Salers (Cantal)
| Salers | ||
La Porte du Beffroi |
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Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Auvergne | |
| Département | Cantal | |
| Arrondissement | Mauriac | |
| Canton | Salers(chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Salers | |
| Maire Mandat |
Jean Maltcheff 2008- |
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| Code postal | 15140 | |
| Code commune | 15219 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Sagraniers,Sagranières | |
| Population municipale |
364 hab. (2008) | |
| Densité | 75 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 951 m (min. : 830 m) (max. : 1 207 m) | |
| Superficie | 4,85 km2 | |
| Localisation | ||
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Salers ( le « s » n'est pas prononcé, il est le résultat de la déformation du « n » médiéval) est une commune française située dans le département du Cantal et la région Auvergne. Les habitants de Salers sont appelés les Sagraniers (il est parfois noté les Salersois ou Salernois).
Sommaire |
Géographie[modifier]
Salers est située à l'extrémité ouest du complexe volcanique du Cantal, au bord d'un plateau d'une altitude de 900 m environ. La ville s'est constituée autour d'un château situé sur une butte basaltique dominant la vallée de la Maronne. À cet endroit, la Maronne n'est plus loin de son confluent avec l'Aspre, ces deux vallées permettant l'accès par l'ouest au Puy Violent et à toute la chaîne des Puys cantaliens.
La ville est loin des grandes voies de communications. Ce relatif isolement et son climat hivernal rude n'ont pas favorisé son expansion, et elle a ainsi pu garder une taille modeste.
Le village se constitue aussi de quelques hameaux :
- Jarriges, demeure passée de mains en mains depuis la famille du même nom, qui avait bâti ce bien en défiance de l'autorité seigneuriale des barons de Salers. C'est aujourd'hui un établissement hôtelier, entouré de quelques demeures
- La Jourdanie, ancienne demeure des Chalvet de Rochemonteix, seigneurie qui englobait la chapelle Notre-Dame de Lorette. Ce fief, devenu par la suite propriété des Raffin de la Raffinie, a permis le développement du quartier Maleprangère (qui englobe l'ancienne mission diocésaine, Notre-Dame de Lorette et La Jourdanie).
- Le Mouriol, exploitation agricole, auprès de laquelle se sont établis le camping municipal et un complexe hôtelier, le tout sur la route du Puy-Mary.
Héraldique[modifier]
De gueules à la tour d'or, ouverte, ajourée et maçonnée de sable, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys aussi d'or.
Il est à noter qu'au cours des siècles, le blason de Salers a évolué. En effet, le blason d'origine ne portait que la tour qui est « de Salers » flanquée d'un mur d'enceinte à dextre.
Par la suite, le chef de France a été ajouté, probablement à la suite des Grands Jours d'Auvergne en 1666 qui ont vu la condamnation des Barons de Salers et le rachat par la suite de la Baronnie par la famille de Scorailles. On prête aussi ce rajout à l'implantation du Bailliage royal des Montagnes d'Auvergne dans la ville de Salers, au détriment de Crève-Cœur près de Saint-Martin Valmeroux.
Une explication (défendue par l'historien Philippe Garrigue) considère que le chef de France est une excentricité des autorités locales du XXe siècle.
Fantaisie héraldique[modifier]
À l'occasion du jumelage avec Hollókő, une construction héraldique a été apportée à cette cérémonie en mai 2010. Il s'agit de voir les deux blasons inclinés l'un vers l'autre comme il en était l'usage lors du mariage de deux familles nobles et dont les armes étaient frappées sur les menus des convives.
Histoire[modifier]
Les origines de Salers ne sont pas connues à ce jour. Durant plusieurs siècles, les barons de Salers ont sciemment entretenu des origines italiennes, profitant des points communs qui existaient entre Salers et Salerne, notamment les reliques de saint Mathieu, saint patron des deux villes. Une seconde hypothèse ferait descendre les barons de Salers des vicomtes de Murat, plus crédible, elle n'en souffre pas moins également d'un manque de sources[1].
