Salers (Cantal)

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Salers
La Porte du Beffroi
La Porte du Beffroi
Blason de Salers
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Cantal
Arrondissement Mauriac
Canton Salers(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Salers
Maire
Mandat
Jean-Louis Faure
2014-2020
Code postal 15140
Code commune 15219
Démographie
Gentilé Sagraniers,Sagranières
Population
municipale
354 hab. (2011)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 08′ 20″ N 2° 29′ 42″ E / 45.1388888889, 2.49545° 08′ 20″ Nord 2° 29′ 42″ Est / 45.1388888889, 2.495  
Altitude 951 m (min. : 830 m) (max. : 1 207 m)
Superficie 4,85 km2
Localisation

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Salers ( le « s » n'est pas prononcé, il est le résultat de la déformation du « n » médiéval) est une commune française située dans le département du Cantal et la région Auvergne. Les habitants de Salers sont appelés les Sagraniers (il est parfois noté les Salersois ou Salernois).

Géographie[modifier | modifier le code]

La vallée de la Maronne

Localisation[modifier | modifier le code]

Salers est située à l'extrémité ouest du complexe volcanique du Cantal, au bord d'un plateau d'une altitude de 900 m environ. La ville s'est constituée autour d'un château situé sur une butte basaltique dominant la vallée de la Maronne. À cet endroit, la Maronne n'est plus loin de son confluent avec l'Aspre, ces deux vallées permettant l'accès par l'ouest au Puy Violent et à toute la chaîne des Puys cantaliens.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Salers
Saint-Bonnet-de-Salers Saint-Bonnet-de-Salers Saint-Bonnet-de-Salers
Saint-Bonnet-de-Salers Salers Saint-Paul-de-Salers
Saint-Paul-de-Salers Saint-Paul-de-Salers Saint-Paul-de-Salers

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ville est loin des grandes voies de communications. Ce relatif isolement et son climat hivernal rude n'ont pas favorisé son expansion, et elle a ainsi pu garder une taille modeste.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Le village se constitue aussi de quelques hameaux :

  • Jarriges, demeure passée de mains en mains depuis la famille du même nom, qui avait bâti ce bien en défiance de l'autorité seigneuriale des barons de Salers. C'est aujourd'hui un établissement hôtelier, entouré de quelques demeures
  • La Jourdanie, ancienne demeure des Chalvet de Rochemonteix, seigneurie qui englobait la chapelle Notre-Dame-de-Lorette. Ce fief, devenu par la suite propriété des Raffin de la Raffinie, a permis le développement du quartier Maleprangère (qui englobe l'ancienne mission diocésaine, Notre-Dame-de-Lorette et La Jourdanie).
  • Le Mouriol, exploitation agricole, auprès de laquelle se sont établis le camping municipal et un complexe hôtelier, le tout sur la route du Puy-Mary.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines de Salers ne sont pas connues à ce jour. Durant plusieurs siècles, les barons de Salers ont sciemment entretenu des origines italiennes, profitant des points communs qui existaient entre Salers et Salerne, notamment les reliques de saint Mathieu, saint patron des deux villes. Une seconde hypothèse ferait descendre les barons de Salers des vicomtes de Murat, plus crédible, elle n'en souffre pas moins également d'un manque de sources[1].

Au XIe siècle, le pouvoir des seigneurs de Salers s'étendait sur la petite cité rassemblée autour d'un donjon, enserrée entre les paroisses de Saint-Paul et de Saint-Bonnet. La Maison de Salers participa à plusieurs croisades : le baron Séverin de Salers partit en 1095 à la première croisade, et un de ses descendants, Helme de Salers, prit part à la septième croisade en 1250 aux côtés de Saint Louis. À la suite de querelles familiales, la seigneurie fut partagée au XIVe siècle avec la famille Pesteil, plusieurs procédures amputèrent le primat de la Maison de Salers sur son fief[2].

À partir de 1428, la ville de Salers se fortifie dans sa partie haute. Les portes du Beffroi et de la Martille faisaient partie de ce système de défense (qui comportait à l'origine quatre portes, une vers le chemin des Loups, une vers l'actuelle salle des fêtes). La fortification était due à la lassitude des bourgeois d'être systématiquement pillés lors des incursions des routiers anglais commandés par Rodrigue de Villandrando. Ces murailles ne servirent jamais à leur fonction première mais furent salutaires un siècle plus tard. Elles furent néanmoins l'objet d'un procès, à l'initiative du baron de Salers, Jean II, invoquant le crime de lèse-seigneurie, qu'il perdit au profit des bourgeois de Salers, la couronne de France ordonnant que chaque bourgeois paya autant de muraille qu'il ne disposait d'arpents de terre.

À partir de 1550, la notoriété de Salers grandit grâce à la récupération par la ville du bailliage des monts d'Auvergne, retiré de Crévecœur à Saint-Martin-Valmeroux, un tribunal royal qui fait s'installer de nombreuses familles aisées. C'est à cette époque que sont construites la plupart des demeures de pierre de lave qui entourent l'actuelle place Tyssandier d'Escous. La ville de Salers, essentiellement bourgeoise, va ainsi donner naissance à une noblesse administrative.

La fin du XVIe siècle est marquée par les guerres de religion, Salers n'est pas épargnée et c'est lors de la nuit du 1er février 1586 que les Huguenots vont tenter de prendre la cité. L'assaut sera repoussé et coûtera la vie à dix-neuf des membres des familles d'épée de Salers. La ville fut dédiée par la suite au Saint-Esprit. On peut admirer un tableau commémoratif dans l'église paroissiale Saint-Matthieu en face de la célèbre mise au tombeau polychrome des années 1495, offert par Géraud Vitalis, alors prêtre communaliste de la paroisse, pour la reconstruction de l'église [3].

