Lauzerte

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Lauzerte
Vue générale de Lauzerte
Vue générale de Lauzerte
Blason de Lauzerte
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Castelsarrasin
Canton Lauzerte
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Quercy Pays de Serres
Maire
Mandat
Jean-Claude Giordana
2014-2020
Code postal 82110
Code commune 82094
Démographie
Gentilé Lauzertins, Lauzertines
Population
municipale
1 496 hab. (2011)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 15′ 24″ N 1° 08′ 18″ E / 44.2566666667, 1.1383333333344° 15′ 24″ Nord 1° 08′ 18″ Est / 44.2566666667, 1.13833333333  
Altitude Min. 98 m – Max. 270 m
Superficie 44,56 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Lauzerte (en occitan lausèrta), est une commune française, située dans le département de Tarn-et-Garonne en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Lauzertins.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue générale de Lauzerte

Lauzerte est située dans le Quercy et plus précisément dans le Quercy Blanc sur l'ancienne route nationale 653.

De son sommet, Lauzerte surveille depuis le XIIe siècle la route Cahors-Moissac et les rivières Barguelonnette et Lendou.

Lauzerte est une bastide classée Plus Beaux Villages de France.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom est issu d'un des noms occitans du sainfoin, la lauserta[1]. Une légende locale veut que le nom dérive du lézard, qui figure sur les armoiries de la ville[2], mais c'est une fausse interprétation : il symbolise l’oisiveté des sénéchaux au XVIIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Raymond VI de Toulouse, qui y possédait déjà un château, y fonda une bastide, en lui concédant des coutumes.

Elle connut depuis la guerre de Cent Ans et les guerres de religion : aussi fallut-il reconstruire ses églises. Lors des guerres de religion, Symphorien de Durfort, sire de Duras, du parti huguenot prend la ville grâce à une percée dans les murailles de la ville, à l'emplacement de l'actuelle "rue de la brèche". La totalité des 597 habitants, hommes, femmes et enfants sera tuée sur l'ordre de Duras[3].

Dans la maison des marchands, rue de la Gendarmerie, les boutiques occupaient le rez-de-chaussée, offrant à la clientèle les draps de lin du Quercy avec les épices venues des Indes, le blé ou le vin de Cahors. Ces commerçants s'adonnaient à l'usure, prêtant aux Anglais le paiement des rançons des prisonniers. Dans la même rue, les avancées de la maison à colombages rappellent que cette manière de construire économisait sur l'impôt.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Un garçon avec miniature à l'office du maire
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1884 1888 Jules Pontie    
1888 1892 Charles Corbarieu    
1892 1896 Armand Latreille    
1896 1904 Jean Baron    
1904 1912 Génulphe Pontie    
1912 1942 Etienne Baron    
1942 1944 Edmond Delcer    
1944 1945 Jean-Baptiste Lafargue    
1945 1954 Paul Leygue   Conseiller Général (1945-1949)
1954 1977 Lucien Pax    
1977 1989 Marcel Dalquié app. PS Conseiller Général (1977-1992)
1989 mars 2008 Alain Chauve PRG  
mars 2008 mars 2014 Bernard Rey PRG  
mars 2014   Jean-Claude Giordana    

Instances administratives[modifier | modifier le code]

Lauzerte possède un service départemental d'incendie et de secours, une gendarmerie, une poste, une maison de retraite, un office de tourisme.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 496 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 883 3 608 3 566 3 488 3 685 3 508 3 444 3 513 3 428
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 147 3 096 2 960 2 895 2 852 2 660 2 547 2 377 2 273
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 104 1 971 1 975 1 707 1 854 1 850 1 852 1 886 1 856
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 816 1 802 1 654 1 635 1 529 1 487 1 501 1 505 1 496
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Lauzerte possède une école maternelle et primaire ainsi qu'un collège.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Perchée sur son promontoire, ouvrant ses fenêtres sur un panorama généreusement offert depuis la Barbacane ou la promenade de l'Éveilhé.
  • On peut y voir, dans la vieille ville, des maisons du XIIIe siècle, à façades de bois et fenêtres géminées, d'autres de la Renaissance à fenêtres à meneaux, d'autres encore formant rempart ; colombages et pierres blanches, et des rues descendantes bordées d'histoire.
  • Un chemin de ronde incliné mène à la place des Cornières aux couverts marchands ; des esplanades plus récentes offrent leur panorama.
  • La chapelle de l'hospice,

