Souraïde

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Souraïde
La mairie de Souraïde
La mairie de Souraïde
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Espelette
Intercommunalité Communauté de communes Errobi
Maire
Mandat
Thierry Sansberro
2014-2020
Code postal 64250
Code commune 64527
Démographie
Gentilé Zuraidar
Population
municipale
1 270 hab. (2011)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 20′ 34″ N 1° 28′ 25″ O / 43.3428, -1.4736111111143° 20′ 34″ Nord 1° 28′ 25″ Ouest / 43.3428, -1.47361111111  
Altitude Min. 40 m – Max. 363 m
Superficie 16,86 km2
Localisation

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Souraïde est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Zuraidar[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Souraïde fait partie de la province basque du Labourd, située à quinze kilomètres de la frontière espagnole et à un quart d'heure par la route de la côte basque. Elle s'est développée au pied du mont Ereby.

Accès[modifier | modifier le code]

Souraïde est desservie par la route départementale D918, entre Saint-Pée-sur-Nivelle et Espelette.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Située dans le bassin versant de l'Adour, la commune est traversée[2] par des affluents de la Nivelle, l'Amezpetuko erreka[3] et l'Opalazioko erreka.

Un affluent du Latsa, le ruisseau Zubizabaleta et son tributaire, le Mandopichako erreka, arrosent également la commune.

Un autre ruisseau, l'Urloko erreka qui se jette plus loin dans l'Antzara erreka, autre affluent de la Nive, traverse aussi le territoire de la commune.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Sur le cadastre napoléonien de 1839, la commune est divisée en trois sections :

  • Elizatik Otxantzara
  • Zabaltza
  • Plazatik Amepetura

Aujourd'hui, le village est partagé en trois quartiers :

  • Amezpetu
  • Gorosto
  • Ordotz

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Souraïde apparaît[4] sous les formes Surayda et Surraide (1249), Sanctus-Jacobus de Souraïde (1693, collations du diocèse de Bayonne[5]) et Mendialde en 1793.

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Amezpetu apparaît[4] sous la forme Amespetzu (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).
Le toponyme Ordotz apparaît[4] sous la forme Ordotx (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).

Le toponyme Gorosto est mentionné[4] en 1757 dans les collations du diocèse de Bayonne[5]).

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Zuraide[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La loi du 4 mars 1790[6], qui détermina un nouveau paysage administratif de la France en créant des départements et des districts, décida de la naissance du département des Basses-Pyrénées en réunissant le Béarn, les terres gasconnes de Bayonne et de Bidache, et les trois provinces basques françaises. Pour ces dernières, trois districts furent créés : Mauléon, Saint-Palais et Ustaritz, qui remplaça le bailliage du Labourd. Le siège d'Ustaritz fut transféré presque immédiatement à Bayonne. Son Directoire incita un grand nombre de municipalités à adopter de nouveaux noms conformes à l'esprit de la Révolution. Ainsi Souraïde s'appela Mendialde, Ustaritz devint Marat-sur-Nive, Itxassou Union, Arbonne Constante, Saint-Étienne-de-Baïgorry Thermopyles, Saint-Palais Mont-Bidouze, Louhossoa Montagne-sur-Nive, Saint-Jean-Pied-de-Port Nive-Franche, Saint-Jean-de-Luz Chauvin-Dragon, du nom d'un jeune soldat mort au combat et Ainhoa Mendiarte.

En 1794, au plus fort de la Terreur, et à la suite de la désertion de quarante sept jeunes gens d'Itxassou, le Comité de salut public (arrêté du 13 ventôse an II ou 3 mars 1794) fit arrêter et déporter une partie des habitants (hommes, femmes et enfants) d'Ainhoa, Ascain, Espelette, Itxassou, Sare et Souraïde, décrétées, comme les autres communes proches de la frontière espagnole, « communes infâmes »[7]. Cette mesure fut étendue à Biriatou, Cambo, Larressore, Louhossoa, Mendionde et Macaye.

Les habitants furent « réunis dans diverses maisons nationales, soit dans le district d'Ustaritz, soit dans celles de la Grande Redoute, comme de Jean-Jacques Rousseau »[8]. En réalité, ils furent regroupés dans les églises, puis déportés dans des conditions très précaires[9] à Bayonne, Capbreton, Saint-Vincent-de-Tyrosse et à Ondres. Les départements où furent internés les habitants des communes citées furent le Lot, le Lot-et-Garonne, le Gers, les Landes, les Basses-Pyrénées (partie béarnaise) et les Hautes-Pyrénées.