En 1666, le baron François de Salers fut destitué de son titre par la Haute Cour de justice de Clermont, pour avoir fait mettre à mort un de ses ennemis sur ses terres, sans avoir eu recours aux procédures royales. Le château fut alors rasé, selon l'expression « à trois pieds du sol »[4], et les droits de la baronnie rachetés par la famille de Scorailles[5], qui tint cette charge jusqu'à la Révolution française[6].

C'est après la seconde Guerre mondiale que furent entrepris les grands travaux de modernisation de la commune, alors que M. Feniès était maire. Le couvent des Sœurs de la Compagnie de Notre-Dame fut rasé pour permettre l'édification du collège communal. La Halle de la place de la mairie fut remodelée et on y installa la statue de Ernest Tyssandier d'Escous. La place Géraud Maigne fut créée à la suite du démembrement d'un pâté de maisons qui était au milieu, et l'esplanade de Barrouze perdit sa fontaine pour permettre de moderniser l'espace.

Devenue chef-lieu de canton après la réorganisation révolutionnaire, Salers ne garda qu'une influence locale après la fermeture du bailliage et le recentrage du pouvoir judiciaire local sur Mauriac, sa notoriété se cantonnant à la commercialisation de ses produits agricoles comme les bovins et leurs dérivés (fourrures), les fromages et le développement du tourisme culturel dont l'apogée fut à la fin des années 1980 et au début des années 1990, avec les travaux de Gérard Delangle et de Yves Krier, metteur en scène, sur les Fêtes Renaissance et la collaboration d'André Mahé pour son coup de pinceau.

Consuls sous l'Ancien régime[modifier | modifier le code]

Les consuls étaient élus chaque année, ils sont les héritiers des luminiers de la paroisse. Il n'existe pas de liste exhaustive mais par croisement d'archives, il est possible d'en reconstituer une. Les luminiers sont aussi appelés des marguilliers ou des bailes en fonction des régions et de l'importance de la paroisse et de sa fabrique (synonyme de conseil de fabrique ou de syndic).

Liste des consuls de Salers
Période Identité Étiquette Qualité
1787 1789 Maire : M Delzangles de Faussanges    
1767 1780 1er Consul : Pierre Bertrandy de Barmonteil Bourgeois Autres consuls : Jean Michel, marchand ; Antoine Vergnes, voiturier  
1760 1760 1er Consul : Chevallier    
1680       Antoine de Chazettes, baile; Joseph Meynial, syndic
1679       Pierre Laviale, baile ; Pierre Claux, syndic
1678       Antoine Dupuy, baile ; Joseph Meynial, syndic
1677       François Chamboudie, baile ; Jacques Dufayet, prêtre, syndic
1676       Raymond Picapeyre, baile ; Jean Blanc, syndic
1675       Jean Blanc, baile ; Jean Berger, prêtre, syndic
1674       Rongier, baile ; Jean Blanc, syndic
1673   1er Consul : Israël de Mossier Sieur de Fumel, Avocat Joseph Couderc, baile; Jean Pradel, syndic
1620   1er Consul : Israël de Mossier   Autres consuls : Guillaume Leblanc, Jean Spinouse
1586       Autre consul : Antoine de Mossier
1581       Autre consul : Jehan Broquin, blessé lors du siège de la cité par les Huguenots en 1580
1580   1er Consul : Laporte   Autre consul: Anthoine Mossier, tué le 1er février 1580 lors du siège par les Huguenots
1579   1er Consul : Jehan Dolivier    
1572       Autre consul : Antoine de Mossier
1570       Autre consul : Antoine de Mossier
1542       Autre consul : Jean de Mossier
1508   Fondation du Consulat    

Seigneurs sous l'Ancien régime[modifier | modifier le code]

Liste des seigneurs successifs de Salers[7]
Période Identité Étiquette Qualité
1770 1820 Marie-Françoise de Scorailles-Mazerolles 2ème race Marquise universelle de Salers, mariée en 1764 à Jean-Baptiste, marquis de Naucaze, divorcés en 1778
1717 1770 Anne II de Scorailles-Mazerolles 2ème race Marquis, marié à Marie-Magdeleine de Corn de Caissac, chevalier de l'Ordre de Saint-Louis
    François II de Scorailles-Mazerolles 2ème race Marié en 1691 à Marie-Françoise de Caissac-Sedaiges
1679   Annet de Scorailles-Mazerolles 2ème race Marié en 1658 à Diane-Madeleine de Salers, fille du précédent, baron de Salers par achat en 1679 au prix de 70000 Livres
1630   François IV de Salers 1ère race Frère du précédent, marié en 1630 à Marguerite de Mossier. Destitué, par jugement, de son titre de baron le 21 janvier 1666, pour avoir, aidé d'amis ou de serviteurs, attaqué et fait tuer Antoine de Servières.

Il l'attaqua dans la rue, le poursuivit, mit le siège devant la maison où celui-ci s'était enfermé, en défonça la toiture pour y pénétrer et fit mettre le malheureux à mort.

