Montory

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Montory
La mairie de Montory
La mairie de Montory
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Tardets-Sorholus
Intercommunalité Communauté de communes de Soule-Xiberoa
Maire
Mandat
Roger Lapeyrade
2014-2020
Code postal 64470
Code commune 64404
Démographie
Gentilé Montoriar
Population
municipale
320 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 05′ 52″ N 0° 49′ 01″ O / 43.0978, -0.81694444444443° 05′ 52″ Nord 0° 49′ 01″ Ouest / 43.0978, -0.816944444444  
Altitude Min. 239 m – Max. 800 m
Superficie 20,45 km2
Localisation

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Montory est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Montoriar[1] (ou Beroriztar[1]).

Géographie[modifier | modifier le code]

Montory fait partie de la Soule.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée[2] par le Joos, qui alimente plus loin le gave d'Oloron, et par ses affluents, le ruisseau d'Ourgaray et de Bellocq.
Des affluents du Saison sont également présents sur la commune : les ruisseaux la Batasse (10,1 km) (et son affluent, le ruisseau de Méhèche), et d'Etcheberry (et ses affluents, les ruisseaux de Goyhenlepoue et de Lichallaréque).
Des affluents de l'arrec de Bitole (16,7 km) arrosent aussi la commune tels que le ruisseau le Larrigau et son affluent, le ruisseau de Lacoste.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Erretçu
  • Lataillade
  • Arguibelle
  • Gastou
  • Village

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le fronton et l'école
L'église coté chevet
L'Église, la tour et le cimetière
Statue Vierge et Enfant

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Montory apparaît[3] sous les formes Montori (1383, contrats de Luntz[4]), Montoury (1563, aveux de Languedoc[5]), Notre-Dame de Montory (1654, insinuations du diocèse d'Oloron[6]).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Montory pourrait dériver du latin promontorium ('avant montagne')[7] .

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Montori[1] (ou Berorize[1]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 2001 Pierre Bozom    
2001 2008 Roger Lapeyrade    
2008 en cours Roger Lapeyrade    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de six structures intercommunales[8] :

  • la communauté de communes de Soule-Xiberoa ;
  • le SIGOM ;
  • le SIVOM du canton de Tardets ;
  • le SIVU chargé du tourisme en Haute-Soule et Barétous ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le Journal[9] de Pierre Casalivetery, notaire à Mauléon, dénombre pour les années 1460-1481 11 feux à Montory, (il s'agissait des 'feux allumants' correspondant aux maisons mères ou principales) et 125 pour les années 1540-1548, signe d'une démographie en forte croissance. Le Censier gothique de la Soule rédigé en 1377 recensait déjà 76 Ostaù (maisons)à Montory.

En 2011, la commune comptait 320 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 114 735 1 260 1 269 1 306 1 300 1 251 1 244 1 287
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 160 1 142 1 146 1 096 1 059 1 047 962 921 930
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
904 900 830 782 759 675 682 635 581
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
562 502 398 371 379 349 337 333 320
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est essentiellement tournée vers l'agriculture (élevage brebis laitières de race Basco-béarnaises et vaches blondes d'Aquitaine pour la boucherie et l'exportation (Italie et Espagne). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église du XIIe siècle : elle reflète un style de transition (entre le roman et le gothique) à clocher donjon et arches en ogive, remaniée à la suite des dégradations subies aux XVIe et XVIIe siècles. On remarque la présence de blason, machicoulis et chrisme. L'église recèle un retable début XVIIIe. Elle est un ancien relais sur les chemins de Saint-Jacques.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La falaise d'Arguibelle, d'une surface de 13,68 hectares, est un des sites du conservatoire régional des espaces naturels des Pyrénées. Le nom Arguibel pourrait venir du basque hari guibel ('pierre derrière') ou argui guibel ('lumière derrière' puisque le soleil se lève derrière Arguibelle).

À l'ouest se trouve la colline Bégousse, en basque Bégozze, qui pourrait provenir de béa gozze ('seule la faim'). Sur les flancs de cette colline se trouvent les vestiges d'anciennes mines de fer exploitées dès le XVIIe siècle et plus récemment entre 1815 et 1868.

Au nord, la colline d'Eretzu, qui s'écrivait Aretzu jusqu'en 1828 (du béarnais arè et zu ou sus, 'rien dessus' ?) est couverte d'une forêt en mauvais état (d'après Louis de Froidour en 1670) appartenant au roi puis à l'État. Elle fut vendue aux enchères par la préfecture en 1832 à divers particuliers. Elle appartient encore aujourd'hui en totalité à des intérêts privés.

Mont Begousse (767 m)

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire à deux classes avec cantine et garderie, ainsi que d'un fronton couvert mur à gauche.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  2. Fiche du Sandre sur la commune de Montory
  3. Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
  4. Contrats retenus par Luntz, notaire de Béarn - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. Aveux de Languedoc, Archives de l'Empire, PP, 45
  6. Manuscrits du XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. (bul.de la société de géographie d'Anvers 1881)
  8. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 17 juin 2014)
  9. Journal de Pierris Casalivetery, transcrit et publié par Jean de Jaurgain dans les Archives historiques de la Gascogne, 1909, cité par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque III : Évolution économique et sociale du XVIe au XVIIIe siècle, t. 3, Donostia / Bayonne, Elkarlanean,‎ 2001, 411 p. (ISBN 8483317443 et 9788483317440, OCLC 466971263), p. 24. Le même ouvrage de Manex Goyhenetche indique (page 284) qu'il faut compter une moyenne démographique de 5.5 par feu.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]