Au XIe siècle, le pouvoir des seigneurs de Salers s'étendait sur la petite cité rassemblée autour d'un donjon, enserrée entre les paroisses de Saint-Paul et de Saint-Bonnet. La Maison de Salers participa à plusieurs croisades : le baron Séverin de Salers partit en 1095 à la première croisade, et un de ses descendants, Helme de Salers, prit part à la septième croisade en 1250 aux côtés de Saint Louis. À la suite de querelles familiales, la seigneurie fut partagée au XIVe siècle avec la famille Pesteil, plusieurs procédures amputèrent le primat de la Maison de Salers sur son fief[2].
À partir de 1428, la ville de Salers se fortifie dans sa partie haute. Les portes du Beffroi et de la Martille faisaient partie de ce système de défense (qui comportait à l'origine quatre portes, une vers le chemin des Loups, une vers l'actuelle salle des fêtes). La fortification était due à la lassitude des bourgeois d'être systématiquement pillés lors des incursions des routiers anglais commandés par Rodrigue de Villandrando. Ces murailles ne servirent jamais à leur fonction première mais furent salutaires un siècle plus tard. Elles furent néanmoins l'objet d'un procès, à l'initiative du baron de Salers, Jean II, invoquant le crime de lèse-seigneurie, qu'il perdit au profit des bourgeois de Salers, la couronne de France ordonnant que chaque bourgeois paya autant de muraille qu'il ne disposait d'arpents de terre.
À partir de 1550, la notoriété de Salers grandit grâce à la récupération par la ville du bailliage des monts d'Auvergne, retiré de Crévecœur à Saint-Martin-Valmeroux, un tribunal royal qui fait s'installer de nombreuses familles aisées. C'est à cette époque que sont construites la plupart des demeures de pierre de lave qui entourent l'actuelle place Tyssandier d'Escous. La ville de Salers, essentiellement bourgeoise, va ainsi donner naissance à une noblesse administrative.
La fin du XVIe siècle est marquée par les guerres de religion, Salers n'est pas épargnée et c'est lors de la nuit du 1er février 1586 que les Huguenots vont tenter de prendre la cité. L'assaut sera repoussé et coûtera la vie à dix-neuf des membres des familles d'épée de Salers. La ville fut dédiée par la suite au Saint-Esprit. On peut admirer un tableau commémoratif dans l'église paroissiale Saint-Matthieu en face de la célèbre mise au tombeau polychrome des années 1495, offert par Géraud Vitalis, alors prêtre communaliste de la paroisse, pour la reconstruction de l'église [3].
En 1666, le baron François de Salers fut destitué de son titre par la Haute Cour de justice de Clermont, pour avoir fait mettre à mort un de ses ennemis sur ses terres, sans avoir eu recours aux procédures royales. Le château fut alors rasé, selon l'expression « à trois pieds du sol »[4], et les droits de la baronnie rachetés par la famille de Scorailles[5], qui tint cette charge jusqu'à la Révolution française[6].
C'est après la seconde Guerre mondiale que furent entrepris les grands travaux de modernisation de la commune, alors que M. Feniès était maire. Le couvent des Sœurs de la Compagnie de Notre-Dame fut rasé pour permettre l'édification du collège communal. La Halle de la place de la mairie fut remodelée et on y installa la statue de Ernest Tyssandier d'Escous. La place Géraud Maigne fut créée à la suite du démembrement d'un pâté de maisons qui était au milieu, et l'esplanade de Barrouze perdit sa fontaine pour permettre de moderniser l'espace.
Devenue chef-lieu de canton après la réorganisation révolutionnaire, Salers ne garda qu'une influence locale après la fermeture du bailliage et le recentrage du pouvoir judiciaire local sur Mauriac, sa notoriété se cantonnant à la commercialisation de ses produits agricoles comme les bovins et leurs dérivés (fourrures), les fromages et le développement du tourisme culturel dont l'apogée fut à la fin des années 1980 et au début des années 1990, avec les travaux de Gérard Delangle et de Yves Krier, metteur en scène, sur les Fêtes Renaissance et la collaboration d'André Mahé pour son coup de pinceau.