    Henry de Salers 1ère race Fils du précédent, issu du premier lit
    François III de Salers 1ère race Né vers 1575, marié en 1593 à Jeanne de Saint-Martial puis en secondes noces en 1607 ou 1617 à Diane de Saint-Priest
1565 1585 François II de Salers 1ère race Marié le 25 janvier 1567 à Suzanne Andrieu de la Gâne
1536 1565 François I de Salers 1ère race Né vers 1510, marié en 1539 à Louise de Beaupoil de Saint-Aulaire
  vers 1536 Nicolas de Salers 1ère race 3ème fils du précédent, né vers 1470, marié le 20 janvier 1509 à Charlotte de Saint-Chamans, titré premier baron de Salers
  1477 Jean II de Salers 1ère race Intenta un procès contre les bourgeois de Salers pour crime de lèse-seigneurie, marié en 1467 à Catherine de Rochefort
  avant 1438 Jean I de Salers 1ère race fils du précédent, issu du second mariage
    Guy V de Salers 1ère race Neveu par alliance du Pape Clément VI, Pape en Avignon, rend hommage en 1405 au Duc de Berry, né vers 1348, marié le 14 octobre 1371 à Guine de Pesteils. Veuf, il se marie en secondes noces, vers 1390, avec Irlande de Tournemire
    Guy IV de Salers 1ère race Né vers 1320, marié à Irlande de Rochefort en 1344, née vers 1325
    Pierre 1er de Salers 1ère race Né vers 1300, marié en 1315 à Clémence d'Ussel, rend hommage à l'évêque de Clermont en 1331
    Guy III de Salers 1ère race Né vers 1280, marié à Souveraine de Brezons en 1296
    Guy II de Salers 1ère race Marié en 1276 avec Thimoux Aymone de Scoraille, réorganise les communaux accordés aux habitants
1230 1276 Hélin (Elim ou Helme) de Salers 1ère race Fils du précédent, croisé aux côtés de Saint-Louis
1190 1239 Séverin de Salers 1ère race A eu 5 fils
    Hugues de Salers 1ère race Donation à l'église d'Aubazine
1103 1112 Guy 1er de Salers 1ère race  
vers 1095   Séverin de Salers 1ère race Chevalier, se croise en 1095 au Concile de Clermont
1049 1069 Pierre de Salers 1ère race Seigneur mais pas forcément Chevalier, son domaine s'étend sur Saint-Paul et Fignac-Espinassoles
vers 1029   Eustorg (Astorg) de Salers 1ère race militis de Salern, donc chevalier, il signe cette année là, la donation de Étienne 1er de Cheylade à l'abbaye de Sauxillanges, lorsqu'il rentre en religion

Chronologie indicative[modifier | modifier le code]

  • 1095 : Séverin de Salers est présent au concile de Clermont à l'appel du pape Urbain II. Il se croise à cette occasion-là.
  • 1498 : Don par Géraud Vitalis, prêtre, de la Mise au Tombeau polychrome dans l'église Saint-Matthieu.
  • 1646 : Installation des Filles de Notre-Dame (ou de Marie), depuis Aurillac, congrégation religieuse d'influence ignatienne.
  • 1666 : Les Grands Jours d'Auvergne condamnent le baron de Salers à la peine de mort et la destruction de son château.
  • 1827 : Retour définitif à Salers des religieuses des sœurs de Notre-Dame[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Salers
Période Identité Étiquette Qualité
2014   Jean-Louis Faure    
2008 2014 Jean Maltcheff PS[9] Patrick Berger, 1er adjoint - Jean-Louis Faure, 2ème adjoint (démissionnaire en 2011) - Christian Lacombe (devenu 2ème adjoint en 2012) - Célia Grandjean, conseillère - Marie-Pierre Mary, conseillère (démissionnaire en 2012) - René Freissinier, conseiller - Georges Leybros, conseiller - Michel Senaud, conseiller - Françoise Touzain, conseillère (démissionnaire en 2009) - Cédric Tartaud-Gineste, conseiller
2001 2008 Michelle Celarier-Descoeur PR-UMP Monsieur Jarrige, 1er adjoint (décédé en cours de mandat) - Jean-Claude Fruquière, 2ème adjoint - Bruno Lhomme, conseiller - Daniel Gil, conseiller - Serge Borne, conseiller - Etienne Roquette, conseiller - Agnès Maltcheff, conseiller - Carole Georges, conseiller - Michel Robert, conseiller
1995 2001 Michelle Celarier-Descoeur UDF Conseiller général du canton de Salers (1995-2004)
1984 1995 Michelle Celarier-Descoeur UDF  
1984 1984 Jean Cros    
1983 1984 Georges Dauzet    
1977 1983 Charles Maigne   Jojo Laval, Barrière, Leybros, Louis Leymarie, Paul Vergne, Delsol, J. Maltcheff, R. Borne, Georges Dauzet, Delcher, Roux
1971 1977 Charles Maigne   Jean Maltcheff, 1er adjoint
1968 1971 Charles Maigne    
1945 1968 Antoine Feniès    
1944 1945 Clément Laval   Antoine Feniès, membre du conseil municipal
1940 1944 Henry de Lestrade   Président de la délégation spéciale
1930 1940 Géraud Maigne   Clément Laval, adjoint
1930 1930 Adrien Pierre Peyrac   Intérim
1929 1930 Richard Chalvignac    
1925 1929 Edouard Joanny    
1924 1925 Richard Chalvignac    
1923 1924 Adrien Pierre Peyrac    
1919 1923 Pierre François Albert Lapeyre   décède en 1923 - 1er adjoint Chalvignac
1916 1919 Léonard Jarrige    
1907 1916 Sébastien Vergne   décède en 1916
1899 1904 Guillaume Jean    
1888 1899 Pierre Jules Rolland    
1882 1888 Jules Layac    
1881 1882 Gaston Gabriel Tyssandier d'Escous   Layac (adjoint), Delalo, Rastoil, Serre, Fouilhoux, Blau, Castanier, Maigne, Verdier, Chavaroche, Barbet
1865 1881 Pierre Jules Rolland    
1853 1865 Henry Pierre François Marie Bertrandy   Notaire
1847 1853 Henri de Roquemaurel   Guy Barbet, adjoint, gendre de Jean de La Ronade
1840 1847 Jean Rolland    
1832 1839 Jean de Dieu André de La Ronade Orléaniste Jean Rolland, adjoint
1831 1832 François Lapeyre   Antoine Revel, adjoint
1829 1831 Maurice François Delalo   François Lapeyre, adjoint
1829 1829 Jean-Marie de Raffin de la Raffinie Légitimiste  
1822 1829 François-Marie Bertrandy Légitimiste  
1817 1822 Jean-Marie de Raffin de la Raffinie Légitimiste chevalier de l'Ordre de Saint-Louis
1806   François-Marie-Antoine Tyssandier   Raymond Claux, adjoint; Barthelemy Veschambres; Jean-Baptiste Valette; Pierre-Antoine Lapeyre; Antoine Salvage; François Riou; Antoine Revel; Pierre Lizet; Jean-Marie Laraffinie; François-Marie Bertrandy, membres du conseil municipal
1801 1806 François Rion (ou Riom)    
1794   Delpeuch Révolutionnaire  
1791 1794 Guillaume Rongier Révolutionnaire Secrétaire de mairie en 1790, décède en */ 1794
1790 1791 Jean-Marie de Raffin de la Raffinie Royaliste comte, garde de corps du Roy 1785

