Came (Pyrénées-Atlantiques)
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| Came | ||||||
L'église Saint-Martin |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Aquitaine | |||||
| Département | Pyrénées-Atlantiques | |||||
| Arrondissement | Bayonne | |||||
| Canton | Bidache | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du pays de Bidache | |||||
| Maire Mandat |
Robert Malou 2008-2014 |
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| Code postal | 64520 | |||||
| Code commune | 64161 | |||||
| Démographie | ||||||
| Population municipale |
800 hab. (2008) | |||||
| Densité | 24 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 1 m — Max. 177 m | |||||
| Superficie | 33,90 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Came est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.
Le gentilé est Camot (Camòt en gascon, Akamartar en basque).
Sommaire |
Géographie [modifier]
Hydrographie [modifier]
Les terres de la commune sont arrosées[1] par la Bidouze, affluent de l'Adour, et par les tributaires de celle-ci, le Lihoury et les ruisseaux de Lagrabe et de Layserotte.
Des affluents du gave de Pau, le ruisseau le Baniou (et ses tributaires, les ruisseaux Lagabotte, l'Arrouyous, de Labarthe et le Bousquet) et l'Estey d'Arthous, traversent également le territoire de la commune.
Lieux-dits et hameaux [modifier]
Sur le plan cadastral de 1913, la commune de Came est divisée en sept sections :
- A - Lanusse
- B - Le Boscq
- C - Le Bourg
- D1/D3 - Pouyo
- D2 - Bourdettes
- E1 - Le Mech
- E2 - Mixe
Communes limitrophes [modifier]
- Hastingues, Oeyregave dans les Landes au nord
- Léren et Saint-Pé-de-Léren à l'est
- Bidache à l'ouest
- Labastide-Villefranche et Arancou au sud-est
- Arraute-Charritte et Bergouey-Viellenave au sud.
Toponymie [modifier]
Son nom gascon est Càmer et son nom basque est Akamarre.
Le toponyme Came apparaît[2] sous les formes Acamer ou Acamar (1072-1105), Camer (1193, cartulaire de Bayonne[3]), Sanctus-Martinus de Camer (XIIe siècle, cartulaire de Sorde[4]), Cammes (1463, aveux de Languedoc[5]), Cama (notaires de Pau[6]) et Camme (1650, carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins).
Histoire [modifier]
Paul Raymond[2] note que Came fut fondée au milieu du XIIe siècle.
Came formait avec Sames et Saint-Pé-de-Léren une baronnie dépendant du château de Dax[2]. Came dépendait du puissant duc de Gramont son voisin. Ce seigneur y avait un pavillon de chasse aujourd'hui disparu mais dont il subsiste des traces. C'est dans ce château que venait se réfugier l'été, la reine d'Espagne Marie-Anne de Neubourg exilée à Bayonne. Les seigneurs locaux venaient lui présenter leurs hommages à Came.
En 1790 Came fut le chef-lieu d'un canton comprenant les communes d'Arancou, Came, Bergouey, Sames et Viellenave.
- Came et le Pays basque
Jean-Baptiste Orpustan note deux mentions de Came en 1304 puis 1349 parmi des listes de paroisses payant franchise au pouvoir royal navarrais[7]. Pour la fin du Moyen Âge, Eugène Goyheneche note que « du fait du pouvoir des Gramont », la situation d'un certain nombre de paroisses voisines de Bidache -dont Came- est « ambigüe »[8].
La situation est plus claire sous l'Ancien Régime : Came est alors une paroisse gasconne, tant pour la coutume qui y régit le droit civil[9] que pour la fiscalité[10], mais faisant partie du duché de Gramont où elle succède à Guiche comme siège de la cour de la petite sénéchaussée de Came : sa situation est presque exactement la même que celles des paroisses gasconnes voisines de Léren et Saint-Pé-de-Léren, qu'on ne rattache pas aujourd'hui au Pays basque. En 1943 encore, la carte du Pays basque (signée M. Haulou) qui illustre l'histoire des Basques de Philippe Veyrin en exclut sans ambiguïté Came[11].
Le quartier de la Ferrerie (ou la Herrerie, ou la Ferrière), sur la rive gauche de la Bidouze constitue toutefois un cas très particulier : bien qu'il fasse partie de la paroisse française de Came il est situé en Navarre[12]. Au XVIIIe siècle, en un bâtiment dit « la Grand'Maison », siège une juridiction (l'auditoire de la cour sénéchale selon Jacques Robert)[13]. Pour Anne Zink, cette juridiction est plutôt le siège d'une sénéchaussée distincte de celle de Came, compétente pour le quartier de la Ferrerie et les communes navarraises voisines sous l'influence des Gramont[10].
Sans doute sous l'influence du découpage cantonal contemporain, Came est néanmoins aujourd'hui généralement incluse dans les listes de communes de Basse-Navarre[14].
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
Écartelé au 1 de sinople à un épis de maïs d'or feuillé du même ; au 2 d'or à une chaise de sable ; au 3 d'or à une rivière cousue d'argent en fasce soutenant une barque voguante de sable et au chef nuagé d'azur ; au 4 de sinople à une gerbe de blé cousu de sable[15].
