Grignan

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Grignan
Vue générale de Grignan
Vue générale de Grignan
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Grignan
(chef-lieu)
Intercommunalité CC Enclave des Papes-Pays de Grignan
Maire
Mandat
Bruno Durieux
2014-2020
Code postal 26230
Code commune 26146
Démographie
Population
municipale
1 625 hab. (2011)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 25′ 13″ N 4° 54′ 32″ E / 44.4202777778, 4.90888888889 ()44° 25′ 13″ Nord 4° 54′ 32″ Est / 44.4202777778, 4.90888888889 ()  
Altitude Min. 130 m – Max. 471 m
Superficie 43,43 km2
Localisation

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Grignan

Grignan est une commune française située dans le département de la Drôme en région Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Grignanais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Grignan est située dans le sud du département de la Drôme (à 77 km au sud de Valence, la préfecture), non loin du département de Vaucluse, à proximité du mont Ventoux, dans le Tricastin, en Drôme provençale.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

L'accès par l'autoroute A7 se fait en sortant à Montélimar Sud ou Bollène. La commune est accessible par la route départementale RD541 depuis Grillon, à l'est, ou l'autouroute à l'ouest, ainsi que par la RD71, depuis Chamaret, au sud, et Taulignan, au nord.

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

À partir de 1907, la commune était desservie par le Chemin de fer Taulignan-Grignan-Chamaret, une ligne annexe de celle de Pierrelatte à Nyons. La ligne a fermé en 1932.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Plusieurs lignes de transport en commun desservent la commune de Grignan :
n° 36 : Montélimar - Grignan - Valréas[1],
n° 45 : Pierrelatte - Saint-Paul-Trois-Châteaux - Grignan - Valréas - Nyons[2],
TER n°71 : Montélimar - Nyons[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Grignan
Réauville Montjoyer Salles-sous-Bois
Chantemerle-lès-Grignan Grignan Taulignan
Chamaret Colonzelle Grillon

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Grignan est arossée par la Berre, ainsi que par la Chalerne, un affluent de 8 km du Lez[4].

Relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La « gare » du tramway, au pied du château

Le village de Grignan est aussi connu pour son château Renaissance où Madame de Sévigné séjourna puis mourut en 1696.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Ėpoque moderne[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, la communauté gérait ses affaires de manière autonome, tous les habitants ayant part à l'assemblée du village, qui était cependant peu fréquentée[5].

Ėpoque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le bourg fut desservi de 1907 à 1928 par le Chemin de fer Taulignan-Grignan-Chamaret [6].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason de Grignan Blason D'or à trois bandes d'azur.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
         
         
         
         
1945 1947 Léopold Veyrier   Cadre SNCF
1947 1953 André Vergier   Médecin
1953 1959 Léopold Veyrier   Cadre SNCF
1959 1971 Maurice Chapouton   Trésorier Payeur
1971 1983 Roger Monteillet   exploitant agricole
1983 1995 Marcel Robert   Directeur d'école
1995 en cours Bruno Durieux CDS puis MDR puis DVD Ancien ministre
Président du comité national des conseillers du commerce extérieur de la France (CNCCEF)
Membre de la commission de déontologie
Président de la commission des comptes de santé
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune compte 975 logements, en 2009, contre 724 en 1999. Les 2/3 sont des résidences principales, 80 % sont des maisons individuelles[7].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 625 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 702 1 669 1 962 1 607 2 025 1 901 1 948 1 957 1 917
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 979 1 934 1 932 1 840 1 802 1 748 1 707 1 657 1 539
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 503 1 466 1 456 1 228 1 122 1 135 1 094 1 075 1 052
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 072 1 113 1 099 1 147 1 300 1 353 1 452 1 464 1 607
2011 - - - - - - - -
1 625 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La région est exploitée principalement pour les cultures de lavande et de truffes mais aussi de vigne, avec les vins de Grignan-les-adhémar, et de tournesol. La proximité de la ville de Nyons fait que la culture des olives peut s'y étendre.

Vie Locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le groupe scolaire Émile Loubet accueillent les élèves de classes de maternelles et primaires. Il est composé de six classes pour 138 enfants[10].

Santé[modifier | modifier le code]

Plusieurs médecins généralistes sont installés à Grignan. Par contre, la commune ne dispose pas d'hôpital. Le plus proche se situe à Valréas.

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique de Grignan dépend du diocèse de Valence, doyenné de Taulignan[11].