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée[10] :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 354 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 134 1 645 1 497 1 183 1 286 1 282 1 243 1 274 1 026
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
987 985 1 090 1 033 1 026 1 049 1 019 1 015 907
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
887 760 743 603 620 630 608 558 561
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
533 521 480 451 439 401 368 354 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue de Salers

Bâtiments et lieux publics remarquables[modifier | modifier le code]

Hôtel de Ville et maison dite du Bailliage

Les bâtiments publics comme les maisons des Sagraniers sont bâties en pierre volcanique noire, typique de la région. Parmi les lieux remarquables, on peut citer :

  • la place Tyssandier-d'Escous, dédiée au rénovateur de la race salers, entourée de maisons Renaissance dans le plus pur style de la Haute-Auvergne, cette place (aussi place de la Mairie) présente en son centre un buste de l'agronome qui succeda à l'ancienne halle à grains qui servait sous l'Ancien régime pour la mesure des grains avec des niveaux sur chaque pilier.
  • la maison dite du Bailliage, ayant été la propriété de la famille Sevestre, portant des traces des meneaux arrachés des fenêtres pour raisons fiscales, elle fut également la propriété de la famille Mossier. Elle porte le nom de bailliage en référence à ses précédents propriétaires qui furent magistrats civils, mais il n'a pas été établi que le bailliage, issu de Crèvecoeur à Saint-Martin-Valmeroux, se soit établi de manière permanente dans cette demeure.
  • la maison de la famille Chazette de Bargues avec un balcon en pierre de lave du XVe siècle orné de sculptures. Cette maison est la première dans la rue des Nobles.
  • La maison du Commandeur de Mossier[13] qui accueille le Musée de l’histoire de Salers et de ses traditions populaires. Belle demeure bourgeoise Renaissance avec sa galerie de style gothique et sculptures symboliques, ses clefs de voûte et culots de retombées d’ogives - Grandes salles, salons et mobiliers provenant en partie de la maison mitoyenne Dolivier (XVIIIe & XIXe siècles) - Cheminées monumentales (XVe siècle) - Pharmacie classée ISMH (1891) - Demeure inscrite à l’ISMH en 1927. Photos de la région de Salers par l’abbé Gély vers de 1911.
  • la Maison de la Ronade, dont les fondations datent du XIIIe siècle. Bâtisse de la famille du même nom, elle est aujourd'hui visitable et Philippe Garrigue, un descendant, est l'historien du village.
  • la porte du Beffroi et la porte de la Martille qui sont les derniers vestiges de l'ancien rempart médiéval.
  • la chapelle dite Lizet qui s'avère être la chapelle de la mission diocésaine devenue depuis maison de retraite, une exposition permanente y est organisée : Salers, regards sur la peinture et la sculpture. Cette chapelle date du XVIIIe siècle, époque à laquelle les procédures foncières ont permis aux missionnaires diocésains de s'établir à Salers.
  • le beffroi de Salers, XVe siècle, il domine la rue commerçante du même nom, c'était l'un des quatre points d'accès de la cité.
  • l'hospice Lizet, il est dissimulé par le beffroi et abrite un artisan d'émaux. C'est le premier hospice de Salers, fondé par Pierre Lizet, premier président du Parlement de Paris au XVIe siècle.

