti, bosquet?;

Associations culturelles et artistiques[modifier | modifier le code]

Depuis 2006, Sames est le siège (au quartier Saint-Jean) d'une association dévouée à la promotion et à l'accès de la commune et de de sa région environnante aux arts lyriques, l'Association Cantère Liricà[37]; cette association à caractère entièrement bénévole fait suite à des initiatives privées par des amateurs avertis en matière de chant classique commencées en 2001 (avec une succession de concerts en l'église de Sames, mise à disposition par la paroisse) et a monté ces dernières années en première plusieurs spectacles à Sames, avec le concours de la commune de Sames, de la communauté de communes du pays de Bidache, et du conseil général des Pyrénées Atlantiques ; ont été ainsi créés un spectacle pot-pourri d'airs lyriques, "Recette d'Opéra" (2006), une nouvelle mise en scène et nouvelle mise en musique (adaptée pour des moyens compatibles de nos salles et publics) de "Rita", une opérette comique de Donizetti (3 représentations en 2007 et 2008, à Bidache, et à Sames dans le cadre de la cour des Haras Nationaux, quartier des Iles), une nouvelle mise en scène et nouvelle mise en musique d'un petit opéra féerique de Gluck, "l'Ile de Merlin' (2008, église de Sames, avec le concours de la paroisse), un concert thématique d'extraits d'airs d'opéra "les Divas et les Hommes" (à Bidache, 2009), une nouvelle mise en scène et nouvelle mise en musique d'un opéra de type "turquerie romantique", "la Rencontre Imprévue" (2010, au manège des Eleveurs d'Anglo-Arabes de Sames, quartier des Iles).

Cantère Liricà est aussi très engagée auprès de nos anciens, et organise régulièrement des séances musicales lyriques dans des établissements de la région, ainsi à Biarritz (à plusieurs reprises dont en 2006), Montardon (près de Pau) (2009), Anglet (2010). Cantère Liricà s'efforce aussi de développer des initiatives pour toucher le public des tout jeunes, et a déjà tenu des animations de chant pour des enfants de centre aéré (2007), une séance spéciale expliquant en même temps les à-côtés d'un spectacle en faisant participer le metteur en scène et le conducteur musical (2010), ainsi qu'un atelier de chant introduisant les enfants lors de ses propres séances de travail (2008).

