Hunawihr

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Hunawihr
Le village de Hunawihr et ses vignes.
Le village de Hunawihr et ses vignes.
Blason de Hunawihr
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Ribeauvillé
Canton Ribeauvillé
Intercommunalité C.C. du Pays de Ribeauvillé
Maire
Mandat
Gabriel Siegrist
2014-2020
Code postal 68150
Code commune 68147
Démographie
Population
municipale
590 hab. (2011)
Densité 123 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 51″ N 7° 18′ 44″ E / 48.1808333333, 7.3122222222248° 10′ 51″ Nord 7° 18′ 44″ Est / 48.1808333333, 7.31222222222  
Altitude Min. 228 m – Max. 686 m
Superficie 4,81 km2
Localisation

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Hunawihr est une commune française, située dans le département du Haut-Rhin en région Alsace.

Le village est membre de l'association Les Plus Beaux Villages de France.

Hunawihr et son église fortifiée.
Une partie du village de Hunawihr.
Les maisons à colombages à Hunawihr.
Écusson datant de 1517 se trouvant sur la façade de la mairie et remarquablement bien conservé.
Maisons à colombages.
Portique d'une ancienne cave vinicole.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hunawihr fait partie du canton et de l'arrondissement de Ribeauvillé. Le village qui se trouve entre Riquewihr et Ribeauvillé est bâti sur les flancs d'un étroit vallon, légèrement en aval de la route des vins d'Alsace. Son cadre, au milieu des vignes et ses belles maisons à colombages, en fait un des plus beaux villages de France. Les habitants sont appelés les Hunawihriens.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • le Dorfbach
  • le Talbach

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Wilra, IXe siècle (dans la vie de Saint-Déodat dans Acta sanctorum Junii, t.III)
  • Hunivillare, Hunewilre, 1122
  • Hunawilr, 1291
  • Hunenwihr, 1576

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le nom du village est sans doute dérivé de Hunon (Huno) et de son épouse Hune (Huna, Hunna), ou sainte Hune, et du latin villare = ferme.

La tradition[modifier | modifier le code]

La tradition fait remonter les origines de Hunawihr à sainte Huna (ou Hunne), de la famille des Etichonides et à un miracle opéré en sa faveur par l'évêque de Nevers saint Déodat. Saint Déodat abordant à la première plaine d'Alsace, à savoir Mariville et Engiville, édifie un petit ermitage aux confins d'un lieu appelé Wilra. Un des premiers seigneurs de la noblesse du pays nommé Hunon, avec son épouse Huna, résidant guère loin de là vint prendre connaissance avec l'ermite. Pour rendre leur amitié plus solide, le saint prélat baptisa son fils auquel il donna le nom de Dieudonné. Mais, en dépit de son titre de noblesse et de sa richesse, l'épouse de Hunne s'adonna très méthodiquement à se mettre au service des pauvres, à les loger, nourrir et secourir, allant jusqu'à laver elle-même leurs vêtements et à panser les plaies des malades. Certains habitants voyant cette noble dame s'abaisser à ce vil exercice la traitaient de folle alors que d'autres l'appelaient « la sainte lavandière »[1]. Huna mourut en 679 et fut canonisée le 15 avril 1520 par le pape Léon X à la prière du duc Ulrich de Wurtemberg. En 1540, les protestants dispersèrent les reliques de la sainte, dont le culte cessa[2].

Un village rattaché à Saint-Dié[modifier | modifier le code]

Vers 1114, Henri V du Saint-Empire romain germanique rattache le village à l'abbaye de Saint-Dié. À l'époque, l'église de Saint-Dié à Hunawihr y percevait encore la dîme jusqu'à la Révolution. Le nom de Hunawihr est également cité également dans une bulle du pape Calixte II (1123) et dans un parchemin de l'empereur Frédéric Ier Barberousse (1157). Ces textes confirment, entre autres, les accords antérieurs entre le chapitre de Saint-Dié et l'évêque de Bâle dont relevait à l'époque sur le plan spirituel la Haute Alsace. En 1244 Guntram, prêtre d'Ebersmunster, et Jean dit Mormetzer résignèrent jus ecclesiae in Hunaweyer au sujet duquel il s'était élevé contre eux un procès. Les Annales de Colmar rapportent qu'à a date de 1291 le domaine de Hunawihr fut détruit par les Colmariens. Les nobles de Hunawihr étaient toujours les véritables propriétaires en 1303[3].