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Église Saint-Matthieu
  • L'église Saint-Matthieu est une reconstruction de la fin du XVe siècle, mais le portail rappelle le reste de l'église romane qui la précédait, néanmoins intégralement restaurée à la fin du XIXe après que la foudre fut tombée dessus. Parmi les ornements, des tapisseries du XVIIe siècle, dont une est le « Serment de Montmartre », acte fondateur de la Compagnie de Jésus par saint Ignace de Loyola, ainsi qu'une Mise au tombeau polychrome datée de 1495, offerte par le père Géraud Vitalis pour la reconstruction et la consécration de l'église.
  • La chapelle Notre-Dame-de-Lorette se trouve à l'est, en direction de la montagne, vers Malprangère. Elle date du XIXe siècle, d'un style néo-byzantin particulier, elle fut bâtie sur les restes de la chapeloune voulue par un seigneur de Salers, datant des alentours de 1450 et source d'un pèlerinage local dont les archives attestent de guérisons.

Salers a compté dans son histoire d'autres lieux de culte, aujourd'hui reconvertis ou détruits :

  • La chapelle du couvent des religieuses de Notre-Dame, sans doute détruite après-guerre avec l'ensemble conventuel, l'actuelle salle des fêtes est l'unique vestige de l'ensemble.
  • La chapelle du couvent des Franciscains Récollets de Barrouze, détruite avec l'ensemble pendant la Terreur.
  • Une chapelle est mentionnée dans le château des barons de Salers, qui sera rasée en 1666 avec le corps seigneurial en exécution des Grands Jours d'Auvergne[14]
  • La chapelle Lizet (l'originale) est située sous la porte du Beffroi, elle est aujourd'hui un magasin de souvenirs et fut le premier Hôtel-Dieu au XVIe siècle, fondé par Pierre Lizet.

Liste des curés de Salers[modifier | modifier le code]

Liste des curés de Salers[15]
Période Identité Étiquette Qualité
1308   Jean de Grezas   Recteur
1338   Géraud Latremoleyra   Curé
1498   Géraud Vitalis   Curé, donateur de la Mise au Tombeau
1508   Hugues de Valens   Curé[16], il y a 25 prêtre communalistes à cette époque
1529   Guy des Chambres   Prêtre
1531   Pierre des Chambres   Prêtre
1535   Antoine Lizet   Prêtre, seigneur de Courdes
1536   Guy Cyflot   Prêtre
1543   Guy Ducher   Prêtre
1552   Andréas Texier   évêque de Roses, suffragant de Guillaume Duprat, évêque de Clermont
1560   Martin de Bénaven et Antoine Robert   prêtres
1577   Antoine Chalvet   Prêtre
1586   Philippe de Bénévent   Curé
1594   Hugues de Valens   Curé, archiprêtre de Rochefort
1600   Nicolas Deval   Curé
1606   Jean Meynial   Prêtre
1607   Jacques Blanc   Prêtre
1629   Nicolas Deval   Curé
1646   Antoine Chevalier   Curé
1657   Alsac   prêtre communaliste[17]
1673   Anthoine Alsac[18]   Curé
1698   Jean Delair[18]   Curé
1734   M. Vayssière   Curé
1769   M. de Matthieu   Curé
1789   M. Rolland   Curé
1790   M. Mathieu   Prêtre
1793 1797 Antoine Dupuy   Ancien missionnaire
    Guillaume Bos   En poste le 11 avril 1818[19], également en 1820 lors de la reconstruction du clocher de l'église
1878 1882 Pierre-Jean Pagis   Curé, il devint par la suite évêque de Tarentaise et de Verdun
    Abbé Dauquier   Curé
    Elie Dellacellery   Curé
  2007 Joseph Rolland   Curé
2007 2013 Claude Bouzou   Curé
2013   Jean Rieu   Curé

Points de vue[modifier | modifier le code]

L'esplanade de Barrouze est l'un des plus beaux points de vue de la ville, avec un aperçu de la vallée de la Maronne et du Puy Violent

Particularités et distinctions[modifier | modifier le code]

Salers est la première ville de France dont les habitants aient décidé ensemble d'arrêter de fumer.

Salers est aujourd'hui membre de l'association plus beaux villages de France.

Salers a donné son nom à la race de vaches salers. Cette race a été lancée par Ernest Tyssandier d'Escous dont le buste se dresse sur la place principale de la ville.

Salers a aussi donné son nom à un fromage, le salers, version labellisée du fromage cantal, et un apéritif, la liqueur de Gentiane.

En 2008, le village a reçu son premier défibrillateur automatique de la part de la MGP au Salon des Maires, il est situé en accès libre dans l'escalier derrière l'office de tourisme intercommunal.

En novembre 2010, Salers a été distinguée du Prix Territoria d'Or "Parrainage européen" pour le texte de sa charte du jumelage.

Philatélie[modifier | modifier le code]

Un timbre postal, d'une valeur de 0,65 franc, représentant les bâtiments les plus prestigieux du village (Maison Sevestre, Maison de La Ronade, Maison de Bargues, Beffroi, Maison Flogeac…) a été émis en 1974, sur proposition de la Société des Amis de Salers. Ce timbre est l'œuvre de l'artiste Claude Durrens[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Tyssandier d'Escous
  • Pierre Lizet, 1482-1554, conseiller (1515), puis premier président du Parlement de Paris en 1529. Il fonda en avril 1532 l'Hôtel-Dieu (actuel magasin d'émaux sous le porche du Beffroi).
  • L'abbé Veyssier, en 1520, était resté parmi les pestiférés de la ville, décimée à hauteur de 400 personnes.
  • Jehan de Vernyes, né en 1530 à Salers, maître des requêtes de l'Hôtel du roi Henri IV dans l'entourage duquel il a vécu, auteur de Mémoires sur l'Auvergne au temps de la Ligue adressé à Henri IV (en 1589 et 1593), et d'une Correspondance, qui ont été édités.
  • Mathieu de Chalvet de Rochemonteix, 1528-1607, neveu de Pierre Lizet, président du Parlement de Toulouse, nommé par Henri IV, conseiller en ses Conseils d'État et privé.
  • Pierre de La Farge, 1647-1741, bourgeois et seigneur de Rochemonteix, s'est distingué à la Bataille de Malplaquet en 1709. Il fut anobli par lettres-patentes de Louis XIV en 1711.
  • Ernest Tyssandier d'Escous, 1813-1889, rénovateur de la race bovine salers.
  • Jules-Antoine Badal, 1840-1929, inventeur de l'optomètre.
  • Gérard Delangle, 1948-1996, libraire, bibliophile, créateur des Fêtes Renaissance de Salers.
  • Philippe Garrigue, 1935-2014, historien, guide touristique, fondateur du Musée de Salers.

