Bidarray

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Bidarray
Vue générale du village de Bidarray depuis l'ouest.
Vue générale du village de Bidarray depuis l'ouest.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Saint-Étienne-de-Baïgorry
Intercommunalité Communauté de communes de Garazi-Baïgorri
Maire
Mandat
Jean-Michel Anchordoquy
2014-2020
Code postal 64780
Code commune 64124
Démographie
Gentilé Bidarraitar
Population
municipale
658 hab. (2011)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 16′ 03″ N 1° 20′ 38″ O / 43.2675, -1.3438888888943° 16′ 03″ Nord 1° 20′ 38″ Ouest / 43.2675, -1.34388888889  
Altitude Min. 61 m – Max. 935 m
Superficie 38,20 km2
Localisation

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Bidarray est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Bidarraitar[1],[2].

Le pont Noblia sur la Nive
Église de l'Assomption - Détail du campenard

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Bidarray est une commune du sud ouest de la France. Située en Aquitaine, dans le département des Pyrénées-Atlantiques, ce village fait partie de la province basque de Basse-Navarre. La commune est limitrophe avec l'Espagne à l'ouest.

Accès[modifier | modifier le code]

Bidarray est desservie par la route D 918.

La gare de Pont-Noblia-Bidarray se situe du côté est de la Nive, face au centre, sur la ligne Bayonne - Saint-Jean-Pied-de-Port.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune, situées dans le Bassin versant de l'Adour, sont arrosées[3] par la Nive, affluent de l'Adour, et par les tributaires de celle-ci, le torrent le Bastan (alimenté par le Légarre[4]), l'Aranteko erreka et l'Asketako erreka.
Bidarray est également traversée par l'Urrizate.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Bidarray apparaît sous les formes hespital de Bidarray (1268[11] et 1292[12]), La encomienda de Vidarray (1621[4], Martin Biscay[13]).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Pour Jean-Baptiste Orpustan[12], le toponyme serait formé du basque bide (« chemin ») et de arrhan (« prunellier, épineux ») pour donner « chemin(s) (d’)épineux ».

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Adarré désigne un mont entre Macaye et Bidarray (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).

Ibarla est une ferme que la réformation d'Ossès[14] orthographie Ibarola en 1675[4].

Le Legarré, noté Légarre en 1863[4], est un hydronyme désignant un ruisseau, tributaire du Bastan.

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Bidarrai[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[4] note qu'au XVIIe siècle, la commanderie de Bidarray appartenait à l'évêque de Bayonne.
Bidarray devint une paroisse indépendante en 1723 et fut érigée en commune en 1790[11].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la crosse croisée de Roncevaux d'or accostée de deux coquilles du même[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Jean Lambert    
2001 2008 Jean-Bernard Berhouet    
2008 2014 Jean-Bernard Berhouet    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune de Bidarray participe à six structures intercommunales[16] :

  • la communauté de communes de Garazi-Baigorri ;
  • le SIVU pour la mise en œuvre du programme Natura 2000 sur le site du massif Mondarrain et de l’Artzamendi ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour l'aménagement et la gestion de l'abattoir de Saint-Jean-Pied-de-Port ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque ;
  • le syndicat mixte du bassin versant de la Nive.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 658 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
827 1 203 1 229 1 417 1 302 1 348 1 321 1 255 1 241
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 165 1 142 1 000 1 026 1 056 1 121 1 036 1 175 1 127
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 019 962 879 894 859 828 810 751 745
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
714 673 631 585 645 637 633 658 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone de production du vignoble d'Irouléguy. L'activité est principalement agricole. Bidarray fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

La pureté des eaux de la Nive a permis l'établissement d'une activité de pisciculture. La rivière permet de plus la pratique de sports d'eau vive comme le kayak ou le raft. Une base est implantée dans la commune depuis 1991. La navigation est de difficulté moyenne (classe II passage 3), car l'essentiel de son parcours est une successions de rapides et de planiols.

