Bergheim

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Bergheim
La Porte Haute de Bergheim.
La Porte Haute de Bergheim.
Blason de Bergheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Ribeauvillé
Canton Ribeauvillé
Intercommunalité C.C. du Pays de Ribeauvillé
Maire
Mandat
Pierre Bihl
2014-2020
Code postal 68750
Code commune 68028
Démographie
Gentilé Bergheimois, Bergheimoises
Population
municipale
1 897 hab. (2011)
Densité 99 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 12′ 21″ N 7° 21′ 45″ E / 48.2058333333, 7.3625 ()48° 12′ 21″ Nord 7° 21′ 45″ Est / 48.2058333333, 7.3625 ()  
Altitude Min. 172 m – Max. 733 m
Superficie 19,16 km2
Localisation

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Bergheim
Liens
Site web www.ville-bergheim.fr/

Bergheim est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Ses habitants sont appelés les Bergheimois et les Bergheimoises.

L’habitat se concentre, encore au début du XXIe siècle, essentiellement au-dedans d’un rectangle de 300 m sur 500 m, aux angles arrondis, déterminé par la double enceinte médiévale, laquelle a été conservée jusqu’à nos jours sur quasi toute sa longueur. La ville a somme toute peu débordé de cet étroit périmètre au fil des siècles, allant seulement s’étendre sur quelques centaines de mètres vers l’est, sur le Wolfshoehle, et vers l’ouest, en direction du hameau de Froehn, où se construisent de nouveaux logements et où se sont implantées quelques entreprises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bergheim est situé dans le canton de Ribeauvillé, à 17 km au nord de Colmar et à 10 km au sud-ouest de Sélestat, dans la frange vallonnée de la plaine d’Alsace, entre Ribeauvillé, Saint-Hippolyte et Thannenkirch, à quelque deux kilomètres des montagnes vosgiennes, lesquelles ont, notoirement, un début abrupt sur leur versant oriental. Cette ancienne cité médiévale est sise dans une contrée riche en vignes, un peu en retrait à l’ouest par rapport à la voie express N83/A35 Strasbourg-Colmar et la ligne de chemin de fer Strasbourg-Bâle. La ville est arrosée par le petit ruisseau du Bergenbach, affluent gauche de l’Ill.

Bergheim-aerien.jpg

Photo aérienne de Bergheim (regard tourné vers l’ouest-sud-ouest). On reconnaît bien le plan rectangulaire de la ville ancienne, délimité par la double enceinte médiévale et sa douve (comblée). On distingue l’église paroissiale à l’avant-plan (près de la section orientale de la muraille d’enceinte) et la Grand’Rue, qui traverse le bourg de part en part, et aboutit, à l’extrémité occidentale de la cité, à la Porte Haute, reconnaissable à sa tour carrée à comble pyramidal. Plus loin, c'est-à-dire plus à l’ouest, le quartier neuf de Froen. Tout au loin, à gauche, l’agglomération de Ribeauvillé.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Plan de Bergheim, apposé à l'entrée de la ville par la municipalité (attention : l'ouest est à droite et le nord en bas).

Bergheim a changé plusieurs fois de nom au cours de son histoire :

  • Berchem pendant la période francique (an 465) ;
  • Bercheim en 1302 ;
  • Berckheim en 1510 ;
  • Bercken en 1576.

Construit sur un ancien camp romain[modifier | modifier le code]

La ville de Bergheim a été identifiée à l’emplacement d’un ancien camp romain. En 1848, on a découvert d'anciennes mosaïques de cette époque, qui ont été partiellement reconstituées.

Un village changeant plusieurs fois de propriétaire[modifier | modifier le code]

Grand'Rue, aboutissant à la Porte Haute (allem. Obertor), qui se dresse sur la flanc occidental de l'enceinte et dont on voit ici la façade arrière.

Aucun lieu en Alsace n'a aussi souvent changé de maître que le bourg de Bergheim. Au VIIe siècle, un nommé Hagio en fit don à l'abbaye de Moyenmoutier, en Lorraine. Othon Ier le donna à Conrad, père de Hermann, duc d'Alsace. Les religieux de Moyenmoutier rentrèrent en possession de Bergheim en 964 par le recours de Gerhard, évêque de Toul, mais le duc Hermann s'en empara de nouveau en 978 et le concéda à un certain Lugold. Sous l'empereur Henri II, il devint la propriété des évêques de Toul, et, en 1132, le pape Innocent II confirma cette possession. En 1225, l'évêque Othon conféra son droit sur Bergheim à Mathias, duc de Lorraine. Mathias céda à son tour, en 1246, Bergheim, à titre de fief, à Philippe de Gilbeviller, et à la mort de celui-ci à Hugues, comte de Lützelstein. En 1285, Cuno de Berckheim (famille de Mittelbergheim issue de la branche d'Andlau) est l'un des 500 chevaliers invités du comte de Chiny et participe aux fêtes, joutes et tournoi qui se donnent à Chauvency-le-Château près de Montmédy. Il y était venu avec d'autres Alsaciens, dont Conrad Warnier ou Werhner de Hattstatt. Le trouvère Jacques Bretel, chargé de faire le reportage de ces journées, raconte la joute qui opposa alors Cuno de Berckheim au seigneur de Faucogney.

En 1287, Bergheim était entre les mains des Rappolstein. En 1301, Albert Ier, roi des Romains, l'engagea à Burcard de Geroldseck. Henri de Ribeaupierre le reprit sur ce dernier, l'entoura de fortifications et l'offrit à l'empereur Henri VII, dont il le reçut en fief, en 1312.