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Édifié en 1922, il rend hommage aux Sagraniers morts pour la Grande Guerre et des autres conflits mondiaux.

Pour la Grande Guerre:

  • Chazette Guillaume (2e classe), 237e Régiment d'Infanterie. Né à Salers le 12 mai 1879, décédé le 30 mars 1916 à Vaux (Meuse). Tué à l'ennemi
  • Douniès Michel (2e classe), 36e Régiment d'Infanterie Coloniale. Né à Salers le 19 juillet 1887, décédé le 31 août 1914 à Gerbéviller (Meurthe-et-Moselle). Tué à l'ennemi
  • Garcelon Joseph (soldat), 413e Régiment d’Infanterie. Né à Sainte-Eulalie le 7 juillet 1895. Décédé le 15 novembre 1915 à Souchez (Pas-de-Calais). Tué à l’ennemi
  • Pedeboeuf Jacques (soldat), 100e Régiment d’Infanterie de Taxis. Né à Salers le 25 avril 1876. Décédé le 1er avril 1915 à Roye-sur-Matz (Oise). Tué à l'ennemi
  • Berc Gabriel (2e classe), 82e Régiment d’Infanterie. Né à Anglards-de-Salers le 21 juin 1880. Décédé le 6 avril 1915 à la côte 263 de Boureuilles (Meuse). Tué à l'ennemi
  • Counil Constant Louis Robert Camille (Caporal), 51e Régiment d’Infanterie. Né à Salers le 05 octobre 1881. Décédé le 12 avril 1915 à Maizeray (Meuse). Tué à l'ennemi
  • Lapeyre Charles (soldat), 139e Régiment d’Infanterie. Né à Salers le 15 septembre 1885. Décédé le 9 mars 1916 au Bois des corbeaux (Meuse) au nord de Chattancourt. Tué à l'ennemi
  • Maury Joseph (2e classe), 51e Régiment de Chasseurs à Pied (BCA). Né à Salers le 02 février 1888. Décédé le 19 novembre 1915 à Barrenkopf (Alsace), camp de Wettstein. Tué à l'ennemi
  • Lapeyre Charles Pierre Jean Marie (soldat), 140e Régiment d’Infanterie. Né à Aurillac le 22 février 1894. Décédé le 25 septembre 1915 à Sommepy-Tahure (Meuse). Tué à l’ennemi
  • Chazette Jean Marie (2e classe), 35e Régiment d’Infanterie. Né à Saint-Paul-de-Salers le 07 novembre 1892. Décédé le 8 septembre 1917 à Acy-en-Multien (Oise). Tué à l'ennemi
  • Bancharel Paul (2e classe), 75e Régiment d’Infanterie. Né à Salers le 01 septembre 1895. Décédé le 5 juin 1916 à Douaumont (Meuse). Tué à l'ennemi
  • Arnal Antonin (Caporal), 30e Bataillon de Chasseurs Alpins. Né à Salers le 28 septembre 1892. Décédé le 20 juillet 1916 à Curlu (Somme). Tué à l'ennemi
  • Douniès Louis (2e classe), c156e Régiment d’Infanterie. Né à Salers le 16 août 1889. Décédé le 17 novembre 1916 à Sailly-Saillisel (Somme). Tué à l'ennemi
  • Lavialle Gabriel Pierre (soldat), 339e Régiment d’Infanterie. Né à Salers le 15 juillet 1880. Décédé le 7 décembre 1916 à l’hôpital de Fleury-sur-Aire (Meuse). Blessures de guerre ayant entrainé la mort
  • Fournier Jean Pierre (2e classe), 70e Régiment d’Infanterie Territoriale. Né à Salers le 1er décembre 1882. Décédé le 9 septembre 1917 à l’hôpital auxiliaire 101 de Lyon (Rhône) Blessures de guerre ayant entrainé la mort
  • Chancel Pierre (2e classe), 52e Bataillon de Chasseurs à Pieds. Né à Salers le 02 décembre 1882. Décédé le 4 octobre 1918 à l'Est du Tronquoy (Aisne). Tué à l'ennemi
  • Niel Léon (Sergent), 169e Régiment d’Infanterie. Né à Paris le 11 octobre 1895. Décédé le 11 septembre 1914 à Champenoux (Meurthe-et-Moselle). Tué à l’ennemi
  • Lapeyre Ernest Jean Baptiste (Caporal), 339e Régiment d’Infanterie. Né à Salers le 08 novembre 1883. Décédé le 17 avril 1918 côte 82 de Hailles (Somme). Tué à l’ennemi
  • Apché Louis, Antoine (2e classe), 25e Bataillon de Combat du Génie. Né à Saint-Paul-de-Salers le 01 août 1898. Décédé le 26 septembre 1918 au ravin de Nanteuil-la-Fosse (Aisne). Tué à l'ennemi
  • Lavialle Antoine Alphonse (soldat), 22e section de convois et ouvriers. Né à Salers le 15 avril 1887. Décédé le 10 mai 1918 à l'Hôpital Villemin 75010 Paris. Broncho pneumonie ayant entrainé la mort
  • Ribes Ernest (2e classe), 122e Régiment d'Infanterie. Né à Salers le 07 octobre 1893. Décédé 19 octobre 1912 à Barenton-Cel (Aisne). Tué à l'ennemi