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Administration [modifier]
Intercommunalité [modifier]
La commune appartient à cinq structures intercommunales :
- Communauté de communes du pays de Bidache, Bidaxungo lurraldea en basque, lo païs de Bidàishen en gascon.
- Syndicat intercommunal de protection des berges de l'Adour maritime et de ses affluents
- Syndicat Adour - Ursuia d'assainissement non collectif
- Syndicat AEP de la région de Bidache
- Syndicat départemental d'électrification.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 847 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
L'activité est principalement agricole mais plusieurs entreprises de fabrication de meubles sont implantées sur la commune. Huit artisans, fabricants de meubles et de chaises en bois, composent l'association des Chaisiers de Came.
La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
Culture et patrimoine [modifier]
Patrimoine civil [modifier]
Le village était dominé par un château, ancien pavillon de chasse des ducs de Gramont, mais celui-ci n'existe plus aujourd'hui. Son emplacement serait situé sur le site du centre sportif (rd 48). On en conserve des représentations et des plans qui ont été faits en 1815 lors de l'inventaire des biens de la famille de Gramont.
Le quartier de la Ferrerie, abrite une magnifique maison fortifiée du même nom, siège du sénéchalat de Gramont. De nombreux procès criminels y furent instruits. On y voyait une chapelle.
La maison Cambou fut construite par une famille d'armateurs bayonnais, les Hardoy.
La maison Gauchet[18] date du XVIIIe siècle.
La maison Morel ou Dulom était le siège d'une justice seigneuriale. On y voit encore de très beaux ornements renaissance.
La maison Villemayan, en bord de Bidouze, était le point de départ de bateaux chargés de cuirs et de peaux en direction du port de Bayonne.
Une maison dite de notaire[19] date du XVIIe siècle.
La demeure dite Grand-Maison[20] date du XVIe siècle.
Des fermes[21] anciennes datent des XVIe et XVIIIe siècles.
Le moulin Bordenave[22] date du XVIIIe siècle.
Patrimoine religieux [modifier]
L'église Saint-Martin[23] conserve les sépultures des familles Dulom et Morel, magistrats du duc de Gramont ainsi que de la très ancienne famille de Villamayan, descendante des seigneurs caviers d'Orist et dont le dernier représentant fut employé de la ferme générale. L'église recèle un ensemble de cinq verrières[24] et diverses pièces de mobilier inventoriées[25] par le ministère de la Culture.
Équipements [modifier]
La commune dispose de deux écoles primaires, une publique[26] et une privée.
Personnalités liées à la commune [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Notice du Sandre sur Came
- Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
- Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Cartulaire de l'abbaye Saint-Jean de Sorde, publié par extraits dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
- Aveux de Languedoc, Archives de l'Empire, PP, 45
- Notaires de Pau - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
- Jean-Baptiste Orpustan, « La Basse-Navarre en 1350 - IV - Le Pays de Mixe », Bulletin du Musée Basque, no 84, 1979, p. 86-88
- Eugène Goyheneche, Le Pays Basque, Société nouvelle d'éditions régionales et de diffusion, Pau, 1979, p. 139.
- Voir la carte hors-texte numéro 7 dans Anne Zink, L'héritier de la maison - Géographie coutumière du Sud-Ouest de la France sous l´Ancien Régime, Éditions de l'EHESS, 1993 (ISBN 2-7132-0996-X)
- Anne Zink, Pays ou circonscriptions. Les collectivités territoriales de la France du Sud-Ouest sous l'Ancien Régime, Publications de la Sorbonne, 2000 (ISBN 2859443894), p. 34-35
- Philippe Veyrin, , 1943, consulté sous sa réédition Artaud, 1978
- Clément Urrutibéhéty, « La Bidouze et les seigneurs de Gramont », dans le Bulletin de la société de Borda, 1964, p. 345
- Jean Robert, Des travaux et des jours en piémont pyrénéen : Bidache, Barenbach, Éditions Jean-Pierre Gyss, 1984, (ISBN 2902912425), p. 28. Pour la référence à la Grand'Maison, voir Jean Robert, « Vallées inférieures de la Bidouze et de l'Adour au début du XVIIIe siècle d'après la minute de Roussel », dans IVème centenaire du détournement de l'Adour 1578-1978 - Actes du colloque de Bayonne 28-29 octobre 1978, numéro spécial du Bulletin de la société des sciences, lettres et arts de Bayonne, pp. 223-240 et Jean Robert, « Une forge de l'ancien duché de Gramont », dans Bulletin du musée basque, n° 47 (1970), p. 18
- On la trouvera par exemple dans les listes toponymiques de communes basques résultant des travaux de l'Académie Euskaltzaindia : [1].
- Guy Ascarat
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la maison Gauchet
- Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la maison de notaire
- Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la Grand-Maison
- [2][3][4] Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur les fermes anciennes de Came
- Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le moulin Bordenave
- Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Martin
- Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur les verrières de l'église Saint-Martin
- Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le mobilier de l'église Saint-Martin
- Site de l'école primaire publique