Communes limitrophes[modifier]
Maires depuis la Révolution française[modifier]
Consuls sous l'Ancien régime[modifier]
Les consuls étaient élus chaque année, ils sont les héritiers des luminiers de la paroisse. Il n'existe pas de liste exhaustive mais par croisement d'archives, il est possible d'en reconstituer une. Les luminiers sont aussi appelés des marguilliers ou des bailes en fonction des régions et de l'importance de la paroisse et de sa fabrique (synonyme de conseil de fabrique ou de syndic).
Seigneurs sous l'Ancien régime[modifier]
Chronologie indicative[modifier]
- 1095: Séverin de Salers est présent au Concile de Clermont à l'appel du Pape Urbain II. Il se croise à cette occasion là.
- 1498: Don par Géraud Vitalis, prêtre, de la Mise au Tombeau polychrome dans l'église Saint-Matthieu.
- 1646: Installation des Filles de Notre-Dame (ou de Marie), depuis Aurillac, congrégation religieuse d'influence ignatienne.
- 1666: Les Grands Jours d'Auvergne condamnent le Baron de Salers à la peine de mort et la destruction de son château.
- 1827: Retour définitif à Salers des Religieuses des Sœurs de Notre-Dame[9].
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 358 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Monuments et lieux touristiques[modifier]
Bâtiments et lieux publics remarquables[modifier]
Les bâtiments publics comme les maisons des Sagraniers sont bâties en pierre volcanique noire, typique de la région. Parmi les lieux remarquables, on peut citer :
- la Place Tyssandier d'Escous, dédiée au rénovateur de la race Salers, entourée de maisons Renaissance dans le plus pur style de la Haute-Auvergne, cette place (aussi place de la mairie) présente en son centre un buste de l'agronome qui succeda à l'ancienne halle à grains qui servait sous l'Ancien régime pour la mesure des grains avec des niveaux sur chaque pilier.
- la maison dite du Bailliage, ayant été la propriété de la Famille Sevestre, portant des traces des meneaux arrachés des fenêtres pour raisons fiscales, elle fut également la propriété de la famille Mossier. Elle porte le nom de Bailliage en référence à ses précédents propriétaires qui furent magistrats civils, mais il n'a pas été établi que le Bailliage, issu de Crèvecoeur à Saint-Martin-Valmeroux, se soit établi de manière permanente dans cette demeure.
- la maison de la famille Chazette de Bargues avec un balcon en pierre de lave du XVe siècle orné de sculptures. Cette maison est la première dans la « rue des nobles ».
- la maison dite des Templiers qui accueille le musée de Salers : mobilier ancien et costumes issus de la maison Dolivier, chasubles, aubes et étoles en provenance de la sacristie, matériel d'affinage du fromage mais également expositions d'art contemporain, la dédicace d'une œuvre abstraite de Jean-Edern Hallier, écrivain, polémiste et ami du notaire de la ville, Maître Feniès, visite de l'ancienne pharmacie de Salers (apothicaire de la rue du Beffroi). Depuis sa fondation, la Société Historique du Pays de Salers effectue des recherches sur les origines de cette mystérieuse maison, il apparait désormais évident que l'architecture intérieure et extérieure ainsi que l'agencement du gros-œuvre ne permet pas de dater ce bâtiment de cette époque-là; au plus ancien, nous nous entendrions pour la fin du XVe siècle avec de nombreux aménagements intérieurs ésotériques du XVIIIe siècle que nous devons à un certain Israël de Mossier dont l'appartenance à l'Ordre de Malte est de plus en plus évidente[12].
- la Maison de la Ronade, dont les fondations datent du XIIIe siècle. Bâtisse de la famille du même nom, elle est aujourd'hui visitable et Philippe Garrigue, un descendant, est l'historien du village.
- la porte du Beffroi et la porte de la Martille qui sont les derniers vestiges de l'ancien rempart médiéval.
