Garris

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Garris
L’église Saint-Félix
L’église Saint-Félix
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Saint-Palais
Intercommunalité Communauté de communes d'Amikuze
Maire
Mandat
Gérard Bidegain
2014-2020
Code postal 64120
Code commune 64235
Démographie
Gentilé Garrüztar
Population
municipale
298 hab. (2011)
Densité 95 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 20′ 36″ N 1° 03′ 36″ O / 43.3433, -1.0643° 20′ 36″ Nord 1° 03′ 36″ Ouest / 43.3433, -1.06  
Altitude Min. 73 m – Max. 219 m
Superficie 3,13 km2
Localisation

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Garris

Garris est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Garrüztar[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du pays de Mixe, dans la province basque de Basse-Navarre.

Accès[modifier | modifier le code]

Garris est desservie par les routes départementales D11, D511 et D124.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont traversées[2] par un affluent de la Bidouze, le Sallarteko erreka et par le tributaire de ce dernier, le Soubiaga erreka.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Garris apparaît sous les formes Carasa (itinéraire d'Antonin[3]), Garris (1119 et 1249[4]), Sanctus Felix de Garris (XIIIe siècle[3], collection Duchesne volume CXIV[5]), Garritz (1249[4]), Garriz (1264[4]), Castieyllo de Guarriz (1326[3], titres de Navarre[6]), Guarriz (1350[4]), la biele de Garris (1413[4]), Garriis (1472[3], notaires de Labastide-Villefranche[7]), Garritze (1508[3], chapitre de Bayonne[8]) et Garris (1650).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Orpustan[4] indique que Garris signifie 'arête rocheuse'.

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Garrüze[1].

Au XIXe siècle, Paul Raymond indique la forme Garruce[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1790, Garris fut le chef-lieu d'un canton dépendant du district de Saint-Palais, et comprenant les communes d'Amorots-Succos, Arraute-Charritte, Béguios, Beyrie, Garris, Labets-Biscay, Luxe-Sumberraute, Masparraute et Orègue.

La commune fut rattachée à Saint-Palais du 1er janvier 1967 au 1er janvier 1997[9].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent à trois sangliers de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Noël Chohobigarat    
2008 2014 François Ladeuix    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Garris participe à six groupements intercommunaux[10] :

  • la communauté de communes d’Amikuze ;
  • le syndicat AEP du pays de Mixe ;
  • le syndicat d’assainissement collectif de Saint-Palais ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal de regroupement pédagogique « Ikas Bidea » ;
  • le syndicat intercommunal pour le fonctionnement des écoles d’Amikuze.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le recensement[11] à caractère fiscal de 1412-1413, réalisé[12] sur ordre de Charles III de Navarre, comparé à celui de 1551 des hommes et des armes qui sont dans le présent royaume de Navarre d'en deçà les ports[13], révèle une démographie en forte croissance. Le premier indique à Garris la présence de 64 feux, le second de 68 feux.

En 2011, la commune comptait 298 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
454 396 472 502 509 535 465 469 430
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
390 391 377 371 343 353 318 302 304
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
323 323 296 274 246 256 240 254 224
1962 1999 2006 2011 - - - - -
229 302 282 298 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Garris accueille une foire aux pottoks. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langues

D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Garris est le bas-navarrais oriental.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Félix[16], au lieu-dit Garris, est mentionnée dès le XIIe siècle. Elle recèle un bénitier surmonté d'une colonne et son chapiteau, datant du XVIIIe siècle[17] et un autel et un retable[18] en bois de la même époque ;

Le pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

L'itinéraire moderne de la Via Podiensis du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle passe aujourd'hui par Saint-Palais, ville située 3 km plus à l'est qui n'existait pas au XIIe siècle. Il est vraisemblable que le tracé historique de cet itinéraire passait alors par Garris, comme le suggère Aimery Picaud.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Arnaud de Vivié, seigneur de Bideren et de Campagne, demeurant à Garris, fut député des États généraux de 1789.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b - Académie de la langue basque
  2. Notice du Sandre sur Garris
  3. a, b, c, d, e et f Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. a, b, c, d, e et f Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 (ISBN 2 86781 396 4)
  5. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  6. Titres du royaume de Navarre - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Notaires de Labastide-Villefranche - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Chapitre de Bayonne - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Insee - Code Officiel Géographique
  10. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 7 juin 2014)
  11. Recensements cités par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque III : Évolution économique et sociale du XVIe au XVIIIe siècle, t. 3, Donostia / Bayonne, Elkarlanean,‎ 2001, 411 p. (ISBN 8483317443 et 9788483317440, OCLC 466971263), p. 26. Le même ouvrage de Manex Goyhenetche indique (page 284) qu'il faut compter une moyenne démographique de 5.5 par feu.
  12. Transcrit et publié par Ricardo Cierbide, Censos de población de la Baja Navarra, Max Niemeyer Verlag, Tübingen, 1993
  13. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, E 575, transcrit par Louis Baratchart dans Les amis de la vieille Navarre, janvier 1995, pages 44-54
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  16. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Félix
  17. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le bénitier de l'église Saint-Félix
  18. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur l'autel et le rétable de l'église Saint-Félix

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]