Reconstruite vers 1830, accueillait pèlerins et mendiants sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

  • L'église des Carmes

À la sortie du faubourg d'Auriac, elle garde le nom de l'ordre religieux du Carmel qui fonda ici un couvent au XIVe siècle. Elle a un chevet plat et une nef unique, reconstruite en 1673.
On y voit la Vierge remettre le rosaire à saint Simon Stock et à sainte Thérèse d'Ávila ; et dans les niches latérales, le prophète Élie et saint Jean de la Croix. Elle possède un Retable.

L'église Saint-Barthélemy
  • L'église Saint-Barthélemy

Dans la ville haute, elle possède un clocher carré très sobre.
Elle présente deux façades des XIVe et XIXe siècles. Elle a été agrandie et voûtée d'ogives de 1591 à 1654 : abside à cinq pans, large nef unique à trois travées flanquée de six chapelles, clocher rectangulaire. À l'intérieur, le Christ en cuir est l’œuvre d'un prisonnier en échange de sa libération.
Elle possède un retable en bois doré consacré à la Vierge, véritable chef-d'œuvre de l'art baroque.

  • Le Monastère des capucins

Monastère de moines mendiants, fondé au XIIe siècle, il fut occupé par ces capucins jusqu'en 1789. S'étant fait chasser du monastère par les révolutionnaires français, ces derniers se dispersèrent à travers la France.

Une légende relate que, depuis cette date, le Père Calixte, revient tous les soirs de Noël au douzième coup de minuit. Ayant entendu parler de cette tradition de revenant, l'entrepreneur ayant réalisé la restauration du Monastère, désireux de vérifier si elle était fondée, vint se poster dans la cellule du Père Calixte le 24 décembre 1972 peu avant minuit, accompagné de sa fille. Installés en silence dans une obscurité complète, ils virent apparaitre juste après minuit, non pas le moine dans sa robe de bure, mais une lumière douce sur l'âtre de la cheminée, de la forme et de la dimension d'une assiette, éclairant l'ensemble de la pièce. Le phénomène ne dura que quelques secondes puis se reproduisit quelques instants plus tard avant de disparaitre définitivement[6].

Le monastère a reçu le trophée de " La Tour D'or " en 1980, pour la restauration de ce lieu.

  • Météorologie

Le village de Lauzerte comprend une des cinq stations Météo-France du département. Elle relève la température, la pluie, le vent ainsi que tout autre paramètre météorologique. Son exposition, très sujette au vent, lui a permis de relever une rafale supérieure à 100 km/h le 28 juillet 2006, suite à un violent orage remontant du département du Gers.

Le Pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Sur la Via Podiensis et Via Arvernha du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.
On vient de Montcuq, la prochaine commune est Moissac, et son abbaye Saint-Pierre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« Parti : au premier de gueules à la croix tréflée d'argent, au second de gueules aux trois tours couvertes en dôme d'argent, croisées et maçonnées de sable, jointes ensemble par un entremur aussi d'argent ; le tout posé sur une champagne d'argent chargée d'un lézard de sinople et sommé d'un chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or. »
Commentaires : Armorial général de France, dressé en vertu de l'édit de 1696 par Charles d'Hozier

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Astor, Dictionnaire des noms de familles et noms de lieux du Midi de la France, Éditions du Beffroi, Millau, 2002, 1296 pages, en part. rubrique LAUZERTE, pp. 439-440.
  2. détail du blason
  3. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p 234
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  6. relation affichée à l'intérieur du monastère 08/1993