- la chapelle dite « Lizet » qui s'avère être la chapelle de la mission diocésaine devenue depuis maison de retraite, une exposition permanente y est organisée : Salers, regards sur la peinture et la sculpture. Cette chapelle date du XVIIIe siècle, époque à laquelle les procédures foncières ont permis aux missionnaires diocésains de s'établir à Salers.
- le Beffroi de Salers, XVe siècle, il domine la rue commerçante du même nom, c'était l'un des quatre points d'accès de la cité.
- l'Hospice Lizet, il est dissimulé par le Beffroi et abrite un artisan d'émaux. C'est le premier hospice de Salers, fondé par Pierre Lizet, premier Président du Parlement de Paris au XVIe siècle.
Lieux de culte[modifier]
- L'église Saint-Matthieu est une reconstruction de la fin du XVe siècle, mais le portail rappelle le reste de l'église romane qui la précédait, néanmoins intégralement restaurée à la fin du XIXe après que la foudre fut tombée dessus. Parmi les ornements, des tapisseries du XVIIe siècle, dont une est le « Serment de Montmartre », acte fondateur de la Compagnie de Jésus par Saint Ignace de Loyola, ainsi qu'une Mise au tombeau polychrome datée de 1495, offerte par le père Géraud Vitalis pour la reconstruction et la consécration de l'Église.
- La chapelle Notre-Dame-de-Lorette se trouve à l'est, en direction de la montagne, vers Malprangère. Elle date du XIXe siècle, d'un style néo-byzantin particulier, elle fut bâtie sur les restes de la chapeloune voulue par un seigneur de Salers, datant des alentours de 1450 et source d'un pèlerinage local dont les archives attestent de guérisons.
Salers a compté dans son histoire d'autres lieux de culte, aujourd'hui reconvertis ou détruits :
- La chapelle du couvent des Religieuses de Notre-Dame, sans doute détruite après-guerre avec l'ensemble conventuel, l'actuelle salle des fêtes est l'unique vestige de l'ensemble.
- La chapelle du couvent des Franciscains Récollets de Barrouze, détruite avec l'ensemble pendant la Terreur.
- Une chapelle est mentionnée dans le château des Barons de Salers, qui sera rasée en 1666 avec le corps seigneurial en exécution des Grands Jours d'Auvergne[13]
- La chapelle « Lizet » (l'originale) est située sous la porte du Beffroi, elle est aujourd'hui un magasin de souvenirs et fut le premier Hôtel-Dieu au XVIe siècle, fondé par Pierre Lizet.
Liste des curés de Salers[modifier]
Points de vue[modifier]
- L'esplanade de Barrouze est l'un des plus beaux points de vue de la ville, avec un aperçu de la vallée de la Maronne et du Puy Violent
Particularités et distinctions[modifier]
- Salers est aujourd'hui gratifiée du label des plus beaux villages de France, décerné par une association indépendante visant à promouvoir les atouts touristiques de petites communes françaises riches d'un patrimoine de qualité.
- Salers est également célèbre grâce à une race de vaches : les salers, robustes et rustiques, d'une couleur rouge acajou caractéristique, avec de fines cornes de couleur claire en forme de lyre. La sélection de cette race a été lancée par Ernest Tyssandier d'Escous dont le buste se dresse sur la place principale de la cité médiévale.
- Il existe aussi un fromage qui porte le nom de salers : c'est la version labellisée du fromage cantal ; en effet, le Salers répond à des normes plus exigeantes en ce qui concerne l'origine du lait et les méthodes d'affinage.
- En 2008, le village a reçu son premier défibrillateur automatique de la part de la MGP au Salon des Maires, il est situé en accès libre dans l'escalier derrière l'office de tourisme intercommunal.
- En novembre 2010, Salers a été distinguée du prestigieux Prix Territoria d'Or "Parrainage européen" pour le texte de sa charte du jumelage.
Philatélie[modifier]
Un timbre postal, d'une valeur de 0,65 franc, représentant les bâtiments les plus prestigieux du village (Maison Sevestre, Maison de La Ronade, Maison de Bargues, Beffroi, Maison Flogeac…) a été émis en 1974. Ce timbre est l'œuvre de l'artiste Claude Durrens[20].