  • Gascon Jean Marie Joseph (2e classe), 101e Régiment d’Infanterie. Né à Salers le 02 février 1887. Décédé le 8 octobre 1918 au Sud-est d'Orfeuil (Ardennes). Tué à l'ennemi
  • Chancel Jean Marie (soldat), 100e Régiment d’Infanterie. Né à Salers le 30 mars 1879. Décédé le 7 décembre 1914 à l’hôpital auxiliaire 3 Bon Pasteur (Nancy). Blessures de guerre
  • Rochelemagne (sergent) Jean Gaston 38e Régiment d’Infanterie. Né à Salers le 28 septembre 1886. Décédé le 21 février 1919 à l’hôpital 78 à Montferrand (Puy-de-Dôme). Maladie contractée aux armées
  • Rongier (soldat) Antoine Abel 33e Régiment d’Infanterie. Né à Salers le 23 novembre 1896. Décédé le 21 février 1919 à Bletterans (Jura). Maladie contractée au service
  • Claux P, la base de données n'apporte aucune identité, néanmoins, par recoupement, un Antonin Pierre Claux serait né à Cheylade (Cantal), le 7 juillet 1894, décédé le 5 septembre 1916 dans la Somme, il appartenait au 139e Régiment d'Infanterie et son décès a été retranscrit en Corrèze.
  • Fournier (2e classe) Jacques 94e 13e Chasseurs. Né à Salers le 16 février 1887. Décédé le 22 octobre 1914 à Fromelles (Nord). Tué à l'ennemi
  • Vergne (soldat) François Jacques Charles Emile 92e Régiment d’Infanterie. Né à Salers le 25 octobre 1893. Décédé le 20 août 1914, disparu Plaine de Walsch, Sarrebourg (Lorraine)
  • Apche (2e canonnier) Pierre Jean Louis 216e Régiment d’Artillerie de Campagne. Né à Salers le 02 septembre 1891. Décédé le 27 février 1918 à l'ambulance 6/5 à Sainte-Menehould (Marne) de blessures de guerre
  • Pedeboeuf (2e classe) Julien 275e Régiment d’Infanterie, 21e Cie. Né à Salers le 20 novembre 1877. Décédé le 11 avril 1915 à Bois de Mort-Mare (Meurthe-et-Moselle). Tué à l'ennemi
  • Lizet (Sous-lieutenant) Joseph Marie 92e Régiment d’Infanterie. Né à Saint-Bonnet le 12 janvier 1881. Décédé le 5 octobre 1917 à Boureuilles (Meuse). Tué à l’ennemi
  • Lamouroux (Caporal) Antonin 28e Bataillon de Chasseurs. Né à Saint-Cirgues-de-Malbert le 2 janvier 1892. Décédé le 5 novembre 1916 au Bois de Saint-Pierre Waast (Somme). Tué à l’ennemi
  • Rigaudiere J
  • Rigaudiere (soldat) Antoine Firmin 92e Régiment d’Infanterie. Né à Saint-Projet le 16 février 1891. Décédé le 20 août 1914 à Sarrebourg (Lorraine). Tué à l’ennemi
  • Garcelon (Soldat) Jean-Pierre 139e Régiment d’Infanterie. Né à Saint-Cirgues le 15 décembre 1882. Décédé le 22 novembre 1914 à Hamentinghe (Belgique)
  • Chanut (soldat) François Mary 105e Régiment d’Infanterie. Né à Saint-Bonnet le 17 mai 1889. Décédé le 25 août 1914 à Domptail (Lorraine). Tué à l’ennemi
  • Barrier (2e classe) Jean Marie Antoine 28e Bataillon de Chasseurs Alpins. Né à Saint-Paul le 5 août 1897. Décédé le 3 juin 1917 à Craonne (Aisne). Tué à l’ennemi
  • Astier (Sergent) Antoine 105e Régiment d’Infanterie. Né à Paulhac le 22 février 1888. Décédé le 21 septembre 1914 au Plessis-de-Roye (Oise). Tué à l’ennemi

Héraldique[modifier | modifier le code]

De gueules à la tour d'or, ouverte, ajourée et maçonnée de sable, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys aussi d'or.

Le blason d'origine ne portait que la tour qui est « de Salers » flanquée d'un mur d'enceinte à dextre.

Par la suite, le chef de France a été ajouté, indiquant qu'il s'agit d'une "bonne ville", une ville relevant du roi. Plusieurs explications sont avancées: l'implantation du bailliage royal des Montagnes d'Auvergne dans la ville de Salers, au détriment du château de Crèvecoeur près de Saint-Martin-Valmeroux. Les Grands jours d'Auvergne en 1666 qui ont vu la condamnation des barons de Salers et le rachat par la suite de la baronnie par la famille de Scorailles. Philippe Garrigue considère que le chef de France est une excentricité des autorités locales du XXe siècle.