Le retour des exilés et le recouvrement de leurs biens furent décidés par une série d'arrêtés pris le 29 septembre et le 1er octobre 1794, poussés dans ce sens par le directoire d'Ustaritz : « Les ci-devant communes de Sare, Itxassou, Ascain, Biriatou et Serres, dont les habitants internés il y a huit mois par mesure de sûreté générale, n'ont pas été cultivées. Les habitants qui viennent d'obtenir la liberté de se retirer dans leurs foyers, demandent à grands cris des subsistances sans qu'on puisse leur procurer les moyens de satisfaire à ce premier besoin de l'homme, la faim. »[10]. La récupération des biens ne se fit pas sans difficulté, ceux-ci avaient été mis sous séquestre mais n'avaient pas été enregistrés et avaient été livrés au pillage : « Les biens, meubles et immeubles des habitants de Sare, n'ont été ni constatés ni légalement décrits ; tous nos meubles et effets mobiliers ont été enlevés et portés confusément dans les communes voisines. Au lieu de les déposer dans des lieux sûrs, on en a vendu une partie aux enchères, et une autre partie sans enchères. »[11]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or au lion de gueules cantonné en chef de deux coquilles au naturel[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Louis Genin UDF conseiller général
2008 2014 Louis Genin DVD  
2014 en cours Thierry Sansberro DIV  
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

SouraIde fait partie de sept structures intercommunales[13] :

  • la communauté de communes Errobi ;
  • le SIVU Artzamendi ;
  • le SIVU Errebi ;
  • le SIVU pour la mise en œuvre du programme Natura 2000 sur le site du massif Mondarrain et de l'Arzamendi ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque ;
  • le syndicat mixte d'assainissement collectif et non collectif URA (à la carte).

Souraïde accueille le siège du SIVU Errebi.

La commune fait également partie de l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastian.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 270 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
552 465 564 554 556 524 568 656 634
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
635 611 569 580 600 610 568 496 494
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
479 502 535 526 503 460 455 497 473
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
482 548 620 777 937 1 082 1 165 1 177 1 270
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


La commune fait partie de l'aire urbaine de Bayonne.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone AOC de production du piment d'Espelette et de celle de l'ossau-iraty. L'activité est principalement agricole.
Une carrière d'ophite est en activité au sud de la départementale D918.

La commune accueille la société d'exploitation Pascal Massonde (production de viandes de boucherie) qui fait partie des cinquante premières[16] entreprises agroalimentaires du département.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langues

D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Souraïde est le bas-navarrais occidental.

Festivités

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La mairie de Souraïde est installée dans une maison datant du XVIe siècle, ancien prieuré, puis presbytère jusqu'en 1905 avant d'accueillir la mairie[17].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'origine de l'église Saint-Jacques-le-Majeur[18] remonte au XIIe siècle.

La commune se trouve sur la voie du Baztan, voie du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle qui traverse les Pyrénées le plus à l'ouest et par le col le plus bas (col de Belate, 847 m).

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement

La commune dispose d'une école publique et d'une école privée, l'école privée du Sacré-Cœur.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  2. Notice du Sandre sur Souraïde
  3. Amezpetuko erreka est noté Amespetzu par Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. a, b, c, d, e et f Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  5. a et b Manuscrits du XVIIe et du XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1947, réédition 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), p. 185.
  7. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), p. 187.
  8. Archives nationales, AF II 133/1014, citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque IV : Révolution de 1789, t. 4, Donostia / Bayonne, Elkarlanean,‎ 2002, 432 p. (ISBN 2913156460 et 9782913156463, OCLC 492295167), p. 300.
  9. Le maire et l'officier municipal de Capbreton demandèrent des consignes aux Représentants du peuple par un courrier (texte transcrit par P. Haristoy, Les Paroisses du Pays Basque pendant la période révolutionnaire, Pau, Vignancour, 1895-1901, pp. 256-257) du 24 ventôse an II (14 mars 1794) pour les 229 détenus sous leur responsabilité :

    « 1°) Combien de pain à donner à chaque homme (nous n'avons pas de pain, si ce n'est de la méture) ?
    2°) Pouvons-nous consentir à ce qu'ils s'achètent du vin ou autres provisions ?
    3°) Nous t'observons que nous n'avons point de viande ;
    4°) Pouvons-nous leur permettre d'avoir de la lumière, la nuit, dans un fanal ?
    5°) Pouvons-nous permettre qu'ils aient leurs matelas ou paillasses ? Nous leur avons fait porter de la paille pour coucher ;
    6°) Pouvons-nous permettre qu'ils sortent deux à deux pour laver leur linge ?
    7°) S'il y a des malades, sommes-nous autorisés à les faire sortir de la maison de réclusion pour les traduire dans d'autres pour les faire traiter ? »

  10. Archives nationales, F11/394, 18 vendémiaire an III (9 octobre 1794), citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque IV : Révolution de 1789, t. 4, Donostia / Bayonne, Elkarlanean,‎ 2002, 432 p. (ISBN 2913156460 et 9782913156463, OCLC 492295167), p. 309
  11. Bulletin de la Société des sciences, lettres et arts de Bayonne, 1935, pp. 67-70, et « Les paroisses du Pays basque », Gure Herria, 1930-1932, p. 63 - Sources citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque IV : Révolution de 1789, t. 4, Donostia / Bayonne, Elkarlanean,‎ 2002, 432 p. (ISBN 2913156460 et 9782913156463, OCLC 492295167), p. 310.
  12. Guy Ascarat
  13. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  16. Classement des 50 premières entreprises agro-alimentaires, paru dans le journal Sud-Ouest
  17. Site sur Souraïde
  18. « Notice no IA64000717 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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