Personnages célèbres[modifier]
- Pierre Lizet, 1482-1554, fils de Béraud Lizet et d'Isabeau de Chazettes, conseiller du Parlement en 1515, premier président du Parlement de Paris en 1529. Il prononça une condamnation forte contre Théodore de Bèze. Il fonda en avril 1532 l'Hôtel-Dieu (actuel magasin d'émaux sous le porche du Beffroi) et fut nommé par le Roi à la fin de sa vie, abbé de Saint-Victor à Paris.
- L'abbé Veyssier, en 1520, était resté parmi les pestiférés de la ville, décimée à hauteur de 400 personnes.
- Jehan de Vernyes, Président de la cour des aydes de Montferrand, 16e siècle.
- Mathieu de Chalvet de Rochemonteix, 1528-1607, neveu de Pierre Lizet, conseiller du Roi au Parlement de Toulouse en 1631, puis nommé par Henri IV, conseiller en ses Conseils d'État et privé.
- Pierre de La Farge, 1647-1741, bourgeois et seigneur de Rochemonteix, de Lapierre, de Récusset et d'Espinasse. Major des armées du Roi, s'est distingué à la Bataille de Malplaquet en 1709. Il fut créé Chevalier de L'Ordre de Saint-Louis en 1704 et anobli par lettres-patentes de Louis XIV en 1711.
- Pierre-Gabriel-Marie-de-Lorette-Ernest Tyssandier d'Escous, 1813-1889, rénovateur de la race bovine Salers.
- Jules-Antoine Badal, 1840-1929, inventeur de l'optomètre.
Monument aux morts[modifier]
Édifié en 1922, il rend hommage aux Sagraniers morts pour la Grande Guerre et des autres conflits mondiaux.
Pour la Grande Guerre:
- Chazette Guillaume (2e classe), 237e Régiment d'Infanterie. Né à Salers le 12 mai 1879, décédé le 30 mars 1916 à Vaux (Meuse). Tué à l'ennemi
- Douniès Michel (2e classe), 36e Régiment d'Infanterie Coloniale. Né à Salers le 19 juillet 1887, décédé le 31 août 1914 à Gerbéviller (Meurthe-et-Moselle). Tué à l'ennemi
- Garcelon Joseph (soldat), 413e Régiment d’Infanterie. Né à Sainte-Eulalie le 7 juillet 1895. Décédé le 15 novembre 1915 à Souchez (Pas-de-Calais). Tué à l’ennemi
- Pedeboeuf Jacques (soldat), 100e Régiment d’Infanterie de Taxis. Né à Salers le 25 avril 1876. Décédé le 1er avril 1915 à Roye-sur-Matz (Oise). Tué à l'ennemi
- Berc Gabriel (2e classe), 82e Régiment d’Infanterie. Né à Anglards-de-Salers le 21 juin 1880. Décédé le 6 avril 1915 à la côte 263 de Boureuilles (Meuse). Tué à l'ennemi
- Counil Constant Louis Robert Camille (Caporal), 51e Régiment d’Infanterie. Né à Salers le 05 octobre 1881. Décédé le 12 avril 1915 à Maizeray (Meuse). Tué à l'ennemi
- Lapeyre Charles (soldat), 139e Régiment d’Infanterie. Né à Salers le 15 septembre 1885. Décédé le 9 mars 1916 au Bois des corbeaux (Meuse) au nord de Chattancourt. Tué à l'ennemi
- Maury Joseph (2e classe), 51e Régiment de Chasseurs à Pied (BCA). Né à Salers le 02 février 1888. Décédé le 19 novembre 1915 à Barrenkopf (Alsace), camp de Wettstein. Tué à l'ennemi
- Lapeyre Charles Pierre Jean Marie (soldat), 140e Régiment d’Infanterie. Né à Aurillac le 22 février 1894. Décédé le 25 septembre 1915 à Sommepy-Tahure (Meuse). Tué à l’ennemi