Les nobles de Hunawihr[modifier | modifier le code]

Il existait à Hunawihr au Moyen Âge dans le village une famille noble portant le nom de Hunawihr. Ses membres étaient étroitement liés aux puissants seigneurs de Ribeaupierre dont ils tenaient le village en fief. La plus ancienne famille était connue sous le nom de Dietmar en 1279. En 1327, le chevalier Werner de Hunawihr constituait un douaire pour sa femme Gisèle de Hurbach devant les témoins Jean de Ribeaupierre et ses frères Conrad et Guillaume. Le document porte le sceau des trois membres de cette famille ainsi que celui des Ribeaupierre. Le village de Hunawihr dépendant à l'époque encore de la seigneurie de Horbourg-Riquewihr qui le détiendra jusqu'à la Révolution.

Hunawihr détruit[modifier | modifier le code]

Les Annales de Colmar font savoir qu'en l'année 1291 le domaine de Hunawihr fut détruit par les Colmariens. Elles parlent encore en 1302 des nobles de Hunawihr.

Les Ribeaupierre exercent un droit de regard[modifier | modifier le code]

Dans la commune de Hunawihr, les jurés étaient nommés par la bourgeoisie, en présence du bailli. La seigneurie de Ribeaupierre y exerçait au XIIIe siècle et dans les siècles suivants le droit de retrait ou de retenue.

Le village change de propriétaire[modifier | modifier le code]

Les seigneurs de Horbourg et après eux en 1324 le comte Ulric de Wurtemberg, déjà propriétaire de Riquewihr, reçurent le village en fief des ducs de Lorraine. Conrad de Landesberg offrit en fief en 1337 à Rodolphe, duc de Lorraine, quelques biens du village. Les nobles de Girsberg y reçurent en 1407 un fief des ducs de Lorraine.La seigneurie de Ribeaupierre y exerçait au XIIIe siècle et dans les siècles suivants un droit de retrait ou de retenue.

Un important pèlerinage[modifier | modifier le code]

À partir de 1520 le village de Hunawihr possède un important pèlerinage dédié à Sainte Hune qui attire de nombreux pèlerins jusqu'à la Réforme. Puis les habitants de Hunawihr passent au protestantisme à partir de 1534 suivant en cela les comtes de Montbéliard-Wurtemberg. Au XVIIe siècle le village subit une épidémie de peste qui décime une grande partie de la population. À partir de 1687, sept familles catholiques s'installent dans le village, ce qui entraine l'édification d'une paroisse. L'église de Hunawihr sert de simultaneum. Une fontaine qui se trouve vers la sortie du village et qui porte le nom de la sainte rappelle un autre miracle : dans une année de disette l'eau de la fontaine se transforma en vin que les villageois recueillirent et qui remplaça leur récolte perdue. Ce vin était supérieur au meilleur que le vignoble eut jamais produit. Aujourd'hui Hunawihr est une commune essentiellement viticole.

La guerre des Rustauds[modifier | modifier le code]

Les paysans écrasés d'impôts et privés de toute liberté se soulevèrent un peu partout en Europe. Au printemps 1525 l'Alsace est à son tour touché par le phénomène. Le 8 mai, les révoltés de Hunawihr se joignent à ceux de Beblenheim et de Mittelwihr. Les seigneurs locaux débordés par le nombre de paysans et ne disposant pas d'une véritable armée supplient le duc de Lorraine de leur venir en aide. Un bourgeois de Hunawihr, Lenz Meyer, devint capitaine de l'une des deux compagnies qui vont affronter les troupes lorraines à Scherwiller. Le 20 mai 1525 les troupes du duc de Lorraine écrasent les paysans. Le combat se soldera par d'innombrables morts. Scherwiller sera brûlée par les troupes du duc de Lorraine. Les protestants durent déplorer la mort de plus de 6000 d'entre eux. La nouvelle de la défaite des protestants en Alsace fit sensation. Le duc sera chaleureusement accueilli à Nancy par une population en liesse et les félicitations des plus hauts dignitaires de l'Europe.

La guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

La deuxième moitié du XVIe siècle et le début du XVIIe siècle furent des périodes fastes pour la seigneurie de Riquewihr. Son commerce des vins s'étendra jusqu’aux villes de Hanse (mer du Nord et Baltique). Malheureusement la peste fit son apparition véhiculée sans doute par les marchands. Hunawihr fut touché par la peste en 1610 qui provoqua la mort de 306 personnes. Une période difficile s'annonçait. L'entrée en guerre des Français (1635) et des Suédois allait amener son lot de malheurs et de raids successifs. La population est rançonnée et soumise à des impositions abusives qui finalement appauvrissent les habitants au point de manquer de tout. L'apparition de soldats rôdeurs et rapaces mit un comble à l'insécurité des habitants. L'enceinte de l'église fortifiée s'avéra trop exigüe et bon nombre d'entre eux allèrent chercher asile à Ribeauvillé mieux protégé. Avec le traité de Westphalie (1648) prend fin la guerre de Trente Ans, et l'Alsace est rattachée à la France. Seules les possessions autrichiennes des Habsbourg (capitale Ensisheim) seront rattachées directement à la couronne. Les autres seigneuries conserveront leurs statuts particuliers comme celle de Wurtemberg.

