Aincille

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Aïncille
Image illustrative de l'article Aincille
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Saint-Jean-Pied-de-Port
Intercommunalité communauté de communes de Garazi-Baïgorri
Maire
Mandat
Gilbert Oçafrain
2014-2020
Code postal 64220
Code commune 64011
Démographie
Gentilé Aintzildar
Population
municipale
135 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 08′ 44″ N 1° 11′ 38″ O / 43.1456, -1.19388888889 ()43° 08′ 44″ Nord 1° 11′ 38″ Ouest / 43.1456, -1.19388888889 ()  
Altitude Min. 198 m – Max. 755 m
Superficie 6,26 km2
Localisation

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Aïncille

Aïncille est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Aintzildar[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du pays de Cize dans la province basque de Basse-Navarre.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la route départementale 118.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Située dans le bassin versant de l’Adour, la commune est traversée[3] par des affluents de la Nive, le Laurhibar, le Sassitako erreka et l'Urtchipia.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme est documenté sous les formes Ancibiu (1264[5] et 1309[6]), Ancivil (1291[6] et 1292[5]), Ancil (1304[5] et 1344[6]), Ançill (1307[5],[6]), Ancibiu (1350[5],[6]), Aincile (XVIIIe siècle[7], intendance de Pau, C 54[8]) et Ancille (1801[9], Bulletin des lois).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom Aïncille provient d'un ancien toponyme Aintzibil signifiant en basque 'colline des marécages'[6] ;

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Aintzila[6],[2].

Pierre Lhande mentionne la forme Aintzille-Harrieta[10], composée avec le nom du château situé au sud de Saint-Jean-le-Vieux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une partie des terres indivises d’Aïncille, aux côtés de celles des communes d’Ahaxe-Alciette-Bascassan, Bustince-Iriberry, Çaro, Lecumberry, Mendive, Saint-Jean-le-Vieux et Saint-Michel, fut apportée le 11 juin 1842 à la formation de la commune d’Estérençuby[11].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé au 1 d'azur au pont d'or maçonné de sable brochant sur une onde d'argent mouvante de la pointe et accompagné en chef de trois étoiles d'argent rangées en fasce ; au 2 d'or à une aigle de sable au vol abaissé ; au 3 de sinople à une vache d'or colletée et clarinée d'azur posée en pointe surmontée d'une brebis au naturel accornée d'or; au 4 d'azur à une église de profil d'or couverte du même ajourée de sable prolongée à dextre d'un porche abaissé d'or ouvert de sable, l'église est surmontée à dextre d'un clocher d'or couvert du même et sommé d'une croisette de sable[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Jean Françaistéguy    
2008 en cours Gilbert Oçafrain    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à six structures intercommunales[13] :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 135 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
416 297 413 344 558 590 423 362 341
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
336 303 301 320 307 270 260 241 227
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
217 232 211 191 187 193 183 176 168
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
146 123 136 113 110 103 118 120 130
2011 - - - - - - - -
135 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone de production du vignoble d'Irouléguy et de la zone d'appellation de l'ossau-iraty. L'activité est principalement agricole.
Aïncille a longtemps accueilli une saline (saline d'Ugarré), connue dès le XVIIe siècle, qui avait la particularité d'être une société par actions, propriété des vingt-neuf maisons anciennes de la commune[15], et qui fut réunie au domaine royal en 1683.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langues

D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Aincille est le bas-navarrais oriental.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Une croix de carrefour[16] est inscrite aux monuments historiques depuis 1992.
La commune présente un ensemble[17] de maisons et de fermes des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, telles les fermes Idiondoa[18] (XVIIe siècle) et Ahadoberria[19] (XVIIIe et XIXe siècles), inscrites toutes deux à l’Inventaire général du patrimoine culturel.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Une croix de cimetière[20] est inscrite aux monuments historiques depuis 1992.
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie et Saint-Jean-Baptiste[21] date du milieu du Moyen Âge. Elle recèle une croix de procession[22] du XVIIIe siècle et une Vierge à l'Enfant[23] en bois du XIIIe siècle. Ces deux objets sont classés par les monuments historiques depuis 1993.

Êquipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture,‎ 2009 (ISBN 978-2-35077-151-9)
  2. a et b - Académie de la langue basque
  3. Notice du Sandre sur Aincille
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 14 octobre 2011)
  5. a, b, c, d et e « présentation de la commune d'Aincille », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. a, b, c, d, e, f et g Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque : noms des pays, vallées, communes et hameaux, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, coll. « Centre d'études linguistiques et littéraires basques »,‎ 2006, 246 p. (ISBN 2867813964 et 9782867813962), p. 143
  7. Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  8. Titres de l'intendance de Pau - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Pierre Lhande, Dictionnaire basque-français, Éditions Beauchène - 1926 (ISBN 2-7010-0532-9)
  11. (es) Article d'Estérençuby sur l'encyclopédie Auñamendi
  12. Guy Ascarat
  13. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  15. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 23.
  16. « La croix de carrefour », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Maisons et fermes anciennes », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « La ferme Idiondoa », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « La ferme Ahadoberria », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « La croix de cimetière », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « L'église Notre-Dame-de-l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie et Saint-Jean-Baptiste », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « La croix de procession de l’église Notre-Dame-de-l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie et Saint-Jean-Baptiste », base Palissy, ministère français de la Culture
  23. « La Vierge à l'Enfant de l’église Notre-Dame-de-l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie et Saint-Jean-Baptiste », base Palissy, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]