- Chazette Jean Marie (2e classe), 35e Régiment d’Infanterie. Né à Saint-Paul-de-Salers le 07 novembre 1892. Décédé le 8 septembre 1917 à Acy-en-Multien (Oise). Tué à l'ennemi
- Bancharel Paul (2e classe), 75e Régiment d’Infanterie. Né à Salers le 01 septembre 1895. Décédé le 5 juin 1916 à Douaumont (Meuse). Tué à l'ennemi
- Arnal Antonin (Caporal), 30e Bataillon de Chasseurs Alpins. Né à Salers le 28 septembre 1892. Décédé le 20 juillet 1916 à Curlu (Somme). Tué à l'ennemi
- Douniès Louis (2e classe),156e Régiment d’Infanterie. Né à Salers le 16 août 1889. Décédé le 17 novembre 1916 à Sailly-Saillisel (Somme). Tué à l'ennemi
- Lavialle Gabriel Pierre (soldat), 339e Régiment d’Infanterie. Né à Salers le 15 juillet 1880. Décédé le 7 décembre 1916 à l’hôpital de Fleury-sur-Aire (Meuse). Blessures de guerre ayant entrainé la mort
- Fournier Jean Pierre (2e classe), 70e Régiment d’Infanterie Territoriale. Né à Salers le 1er décembre 1882. Décédé le 9 septembre 1917 à l’hôpital auxiliaire 101 de Lyon (Rhône) Blessures de guerre ayant entrainé la mort
- Chancel Pierre (2e classe), 52e Bataillon de Chasseurs à Pieds. Né à Salers le 02 décembre 1882. Décédé le 4 octobre 1918 à l'Est du Tronquoy (Aisne). Tué à l'ennemi
- Niel Léon (Sergent), 169e Régiment d’Infanterie. Né à Paris le 11 octobre 1895. Décédé le 11 septembre 1914 à Champenoux (Meurthe-et-Moselle). Tué à l’ennemi
- Lapeyre Ernest Jean Baptiste (Caporal), 339e Régiment d’Infanterie. Né à Salers le 08 novembre 1883. Décédé le 17 avril 1918 côte 82 de Hailles (Somme). Tué à l’ennemi
- Apché Louis, Antoine (2e classe), 25e Bataillon de Combat du Génie. Né à Saint-Paul-de-Salers le 01 août 1898. Décédé le 26 septembre 1918 au ravin de Nanteuil-la-Fosse (Aisne). Tué à l'ennemi
- Lavialle Antoine Alphonse (soldat), 22e section de convois et ouvriers. Né à Salers le 15 avril 1887. Décédé le 10 mai 1918 à l'Hôpital Villemin 75010 Paris. Broncho pneumonie ayant entrainé la mort
- Ribes Ernest (2e classe), 122e Régiment d'Infanterie. Né à Salers le 07 octobre 1893. Décédé 19 octobre 1912 à Barenton-Cel (Aisne). Tué à l'ennemi
- Gascon Jean Marie Joseph (2e classe), 101e Régiment d’Infanterie. Né à Salers le 02 février 1887. Décédé le 8 octobre 1918 au Sud-est d'Orfeuil (Ardennes). Tué à l'ennemi
- Chancel Jean Marie (soldat), 100e Régiment d’Infanterie. Né à Salers le 30 mars 1879. Décédé le 7 décembre 1914 à l’hôpital auxiliaire 3 Bon Pasteur (Nancy). Blessures de guerre
- Rochelemagne (sergent) Jean Gaston 38e Régiment d’Infanterie. Né à Salers le 28 septembre 1886. Décédé le 21 février 1919 à l’hôpital 78 à Montferrand (Puy-de-Dôme). Maladie contractée aux armées
- Rongier (soldat) Antoine Abel 33e Régiment d’Infanterie. Né à Salers le 23 novembre 1896. Décédé le 21 février 1919 à Bletterans (Jura). Maladie contractée au service
- Claux P, la base de données n'apporte aucune identité, néanmoins, par recoupement, un Antonin Pierre Claux serait né à Cheylade (Cantal), le 7 juillet 1894, décédé le 5 septembre 1916 dans la Somme, il appartenait au 139e Régiment d'Infanterie et son décès a été retranscrit en Corrèze.