Le simultaneum[modifier | modifier le code]

Une clause du traité de Westphalie garantissait la liberté religieuse aux protestants d'Alsace. En 1672, Louis XIV reprenant la guerre contre la Hollande, l'Alsace passe au département de la guerre dirigé par Louvois. Ce dernier favorise ouvertement la religion du roi et décide que partout où se trouveraient sept familles catholiques, elles auraient accès au lieu de culte. Ainsi fut fait à Hunawihr en 1687 où les catholiques reprirent possession du chœur. L'introduction du simultanéum n'alla pas sans poser de problèmes entre les deux communautés. Par deux fois, la paix fut sérieusement troublée. En 1753, des bagarres éclatèrent entre protestants et catholiques. Le Conseil souverain d'Alsace, siégeant à Colmar, prit le parti des catholiques et ferma l'église aux protestants pour six mois. Il fit arrêter et enfermer à la prison de Colmar le pasteur Simon Resch natif de Hunawihr. Un autre pasteur, lui aussi natif de Hunawihr prit la relève. Cet érudit, collaborant avec l'historien Jean-Daniel Schoepflin, sut ramener le calme dans les esprits. En 1772, le curé Favre voulant faire déplacer l'autel protestant, une action juridique fut engagée contre lui auprès du Conseil souverain d'Alsace. Celui-ci prenant la défense des catholiques, les protestants se plaignirent auprès du duc de Wurtemberg, qui porta l'affaire devant le Conseil d'État à Paris. Le roi Louis XIV, tenant avant tout à la paix religieuse, leur donna satisfaction.

Les randonnées pédestres[modifier | modifier le code]

Vers le haut du village existe un chemin forestier qui permet de faire de belles balades. Le chemin balisé par le Club vosgien permet de se rendre à différents endroits : les ruines du Sylo se trouvent à 1 heure de marche, le col du Seelacker à 1 h 15 et la ruine du château de Bilstein à 1 h 30.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Hunawihr

Les armes d'Hunawihr se blasonnent ainsi :
« D'azur à la bande d'argent chargée de trois cloches de vair de gueules. »[4]

Ce sont les armoiries de la famille noble des Hunawihr dont l'existence est attestée depuis 1181 et qui s'est éteinte au début du XVIe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Daniel Ziegler    
mars 2008 en cours Gabriel Siegrist   Ingénieur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 590 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
723 813 823 812 902 991 1 150 1 160 1 074
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
913 913 864 818 779 772 724 709 702
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
706 658 586 548 514 504 515 572 539
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
528 523 521 537 503 511 591 590 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église fortifiée Saint-Jacques-le-Majeur du XIVe siècle[modifier | modifier le code]

Église fortifiée de Hunawihr
La chaire de l'église de Hunawihr et son pilier avec lequel elle fait corps
Fresque de la fin du XVe siècle représentant le couronnement de la Vierge ou de sainte Hune

Hunawihr est l'une des quelque 50 localités d'Alsace dotées d'une église simultanée[7]. L'église, à l'est du village se trouve sur une petite hauteur, entourée d'un cimetière fortifié qui présente le plus bel exemple de ce genre en Alsace et dans les pays limitrophes. L'enceinte est de forme octogonale et chaque angle muni d'un bastion demi-circulaire. La seule porte d'entrée était surmontée d'une grande tour, aujourd'hui en partie démolie. L'enceinte date des XIVe et XVe siècles et porte des restaurations du XVIe siècle. Le tour de l'église, à deux étages, est du XIVe siècle, le cœur du commencement du XVIe siècle (sur une console un écusson et la date de 1524), ainsi que la sacristie (la porte indique l'année 1525). Sous la sacristie une crypte à laquelle est accolée une chapelle carrée. L'église était certainement prévue à trois nefs. Sur le côté gauche se trouvent des piliers. Dans la tour des fresques découvertes en 1879, représentent un cycle de scènes de la légende de Saint Nicolas et de saint Déodat, de la fin du XVe siècle. Dans la nef, une chaire en pierre du commencement du XVIe siècle. Dans le chœur, clés de voûte armoriées. La crypte de l'église Saint Jacques-le-Majeur a abrité jusqu'à la Réforme les reliques de sainte Hune, béatifiée par le pape Léon X en 1520. L'église est classée monument historique depuis 1929.

Les vitraux[modifier | modifier le code]

À l'intérieur de l'église de Saint-Jacques-le-Majeur on aperçoit un beau vitrail décoré de raisins qui témoigne de la place prépondérante du patrimoine viticole dans l'art alsacien.

Les vitraux situés dans le chœur de l'église sont de dates récentes. Celui du centre (XIXe siècle) représente saint Jacques et sainte Hune. L'autel est du XVIIIe siècle.

