Came (Pyrénées-Atlantiques)

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Came
L'église Saint-Martin
L'église Saint-Martin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Bidache
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Bidache
Maire
Mandat
Robert Malou
2008-2014
Code postal 64520
Code commune 64161
Démographie
Population
municipale
856 hab. (2011)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 28′ 27″ N 1° 06′ 33″ O / 43.4742, -1.10916666667 ()43° 28′ 27″ Nord 1° 06′ 33″ Ouest / 43.4742, -1.10916666667 ()  
Altitude Min. 1 m – Max. 177 m
Superficie 33,90 km2
Localisation

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Came

Came est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Akamartar[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[2] par la Bidouze, affluent de l'Adour, et par les tributaires de celle-ci, le Lihoury et les ruisseaux de Lagrabe et de Layserotte.
Des affluents du gave de Pau, le ruisseau le Baniou (et ses tributaires, les ruisseaux Lagabotte, l'Arrouyous, de Labarthe et le Bousquet) et l'Estey d'Arthous, traversent également le territoire de la commune.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Sur le plan cadastral de 1913, la commune de Came est divisée en sept sections :

  • A - Lanusse
  • B - Le Boscq
  • C - Le Bourg
  • D1/D3 - Pouyo
  • D2 - Bourdettes
  • E1 - Le Mech
  • E2 - Mixe

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentions anciennes

Le toponyme Came apparaît[3] sous les formes Acamer ou Acamar (1072-1105), Camer (1193, cartulaire de Bayonne[4]), Sanctus-Martinus de Camer (XIIe siècle, cartulaire de Sorde[5]), Cammes (1463, aveux de Languedoc[6]), Cama (notaires de Pau[7]) et Camme (1650, carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins).

Graphie basque

Son nom basque actuel est Akamarre[8].


Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[3] note que Came fut fondée au milieu du XIIe siècle.
Came formait avec Sames et Saint-Pé-de-Léren une baronnie dépendant du château de Dax[3]. Came dépendait du puissant duc de Gramont son voisin. Ce seigneur y avait un pavillon de chasse aujourd'hui disparu mais dont il subsiste des traces. C'est dans ce château que venait se réfugier l'été, la reine d'Espagne Marie-Anne de Neubourg exilée à Bayonne. Les seigneurs locaux venaient lui présenter leurs hommages à Came.
En 1790 Came fut le chef-lieu d'un canton comprenant les communes d'Arancou, Came, Bergouey, Sames et Viellenave.

Came et le Pays basque

Jean-Baptiste Orpustan note deux mentions de Came en 1304 puis 1349 parmi des listes de paroisses payant franchise au pouvoir royal navarrais[9]. Pour la fin du Moyen Âge, Eugène Goyheneche note que « du fait du pouvoir des Gramont », la situation d'un certain nombre de paroisses voisines de Bidache -dont Came- est « ambigüe »[10].

La situation est plus claire sous l'Ancien Régime : Came est alors une paroisse gasconne, tant pour la coutume qui y régit le droit civil[11] que pour la fiscalité[12], mais faisant partie du duché de Gramont où elle succède à Guiche comme siège de la cour de la petite sénéchaussée de Came : sa situation est presque exactement la même que celles des paroisses gasconnes voisines de Léren et Saint-Pé-de-Léren, qu'on ne rattache pas aujourd'hui au Pays basque. En 1943 encore, la carte du Pays basque (signée M. Haulou) qui illustre l'histoire des Basques de Philippe Veyrin en exclut sans ambiguïté Came[13].

Le quartier de la Ferrerie (ou la Herrerie, ou la Ferrière), sur la rive gauche de la Bidouze constitue toutefois un cas très particulier : bien qu'il fasse partie de la paroisse française de Came il est situé en Navarre[14]. Au XVIIIe siècle, en un bâtiment dit « la Grand'Maison », siège une juridiction (l'auditoire de la cour sénéchale selon Jacques Robert)[15]. Pour Anne Zink, cette juridiction est plutôt le siège d'une sénéchaussée distincte de celle de Came, compétente pour le quartier de la Ferrerie et les communes navarraises voisines sous l'influence des Gramont[12].

Sans doute sous l'influence du découpage cantonal contemporain, Came est néanmoins aujourd'hui généralement incluse dans les listes de communes de Basse-Navarre[16].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé au 1 de sinople à un épis de maïs d'or feuillé du même ; au 2 d'or à une chaise de sable ; au 3 d'or à une rivière cousue d'argent en fasce soutenant une barque voguante de sable et au chef nuagé d'azur ; au 4 de sinople à une gerbe de blé cousu de sable[17].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1988 1995 Roger Gestas    
1995 2014 Robert Malou    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à cinq structures intercommunales :

  • Communauté de communes du pays de Bidache, Bidaxungo lurraldea en basque, lo païs de Bidàishen en gascon.
  • Syndicat intercommunal de protection des berges de l'Adour maritime et de ses affluents
  • Syndicat Adour - Ursuia d'assainissement non collectif
  • Syndicat AEP de la région de Bidache
  • Syndicat départemental d'électrification.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 856 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 666 1 636 1 660 1 274 1 793 1 820 1 775 1 740 1 709
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 667 1 571 1 581 1 541 1 485 1 555 1 524 1 588 1 382
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 428 1 424 1 467 1 312 1 311 1 215 1 172 1 086 1 026
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
870 766 728 738 705 681 776 789 856
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2004[19])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole mais plusieurs entreprises de fabrication de meubles sont implantées sur la commune. Huit artisans, fabricants de meubles et de chaises en bois, composent l'association des Chaisiers de Came.