Fantaisie héraldique[modifier | modifier le code]

Fantaisie héraldique pour le jumelage Salers-Hollókő

À l'occasion du jumelage avec Hollókő, une construction héraldique a été apportée à cette cérémonie en mai 2010. Il s'agit de voir les deux blasons inclinés l'un vers l'autre comme il en était l'usage lors du mariage de deux familles nobles et dont les armes étaient frappées sur les menus des convives.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Garrigue, Philippe : Salers en aquarelles, 2009
  • Garrigue, Philippe : Les Seigneurs de Salers, essai généalogique, 2006
  • Garrigue : Les tapisseries du Canton de Salers, Aurillac, 1992
  • Ribier, René de : Les paroisses de l'Archiprêtré de Mauriac, Notice historique, Champion éditeur, 1920.
  • Jalenques, Lous : Salers, notice historique et descriptive à l'usage des touristes, 1912.
  • Delrieu, Abbé : L'ancienne Mission de Salers (1674-1792), 1895, Saint-Flour, Boudounelle
  • Chabau, Abbé J-B. : Pélreinages et sanctuaires de la Sainte Vierge dans le diocèse de Saint-Flour. Aurillac, 1888
  • Randanne, Abbé : Étude historique sur l'ancienne mission diocésaine de Clermont et ses quatre maisons: l'hermitage, Salers, Banelle et La Chasse, Clermont-Ferrand, 1885.
  • Delmont, Théodore (Abbé) : Histoire du Pèlerinage de Notre-Dame de Lorette à Salers, 1885
  • de Ribier du Châtelet, Dictionnaire statistique et historique de département du Cantal, 1857

Monographies[modifier | modifier le code]

  • Pieux et tristes souvenirs du monastère de Notre-Dame de Salers par l'abbé J. Cheyrier, 1904, Mauriac - imprimerie générale
  • Souvenir de Notre-Dame, Salers, 29, 30 et 31 juillet 1901 - Hommage de reconnaissance et de respectueuse affection à Madame la Supérieure et a toutes nos bonnes maitresses.

Articles[modifier | modifier le code]

  • Nostra Istoria, Revue annuelle de la Société Historique du Pays de Salers, la SHPS ne dispose que d'un blog et non pas d'un site internet, il n'est pas possible de le référencer ici.

Travaux universitaires[modifier | modifier le code]

  • Meyniel, Benjamin, Un Magistrat auvergnat dans la mouvance royaliste à l'apogée de La Ligue: Jehan de Vernyes, 1589-1593. mémoire de master I, Limoges, 2005
  • Tartaud-Gineste, Cédric, Histoire religieuse de Salers, paroisse de Haute-Auvergne à l'époque moderne - 1450-1792, Mémoire de Maîtrise d'Histoire, Sorbonne, 2002
  • Goldsmith, James Lowth, Les Salers et Scorailles, seigneurs de Haute-Auvergne. 1500-1789, Clermont-Ferrand, 1984

Films[modifier | modifier le code]


Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire Statistique du Cantal par Ribier du Châtelet, tome IV
  2. Voir la Thèse de doctorat soutenue en 1969 de James Lowth Goldsmith sur les barons de Salers
  3. Les manuscrits les plus authentiques faisant référence à cette période de l'histoire de Salers sont consignés dans le Livre des Luminiers ou Livre Rouge déposé aux Archives Départementales du Cantal sous la côte 5 F 499
  4. Fléchier dans son ouvrage Les Grands Jours d'Auvergne décrit la liste des seigneurs d'Auvergne condamnés par le pouvoir royal
  5. Cette famille, titulaire de la seigneurie de Salers, s'éteindra avec l'ultime marquise de Salers-Scorailles en 1820, qui était divorcée du comte de Naucaze
  6. L'historien américain James Lowth Goldsmith effectua des recherches en 1969 à Aurillac et consacra la thèse de doctorat qu'il soutint à Harvard en 1971 aux Salers et aux Scorailles, seigneurs de Haute-Auvergne. Ce travail, publié par l'Institut d'études du Massif Central, a été pilonné parce qu'invendu et les exemplaires encore sur le marché sont rares, ils peuvent néanmoins se trouver pour une certaine somme sur internet
  7. Philippe Garrigue - Les Seigneurs de Salers, essai généalogique, 2006 et Cédric Tartaud-Gineste, mémoire de maîtrise sur l'histoire religieuse de Salers, 2002
  8. Ordonnance du Roi Charles X no 5453 du 1er avril 1827
  9. La Montagne édition du Cantal, datée du 30 novembre 2010
  10. Lien des projets de jumelage sur le site du Ministère des Affaires Étrangères
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  13. La Montagne édition Cantal du 24 novembre 2011
  14. James Lowth Goldsmith, Les Salers et les Scorailes, seigneurs de Haute-Auvergne
  15. Cédric Tartaud-Gineste, mémoire de maîtrise sur l'histoire religieuse de Salers, 2002, annexes
  16. Archives des missionnaires diocésains de Salers
  17. Archives des Religieuses de Notre-Dame de Salers étudiées en 2013 par la Société Historique du Pays de Salers, page 27 des annales
  18. a et b Archives des Religieuses de Notre-Dame de Salers étudiées en 2013 par la Société Historique du Pays de Salers
  19. Archives paroissiales numérisées en 2011 par la Société Historique du Pays de Salers
  20. Portail du timbre par La Poste