Sports et équipements sportifs[modifier | modifier le code]

La piscine municipale de Grignan est ouvert en saison estivale, et dispose de deux bassins de 25 m[12]. La commune dispose également d'un stade de football, de terrains de tennis, et d'un boulodrome[13]. Des évènements sportifs annuels sont également organisés : « La Foulée de la marquise », course à pieds et en VTT, « Les Cyclos grignanais » organisent plusieurs courses cyclotourisme et de VTT[14].

Évènements[modifier | modifier le code]

Grignan est le siège d'un festival de la correspondance en été[15].

La crèche de Grignan, en Drôme provençale, est considérée comme la plus grande du monde[réf. nécessaire]. Le village provençal est composé de plus de quatre-vingt maisons dont la hauteur s'étage entre 1 mètre et 1,20 mètre. Elles ont été construites avec les mêmes matériaux qui sont utilisés dans la région (pierre, bois, ciment), elles ont été recouvertes de 60 000 tuiles et pèsent entre 50 et 120 kilos chacune. La crèche, qui couvre 1 116 m2, est animée par plus de 1 000 santons[16].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Grignan et son château, et la collégiale Saint Sauveur
Château de Grignan, côté ouest (bâtiments sur la cour du puits) et collégiale Saint-Sauveur
Collégiale Saint-Sauveur - Façade
Collégiale Saint-Sauveur - Chœur

Le château de Grignan[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Grignan.

La collégiale Saint-Sauveur[modifier | modifier le code]

La collégiale Saint-Sauveur et l’orgue construit par Le Royer en 1663[17].

La grotte de Rochecourbière[modifier | modifier le code]

Située à environ 500 mètres du village de Grignan, une avancée de rocher devient « la roche courbée » ou Rochecourbière, lieu aménagé au XVIIe siècle par le comte François de Grignan.

Son épouse, Françoise Marguerite de Sévigné, comtesse de Grignan, écrit de Rochecourbière à sa mère, madame de Sévigné, qui aimait ce lieu. Les seigneurs de Grignan y donnaient des fêtes.

Une pierre encastrée dans le rocher, apprend que la grotte a été donnée à la commune de Grignan par le baron de Salamon le 20 novembre 1837. L'entrée était au XIXe siècle décorée de vases rocailles disparus. La fontaine rocaille est, elle, toujours présente.

Le presbytère[modifier | modifier le code]

Le presbytère ou cure, ancien palais du Doyenneté servit de mairie depuis la Révolution jusqu'en 1857. Aujourd'hui c'est une maison privée qui conserve une cheminée classée du XVIe siècle.

La chapelle Saint-Vincent au cimetière[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chapelle Saint-Vincent de Grignan.

Le monument le plus ancien de Grignan. De style roman primitif, la chapelle date du XIe siècle. Sa façade si pure aussi bien que la régularité de sa construction en petit appareil, en font un édifice remarquable. Mentionnée dans une bulle du pape Pascal II, du 24 avril 1105, elle dépendit du prieuré des Tourrettes et fut église paroissiale depuis 1280 jusqu'au XVe siècle. L'intérieur est digne de l'extérieur. Son abside, voûtée en cul de four, paraît cependant avoir subi de nombreuses transformations.

L'atelier-musée de l'imprimerie et typographie[modifier | modifier le code]

Installé dans la Maison du Bailli, Cour de justice sous l'Ancien Régime puis tribunal de paix à partir de 1789, il abrite une collection de presses du XIXe siècle ainsi qu'un atelier typographique en activité.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marc Pitre et Daniel Hickey , « Rendre justice dans une communauté rurale de l'Ancien Régime : Grignan et l'affaire Bertholon en 1702 », Cahiers d'histoire En ligne, 44-3 | 1999.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. ligne de bus 36
  2. Ligne de bus 45
  3. Ligne TER n° 71
  4. site de la Chalerne sur le site du SANDRE
  5. Roger Pierre, « Libertés et contraintes des communautés villageoises dans les pays de la Drôme à la veille de la Révolution », Études drômoises, (no)64, mars 1985, p. 21.
  6. FACS, « Les Chemins de Fer Secondaires de France - Département de la Drôme », sur http://www.trains-fr.org,‎ 2009 (consulté le 18 novembre 2010)
  7. type de logements sur l'INSEE
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  10. groupe scaolaire Emile Loubet
  11. paroisse de Grignan
  12. piscine municipale
  13. équipements sportifs
  14. évènements sportifs
  15. festival de la correspondance
  16. La crèche de Grignan, en Drôme provençale
  17. Présentation de l’orgue restauré par la Manufacture d’orgues Muhleisen
  18. Roger Duchêne, in Madame de Sévigné, Lettres choisies, coll. « Folio classique », Gallimard, 1988, p. 306.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]