- Fournier (2e classe) Jacques 94e 13e Chasseurs. Né à Salers le 16 février 1887. Décédé le 22 octobre 1914 à Fromelles (Nord). Tué à l'ennemi
- Vergne (soldat) François Jacques Charles Emile 92e Régiment d’Infanterie. Né à Salers le 25 octobre 1893. Décédé le 20 août 1914, disparu Plaine de Walsch, Sarrebourg (Lorraine)
- Apche (2e canonnier) Pierre Jean Louis 216e Régiment d’Artillerie de Campagne. Né à Salers le 02 septembre 1891. Décédé le 27 février 1918 à l'ambulance 6/5 à Sainte-Menehould (Marne) de blessures de guerre
- Pedeboeuf (2e classe) Julien 275e Régiment d’Infanterie, 21e Cie. Né à Salers le 20 novembre 1877. Décédé le 11 avril 1915 à Bois de Mort-Mare (Meurthe-et-Moselle). Tué à l'ennemi
- Lizet (Sous-lieutenant) Joseph Marie 92e Régiment d’Infanterie. Né à Saint-Bonnet le 12 janvier 1881. Décédé le 5 octobre 1917 à Boureuilles (Meuse). Tué à l’ennemi
- Lamouroux (Caporal) Antonin 28e Bataillon de Chasseurs. Né à Saint-Cirgues-de-Malbert le 2 janvier 1892. Décédé le 5 novembre 1916 au Bois de Saint-Pierre Waast (Somme). Tué à l’ennemi
- Rigaudiere J
- Rigaudiere (soldat) Antoine Firmin 92e Régiment d’Infanterie. Né à Saint-Projet le 16 février 1891. Décédé le 20 août 1914 à Sarrebourg (Lorraine). Tué à l’ennemi
- Garcelon (Soldat) Jean-Pierre 139e Régiment d’Infanterie. Né à Saint-Cirgues le 15 décembre 1882. Décédé le 22 novembre 1914 à Hamentinghe (Belgique)
- Chanut (soldat) François Mary 105e Régiment d’Infanterie. Né à Saint-Bonnet le 17 mai 1889. Décédé le 25 août 1914 à Domptail (Lorraine). Tué à l’ennemi
- Barrier (2e classe) Jean Marie Antoine 28e Bataillon de Chasseurs Alpins. Né à Saint-Paul le 5 août 1897. Décédé le 3 juin 1917 à Craonne (Aisne). Tué à l’ennemi
- Astier (Sergent) Antoine 105e Régiment d’Infanterie. Né à Paulhac le 22 février 1888. Décédé le 21 septembre 1914 au Plessis-de-Roye (Oise). Tué à l’ennemi
Jumelage[modifier]
Galerie[modifier]
Bibliographie[modifier]
Ouvrages[modifier]
- Rossi-Lagorce, Régine : Voyage en Pays de Salers, 2010
- Garrigue, Philippe : Salers en aquarelles, 2009
- Garrigue, Philippe : Les Seigneurs de Salers, essai généalogique, 2006
- Garrigue : Les tapisseries du Canton de Salers, Aurillac, 1992
- Ribier, René de : Les paroisses de l'Archiprêtré de Mauriac, Notice historique, Champion éditeur, 1920.
- Jalenques, Lous : Salers, notice historique et descriptive à l'usage des touristes, 1912.
- Delrieu, Abbé : L'ancienne Mission de Salers (1674-1792), 1895, Saint-Flour, Boudounelle
- Chabau, Abbé J-B. : Pélreinages et sanctuaires de la Sainte Vierge dans le diocèse de Saint-Flour. Aurillac, 1888
- Randanne, Abbé : Étude historique sur l'ancienne mission diocésaine de Clermont et ses quatre maisons: l'hermitage, Salers, Banelle et La Chasse, Clermont-Ferrand, 1885.