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire. Sames dispose aussi d'une équipe de basket (FRJS)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Garat Saint-Martin, Sames en Gascogne et sa commanderie de Saint Jean d'Etchart, éditions de l'Imprimerie artisanale,‎ 1987, qui est le seul ouvrage connu qui soit consacré exclusivement à la commune, édité avec le concours de la commune de Sames : la plupart des informations historiques de l'article proviennent de cet ouvrage ;
  • Quand les Bidachots racontent...Bidache, Bidache, Bidache culture,‎ 2010, poche (ISBN 978-2-7466-2195-4), réalisé sous l'égide de l'Association « Bidache, Culture et Cie », utilisé pour la généalogie de la maison de Gramont.
  • Robert Dézélus, Hastingues, village de Gascogne 1304-1986, Barouillet imprimeur, Dax,‎ 1987, 544 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. a et b - Académie de la langue basque
  3. Notice du Sandre sur Sames
  4. elle figure encore avec la mention « la chapelle » sur le plan cadastral de 1811, sous le no 11-propriétés bâties
  5. ainsi Jacques Lemoine, dans Toponymie du Pays basque français et des Pays de l'Adour, éditions Picard, 1977, mentionné dans l'ouvrage de référence de Jean Garat Saint-Martin, qui se rallie, sans doute un peu vite, à cette proposition
  6. Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  7. Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Aveux de Languedoc, Archives de l'Empire, PP, 45
  9. Dictionnaire basque-français, éditions Elkar S.L. Argitaletxea, Donostia, ISBN 84-7917-685-7/2-903421-48-X
  10. Dictionnaire du Béarnais et du Gascon modernes (Bassin Aquitain), par Simin Palay, éditions du Centre National de la Recherche Scientifique, 1974
  11. Jean Garat Saint-Martin, Sames en Gascogne et sa commanderie de Saint Jean d'Etchart, éditions de l'Imprimerie artisanale,‎ 1987, édité avec le concours de la commune de Sames
  12. Quand les Bidachots racontent...Bidache, Bidache, Bidache culture,‎ 2010, poche (ISBN 978-2-7466-2195-4), réalisé sous l'égide de l'Association « Bidache, Culture et Cie »
  13. a, b et c Quand les Bidachots racontent...Bidache, Bidache, Bidache culture,‎ 2010, poche (ISBN 978-2-7466-2195-4), p. 9»
  14. Jean Garat Saint-Martin, Sames en Gascogne et sa commanderie de Saint Jean d'Etchart, p. 12, dans le "Livre d'Or de Bayonne"
  15. Jean Robert, Des travaux et des jours en piémont pyrénéen : Bidache, Éditions Jean-Pierre Gyss, Barenbach, 1984, (ISBN 2902912425) édité erroné, p. 246.
  16. Jean de Jaurgain et Raymond Ritter, La maison de Gramont 1040-1967, Tarbes, Les amis du musée pyrénéen, tome 1, p. 280.
  17. compte-rendu de la session de convocation des trois États des sénéchaussées de Dax, Saint Sever et Bayonne sous la présidence de M. de Neurisse, lieutenant-général de la Sénéchaussée des Lannes, dans Armorial des Landes, tome IV, document du château de Mormès
  18. Sames est significativement absent d'une phrase par laquelle E. Goyheneche évoque la situation complexe de ce secteur (« Du fait des pouvoirs des Gramont, la situation de Bergouey, Viellenave, Bidache, Came, Arancou, Escos, du pays de Mixe à l'origine, est ambigüe »), Eugène Goyheneche, Le Pays basque, Société nouvelle d'éditions régionales et de diffusion, Pau, 1979p. 139.
  19. Voir la carte hors-texte numéro 7 dans Anne Zink, L'héritier de la maison - Géographie coutumière du Sud-Ouest de la France sous l'Ancien Régime, Paris, Éditions de l'EHESS,‎ 1993 (ISBN 978-2-7132-0996-3 et 2-7132-0996-X)
  20. Anne Zink, Pays ou circonscriptions. Les collectivités territoriales de la France du Sud-Ouest sous l'Ancien Régime, Paris, Publications de la Sorbonne,‎ 2000 (ISBN 978-2-85944-389-4 et 2859443894), p. 34-35
  21. tous ces détails proviennent de Robert Dézélus, "Hastingues, village de Gascogne 1304-1986", Barouillet imprimeur, Dax, 1987
  22. On la trouvera par exemple dans les listes toponymiques de communes basques résultant des travaux de l'Académie Euskaltzaindia : >> Exonymie - Euskaltzaindia
  23. éditeur=Sua Edizioak, 2008, ISBN 9788482162928, p. 20 de l'index
  24. voir par exemple le site CanalduMidi.com Canal des Pyrénées,qui présente en particulier une carte complète du tracé du projet de canal
  25. voir par exemple la deuxième édition de ce projet, intitulé "Canal des Pyrénées joignant l'Océan à la Méditerranée, ou continuation du canal du Midi de Toulouse jusqu'à Bayonne", Paris, Félix Locquin imprimeur, rue Notre-dame-des-Victoires no 16, 1831
  26. Guy Ascarat
  27. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  30. « Notice sur le château Poulit », base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « le bâtiment de 1706 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « la maison Dufrene de 1608 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « Notice no IA64000320 », « Notice no IA64000318 », « Notice no IA64000316 », « Notice no IA64000323 », base Mérimée, ministère français de la Culture, les maisons de maître de Sames
  34. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur les deux autels de l'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie
  35. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la Vierge à l'Enfant de l'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie
  36. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le mobilier de l'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie
  37. Site de l'association Cantère Liricà

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]