Pratique du sport d'eau vive à Bidarray.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langues[modifier | modifier le code]

D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Bidarray est le bas-navarrais occidental.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La commune présente un ensemble[19] de maisons et de fermes dont la construction des plus anciennes remonte au XVIIe siècle. La ferme Gastetto[7], date de la fin du XVIIe siècle ou du début du siècle suivant. La ferme Antxordokia[8], du lieu-dit Hanchordokia, date du XVIIIe siècle, tout comme les fermes Garbelania[6], Topene Zaharra[10] et Marmaroa[9].
Le pont Noblia[20], sur la Nive, fut construit au XIVe siècle. Il fait l'objet d'une inscription par les monuments historiques.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église de l'Assomption[21],[22], d'origine médiévale (XIIe siècle) a été reconstruite en 1625. C'est une église à campenard.
La grotte de Zelharburu et sa stalagmite donnait lieu à un pèlerinage dédié à Harpeko Saindua.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Randonnées

Le mont Baïgura est accessible à partir de Bidarray. À l’est du territoire de la commune, le Laina culmine à 869 mètres[5].
L’Esteinumendi s’élève à 346 mètres[5].

Le GR 10 au petit matin
Cairn sur le GR 10
L'Artzamendi (926 m) vu des crêtes d'Iparla

Bidarray est le point de départ d'un tronçon du GR 10 qui rejoint Saint-Étienne-de-Baïgorry en passant par les crêtes d'Iparla, aux quatre sommets principaux : l'Aintziaga (905 m), l'Astate (1 022 m), le Buztanzelai (1 029 m) et l'Iparla (1 044 m).
Ce trajet chevauche la frontière franco-espagnole (borne frontière n° 90). Il est emprunté par des troupeaux de brebis, de chèvres et de pottoks, à demi sauvages, et est fréquenté par l'une des plus importantes colonies de vautours fauves d'Europe qui nichent en grand nombre sur une ceinture de falaises. De mars à novembre, on peut également y observer quelques vautours percnoptères.
Il offre également un beau point de vue sur l'Artzamendi (montagne des ours en basque) qui domine Itxassou, Espelette, Souraïde et Louhossoa du haut de ses 926 mètres (plus haut sommet du Labourd, et qui abrite une nécropole protohistorique de l'âge de fer, constituée d'un ensemble de cromlechs, notamment au col de Meatxe.

Faune et flore

La commune de Bidarray possède un patrimoine remarquable d'espèces animales et végétales. Sur les contreforts de l'Artzamendi, au massif de Zerkambide, on trouve des habitats protégés comme des landes humides à bruyère à quatre angles Erica tetralix et bruyère ciliée Erica ciliaris ainsi que de vastes étendues de bruyère Saint Daboec Daboecia cantabrica.

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement

La commune dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Oxalde, né à Bidarray au XIXe siècle, est une poète basque qui se distingua dans les jeux floraux ; il y gagna de nombreux prix de poésie. Son poème dédié à l'impératrice Eugénie, Enperatrizari, remporta le concours de Sare en 1868.

Jules Moulier, appelé également Oxobi, né en 1888 à Bidarray et mort en 1958 à Bayonne, est un prêtre, bertsolari, poète, écrivain et académicien basque français de langue basque.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Gentilé sur habitants.fr
  2. - Académie de la langue basque
  3. Notice du Sandre sur Bidarray
  4. a, b, c, d, e, f et g Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az, ba, bb, bc, bd, be, bf, bg, bh, bi, bj, bk, bl, bm, bn, bo, bp, bq, br, bs, bt, bu, bv, bw, bx, by, bz, ca, cb, cc, cd, ce, cf, cg, ch, ci, cj, ck, cl, cm, cn, co, cp, cq, cr, cs, ct, cu, cv, cw, cx, cy, cz, da, db, dc, dd, de, df, dg, dh, di, dj, dk, dl, dm, dn, do, dp, dq, dr, ds, dt et du Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 9 août 2013)
  6. a et b « La ferme Garbelania », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. a et b « La ferme Gastetto », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. a et b « La ferme Antxordokia », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. a et b « La ferme Marmaroa », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. a et b « La ferme Topene Zaharra du lieu-dit Mendikoenea », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. a et b « Présentation de Bidarray », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. a et b Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque : noms des pays, vallées, communes et hameaux, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, coll. « Centre d'études linguistiques et littéraires basques »,‎ 2006, 246 p. (ISBN 2867813964 et 9782867813962)
  13. Derecho de naturaleza que la merindad de San-Juan-del-pie-del-puerto, una de las seys de Navarra, tiene en Castilla - 1622 petit in-4°
  14. Manuscrits du XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  15. Guy Ascarat
  16. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 1er juin 2014)
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  19. « Les maisons et fermes anciennes », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Le pont Noblia », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « L'église de l'Assomption », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Inscription de l'église aux monuments historiques », base Mérimée, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]