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le village était dominé par un château, ancien pavillon de chasse des ducs de Gramont, mais celui-ci n'existe plus aujourd'hui. Son emplacement serait situé sur le site du centre sportif (rd 48). On en conserve des représentations et des plans qui ont été faits en 1815 lors de l'inventaire des biens de la famille de Gramont.
Le quartier de la Ferrerie, abrite une magnifique maison fortifiée du même nom, siège du sénéchalat de Gramont. De nombreux procès criminels y furent instruits. On y voyait une chapelle.
La maison Cambou fut construite par une famille d'armateurs bayonnais, les Hardoy.
La maison Gauchet[20] date du XVIIIe siècle.
La maison Morel ou Dulom était le siège d'une justice seigneuriale. On y voit encore de très beaux ornements renaissance.
La maison Villemayan, en bord de Bidouze, était le point de départ de bateaux chargés de cuirs et de peaux en direction du port de Bayonne.
Une maison dite de notaire[21] date du XVIIe siècle.
La demeure dite Grand-Maison[22] date du XVIe siècle.
Des fermes[23] anciennes datent des XVIe et XVIIIe siècles.
Le moulin Bordenave[24] date du XVIIIe siècle.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin[25] conserve les sépultures des familles Dulom et Morel, magistrats du duc de Gramont ainsi que de la très ancienne famille de Villamayan, descendante des seigneurs caviers d'Orist et dont le dernier représentant fut employé de la ferme générale. L'église recèle un ensemble de cinq verrières[26] et diverses pièces de mobilier inventoriées[27] par le ministère de la Culture.

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose de deux écoles primaires, une publique[28] et une privée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. - Académie de la langue basque
  2. Notice du Sandre sur Came
  3. a, b et c Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. Cartulaire de l'abbaye Saint-Jean de Sorde, publié par extraits dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  6. Aveux de Languedoc, Archives de l'Empire, PP, 45
  7. Notaires de Pau - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. - Académie de la langue basque
  9. Jean-Baptiste Orpustan, « La Basse-Navarre en 1350 - IV - Le Pays de Mixe », Bulletin du Musée Basque, no 84,‎ 1979, p. 86-88
  10. Eugène Goyheneche, Le Pays Basque, Société nouvelle d'éditions régionales et de diffusion, Pau, 1979, p. 139.
  11. Voir la carte hors-texte numéro 7 dans Anne Zink, L'héritier de la maison - Géographie coutumière du Sud-Ouest de la France sous l´Ancien Régime, Éditions de l'EHESS,‎ 1993 (ISBN 2-7132-0996-X)
  12. a et b Anne Zink, Pays ou circonscriptions. Les collectivités territoriales de la France du Sud-Ouest sous l'Ancien Régime, Publications de la Sorbonne,‎ 2000 (ISBN 2859443894), p. 34-35
  13. Philippe Veyrin, Les Basques de Labourd, de Soule et de Basse-Navarre, leur histoire et leurs traditions,‎ 1943, consulté sous sa réédition Artaud, 1978
  14. Clément Urrutibéhéty, « La Bidouze et les seigneurs de Gramont », dans le Bulletin de la société de Borda, 1964, p. 345
  15. Jean Robert, Des travaux et des jours en piémont pyrénéen : Bidache, Barenbach, Éditions Jean-Pierre Gyss,‎ 1984, (ISBN 2902912425), p. 28. Pour la référence à la Grand'Maison, voir Jean Robert, « Vallées inférieures de la Bidouze et de l'Adour au début du XVIIIe siècle d'après la minute de Roussel », dans IVe centenaire du détournement de l'Adour 1578-1978 - Actes du colloque de Bayonne 28-29 octobre 1978, numéro spécial du Bulletin de la société des sciences, lettres et arts de Bayonne, p. 223-240 et Jean Robert, « Une forge de l'ancien duché de Gramont », dans Bulletin du musée basque, no 47 (1970), p. 18
  16. On la trouvera par exemple dans les listes toponymiques de communes basques résultant des travaux de l'Académie Euskaltzaindia : [1].
  17. Guy Ascarat
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  20. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la maison Gauchet
  21. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la maison de notaire
  22. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la Grand-Maison
  23. [2][3][4] Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur les fermes anciennes de Came
  24. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le moulin Bordenave
  25. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Martin
  26. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur les verrières de l'église Saint-Martin
  27. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le mobilier de l'église Saint-Martin
  28. Site de l'école primaire publique

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Les chaisiers de Came

Bibliographie[modifier | modifier le code]