- Delmont, Théodore (Abbé) : Histoire du Pèlerinage de Notre-Dame de Lorette à Salers, 1885
- de Ribier du Châtelet, Dictionnaire statistique et historique de département du Cantal, 1857
Monographies[modifier]
- Pieux et tristes souvenirs du monastère de Notre-Dame de Salers par l'abbé J. Cheyrier, 1904, Mauriac - imprimerie générale
- Souvenir de Notre-Dame, Salers, 29, 30 et 31 juillet 1901 - Hommage de reconnaissance et de respectueuse affection à Madame la Supérieure et a toutes nos bonnes maitresses.
Articles[modifier]
- Nostra Istoria, Revue annuelle de la Société Historique du Pays de Salers, la SHPS ne dispose que d'un blog et non pas d'un site internet, il n'est pas possible de le référencer ici.
Travaux universitaires[modifier]
- Meyniel, Benjamin: Un Magistrat auvergnat dans la mouvance royaliste à l'apogée de La Ligue: Jehan de Vernyes, 1589-1593. mémoire de master I, Limoges, 2005
- Tartaud-Gineste, Cédric : Histoire religieuse de Salers, paroisse de Haute-Auvergne à l'époque moderne - 1450-1792, Mémoire de Maîtrise d'Histoire, Sorbonne, 2002
- Goldsmith, James Lowth : Les Salers et Scorailles, seigneurs de Haute-Auvergne. 1500-1789, Clermont-Ferrand, 1984
Films[modifier]
- 1964, La Grande Frousse ou La Cité de l'indicible peur en partie tourné à Salers avec des habitants comme figurants.
- 1989, Huguenot, une journée à Salers pendant les Guerres de religion.
- 2009, Salers et le pays de Tyssandier d'Escous, de Christophe Monteil et Philippe Deiber.
Voir aussi[modifier]
Liens externes[modifier]
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Dictionnaire Statistique du Cantal par Ribier du Châtelet, tome IV
- Voir la Thèse de doctorat soutenue en 1969 de James Lowth Goldsmith sur les barons de Salers
- Les manuscrits les plus authentiques faisant référence à cette période de l'histoire de Salers sont consignés dans le Livre des Luminiers ou Livre Rouge déposé aux Archives Départementales du Cantal sous la côte 5 F 499
- Fléchier dans son ouvrage Les Grands Jours d'Auvergne décrit la liste des seigneurs d'Auvergne condamnés par le pouvoir royal
- Cette famille, titulaire de la seigneurie de Salers, s'éteindra avec l'ultime marquise de Salers-Scorailles en 1820, qui était divorcée du comte de Naucaze
- L'historien américain James Lowth Goldsmith effectua des recherches en 1969 à Aurillac et consacra la thèse de doctorat qu'il soutint à Harvard en 1971 aux Salers et aux Scorailles, seigneurs de Haute-Auvergne. Ce travail, publié par l'Institut d'études du Massif Central, a été pilonné parce qu'invendu et les exemplaires encore sur le marché sont rares, ils peuvent néanmoins se trouver pour une certaine somme sur internet
- La Montagne édition du Cantal, datée du 30 novembre 2010
- Philippe Garrigue - Les Seigneurs de Salers, essai généalogique, 2006 et Cédric Tartaud-Gineste, mémoire de maîtrise sur l'histoire religieuse de Salers, 2002
- Ordonnance du Roi Charles X no 5453 du 1er avril 1827
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- La Montagne édition Cantal du 24 novembre 2011
- James Lowth Goldsmith, Les Salers et les Scorailes, seigneurs de Haute-Auvergne
- Cédric Tartaud-Gineste, mémoire de maîtrise sur l'histoire religieuse de Salers, 2002, annexes
- Archives des missionnaires diocésains de Salers
- Archives des Religieuses de Notre-Dame de Salers étudiées en 2013 par la Société Historique du Pays de Salers, page 27 des annales
- Archives des Religieuses de Notre-Dame de Salers étudiées en 2013 par la Société Historique du Pays de Salers
- Archives des Religieuses de Notre-Dame de Salers étudiées en 2013 par la Société Historique du Pays de Salers
- Archives paroissiales numérisées en 2011 par la Société Historique du Pays de Salers
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