Bergheim fut finalement élevée au rang de ville libre sous la tutelle de Henri de Ribeaupierre. C’est en 1313 que Bergheim obtint le privilège de frapper la monnaie, le droit de refuge et le droit de perception de droits de douane. Des vestiges historiques abondants de cette époque sont bien conservés de nos jours.

Blason Robin de Watronville.svg Cuno de Berckheim porte d'or à croix de gueules au Tournoi de Chauvency.
Blason Ernoult de Bergheim.svg Ernoult de Bergheim (voir l'armorial du tournoi de Chauvency).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bergheim

Les armes de Bergheim se blasonnent ainsi :
« D'argent à deux tour carrées pavillonnées de gueules maçonnées de sable et enfermées dans une enceinte ronde de murailles crénelées aussi de gueules, maçonnée et ouverte de deux portes de sable, un mont de trois coupeaux de sinople posé entre les tours, celui du milieu sommé d'un écusson d'azur à trois fleurs de lys d'or. »<[1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Pierre Bihl UMP conseiller général (2008)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 897 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 546 2 769 3 081 3 194 3 518 3 659 3 449 3 491 3 596
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
3 126 3 200 3 089 3 074 2 737 2 771 2 586 2 505 2 484
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 424 2 209 1 956 1 714 1 695 1 704 1 714 1 717 1 727
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 708 1 753 1 703 1 774 1 802 1 830 1 850 1 837 1 906
2011 - - - - - - - -
1 897 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bergheim vue depuis les coteaux de l'Altenberg. Ville ancienne à gauche, s'échelonnant entre l'église paroissiale et le beffroi de la Porte-Haute ; à l'avant-plan à droite, immeubles neufs du Froen.
  • Ville fleurie : quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris[4].
  • Remparts (XIVe - XVe siècle), avec sur le flanc occidental une tour-porte, la Porte Haute ou Obertor, érigée au XIVe siècle et remaniée au XVIe, la seule à subsister des trois portes que comptait autrefois le bourg.
  • Mairie (1767)
  • Tilleul de 1300
  • Église paroissiale : celle-ci fut probablement, et pour l’essentiel, construite entre 1320 et 1347. Remontent, en effet, à cette époque gothique les éléments suivants :
    • le chevet voûté, avec abside à cinq pans, que jouxte au nord une sacristie voûtée à croisée d'ogives ;
    • la nef à trois vaisseaux ;
    • le clocher occidental, précédé d’un porche, également à croisée d'ogives ;
    • et de nombreux éléments sculptés datant du XIVe siècle, tels que le tympan de l'Adoration des Mages surmontant le portail d’entrée, et quelques fragments d'un portail du Jugement dernier apposés contre le flanc sud de la nef.

Cependant, l'aspect actuel de la nef est déterminé surtout par un remaniement dans le sens baroque effectué en 1718, lors duquel le vaisseau central fut couvert d'un plafond et séparé des bas-côtés par des arcs en plein-cintre s’appuyant sur des colonnes toscanes. La chapelle des Quatorze Saints Auxiliateurs, de style néogothique, qui renferme d'intéressantes œuvres d'art tant peintes que sculptées, fut ajoutée au flanc sud en 1819. La sacristie sud, de style néo-gothique également, date de la fin du XIXe siècle. Les grandes orgues, de type Rinkenbach, sont de 1903 ; le bâti néobaroque qui les abrite date de 1879, mais incorpore des sculptures originales de 1740[5].

Bergheim est aujourd'hui le siège d'une communauté de paroisses regroupant 8 paroisses : Bergheim, Guémar, Illhaeusern, Ostheim, Rodern, Rorschwihr, Saint Hippolyte et Thannenkirch. Ce regroupement porte le nom de "Communauté de paroisses du Bon Pasteur, entre Ill et Taennchel" et peut être découvert via son site Internet www.paroisses-bergheim.fr.

Bergheim Église1.JPG
Bergheim Église2.JPG
Bergheim Église3.JPG
Bergheim Église4.JPG

Église paroissiale, de gauche à droite : clocher et flanc sud de la nef ; tympan du portail d'entrée ; plan rapproché du mur gouttereau sud de la nef, avec, à droite, fragments du portail du Jugement dernier ; intérieur, avec chœur gothique au fond, et nef réaménagée en sens baroque avec plafond et arcs plein-cintre sur colonnes de type toscan.

  • Le cimetière de Bergheim[9].
  • le cimetière militaire allemand qui accueille plus de 5000 sépultures de la Seconde guerre mondiale[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Martin Drolling, peintre né à Bergheim en 1752 et décédé à Paris en 1817. Travaillait pour de nombreuses manufactures de porcelaine et devint, à partir de 1808, conseiller de celle de Sèvres.

Son fils Michel Martin dirigeait un atelier d'artistes peintres à Paris. Jean-Jacques Henner y était l'un de ses élèves.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives Départementales du Haut-Rhin
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. Source : [1], site Internet Villes et Villages Fleuris, page consultée le 11 mai 2008.
  5. Bergheim, orgues de l’église de la Vierge Marie
  6. « Notice no PA00085757 », base Mérimée, ministère français de la Culture Synagogue 3e quart 19e siècle
  7. « Notice no IA68006097 », base Mérimée, ministère français de la Culture Synagogue, Hartmann Auguste (architecte)
  8. La synagogue de Bergheim
  9. « Notice no IA68006098 », base Mérimée, ministère français de la Culture Cimetière
  10. Cimetière militaire allemand notice sur www.ville-bergheim.fr, site de la ville de Bergheim.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]