La chaire[modifier | modifier le code]

La chaire en grès rose installée contre le mur de la nef est muni d'un escalier qui traverse le pilier avec lequel elle fait corps. C'est une disposition qui n'est pas courante et peut-être unique en Alsace.

La cloche[modifier | modifier le code]

On trouvait dans le clocher, trois anciennes cloches coulées en 1700 dans la fonderie Edel à Strasbourg. En 1970 on constata une fêlure sur la plus importante des trois cloches. Elle fut descendue et gardée précieusement dans l'église comme un témoignage de près de trois siècles d'histoire. Elle est actuellement exposée à l'entrée de l'église.

Les fresques de Saint Nicolas[modifier | modifier le code]

Sous le clocher de l'église ont été découvertes vers 1878 des fresques représentant saint Nicolas. Elles font partie d'une collection de quatorze tableaux. Les scènes imagées sur les tableaux représentent les principaux épisodes de la vie du saint. Le registre inférieur évoquent les miracles opérés après sa mort, notamment la libération de trois innocents condamnés à mort. Un quinzième tableau, situé à droite de la composition, montre le couronnement de sainte Hune par la Trinité (classé Monument historique en 1972)

Le caveau des nobles de Hunawihr[modifier | modifier le code]

Dans la petite chapelle de l'église se trouve une pierre tombale renfermant les restes d'une famille noble de Hunawihr. Sur la dalle funéraire gravée en allemand on trouve l'inscription suivante (traduction) : Du noble Philips Bast Von Bolsenheim, son épouse légitime portant le nom d'Ester Elisabeth Bast, née Joham Von Mundolsheim. Décédée saintement. Que Dieu clément et miséricordieux lui accorde son indulgence et lui offre, ainsi qu'à nous, une joyeuse résurrection au grand jour du Seigneur. Amen

L'orgue[modifier | modifier le code]

L'église contient un orgue datant de 1765 environ, dû aux facteurs d'orgue alsaciens Louis Dubois et Jacques Besançon. Il a été restauré à plusieurs reprises, en 1803, 1859 et 1990.

Fontaine du XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Fontaine du XVIIe siècle avec ses deux bassins secondaires

Situé 2 rue de l'église, cette fontaine est constituée d'une auge principale sculptée, de deux bassins secondaires et d'une colonne surmontée d'une sphère. Cette fontaine servait d'abreuvoir pour le bétail et servit aussi à puiser l'eau pour les habitants de la localité. Deux auges situées à côté de la fontaine principale servent à recueillir le trop-plein de la vasque dont l'eau s'écoule ensuite dans le caniveau.

Mairie[modifier | modifier le code]

La mairie de Hunawihr

La mairie se trouve à cet emplacement depuis la Révolution. Le bâtiment abritait avant la Révolution l'ancienne halle aux blés. Sur la façade de la mairie qui date de 1517, on peut apercevoir les armoiries des Wurtemberg. Sous deux heaumes un blason écartelé figure les bois de cerf du duché de Wurtemberg et les pals en losange du duché de Teck. En dessus de l'écusson, à côté de la bannière on aperçoit la bannière du Saint-Empire romain germanique, et les poissons du comté de Montbéliard.

Maison à haut pignon avec portail gothique[modifier | modifier le code]

Cet édifice porte la date de 1567

Curiosités[modifier | modifier le code]

La fontaine du vignoble.
  • Parc des cigognes et des loutres : ce parc animalier de 5 hectares est un centre d'élevage et de réintroduction de la loutre européenne.
  • Jardin des papillons exotiques : situé à côté du parc des cigognes, des centaines de papillons exotiques vivent en liberté dans une serre et un parc botanique au milieu d'une végétation luxuriante.

Personnalités nées à Hunawihr[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Auguste Stoeber, Légendes d'Alsace, collecte choisie et présentée par Françoise Morvan, Éd. Ouest-France, 2010 (ISBN 978-2-7373-4850-1)
  2. Vie de Sainte Odile, Herculani Pleinfesini historia, Histoire de la Lorraine, tome III - Du Monstier: Sacrum Gynaeceum, Paris, 1657, p. 158
  3. D'après les Annales de Colmar
  4. Archives Départementales du Haut-Rhin
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. Bernard Vogler, « Liste de localités ayant de nos jours une église simultanée », in Antoine Pfeiffer (dir.), Protestants d'Alsace et de Moselle : lieux de mémoire et de vie, SAEP, Ingersheim ; Oberlin, Strasbourg, 2006, p. 298 (ISBN 2-7372-0812-2)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Association des Amis de l'église historique de Hunawihr : L'église fortifiée de Hunawihr, brochure de 16 pages, éditée par la SAEP à Ingersheim, Colmar en 1990

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]